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| Posté le 04-02-2006 à 15:23:39
| La Grèce Mycénienne Le premier art grec Les premiers temps de la grec remontent à l’age de bronze. A cette période (Xve-Xie siècle av. J.C.) se développent divers sites dont les noms apparaissent dans les épopées homériques, l’Iliade et l’odyssée: Mycènes, Argos, Pylos, Ithaque. Ces poèmes, que l’on date du IX ème av. JC, évoquent un temps légendaire vieux de quatre siècles: ils sont l’image d’un passé héroïque retravaillé. Convaincu (à tort) qu’Homère permettait de comprendre et d’expliquer l’age du bronze de manière immédiate, le riche autodidacte allemand Heinrich Schliemann entreprit de découvrir Troie et sa citadelle. Ses premières fouilles, effectuées en 1872-1873, furent couronner de succès, bien que les recherches de ses successeurs aient conduits à réinterpréter la plupart de ses identifications et à réviser la chronologie qu’il avait proposé. Mais, fort de ses premières trouvailles, Schliemann fouilla ensuite en grèce continentale, en particulier à Mycènes, en 1874, révélant au monde savant toute une culture appelée alors « mycénienne » et aujourd’hui « helladique », pour marquer son lien avec l’Hellade, ou Grèce proprement dite, par opposition a la Grèce minoenne. Mycènes riche en or Le monde mycénien se développe entre 1600 et 1100 av? J.C. Il est caractérisé par sa richesse (Homère évoque une « Mycènes riche en or ») et la puissance de ses citadelles. Alors que les tombes les plus importants, à Mycènes, datent du Xvème , le palais ne remonte qu’au XIVème. D’autres palais ont existé, dans des places fortes, à Tirynthe en Argolide et à Pylos en messénie. Les archives qu’on y a découvertes, à Pylos en particulier, utilisent une écriture syllabique, le linéaire B, différente de l’écriture crétoise. On a pu montré en 1952 que ce linéaire B transcrivait du grec. Cette découverte permet non seulement de comprendre cer[CENSURE]s aspects de ‘économie et de l’organisation du monde mycénien, mais surtout de saisir la continuité culturelle et religieuse entre l’age du bronze et le haut archaisme grec. L’art mycénien semble nettement plus guerrier que celui du monde minoen: forteresses, architectures de remparts et de portes massives, armes accompagnant les défunts, images de chars et de soldats confirment cette impression, qu’il faut sans doute nuancer. L’importance des tombes monumentales, avec de long couloir d’accès et chambre à Tholos (dôme conique en forme de ruche), inspirées de modèles égyptiens, marque assurément la puissance des aristocraties royales. Mais la production artisanale, en particulier le travail de l’l’ive et celui des pierres gravées (glyptique), dépasse largement le domaine guerrier pour se consacrer aux divinités et à bien d’autres thèmes iconographiques.
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| Posté le 04-02-2006 à 16:14:59
| "les Argiens détruisirent Mycènes par jalousie... Il reste cependant aujourd'hui ancore diverses parties de l'enceinte, y compris la porte, surmontée de lions: on dit que c'est l'oeuvre des cyclopes, qui construisirent pour Proitos le rempart de Tirynthe." Pausanias, description de la grèce, II, 16, 5
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| Posté le 04-02-2006 à 16:20:45
| Masque funéraire d'Agamemnon 1600-1500 av. JC provenant de la tombe V de Mycènes or, hauteur 31 cm musée national, athènes
une tombe royale. Découvert à Mycènes par Schliemann, dans une tombe qu'il prenait pour celle d'Agamemnon, ce masque d'or remonte au XVI siècle av. JC. Associé à divers bijoux en or, il était enfoui dans une tombe à fosse, aménagée avec d'autres dans une enceinte particulière, le cercle des Tombes, à l'intérieur du rempart le plus récent de Mycènes, ce qui suggère une vénération spéciale pour ce groupe de sépultures. Un chef d'oeuvre d'orfèvrerie. C'est a la fois l'un des objets les plus anciens et les plus rares de la culture mycénienne, marqué par l'influence de l'orfèvrerie crétoise. ce masque, fait d'une feuille d'or martellée et travaillée probablement sur une forme de bois dont elle épouse les traits, exprime dans son hiératisme une grandeur incontestable.
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| Posté le 04-02-2006 à 16:31:13
| Cratère Mycénien 1200-1150 av. JC terre cuite, hauteur 41 cm musée national, athènes
Départ de guerriers. également découvert à Mycènes, dans une maison de l'Acropole, ce grand cratère, produit localement en Argolide, est décoré d'un défilé de guerriers, salués par une femme, a gauche. Equipés de cuirasses, de larges boucliers, coiffés de casques a cimier et a cornes, armés d'une lance d'ou pend une sorte de sac, ils sont tous identiques et leur nombre évoque une armée importante. le caractère collectif de ce défilé contraste avec l'individualisme héroique des poèmes homériques. Un "style picturale" ce type d'iconographie, qui abandonne les motifs végétaux et les circonvolutions de l'art crétois, a valu a cette production le nom de stye pictural. le gout de l'observation et de la description nourrit un dessin au trait épais et a la saveur naive.
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| Posté le 04-02-2006 à 16:43:33
| la porte aux lions, mycènes vers 1250 av. JC hauteur 300 cm environ www.itinerairesbis.com/.../photos/mycene.jpg une muraille cyclopéenne. La citadelle de mycènes est entourée d'un puissant rempart en appareil irrégulier , dit "cyclopéen", dont l'entrée principale, faites de blocs soigneusement ajustés, est surmontée d'un impressionnant monolithe triangulaire destiné a remplir le triangle de décharge au -dessus du linteau. le relief représente deux lions affrontés, prenant appui sur deux autels et encadrant une colonne. La partie supérieure est incomplète: les tetes des félins, sculptés séparément, manquent. Une sculpture monumentale. le motif existe dans le répertoire crétois, mais sa transposition a grande échelle et son traitement monumental sont proprement mycéniens. ma porte aux lions constitue en effet, un des rares exemples de grande sculpture en pierre a cette date.
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| Posté le 05-02-2006 à 13:09:26
| de l'artisan à l'artiste signature et conscience artistique La notion d'artiste inspirée par les Dieux ou par les Muses ne va pas de soi dans le monde grec ancien; d'ailleurs, il n'y a pas, initialement, de Muse des arts plastiques. quant à l'inspiration, elle est réservée à l'aède. Dans la mythologie grecque, la figure par excellence du créateur est celle de Dédale. Maitre d'un savoir technique, utilisant une forme d'intelligence pratique qui lui permet de créer des statues qui marchent aussi bien que de donner des ailes a un homme (Icare son fils), il est plus près de l'ingénieur et de l'artisan que de l'artiste. Les premiers artistes sont connues par leur signature, marque de leur fierté devant l'oeuvre accomplie. Les plus anciennes signatures n'apparaissent pas en sculpture, avant l'époque archaique. durant cette période, la beauté de l'oeuvre prime sur l'identité de l'exécuteur. ce n'est qu'a la fin de l'archaisme que les statues sont accompagnées, en plus de la dédicace, du nom du sculpteur: Anténor, par exemple. Mais il faut attendre le Vème siècle, pour que la renommée de véritables personnalités artistiques se fassent apparente. Meme si une grande partie de leur oeuvre est perdue ou n'a été conservée que par des copie, ces noms permettent de mieux baliser le développement de l'art grec, de Myron à Lysippe, au IVème siècle, et au-dela. A la recherche des oeuvres perdues Presque aucune des oeuvres majeures décrites par les anciens n'a été conservée, si ce n'est ce que l'on considère comme des copies ou des imitations. Il ne reste souvent que des oeuvres sans nom ou des noms sans oeuvre. Ainsi les oeuvres des trois plus grands peintres grecs, Apelle, peintre officiel d'Alexandre le Grand, Zeuxis et Parrhasios, ont disparu. Une partie du travail de la critique archéologique a consister à tenter de faire coincider les statues avec les noms des grands sculpteurs; ce jeu d'attribution se révèle parfois de la pure spéculation uniquement fondée sur l'intuition ou la ressemblance supposée des modèles perdus. mais le besoin d'associer les sculptures à des noms reste souvent très fortement ressenti dans les études de la statuaire grecque. Potiers plus que peintres Les signatures sur vase sont plus anciennes, et quasi contemporaines de l'adoption de l'écriture, a la fin de l'époque géométrique. On peut, dès 720 av. JC lire le verbe epoiesen ("a fait" sur un fragment géométrique (le nom de l'artisan est perdu). Les vases sont plus souvent signés par les potiers que par les peintres, car le potier semble etre dans la plupart des cas patron de l'atelier et responsable de la production. Si beaucoup de vases restent anonymes (leurs auteurs se voient attribuer par les chercheurs modernes de noms fictifs), c'est grace a leur signature que des peintres de vases comme Kleitias, Exekias, Euphronios, Douris, Macron ou Meidias sont connus. L'image de l'artiste Quand les peintres de vases représentent le travail du potier ou du sculpteur, ce n'est ni par souci documentaire, ni par narcissisme artistique, mais pour montrer leur rapport avec les dieux qui favorisent cette activité ou la beauté de leurs oeuvres, sous le regard du client ou du spectateur.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:11:55
| Guerrier combattant, dit « gladiateur borghèse » Signé agasias d’éphèse vers 100 av. JC Marbre, hauteur 199 cm Musée du Louvre, paris Gladiateur ou guerrier ? Cette statue doit son nom de gladiateur « borghèse » a la collection ou elle se trouvait avant d’entrer au Louvre, ainsi qu’a un anachronisme qui voyait a tort dans cette figure de combattant un gladiateur. Cette statue représente en fait un héros combattant. Copie ou recréation ? Ce guerrier, copie en marbre d’un original en bronze comme l’indique le tronc d’arbre qui étaie la cuisse droite, est signée « agasiais d’éphèse, fils de dositheos ». dès le 1er av. JC l’admiration des Romains pour les modèles grecs s’est fait sentir et nombre d’œuvres ont été copiées. La qualité de cette copie légitime la fierté de son auteur, mais on ignore le nom du sculpteur de l’original.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:14:28
| Figurer les dieux et les morts Rendre visible Dans la production figurée, les images sculptées destinées a honorer les dieux ou les défunts n’ont pas pour simple fonction de reproduire le visible, mais, souvent, de rendre présent l’invisible. La statuaire grecque a servi d’emblée a représenter les dieux aussi bien que les morts. Très tôt les dieux grecs ont pris forme humaine. Dans le système polythéiste grec, ils ne sont pas créateurs du monde où ils évoluent et, s’ils sont immortels, ils ne sont pas hors du temps. Ils naissent et prennent corps. La sculpture grecque s’est attachée a rendre l’éclat et la beauté des dieux en créant a partir du corps humain des formes idéales qui rendent manifestes ces puissances divines. Apollon ou Aphrodite se voient ainsi pourvus d’un corps parfait, qui rend visible aux yeux des mortels cette beauté éternelle dont les humains, mortels et périssables, ne sont que le pale reflet. Ainsi, les grandes statues culturelles aujourd’hui perdues, comme le Zeus olympien ou Athéna Parthénos de Phidias, étaient admirées de tous, et son Zeus rangé parmi les sept merveilles du monde, parce que, disaient les grecs, il y a quelque chose de divin en Phidias luisette. Présence et visibilité des défunts Parallèlement, la sculpture funéraire cherche a rendre visible et présent parmi les siens le défunt absent, passé dans le monde de l’Hadès, l’ « invisible ». toutefois, ici encore, jusqu’au IV siècle, cette présence demeure symbolique et non mimétique. Ni la stèle ni la statue n’imitent l’apparence physique du défunt. La typologie des statues du type kouros ou korè , ces jeunes gens nus ou ces jeunes filles richement parées et vêtues, s’applique a des usages distincts ; ces statues sont, en effet, aussi bien utilisées dans les nécropoles qu’offertes aux dieux dans les sanctuaires, et se réfèrent tantôt aux dieux, tantôt au défunt ou au dédicant.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:16:49
| Naissance d’aphrodite Vers 470 av. JC Trône ludovisi Marbre de paros, 102 * 144 cm Museo nazionale, Rome Un autel monumental Ce relief de marbre, découvert a Rome en 1887, est sans doute un original grec du V ème siècle av. JC, probablement exécuté en Italie du Sud. Ce bloc, décoré sur trois faces, a d’abord été interprété comme le dos d’un siège, d’où son appellation de « trône » ; mais il forme peut-être, avec un autre bloc conservé a Boston le décor d’un autel monumental. La naissance d’Aphrodite La face principale représente la naissance d’Aphrodite, émergeant des flots. Bras levés, elle est soutenue par deux femmes, probablement les charites (Grâces) , qui la couvrent par un tissu. Le jeu des plis et des transparences met en relief la beauté idéale du corps de la déesse.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:18:58
| Paire de Kouroi votifs, dits « cleobis et biton » Vers 600 av. JC Marbre, hauteur 216 et 218 cm Musée archéologique, delphes Jumeaux divins Ces statues jumelles, nettement plus grandes que nature sont exemplaires, par leurs volumes massifs et fortement articulés, de la sculpture argiènne archaique. La jambe gauche légèrement avancée, les bras collés au corps, poings fermés, les cheveux largement étalés en mèches régulières, ils correspondent au type du kouros, jeune homme dans tout l’éclat de sa maturité. Statues votives Découvertes a delphes, on les a longtemps associé a un récit d’Hérodote évoquant l’histoire de cléobis et Biton. Ces deux fils de la pretresse d’Héra a argos avaient remplacé l’attelage défaillant de leur mère et étaient morts en arrivant a delphes : d’où cette consécration. La relecture de l’inscription qui accompagne cette offrande semble indiquer qu’il s’agit, en fait, des jumeaux divins Castor et Pollux (les Dioscures).
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| Posté le 21-02-2006 à 19:21:25
| Kouros funéraire du médecin sombrotidas Vers 560 av. JC Marbre, hauteur conservée 119 cm Musée archéologique, Syracuse Kouros funéraire Nul douten ici, sur la nature de ce kouros qui provient de la nécropole de megara hyblaea, en Sicile orientale. l’inscription qui court, verticalement, le long de la cuisse droite nous en précise a la fois l’identité et la fonction : « sombrotidas, le médecin, fils de mandroklès ». Corps idéal. Il s’agit bien d’un homme, d’une statue funéraire. Mais elle n’a rien d’un portrait ; seule l’inscription la personnalise. Le traitement du corps, toujours conforme au type inspiré de la statuaire égyptienne, est ici plus modelé, sans rupture marquée entre les masses, tandis que le nombril et la ligne du thorax sont en léger relief.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:25:29
| Stèle funéraire de Bako, socratès et aristoniké 3ème quart du IV ème siècle av. JC provenant d’athènes marbre, 148*195 cm musée du Louvre, paris la stèle comme lieu de rencontre dans la seconde moitié du Vème siècle et au Ivème siècle, les stèles funéraires se multiplient, a athènes en particulier. A la différence des stèles ou statues archaiques, qui s’en tiennent a la figure du défunt, les stèles classiques présentent un groupe familial plus ou moins nombreux. Les vivants et les morts A l’intérieur d’une sorte de niche (ou naiskos) surmontée d’un fronton, qui définit un espace spécifique, la défunte (aristoniké) est assise, entourée des siens. Ici elle serre la main d’une autre femme (bakô) en un geste d’adieu qui marque le lien entre les vivants et les morts. Entre elles, un jeune enfant (socratès) s’associe a leur geste, tandis qu’a l’arrière plan deux servantes, vues de face, renvoient au spectateur l’image de leur douleur. po d'images -_-
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| Posté le 21-02-2006 à 19:27:01
| Sanctuaires et trésors Quand les cités et les artistes oeuvrent pour les dieux Temples et sanctuaires grecs, du plus modeste au plus prestigieux, attirent de nombreuses offrandes, moyen privilégié de l’échange entre les hommes et dieux. La qualité de ses offrandes varie bien évidemment selon la fortune du donateur et l’importance du sanctuaire. Les grands sanctuaires panhelléniques, tels celui de Zeus à Olympie ou d’apollon a Delphes, regorgent d’œuvres dont la valeur matérielle, esthétique et idéologique ne peut se réduire a la simple notion d’œuvre d’art. chaque objet, chaque monument, outre sa beauté plastique et l’investissement artistique dont il est le produit, est porteurs de valeur a la fois religieuses, mythiques et politiques qui proclament, face a tous les pèlerins et visiteurs, non seulement la grandeur et l’autorité du dieu auquel ils sont consacrés, mais aussi le prestige et la notoriété de l’individu ou de la cité qui les consacre. Souvent, des offrandes témoignent d’une forme de compétition entre cités, commémorant les victoires des uns et des autres. De même, les artistes se font connaître par les œuvres qu’ils conçoivent pour les dieux ; ainsi de Scopas, avec le décor du temple d’Athéna a Tégée, ou de Phidias, avec la statue chryséléphantine de Zeus à olympie. La richesse des offrandes, en or, argent, bronze, ou ivoire, restitue dans la matière la valeur impérissable qui s’attache au divin, dont l’éclat est insoutenable. Enfin, de nombreuses offrandes sont des témoignages de reconnaissance adressés aux dieux par les vainqueurs des compétitions athlétiques ou musicales organisées dans ces sanctuaires, tels les jeux olympiques en l’honneur de Zeus, ou les jeux Pythique e l’honneur d’Apollon à delphes. La demeure des dieux Le temple grec n’est pas un lieu de réunion mais un bâtiment destiné a abriter la statue du dieu auquel il est consacré. Souvent lui sont associées d’autres figures divines, qui varient selon les sanctuaires, ainsi que de nombreuses offrandes. Pour accueillir et regrouper plus commodément ces offrandes, certaines cités vont jusqu'à construire de petits bâtiments, dit « trésors », ou s’entassent les richesses offertes au dieu, dont elles sont la propriété inélianale. Ces petites chapelles, de dimensions réduites, sont souvent d’admirables bijoux architecturaux, pour lesquels les architectes expérimentent librement des formules nouvelles.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:32:21
| Taureau Première moitié du V ème siècle av. JV Argent, 260*145 cm Musée de Delphes De l’argent pour apollon Cette statue faite de plaques d’argent martelées sur une âme de bois est un des rares exemples d’offrandes en métal précieux qui nous soit parvenu. On le doit au fait qu’elle a été pliée et enfouie, avec d’autres objets consacrés à apollon, dans une fosse de l’aire sacrée, à Delphes. Troupeau sacré Probablement de travail ionien, ce taureau grandeur nature évoque non seulement la force de l’animal, mais aussi la richesse des troupeaux et celle des sacrifices en l’honneur d’Apollon.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:38:55
| Trésor des Siphiniens Vers 525 av. JC 604*841*400cm environ reconstitution : dessin d’E. Hanssen un bijou architectural le trésor de siphnos, construit grâce au revenu des mines d’argent de cette île des Cyclades, comporte de nombreuses innovations architecturales et décoratives : les colonnes en façade sont remplacées par deux caryatides et les moulures ornementales soulignent la structure de ce précieux écrin. Frise du trésor des Siphiniens Vers 525 av. JC Marbre de paros, Hauteur 64 cm Musée de Delphes Frise ionienne Le décor sculpté du trésor de Siphnos comporte une frise continue, de type ionien, qui court tout autour du bâtiment, entre le haut du mur et la toiture. L’ensemble représente divers épisodes épiques où se jouent la place des dieux et leur rapport avec les hommes : le jugement de Pâris, qui consacre la beauté d’Aphrodite et déclenche la guerre de Troie ; le combat qui oppose deux héros divins, Achille et Memnon, sous le regard des dieux ; la gigantomachie enfin, coté nord. Le triomphe des dieux Les dieux olympiens luttent collectivement, avec l’appui d’Héraclès, contre les géants, qui cherchent a les déloger de l’Olympe. L’artiste parvient ici a donner a l’ensemble un mouvement a la fois homogène et varié, précisant par des inscriptions peintes l’identité des figures : Dionysos revêtu d’une peau de lion, Thémis menant un attelage de lions. (c'est galère, je trouve pas d'images potables sur le net ^^)
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| Posté le 21-02-2006 à 19:40:03
| Héraclès et le taureau de Crète Entre 472 et 457 av. JC Métope du temple de Zeus à Olympie Marbre de Paros, hauteur 160 cm musée du Louvre, Paris Métope dorique Le temple dorique de Zeus à Olympie, qui abritait le Zeus de Phidias, comporte, au-dessus des entrecolonnements de la cella, un décor en métopes consacré aux exploits d’Héraclès. Chaque épisode est traité dans un panneau isolé, segmentant ainsi l’ensemble des douze travaux. C’est sans doute la première fois que l’on représente sous cette forme cyclique les douze travaux du héros fondateur des jeux en l’honneur de son père, à Olympie. Héraclès, un athlète complet Héraclès peut être considéré comme l’athlète par excellence, celui auquel rien ne résiste. Dans sa lutte contre le taureau de Crète (le père du Minotaure), le héros s’arc-boute pour maîtriser l’élan du monstre. Le sculpteur a traité en haut-relief, selon un schéma vigoureux et lisible a distance, l’effort surhumain du plus puissant des héros.
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| Posté le 21-02-2006 à 19:41:22
| Colonne aux danseuses Vers 330 av. JC Marbre Pentélique, hauteur restituée 1300 cm musée de Delphes La pesanteur et la grâce Monté sur une colonne faite de cinq tambour ornés d’acanthes, ce groupe de trois jeunes femmes, bras levés ; soutenait un trépied de bronze aujourd’hui perdu. L’élan de la tige végétale de près de 13 mètres de hauteur est ainsi prolongé par le mouvement aérien des danseuse, qui semblent abolir toute pesanteur. Une offrande athénienne Cette offrande monumentale, dressée au nord du temple d’Apollon, est sans doute une consécration athénienne, rappelant peut-être la légendes des Aglaurides, ces trois jeunes filles chargées par Athéna d’élever l’enfant Erichthonios, né du sperme qu’Héphaistos répandit au sol après que la déesse l’eut éconduit.
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| | Posté le 22-02-2006 à 17:20:23
| des gros plans satisfaisants ^^ |
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