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| Administrateurs : Kaedes |
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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 08-09-2005 à 18:22:56
| Assyrie L'Assyrie est un ancien empire du nord de la Mésopotamie dont la capitale est Assur, puis en 6 879, Kalkhu et enfin en - 745 Ninive sur le Tigre. L'Assyrie contrôlait des territoires qui s'étendaient sur quatre pays actuels, la Syrie, la Turquie, l'Iran et l'Irak. Peuple sémitique, vassal de Sumer, les assyriens gagne leur indépendance vers 2 000 avant J.C. Le premier royaume assyrien date de - 1813 avec le règne de Shamshi-Adad. Ce royaume s'étend sur toute la Haute Mésopotamie, et son influence commerciale va jusqu'en Anatolie, peuplée alors par les Hittites, par le biais de colonies marchandes dont la principale était Kanesh. Il possède alors une remarquable organisation administrative. Ce peuple est spécialement connu pour sa cruauté lors de ses différentes campagnes militaires. Cette cruauté avait pour but de terroriser ces ennemis et de les pousser à ne pas résister. Lors des différentes fouilles effectuées à Ninive et dans d'autres cités assyriennes, on a découvert des bas-reliefs et des inscriptions en cunéiforme racontant les sévices perpétré sur les prisonniers (pal, aveuglement etc..). Dès lors le mot assyrien devint synonyme de cruauté et de terreur. Dans les territoires conquis, administrés par les Assyriens la répression est également féroce et sans pitié. Les Assyriens pour éviter les révoltes dans ce grand empire déportent des peuples entier loin de leur terre d'origine afin de les remplacer par d'autres peuples déportés. En - 1472, le Mitanni annexe l'Assyrie. Ashuruballit (- 1380 / - 1341) renverse la situation 70 ans plus tard, mais l'Assyrie continue à être menacée par ses nombreux voisins. Elle devient peu à peu une grande nation militaire et, sous Adad-Nirari II, le premier empire assyrien est fondé. Il dure jusque vers - 1248. Menacée ensuite par des envahisseurs barbares, l'Assyrie doit aussi faire face à la fois à des troubles internes et à des troubles de succession. C'est ainsi que vers - 745, un aventurier s'empare du trône sous le nom de Teglath-Phalaser III. C'est le second empire assyrien. Il prend le contrôle de l'aristocratie, réforme l'administration et l'armée et commence une politique méthodique d'annexion. L'empire atteint son apogée sous Sargon II (- 721 / - 705) : il s'étend du golfe arabo-persique jusqu'au Taurus et compte plus de 70 provinces. Les Sargonides doivent alors combattre l'Egypte, puis affronter la révolte de Babylone. L'empire finit par s'effondrer devant les Mèdes, qui s'emparent d'Assur et de Ninive. Au cours de leur histoire, les Assyriens ont utilisés deux langages : l'akkadien (cunéiforme), puis l'assyrien moderne (syriaque).
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 22-09-2005 à 15:44:01
| la civilisation assyrienne Le peuple assyrien ne connut qu'une lutte acharnée, pour, dans un premier temps défendre un espace vital propre, puis pour s'ouvrir un accès à la Méditerranée et aux riches régions du Proche-Orient occidental. Les Assyriens vont ainsi conquérir et dominer cruellement tout le bassin oriental de la Méditerranée entre les IXè et VIIè siècles avant notre ère. Le territoire assyrien est une région couvrant le cours supérieur du Tigre, le nord de la Mésopotamie. A l'est, le cours moyen du Grand Zâb et les contreforts du Zagros la séparent des Kassites, formant une frontière naturelle dans laquelle il n'existe que deux ou trois passages impraticables pendant une partie de l'année. Vers le nord, des terrasses successives s'étagent et s'appuient au massif d'Arménie. Au sud, la plaine est habitée par les Babyloniens. L'origine des Assyriens est inconnue. Ils semblent s'être étendus au IIIè millénaire sur un vaste territoire d'où ils auraient été refoulés vers l'Assyrie proprement dite par des Aryens. Le peuple assyrien s'y est formé en mêlant les populations autochtones et des tribus sémitiques. Au XXVè siècle, les Assyriens forment déjà un peuple distinct, en relation avec les Suméro-Akkadiens dont ils subissent l'influence.
L'histoire de l'Assyrie débute au début du deuxième millénaire par celle de la cité-Etat d'Assur, caractérisée à la fois par son importance religieuse et par ses activités commerciales. Assur perdit son indépendance en 1805 lorsqu'elle fut intégrée par le roi d'Ekallâtum Samsî-Addu dans un royaume, qui couvrit bientôt toute la haute Mésopotamie. Faute de sources, l'histoire d'Assur nous devient obscure à partir du milieu du XVIIIè siècle pendant environ trois siècles. Le roi Assourouballit Ier (1380-1341) parvient à étendre son domaine jusqu'à l'Euphrate. Au XIIe siècle, Téglath-Phalasar Ier prolonge la frontière jusqu'à la Méditerranée, mais l'impulsion décisive fut donnée sous les règnes d'Assournasirpal II et de son fils Salmanasar III. L'expansion la plus importante et la plus remarquable eut lieu en moins d'un siècle, sous Téglath-Phalasar III, Sargon II, Sennachérib, Assarhaddon et Assurbanipal. Au cours de leur règne, l'armée assyrienne entreprit chaque année de vastes raids d'où elle revenait chargée de butin et de prisonniers. A partir de 750, s'élabora un véritable empire, intégrant les territoires conquis, cherchant à s'étendre dans toutes les directions du monde connu. L'empire assyrien couvrit une superficie sans précédent dans l'histoire du Proche-Orient, incluant la Mésopotamie, l'Anatolie du sud-est, la Syrie, la côte méditerranéenne, l'Egypte et l'Iran occidental.
C'est pourtant au moment où jamais l'Assyrie n'avait été aussi grande et n'avait paru plus puissante qu'elle va littéralement s'écrouler en quelques années. L'extrême centralisation du pouvoir et la succession quasi ininterrompue de guerres, à la fois civiles et étrangères, à partir de 627, explique en partie cette situation : l'intervention des Babyloniens et des Mèdes contre Ninive en 612 ne fit qu'achever un empire mourant.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 22-09-2005 à 15:49:02
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 22-09-2005 à 15:55:16
| l'etat assyrien Administration intérieure On n'a retrouvé aucune loi ni décret indiquant les règles de fonctionnement de l'empire. Les seuls exemples d'activité législative ayant survécu sont un "Code des Lois" de la second moitié du deuxième millénaire (qui semble plus rigoureux que le Code d'Hammourabi), et une série d'édits légèrement plus tardifs, encore plus stricts, réglant la vie du harem. Les sujets assyriens et les souverains des royaumes tributaires prêtaient serment de loyauté au roi. Ces serments devaient être renouvelés à chaque fois qu'un nouveau souverain était intronisé ou qu'un prince héritier était officiellement désigné. Un système complexe de communications devait exister entre le roi et ses fonctionnaires. L'énorme quantité de lettres et de rapports administratifs retrouvés semble indiquer que le roi exerçait un contrôle strict sur de nombreux domaines de l'administration.
Le code d'Hammourabi Gravé sur un bloc de diorite pour le temple de Sippar, il a été enlevé comme trophée, au cours d'invasions en Babylonie, par le roi d'Elam, Shoutrouk-Nakhounté et transporté dans sa capitale où les fouilles modernes de Suse l'ont exhumé. Dans la partie supérieure, Hammourabi s'est représenté debout devant Shamash. Dans la partie inférieure, une quarantaine d'articles ont été martelé par les Elamites. Rédigé en caractères cunéiformes et en langue babylonienne, il contient, intercalé entre un prologue glorieux et un épilogue chargé de malédictions pour les violateurs, le texte de 282 articles. Un certain ordre peut se reconnaître dans la succession des articles de loi : 5 articles consacrés au faux témoignage ; 20 au vol ; 16 aux fiefs royaux et obligations des fonctionnaires ; 25 aux travaux agricoles ; une dizaine aux locaux d'habitation ; 24 aux contrats commerciaux ; 15 aux dépôts et dettes ; 67 aux femmes et à la famille ; 20 aux coups et blessures ; 61 aux médecins, architectes et bateliers ; 5 aux esclaves. "Droit public", "droit privé" et "droit pénal" y sont successivement visés mais de manière non exhaustive. Le "code" d'Hammourabi n'apparaît donc pas comme une réforme juridique majeure et ne constitue pas en soi un corpus exhaustif. Durant tout son règne, Hammourabi s'occupe d'établir la justice et de recueillir les décisions d'équité qu'il fait graver sur la pierre. "Telles sont les sentences équitables [...] que j'ai portées pour faire prendre à mon pays la ferme discipline et la bonne conduite." Le "code" est donc Un corpus de sentences, publiés après la quarantième année de son règne, par lesquels le roi proclame les règles renouvelées de la tradition sumérienne qui s'appliqueront à la société babylonienne. Il constitue l'un de ces recueils, au même titre que le recueil de ses victoires militaires, dont la publication semble couronner un long et glorieux règne. Ce code est demeuré célèbre pour sa longueur, l'élégance de son style et il servit de modèle littéraire dans les écoles de scribes pendant plus de mille ans.
Relations internationales Les relations internationales avec les rois étrangers étaient régies par des traités, engagés aux noms des dieux assyriens et étrangers; toutefois, ces traités favorisaient ouvertement le roi assyrien. A priori, les territoires conquis n'étaient pas réduits à l'état de province et les structures administratives en place étaient conservées. Parfois des fonctionnaires assyriens y sont-ils nommés pour assurer une surveillance. Des souverains étrangers, accompagnés de leurs parents et de leurs suites, se rendaient périodiquement dans la capitale pour y porter leur tribut, ils y jouissaient de l'hospitalité luxueuse de la cour assyrienne. Des fractions importantes de l'aristocratie guerrière des pays annexés, incorporées dans l'armée assyrienne, partageaient avec l'aristocratie les privilèges et les avantages de servir le roi.
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| Posté le 22-09-2005 à 15:58:52
| L'armée assyrienne L'armée assyrienne représente l'armée la plus efficace et la plus parfaite que le monde oriental ait connue jusque-là. Armement et technique arrivent avec elle au maximum de rendement. Les Assyriens surent adapter à des buts militaires le cheval et le fer, empruntés l'un et l'autre aux Hittites. Il seront les inventeurs de l'artillerie d'assaut et de la cavalerie. Du règne de Sargon datent de nombreux documents administratifs qui permettent de reconstituer assez précisément l'organisation de l'armée. L'infanterie L'armée assyrienne réunit en elle toutes les conditions qui font les armées d'élite : recrutement, organisation, commandement et entraînement. Les Assyriens sont des montagnards sobres, vigoureux et résistants, qui feront d'excellents soldats. L'infanterie lourde est pesamment armée avec armes de fer : casque conique, cuirasse ou cotte de mailles, bouclier métallique, longue lance, épée, hautes bottes. Elle se compose de deux corps de troupe : archers et piquiers. Ceux-ci portent une longue lame et un bouclier rond et convexe, ceux-là un arc et un carquois ; les uns et les autres armés d'une épée courte pour le combat au corps à corps. L'infanterie légère comprend elle aussi des archers et des piquiers mais moins protégés : armée de la lance, de l'arc, du bouclier d'osier.
L'infanterie est accompagnée de sapeurs et pionniers chargés de mener les sièges. Ils sont équipés d'une artillerie de siège, formée de chars cuirassés porteurs de gros béliers et de tortues. La cavalerie et les chars C'est l'arme principale de combat et de choc, véritable révolution sur le champ de bataille antique et par conséquent instrument décisif de la domination militaire assyrienne. Son équipement est semblable à celui de l'infanterie. Les premiers cavaliers montaient leur cheval à cru et étaient accompagnés chacun d'un servant, également monté, qui dirigeait leur cheval pendant l'action. Au temps d'Assurbanipal, l'animal est recouvert d'un caparaçon et par suite des progrès de l'équitation, le servant a disparu.
Le char de guerre, monté sur de hautes roues massives, est décoré de peintures et d'incrustations. L'usage des brancards est inconnu : deux chevaux sont nécessaires pour traîner chaque char. Trois hommes y prennent place : le cocher à gauche pour le diriger, un guerrier armé de la lance ou de l'arc, et un servant qui protège les deux autres avec un bouclier. L'étendard de la troupe est fixé à l'un de ces chars. Une armée cruelle Avant toute campagne, le roi consulte les dieux par l'intermédiaire des devins ; les préfets des villes frontières ont envoyé des espions dans les territoires à conquérir. L'armée marche sous les ordres du roi, ou du tourtan, général en chef, premier de tous les dignitaires, qui participe au combat en tête de l'armée sur son char. Des étendards, fixés à l'extrémité d'une hampe et portés sur des chars permettent d'assurer les communications au sein des troupes. Les Assyriens vainqueurs dans une bataille s'illustrent par leur cruauté sans bornes : les hommes sont empalés ou écorchés, les cadavres sont décapités pour couronner les murs de la cité prise avec leurs têtes, les villages sont brûlés, les femmes et les enfants sont emmenés en captivité, les divinités sont enlevées de leurs temples, les rebelles sont écorchés vifs ou emmurés vivants. Tous les rois assyriens se vantent dans leurs stèles de victoire de leur cruauté et des destructions effectuées. Ces descriptions ont un but de propagande : afficher la puissance sans borne du souverain et dissuader en conséquence toute velléité de résistance. Ultime action de guerre psychologique, les statues divines des peuples vaincus sont détruites ou emportées afin que les dieux absents ne puissent plus protéger le pays vaincu.
Cette réputation de cruauté était telle qu'à l'approche de l'armée assyrienne, beaucoup préféraient se soumettre, quitte à tenter plus tard de s'émanciper à nouveau. Dans l'histoire de l'Antiquité, les Assyriens resteront comme l'archétype d'un peuple guerrier et sanguinaire.
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| Posté le 23-09-2005 à 18:41:22
| Les palais d'Assyrie Entre le IXè et le VIè siècle, dans les trois capitales successives de l'empire (Nimrud, Khorsabad, Ninive) et dans quelques villes provinciales, de nombreux palais furent construits par la plupart des grands rois de cette époque. Chaque roi, dès son avènement au trône, commençait la construction de son palais. Les recherches archéologiques en ont identifié une vingtaine, la plupart d'entre eux sont réduits à l'état de ruines. Comme en Babylonie, les principaux palais reposent sur une plate-forme. Elle n'est pas nécessaire en Assyrie pour protéger contre l'inondation mais elle donne à l'ensemble de la construction un caractère plus monumental. Une architecture immuable... Sur environ 250 ans, les règles qui ont présidé à leur conception architecturale demeurèrent étonnamment constantes : une grande cour publique, entourée d'une couronne de pièces, précédait la partie centrale comprenant la salle du trône, toute en longueur, donnant sur une pièce secondaire et des pièces annexes. Au-delà se trouvait une cour privée desservant les pièces d'habitation, distribuées en appartements. Dans tous les exemples connus, on décèle l'emplacement central de la salle du trône (encore pourvue, souvent, d'une estrade sur laquelle s'installait le roi), flanquée de part et d'autre de cours. Dans le cas des très grands palais comme celui de Khorsabad, viennent se greffer sur ce schéma de base autant de cours secondaires, entourées de nombreuses pièces, qu'il est nécessaire pour assurer la vie administrative.
...et plutôt sobre Le matériau employé pour les murs (brique crue ou cuite, mortier d'argile, bois) n'était guère résistant. La pierre était réservée aux salles d'apparat : montants et seuils de porte, décoration, dallage et chapiteaux de colonnes. Certains éléments de l'architecture, comme l'encadrement des portes, les voûtes et sans doute les fenêtres, étaient décorées de briques émaillées, de stucages ou d'orthostates. Le palais de Sargon a conservé des éléments de ces bordures, alternant rosettes et chèvres.
Les portes sont cintrées, plus rarement rectangulaires. C'est auprès des portes et des passages qu'on plaçait, en général les statues et les reliefs extérieurs. La monotonie des murs était parfois rompue par des colonnes et des cannelures. Beaucoup de chambres n'avaient pas de porte et se fermaient par un simple rideau. Les jardins Les rois assyriens étaient très fier de leurs jardins, qui servirent de modèles aux jardins perses. Ces jardins étaient peuplés d'animaux exotiques, de vergers. Des fonctionnaires royaux étaient chargés de collecter dans les territoires conquis des plants des arbres fruitiers jusqu'alors inconnus afin qui aillent enrichir les jardins du roi. Ces jardins avaient d'autant plus de valeur que l'aridité de l'Assyrie nécessitait d'entreprendre de grands travaux d'irrigation pour permettre leur réalisation. Ainsi Sennachérib n'hésita pas à détourner un fleuve pour assurer l'alimentation en eau de Ninive.
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| Posté le 29-09-2005 à 17:26:31
| Ninive Ninive fut l'une des villes les plus anciennes et les plus importantes de l'Assyrie antique. Autrefois sur le Tigre, elle se trouve aujourd'hui à un kilomètre environ à l'est du fleuve, juste en face de la ville moderne de Mossoul, dans le nord de l'Iraq. Entourée de terres riches et bien irriguées, elle était située près d'un gué sur le Tigre très fréquenté dans l'Antiquité, ce qui lui permettait de contrôler les principales routes commerciales qui partaient dans toutes les directions. La partie la plus ancienne de la ville est le grand tell de Kouyoundjik, de 40 ha environ, qui se dresse à l'ancienne confluence du Tigre et du Khosr. Par la suite, le tell de Nebi Younous, plus petit (15 ha environ), à 1 km vers le sud, fut intégré dans la zone urbaine. Seul le tell de Kouyoundjik a été fouillé.
Une cité ancienne ... La fouille stratigraphique a révélé que Ninive fut une des plus anciennes villes de Mésopotamie : son existence remonte à la protohistoire (Vè et IVè millénaires av. J.-C.). La première mention écrite de la cité est beaucoup plus tardive (XXIe siècle av. J.-C.). On la trouve sur une tablette cunéiforme, recueillie sur le site de Kultepe, gravée sous la forme d'un poisson dessiné au milieu d'une ville, allusion à la déesse Nina dont c'était l'emblème. Ninive était vouée à Ishtar, déesse de l'amour et des batailles. Dans la Genèse, la fondation de Ninive est attribuée à Nemrod.
Ninive se développa considérablement sous le règne de Sennachérib qui en fit la capitale de son empire, rang qu'elle conservera jusqu'à sa chute en 612 sous les coups de la coalition des Mèdes et des Babyloniens. Plusieurs palais furent découverts au cours des fouilles : l'un, au nord, construit par Assurbanipal, l'autre, au sud, résidence de Sennachérib. Des éléments architecturaux attribués entre autres à Salmanasar I, Teglath-Phalazar Ier, Adad-nirari II, Assurnazirpal II ou Tukulti-Ninurta II attestent du rôle jouée par la cité durant toute la dynastie. Selon Strabon, Ninive était plus grande que Babylone
...capitale de l'empire assyrien Sous le règne de Sennachérib et de ses successeurs, Ninive fut la résidence officielle de la famille royale ainsi que le centre politique et administratif de l'empire néo-assyrien. Le roi, le prince héritier et leur famille résidaient dans différents palais. Si l'entourage du roi, la cour, ainsi qu'un groupe important de fonctionnaires qui constituaient le gouvernement, travaillaient dans ces palais et dans d'autres bâtiments publics, tous en revanche habitaient des maisons situées aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des murailles énormes qui entouraient la ville. Les archéologues ont estimé que la population de Ninive a pu atteindre 174.000 personnes. Ninive devint une importante métropole cosmopolite, une sorte de creuset brillant pour les représentants des différentes élites nationales qui participaient, avec l'aristocratie assyrienne, au gouvernement de l'empire. Dans ses palais s'entassaient les richesses pillées chez les nations asservies.
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| Posté le 15-10-2005 à 14:21:32
| la religion assyrienne Un grand nombre de textes traitant de la religion assyrienne ont été retrouvé surtout dans les palais, la religion populaire est nettement moins bien connue. Toutefois la religion n'exerçait pas sur cette civilisation militaire une influence aussi exclusive que chez ses voisins et ennemis. La crainte des dieux est le fondement même de la religion. La violation du devoir religieux entraîne un châtiment et même la mort des coupables. La vertu de religion est récompensée par une longue vie en ce monde. Le panthéon assyrien s'inspire des antiques traditions de Babylone, sauf qu'à sa tête se trouvait le dieu national Assour. Les dieux Sîn, Shamash, Hadad, Nabou, Inourta, Nergal, Nouskou sont les plus souvent mentionnés dans les textes. Une place très importante était réservée à Ishtar. Les Assyriens pensaient que Sîn et Shamash étaient très proche l'un de l'autre en raison de leur symbolisme astral. Puisqu'à la pleine lune le soleil et la lune ont une forme presque identique, Sîn et Shamash étaient adorés dans un même temple à Assour et à Dûr-Sharrukin. Le sanctuaire était formé de deux parties presque identiques, dédiées chacune à l'un des deux dieux. A Assour, les deux parties étaient non seulement identiques, mais elles se faisaient face, symbolisant ainsi le phénomène de l'opposition astrale au moment de la pleine lune.
Le cosmos tout entier était perçu comme le résultat de l'activité créatrice des dieux, et l'on croyait que son évolution passée et actuelle dépendait de la volonté divine. Les dieux attendaient des hommes un comportement moral et cultuel correct, qui serait récompensé par l'octroi d'avantages matériels et moraux au cours de leur vie terrestre, puisque la vie post-mortem n'avait pas d'importance. Néanmoins, on considérait que l'homme était responsable de ses choix moraux; cela signifiait que le péché devait être sévèrement puni par les dieux au cours de la vie terrestre et qu'il ne pouvait s'expier que par les sacrifices et la prière. Les Assyriens considéraient en effet que les phénomènes célestes et naturels étaient des signes de l'attitude et de l'action futures des dieux que l'on pouvait interpréter grâce à des techniques divinatoires. De cette façon, la menace de punition résultant de péchés tant délibérés qu'involontaires pouvait être détournée au moyen de rites, de prières ou d'expiations appropriées. Comme en Babylonie, le culte divin se compose de prières publiques ou privées, d'offrandes, de sacrifices. Ces offrandes aux dieux sont extrêmement variées. Au retour de chaque campagne, le roi leur attribue une partie du butin pour l'entretien ou la restauration de leurs sanctuaires, l'enrichissement de leur trésor. La religion et la magie ne se distinguent pas nettement l'une de l'autre. Le clergé assyrien se divisait ainsi en exorcistes, devins et chantres. Les temples assyriens sont construits sur le modèle des sanctuaires suméro-akkadiens, parfois s'élève une ziggourat.
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| Posté le 20-11-2005 à 11:32:49
| Assur, dieu assyrien On ne lui prêtait aucune caractéristique ni qualité spécifique, et il n'était même pas identifié à un quelconque phénomène naturel comme la plupart des dieux mésopotamiens. On ne lui attribuait aucun pouvoir particulier sur l'âme ou le corps. Assour était le roi des dieux, le dieu des rois et par conséquent de tous les sujets assyriens. Dieu suprême des Assyriens Le nom d'Assur était écrit au Ier millénaire avec les signes cunéiformes "An" et "Shar". Le signe "An" signifiant "le dieu", tandis que le signe "Shar" est l'expression symbolique de l'infini : Asshar est donc "le dieu (de la) totalité", créateur du ciel d'Anou et des lieux infernaux. Comme Mardouk pour les Babyloniens, il est aussi créateur de l'humanité. On le représente armé d'un arc tendu et prêt à décocher une flèche, au milieu d'un disque ailé, emprunté à la symbolique des Hittites. Ishtar est son épouse. Assur fut à l'origine une divinité de la nature, avant de s'identifier pleinement à la ville à laquelle il donne son nom puis à l'Assyrie toute entière. C'est naturellement dans la capitale religieuse que se trouvait le temple du dieu, l'Esharra, régulièrement restauré et entretenu par les souverains. Dieu des rois
La cérémonie du couronnement se déroule dans le temple du dieu, aux cris de "Assur est roi" : le nouveau souverain y reçoit explicitement du dieu l'ordre "d'élargir les frontières du pays". Suivant une tradition qui remonte au moins à la seconde moitié du IIè millénaire, le roi d'Assyrie est le grand prêtre du dieu Assur, son "vicaire" pour l'exercice du pouvoir suprême dans le pays. Le roi agissait en son nom (comme son prêtre ou son représentant sur la terre), les traités nationaux étaient signés en son nom, et les citoyens assyriens juraient fidélité au roi en son nom. La plupart des souverains du Ier millénaire inclut le nom d'Assur dans leur nom royal, tels Assur-nazirpal, Assur-nirari, Assur-dan, Assur-ah-iddin, Assurbanipal, et jusqu'au dernier roi d'Assyrie, Assur-uballit II. Sous Assurbanipal, le roi se rattache même généalogiquement à Assur. Chaque année, le roi se rendait au temple d'Assour pour célébrer solennellement sa fête. Liée au début de la nouvelle année, elle symbolisait le renouveau perpétuel de la création de l'ordre (céleste et mondial) décrété par les dieux aux premiers temps. Ce rite solennel permettait de consacrer les règles sociales et morales ainsi que les relations spéciales unissant le roi assyrien et sa nation au dieu national. Dieu de la suprématie assyrienne Assur est un dieu guerrier. La tâche de son serviteur, le roi, est de faire reconnaître sa gloire par les autres nations. L'ennemi, qui ne reconnaissait pas sa souveraineté divine, était détruit et anéanti sur ses ordres. Cette reconnaissance passant par une soumission politique, puis par l'intégration dans l'empire assyrien à partir du VIIè siècle. Au retour de sa campagne, le roi venait rendre grâce à Assur, lui offrir la part la plus précieuse du butin et lui faire un rapport écrit, dont le texte était lu au peuple assemblé, puis pieusement déposé dans le temple. A la différence des grandes divinités sumériennes ou babyloniennes, Assur n'avait pas de "famille divine"; on lui donna comme épouse la déesse Mullissu, épouse traditionnelle d'Enlil. Et certains aspects de la figure d'Enlil furent désormais attribués à Assur. Plusieurs textes mythologiques furent ainsi arrangés pour servir de support à la prééminence du culte royal officiel. À partir du règne de Sennachérib, certains lettrés cherchèrent à substituer Assur à Marduk, en élaborant une "version assyrienne" de l'Epopée de la Création, le grand texte qui servait de fondement théologique à la prééminence du dieu de Babylone. Les royaumes conquis ont toujours gardé leurs panthéons propres, tout en étant tenus de reconnaître la prééminence d'Assur. Mais le culte d'Assur resta cantonné à l'Assyrie et aucun temple dans les pays conquis, ne fut réaménagé pour devenir un sanctuaire de ce dieu.
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| Posté le 26-11-2005 à 16:03:12
| La société assyrienne La hiérarchie sociale
La conception de l'Etat est la même qu'en Babylonie. Le dieu Assour est le véritable maître du pays et de la ville qui portent son nom. Le roi d'Assyrie est son vicaire et n'entreprend rien d'important sans en recevoir l'ordre et sans en rendre compte. Au retour de chaque campagne, il lui adresse un rapport détaillé, véritable journal de marche et relation des succès obtenus. Le roi, la reine et le prince héritier ont chacun leur maison avec de nombreux fonctionnaires. Les Sargonides s'entourent de tout un peuple de familiers : garde du sceau, maître de cérémonies, grand échanson, grand maître des écuries, chef des eunuques, porte-sceptre... La reine a son service de scribes, un garde du sceau... Le prince héritier, comme le roi, dispose d'une maison militaire et d'une maison civile. Le peuple se divise en deux classes: les gens de condition libre et les esclaves. Les esclaves peuvent transmettre leur nom à leurs enfants, posséder des biens, traiter des affaires, être témoin et posséder un sceau. Un esclave peut parfois s'élever à une haute situation. Economie & Commerce Dès le début du IIe millénaire av. J.-C., les Assyriens avaient établis des relations commerciales avec l'Anatolie dominée par des cités-Etats du Hatti. Les marchands assyriens se déplaçaient en caravanes constituées d'ânes. Ils apportaient de l'étain, du poil de chèvre, des étoffes, des objets décoratifs qu'ils échangeaient contre de l'or et de l'argent. Ces négociants s'installaient hors des murs des cités dans un quartier réservé appelé karum. A l'époque, les Assyriens possédaient une vingtaine de karum rattachés au plus important d'entre eux, celui de Kanesh. Les marchands payaient des loyers et des taxes aux souverains locaux en échange de leur protection. Les fermes étaient parfois très importantes. Les serfs attachés à la glèbe font partie de la propriété. Des impôts divers en nature, des corvées, des servitudes publiques grèvent les biens ruraux. La vente en Assyrie se fait toujours à prix d'argent, de plomb ou de bronze, et au comptant. Les Assyriens ont utilisé le plomb comme monnaie d'échange. L'argent sert également dans les transactions, il se présente sous forme de lingots, d'anneaux, de plaques, dont le poids et la qualité sont indiqués par une estampille. L'or paraît également quoique plus rarement. L'armée et la guerre joueront aussi un rôle économique : les campagnes victorieuses génèrent des butins fabuleux et le versement régulier d'importants tributs. S'y ajoutent les tributs de l'administration provinciale, dont un impôt de 10% sur les céréales et de 25% sur la paille, ainsi que des taxes portuaires et des péages sur les voies d'eau et de terre.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 17-12-2005 à 11:08:45
| Un art de vivre raffiné Bijoux, meubles et objets Des bijoux d'or, d'argent, de cuivre doré étaient portés par les hommes comme par les femmes. De lourds bracelets de bronze, non fermés, ornés aux deux extrémités de têtes d'animaux, se portaient aux poignets et au-dessus du coude. Des pendants d'oreille volumineux et des emblèmes divins suspendus au cou complétaient la parure. Le menu peuple se contentait de colliers et de bracelets formés de barillets, cylindres, plaques, olives ou grains taillés dans des pierres fines ou fabriquées en pâte artificielle imitant la pierre. Le mobilier, au Ier millénaire, est très luxueux dans les palais et de siècle en siècle devient plus riche et plus chargé d'ornements. Fauteuils, chaises, lits, tables, escabeaux étaient en bois précieux ouvragés, avec incrustations ou revêtement d'ivoire, d'or, d'argent, de bronze, de pierres précieuses. Beaucoup d'objets retrouvés dans le palais de Ninive proviennent sans doute de pillages chez les peuples conquis : vases et coupes en bronze décorés de motifs égyptiens, objets en ivoire. On utilisait aussi des vases en verre et en pierre, mais surtout des poteries de terre ; des vases peints ont été retrouvés en très petit nombre. Les soins corporels L'Assyrien faisait un usage journalier d'huiles parfumées, de cosmétiques et peut-être même de produits épilatoires. Au temps de la domination sumérienne, le vêtement était un châle rectangulaire enroulé autour des reins. Au premier millénaire, il se compose de deux pièces: une tunique sans manches, tantôt courte, tantôt longue, et un châle rectangulaire, drapé de diverses façons, parfois par des cordons et un baudrier. L'usage de se raser le crâne mais de conserver la barbe, attesté aux débuts de l'histoire par des représentations trouvées dans les ruines d'Assur, tombe en désuétude. Au IXè siècle, les cheveux frisés tombent sur les épaules, et la barbe longue est taillée au carré. Seuls sont rasés de hauts fonctionnaires et de jeunes recrues.
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| Posté le 28-12-2005 à 18:55:14
| Les Arts assyriens Des bas-reliefs... La sculpture assyrienne du Ier millénaire découle directement de l'art babylonien de l'époque kassite et de l'art hittite du second millénaire. Les nombreuses orthostates dressées le long des murs du palais sont consacrés le plus souvent aux guerriers et aux chasses du souverain, les grands travaux de son règne et même parfois à sa vie privée. Les bas-reliefs se sont multipliés dans les palais assyriens pour orner les plaques de gypse et d'albâtre disposées en plinthes le long des murs. Les palais assyriens étaient couvert de véritables tapisseries de pierre. Les chasses d'Assurbanipal en sont l'un des plus beaux témoignages. La seule décoration du palais de Khorsabad avait nécessité l'exécution d'au moins 5000 mètres carrés de reliefs.
...au style canonique Dès la création du palais d'Assurnazirpal à Kalhu, l'actuelle Nimrud, toutes les caractéristiques de l'art assyrien sont en place : la scène se déroule sur un seul plan, les personnages sont détachés sur un fond neutre et toujours vus de profil. La composition respecte une symétrie rigoureuse dans les scènes mythologiques et narratives : les défilés de personnages sont systématiquement répétés de part et d'autre d'un élément central, le roi, un arbre sacré stylisé ou une simple porte. Car l'imagerie, comme les écrits, était destinée à glorifier les actions du roi, à célébrer sa personne, sa place dans la société entre les dieux et les hommes : dans la salle du trône étaient figurés les exploits du roi à la chasse et à la guerre. Des tributaires apportent au souverain les produits de leurs pays. Des génies gardent les portes. L'inscription, dite standard, toujours la même indépendamment du sujet du décor, court au milieu de la dalle sculptée, passant sur les personnages.
Les Fresques A l'origine, tous les reliefs étaient peints. Il en subsiste parfois des traces. Au-dessus des plaques orthostates, hautes en moyenne de 3 m, le mur de brique était revêtu d'un enduit sur lequel était sans doute appliquée une peinture qui a complètement disparu. Les fresques du palais provincial de Till Barsip, en Syrie du nord, siège probable d'un chef militaire assyrien, nous en ont gardé un précieux témoignage : chasses, défilés de soldats, créatures mythologiques sont peints au trait noir sur le fond de chaux blanche. Quelques rehauts de couleurs avivent la composition. Les couleurs sont appliquées en à plat, le contour linéaire domine, la scène se déroule sur un seul plan, les personnages sont de profil, respectant les mêmes conventions de dessin que le relief de pierre. C'est surtout dans le domaine de la religion personnelle que l'art assyrien a laissé de nombreux témoignages : amulettes, plaques de conjuration contre les démons, statuettes du redoutable Pazuzu. Les sceaux cylindres, à la fois instruments traditionnels de l'administration orientale et amulettes protectrices, déploient un répertoire plus varié : geste des grands dieux, comme Assur combattant le dragon, motifs mythologiques hiératiques ou scènes de la vie quotidienne: chasse à l'autruche, bétail paissant, chevaux aux champs...
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| Posté le 16-04-2006 à 12:39:50
| Les textes assyriens Les textes officiels regroupent les inscriptions royales, les traités, des listes chronologiques. On peut y distinguer quatre genres de document : les Annales proprement dites, où les événements sont rapportés dans l'ordre chronologique ; les Histoires militaires où l'on suit l'ordre des campagnes ; les Fastes où les faits sont groupés d'après les régions où ils se sont produits ; enfin les Relations, lettres (ergitu) adressées au dieu Assour au retour de chaque expédition militaire. Plusieurs types de textes évoquent les mêmes évènements. Ils étaient sans doute destinés à des publics différents : les versions abrégées, gravées sur la pierre, et qui devaient être visibles, étaient sans doute destinée aux contemporains tandis que les recensions détaillées étaient enfouies dans les fondations d'un bâtiment pour les générations futures, ce sont de simples dépôts de fondation. On a aussi retrouvé des textes économiques et administratifs (listes de personnel, inventaires, reçus...), des textes juridiques (contrats rédigés lors de transactions, tablettes de procès...), des textes oraculaires, des citations de textes canoniques écrites sur des tablettes horizontales (u'iltu), des textes d'apprentissage pour les apprentis scribes et enfin de rarissimes textes littéraires. Oeuvres de propagande royale Il faut attendre Téglath-Phalasar Ier pour rencontrer les premières "annales" qui n'ont pas pour but de rédiger une version prétendument objective des événements. Ce sont des oeuvres de propagande qui n'ont aucun souci de "vérité historique". Après une invocation aux dieux et l'énoncé de sa titulature, le roi, parlant à la première personne, évoque ses victoires, région par région, et non selon l'ordre chronologique. Le souverain raconte aussi ses expéditions, ses chasses et ses efforts pour restaurer la prospérité, puis il mentionne la construction d'un temple. A l'origine, les campagnes ne sont pas toujours numérotées ni datées, mais à partir de Sargon II l'ordre chronologique ou géographique prévaudra.
Ces récits sont destinés à glorifier le roi et à conforter la légitimité de toutes ses actions, pour l'édification presque exclusive de ses successeurs. La forme est très canonique. Ces inscriptions se composent, en général, de trois sections principales dont la première est la louange du roi, un résumé de ses actions et souvent sa généalogie ; la seconde relate les événements du règne ; la dernière est formée d'imprécations contre quiconque détruirait cette inscription et parfois de bénédictions pour ceux qui la respecteraient. Il fallait ainsi présenter le roi comme l'héritier légitime du trône d'Assyrie, affirmer qu'il avait (re)construit les temples lors de son accession au trône et avait été victorieux dès le début de son règne. Les scribes copient volontiers les formules utilisées sous les règnes précédents. Sous les Sargonides, les récits prennent un caractère de plus en plus personnel qui s'affirme surtout dans les textes d'Assurbanipal. Oeuvres orientées, elles n'en sont pas moins assez proches de l'image que nous renvoient les textes bibliques des Assyriens. Les Bibliothèques Les lettrés néo-assyriens appartenaient à petit noyau de vieilles familles, descendant d'un illustre ancêtre commun. Ils se transmettaient leur science de père en fils. Ces lettrés étaient constamment amenés, dans le cadre de leurs fonctions à la cour, à consulter les textes qui, constituant le principal courant de la culture, définissaient l'étiquette régissant le comportement correct du roi et de sa famille. Pour cette raison, les rois assyriens encourageaient l'accumulation et la collection de toutes sortes de textes, permettant ainsi la constitution de véritables bibliothèques faisant partie du patrimoine royal.
Dès le règne de Téglath-Phalasar Ier, une collection importante de textes fut conservée dans les bâtiments d'Assour, la capitale assyrienne à cette époque. Des vestiges de bibliothèques semblables ont été découverts dans l'autre capitale, Kalhou. Cependant, la bibliothèque la plus importante fut mise au jour à Ninive dans les palais de Sennachérib et d'Assourbanipal. Dans certaines pièces, on a découvert des milliers de tablettes, éparpillées par terre. Certaines de ces tablettes semblent représenter une partie de ce que nous pouvons appeler les "archives nationales assyriennes (correspondance royale, édits, donations et rapports administratifs). Un groupe assez important de ces tablettes consiste en textes littéraires, religieux et scientifiques, constituant une véritable bibliothèque à la disposition du roi, de la cour et des lettrés attachés à la cour. Ces oeuvres sont bien souvent des copies ou des adaptations de textes babyloniens. Les scribes consignaient l'histoire contemporaine sur des prismes, des cylindres ou des dalles de gypse, mais en plus ils recopiaient la littérature des âges les plus reculés.
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| Posté le 23-04-2006 à 12:53:09
| La science assyrienne La science assyrienne consistait essentiellement à étudier les phénomènes célestes. On considérait que les constellations, les étoiles et en particulier les planètes personnifiaient des dieux. Les Assyriens voyaient dans leurs variations, leurs mouvements et leurs positions relatives des manifestations de la volonté divine qui pouvaient être de bon ou mauvais augure pour le roi. On considérait les phénomènes célestes comme des signes divins de faveur et d'approbation ou de défaveur et de désapprobation. En conséquence, les lettrés pratiquaient des observations astronomiques continuelles dans les différentes villes où il existait des écoles locales. Leurs résultats étaient communiqués par lettre à la cour où le roi décidait de l'action à entreprendre. Les éclipses de soleil et de lune étaient considérées comme des événements extrêmement dangereux présageant la mort du roi; elles nécessitaient donc l'exécution d'un rituel spécifique. Le roi se déguisait en homme du peuple et se faisait remplacer par une doublure qui montait sur le trône et était tuée à sa place: la doublure du roi ayant subi la colère des dieux, le souverain véritable pouvait reprendre sa place. Les pratiques médicales assyriennes s'inspiraient des textes médicaux mésopotamiens qui ont été retrouvés dans les capitales assyriennes, en particulier dans la bibliothèque de Ninive : la plupart étant rédigés en babylonien, il semble que les Assyriens se contentaient de suivre la tradition ancienne en ce domaine.
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| Posté le 23-04-2006 à 12:53:54
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| Posté le 19-05-2006 à 20:02:44
| source: l'Assyrie
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