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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 17-12-2005 à 11:15:02   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Histoire de Babylone

Cité mésopotamienne située sur le cours moyen de l'Euphrate, elle dominera toute la région aux XVIIIè et XVIIè siècles avant J.-C. Cette cité antique, l'une des plus brillantes du Proche-Orient, est apparue assez tard dans l'Histoire. Contrairement à Ourouk ou Suse, on ne lui connaît pas un passé préhistorique. Babylone est citée pour la première fois à l'époque du royaume d'Akkad, au XXIIIe siècle av. J.-C. mais elle existait déjà antérieurement. Elle portait un nom sumérien dont la traduction en akkadien, Bab-Ilu, signifie la " porte de Dieu". La ville survit à la ruine d'Agadé; plus tard, elle sera conquise et démantelée par Shulgi.

Premières dynasties

En 2225, avec l'avènement de Soumou-aboum, commence la première dynastie babylonienne. Elle ne devient capitale d'un royaume indépendant qu'en 1894 av. J.-C. C'est le règne d'Hammourabi qui la propulsera au rang de capitale d'empire, capitale politique, mais aussi capitale religieuse. Ses successeurs ne parviendront pas à préserver Babylone du déclin dû à des crises économiques répétées mais aussi à la multiplication d'attaques extérieures, notamment celles menées par les Kassites.


Kassites et Assyriens



En 1595, le roi hittite Mursili Ier s'empare de Babylone et la détruit. Elle retrouva toutefois rapidement son rôle et prospéra sous la longue dynastie kassite qui s'empare alors du pouvoir et perpétue les traditions babyloniennes : la langue utilisée reste le babylonien ; les sanctuaires religieux sont restaurés. Sous la domination assyrienne, Babylone conservera un statut à part de ville libre qui traduit la difficulté permanente des Assyriens à contrôler la ville où se déclenchent d'incessantes rebellions. Ces révoltes permanentes conduisirent Sennachérib à raser Babylone en 689 av. J.-C. après un siège de quinze mois. Son successeur, Assarhaddon, construisit une nouvelle ville sur le même site.

Période néo-babylonienne (Carte de l'empire)
En 609, la Babylonie se libéra de la domination assyrienne. Nabopolassar s'empare du pouvoir en 625 et fonde une nouvelle dynastie, dite néo-babylonienne. Nabopolassar et son fils Nabuchodonosor II reconstruisirent Babylone qui atteint alors son apogée. Babylone comptait alors environ 80 000 habitants et s'étendait de part et d'autre de l'Euphrate sur 2 500 m d'est en ouest et 1 500 m du nord au sud. Babylone est alors la plus célèbre de toutes les villes du Proche-Orient ancien. Le nom de "Babylone" représente alors la Mésopotamie méridionale tout entière sous la forme de "Babylonie". Plus tard encore, ce nom s'étendra à toute la Mésopotamie. Babylone même s'efforça de légitimer ses nouveaux maîtres en les présentant comme les héritiers authentiques d'un passé glorieux. En 539, Cyrus put s'emparer de Babylone sans rencontrer de résistance. Sous la domination perse, la ville devint capitale de la province perse de Babirush (Babylonie).

Déclin et destruction
Les conquêtes perse et macédonienne n'entraînent pas de véritable rupture. Babylone a toutefois définitivement perdu son indépendance. Alexandre le Grand prévoyait d'établir Babylone comme capitale de son empire. Babylone connut de nouvelles déprédations lors des luttes entre les Diadoques. Séleucos, vainqueur, décida de fonder une nouvelle capitale, Séleucie-du-Tigre. Antiochos IV Epiphane fit reconstruire le temple de Mardouk. Il tenta d'helléniser la cité : il y construisit un théâtre et un gymnase, ayant peut-être l'intention d'en faire sa capitale. Babylone fut de nouveau endommagée au cours des guerres qui opposèrent les Séleucides aux Parthes et finalement détruite par l'invasion sassanide au IIIe siècle apr. J.-C. C'est alors une civilisation trois fois millénaire qui s'éteint.

Babylone, le mythe
Pourtant, jamais le souvenir de la ville ne fut perdu. Les auteurs antiques comme Hérodote, Ctésias ou encore Diodore et Strabon l'ont décrite. La Bible, qui en fera le symbole de la corruption et de décadence, nous en transmettra le souvenir et le prestige qui survécurent à sa chute. Cette survivance de Babylone dans l'Histoire n'a pas facilité pas le travail des archéologues : maintes fois détruite et reconstruite, située au bord de l'Euphrate, les fouilles archéologiques y sont particulièrement difficiles. Curieusement, c'est grâce aux archives des royaumes voisins, et notamment de Mari, que l'on connaît le mieux la politique diplomatique de Babylone mais aussi la vie quotidienne qu'on y menait.

suite: l'état, la loi l'armée la religion etc

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UnReveDeCryptomeria
Pierre de l'édifice
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   Posté le 20-04-2006 à 19:55:43   Voir le profil de UnReveDeCryptomeria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à UnReveDeCryptomeria   

Bonjour,
Je passais par là, et comme j'aime beaucoup l'histoire en général et l'antiquité et le moyen-age en particulier (malheureusement je n'ai pas toujours de temps à y consacrer), je me suis dit que ce forum pourrait être très intéressant.

Par rapport au sujet de ce topic, j'aurais quelques questions.
Vous dites que l'ancien nom de Babylone était Bab-Ilu et que ça signifie "porte de Dieu". Mais de quel Dieu? Car n'étaient-ils pas polythéistes à cette époque là? Et y a-t-il un rapport avec la porte d'Ishtar de cette même cité ?
Ensuite je sais que Babylone est parfois considérée comme étant la Babel de la Bible, et que la fameuse tour aurait pu être un monumental Zyggourat qui aurait existé dans la cité. Y a-t-il des correspondances historiques (Dates ou personnages) qui vont dans cette direction ?

Merci pour vos réponses.
Membre désinscrit
   Posté le 21-04-2006 à 21:02:25   

coucou rêve de cryptomania (pfiouuuuuu que c'est long mais original)

alors il s'agit du dieu protecteur de Babylone Marduk, tu auras d'ailleurs un lien intéressant à aller voir si tu veux ci-dessous.

http://www.ezida.com/porteishtar.htm



bonne recherche! sinon je pense que d'autres personnes pourront te venir en aide, il faut seulement que les cours les libèrent lol (honte aux professeurs de nous prendre en otage )
UnReveDeCryptomeria
Pierre de l'édifice
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   Posté le 21-04-2006 à 21:19:12   Voir le profil de UnReveDeCryptomeria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à UnReveDeCryptomeria   

Mzeci pour le lien !
Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 23-04-2006 à 12:44:56   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

merci pour ton super lien susu,
magnifique jeu de mot a vous deux ^^


j'ai trouvé un truc sur la religion de babylone:

Panthéon babylonien

Les divinités les plus populaires sont Nabou, Mardouk-Bel, Ishtar-Innin, Anou, Shamash et Sîn. Chacun a son nombre mystique qui indique son ordre numérique dans le panthéon des divinités ; chacun a une représentation symbolique que l'on retrouve sur les sceaux cylindres et sur les monuments. Les dieux secondaires représentent les forces animistes présentes dans la nature ainsi que les divinités protectrices personnelles, les esprits qui œuvrent dans l'imagination quotidienne des citoyens babyloniens.

Les dieux babyloniens étaient conçus à l'image des hommes et rarement, voire jamais, représentés sous un aspect qui n'était pas anthropomorphe. Les cultes de Mardouk et d'Ishtar comprenaient des cérémonies dont le déroulement s'apparentait à de véritables petites scènes transposables dans la vie quotidienne : scènes de jalousie, scènes de famille...

Ishtar

Nom sémitique courant de la Grande Déesse mésopotamienne, appelée aussi Asherah, et Ashtart chez les Phéniciens. Ishtar "la bienveillante", mâle en tant que divinité du matin et femelle en tant que déesse du soir, est tantôt fille d'Anou et tantôt fille de Sîn. Déesse de la guerre et déesse de la volupté, elle est la sœur de Shamash, dieu de la lumière, et en même temps d'Ereshkigal, la divinité du monde infernal. Elle était adorée à Ourouk, où son culte supplantera celui de son père Anou, Fille de Sîn, elle a pour emblème une étoile; déesse guerrière, debout sur un ou deux lions, elle porte le carquois; d'une main elle tient une arme courbe et de l'autre un sceptre. Son temple à Babylone s'appelait l'Etourkalama, la "maison qui est la bergerie du pays". Les cérémonies qui s'y déroulaient avaient une forte connotation érotique et semblaient plutôt liées à la prostitution sous ses formes sacrée et profane.

Chez les Assyriens, elle revêtait deux visages bien différent. Elle était d'abord la déesse de l'amour et du sexe sans être cependant ni la patronne du mariage ni la déesse-mère. Sa personnalité a vraisemblablement absorbé d'autres déesses. Elle incarne la femme par excellence : belle, voluptueuse mais aussi versatile, perfide et sujette à la colère. Ses amants sont sans nombre, demi-dieux comme Dumuzi ou simples mortels qu'elle séduit avant de les rejeter aux Enfers en les transformant en animaux répugnants. Elle disposait de deux sanctuaires très renommés, celui d'Arbèles et surtout celui de Ninive. Elle était ensuite la déesse de la guerre, qui assistait le roi et marchait à ses côtés. Cet aspect belliqueux lui vaut d'être représentée debout sur un lion ou une lionne brandissant un poignard à lame courbe (harpè).
Parèdre du dieu Bêl dans le panthéon ouest-sémitique, c'est pour elle que l'on pratique, sur les hauts lieux , la prostitution sacrée, qui vise, à accroître, par analogie, la fertilité du sol et la fécondité des troupeaux. Les Grecs l'assimileront à Aphrodite.



Shamash
Shamash était le dieu-Soleil en Mésopotamie, appelé Babbar chez les Sumériens. Il est avant tout le juge suprême dont les enfants sont Kittou et Mesharou, la justice et le droit. On le considérait comme le dieu de la justice, car de sa position dans le ciel il pouvait voir tout ce qui se passait sur la terre. C'est probablement pour la même raison qu'on le considérait aussi comme le dieu qui connaissait l'avenir et qui pouvait le révéler à l'humanité au moyen des entrailles d'un mouton sacrifié. Ce rôle l'impliquait directement dans les décisions politiques et sociales prises par les rois. Il dicte lui-même aux rois les lois équitables. Son symbole est un disque orné d'une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons ondulés. Il est caractérisé sur des monuments et des cylindres par des flammes qui s'élèvent au-dessus de ses épaules.




Sîn, Souen
Dieu lune des Babyloniens, assimilé à Nanna. Epoux de Ningal, c'est le père de Shamash et d'Ishtar. Sîn mesure le temps et c'est à lui de faire se terminer dans les soupirs et dans les larmes les jours, les mois et les années des rois coupables. Son symbole est le croissant lunaire. Ses villes saintes étaient Ur, où il est honoré sous le nom de Nanna et Harran, d'où son culte s'est répandu dans les pays araméens.


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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 23-04-2006 à 12:46:38   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Nabu (Nabo, Nabou)

Le dieu Nabou, originaire de Babylonie, était le fils de Bel-Marduk. Nabou était le dieu dont la mission était d'inscrire l'avenir de l'humanité, avenir décidé lors de l'assemblée des dieux au moment de la fête du Nouvel An. Il était également le patron des scribes, car lui-même écrit le destin des hommes. Il devint populaire en Assyrie au cours du premier siècle avant l'ère chrétienne. On le considérait comme un dieu sauveur, et on l'associait au dieu Ea, d'origine sumérienne, vénéré en tant que dieu de la sagesse. Dieu jeune, beau et musicien, il est parfois associé à 1'Apollon grec. Le serpent et le scorpion font partie de ses attributs.

Marduk

Dieu tutélaire de Babylone qui résidait dans son temple, l'Esagil. Fils d'Ea et père de Nabu. On le représente avec de larges oreilles, symbole d'un vaste entendement, et armé de l'arme coudée avec laquelle il a abattu Tiamat, le chaos, figuré à ses pieds. C'est durant le règne d'Hammourabi que Mardouk acquiert la prééminence sur les autres dieux sumériens dont il absorbe en partie les attributs.
Chaque année au nouvel an, les dieux de Babylone et de Borsippa viennent lui rendre hommage ; une grande procession s'organise sur la voie sacrée. Le huitième et le onzième jour, les dieux se réunissent dans son temple, le saluent avec crainte, se tiennent agenouillés devant lui pendant que les destins se fixent irrévocablement pour l'année entière. La suppression de ces solennités, en temps de guerre ou de malheurs publics, était une calamité dont on faisait mention dans les annales de la cité.

Baal Shamîn

"Le Seigneur des Cieux très hauts". Dieu de l'orage et des pluies fertilisantes, identique à Hadad dont le culte est commun à toute la Syrie. C'est le dieu suprême comme Bêl, mais il est plus proche des humains. Introduit à Palmyre à partir des ports phéniciens par les caravanes, il est déjà présent à Emèse dès le IXè siècle avant J.C. Il devient populaire à Palmyre avec l'influence romaine. Au IIè siècle, on le désigne le plus souvent par les épithètes "Grand et Miséricordieux" sans préciser le nom du dieu.

Allath

La déesse, appartient au panthéon arabe de la Mecque pré-islamique et au panthéon nabatéen. Divinité de la fertilité, comme l'Atargatis syrienne, c'est aussi la déesse étoile (Vénus) qui guide les caravanes la nuit. Elle prend un aspect guerrier à Palmyre en étant associée, à la fin IIIè siècle, à 1' Athéna grecque.

Arsu

Dieu arabe des chameliers, protecteur des caravanes, connu sous le nom de Ruda dans la langue araméenne.

Shadrafa

Celui qui guérit. Présent un peu partout au Proche-Orient dés le VIè siècle avant J.-C., il a, à Palmyre, un temple qui n'a pas encore été retrouvé.

Iarhibol

Le seigneur Soleil que l'on voit souvent en compagnie de Bêl ou Baal Shamin. I1 est représenté avec l'astre Soleil comme nimbe ou sous l'aspect d'un aigle.

Aglibol

Le seigneur Lune accompagne généralement Bêl et Iarhibol. Lui aussi possède un nimbe signifiant la Lune et un aigle comme attribut.

Malakbel

Il est le véritable dieu de Palmyre, son protecteur. Souvent cité, il est également présent au côté de Baal Shamin et Aglibôl. A Palmyre, il participe à la création du monde en aidant Bêl dans son combat contre Tiamat, l'eau primordiale et terrible.

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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 23-04-2006 à 12:48:02   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Le clergé babylonien


Le roi est le grand prêtre du dieu national. Les grands prêtres des principaux sanctuaires sont d'importants personnages, souvent des princes. Ils sont désignés par des présages et cet événement est commémoré dans les noms des années. Au dessous du grand prêtre, se groupent diverses catégories de prêtres, désignées par le terme général de sangou. Le clergé se divise en trois ordres : les conjurateurs, les devins et les chantres.

Les conjurateurs rendent les dieux propices et chassent les démons. Ils se rendent au temple, certains jours déterminés, pour offrir des sacrifices et moduler les lamentations sacrées en s'accompagnant de divers instruments à percussion. Leurs bons offices sont requis pour rebâtir un temple ou à l'occasion de présages funestes. Il existe des incantations contre tous les maux : esprits mauvais, revenants, sorciers, maux de tête, fièvres, rhumatismes.

Les devins se divisent en diverses espèces selon les phénomènes à observer. La divination s'applique aux affaires publiques et privées. Les fonctions du devin sont héréditaires. On pratique surtout la divination à partir de l'examen du foie des animaux mais aussi à partir de phénomènes fortuits (malformation de naissance, mouvements des animaux). Les songes sont considérés comme des messages divins, ainsi que les mouvements des astres et les phénomènes atmosphériques. Ainsi en est-il des manifestations du dieu-soleil Shamash, de la déesse Ishtar (Vénus), du dieu Marduk (Jupiter), du dieu Hadad, seigneur de l'ouragan.


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Paic Citron
Le silence ne trahit jamais.
Pierre de l'édifice
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Oula, que d'infos en 5 minutes !!!


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http://pustule.miniville.fr/
Kaedes
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   Posté le 23-04-2006 à 12:50:18   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

La religion à Babylone


Babylone, dont le nom akkadien bab-ili(m) signifie la "porte du dieu" est une capitale religieuse. Ce fut aussi en sa qualité de ville sacrée que Babylone a connu la célébrité et a étendu son rayonnement sur l'esprit humain. Malgré les différentes incursions, les grands temples de Babylone demeurèrent un centre spirituel et intellectuel jusqu'aux Sassanides.

Culte des dieux

Tout être humain est sous la dépendance d'un dieu. Les noms sont composés du patronyme d'une divinité très vénérée et d'une courte phrase. Ils sont souvent formés avec le préfixe ili, "mon dieu". Ce dieu personnel sert d'intermédiaire entre l'homme et les autres divinités. Le pieux Babylonien aime à faire graver le nom de son dieu sur son cylindre.



Le premier devoir religieux est la crainte de la divinité. Le second, c'est la prière et le sacrifice, sacrifices qui consiste en aliments offerts à la divinité, accompagnés de la combustion de plantes aromatiques ; les liquides sont servis en libation. Les rituels sont différents selon le but à atteindre. Le sacrifice sanglant est le plus souvent celui d'un mouton ou d'un chevreau. Les sacrifices réguliers du culte public varient suivant les ressources dont dispose le temple. Les Babyloniens ne vénéraient pas la statue elle-même du dieu mais plutôt la force divine qui l'habitait.
Le dieu protecteur est en quelque sorte responsable des fautes de son protégé envers les autres dieux. Pour rentrer en grâce, on éloignera les démons par la pratique de la magie ; on retrouvera la bienveillance de son dieu par les rites d'expiation, les sacrifices, les purifications et surtout par la prière, accompagnée des attitudes et des gestes rituels.

Culte des morts

Les Babyloniens croyaient que le royaume des morts était un endroit souterrain, sombre et noir, où les défunts étaient condamnés à séjourner restant éternellement immobiles sous l'autorité de la déesse maîtresse des lieux. En conséquence, les Babyloniens n'accordèrent pas une très grande attention aux monuments funéraires. On offrait des sacrifices alimentaires aux défunts, non tant pas pour les honorer que pour se mettre à l'abri des maléfices. Le suprême châtiment pour un homme, était la privation de sépulture, car son âme ne serait jamais en repos.


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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 23-04-2006 à 12:51:32   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Paic Citron a écrit :

Oula, que d'infos en 5 minutes !!!


suffit de trouver le bon site ^^
les sources sont sures. par contre je reste quand meme septique... pour moi, babylone ca reste un mythe... amalgame avec la religion chrétienne? peut-etre...


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UnReveDeCryptomeria
Pierre de l'édifice
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   Posté le 24-04-2006 à 22:59:14   Voir le profil de UnReveDeCryptomeria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à UnReveDeCryptomeria   

Merci pour toutes ces infos Kaé !
Tu penses que Babylone n'a pas existée ? Pourtant, le site a été découvert en Irak, non ?
C'est sur qu'on doit en avoir une image un peu faussée (voire beaucoup), vu que les descriptions qu'on en a, ont été faites bien plus tard, notamment par les grecs, en particulier Hérodote, il me semble.
Les descriptions de la bible, sont encore plus tardives...D'ailleurs en parlant de la bible, il me semble avoir lu un jour, que le monothéisme, avait débuté par la monolâtrie d'un dieu Babylonien ou Sumérien, ça vous dit quelque chose ?
Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 25-04-2006 à 21:00:51   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

de tete comme ca non cela ne me dit rien... mais ca ne m'étonnerais guère... quand on se penche un peu sur les mythologie, on voit que les religions monothéistes non rien inventés... (cf. le plus flagrant, le déluge)


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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 19-05-2006 à 20:05:59   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

L'Etat babylonien



La cité, avec le territoire qui en dépend, forme dans la société une cellule ayant sa vie propre. Sa fondation est une œuvre religieuse : son nom et celui du dieu qui daigne en faire sa résidence ont parfois le même idéogramme. Babylone signifie "la porte de Dieu" et quand les rois de la première dynastie fondent de nouvelles cités, ils leur donnent des noms théophores puis lorsque le pouvoir central se sera raffermi, on aura tendance à substituer au nom divin le nom même du roi, lui même d'ailleurs divinisé.

Le dieu est le véritable souverain de la cité. Il habite la cité avec son épouse, ses enfants et ses serviteurs. Le temple est sa maison. Domaines particuliers, greniers, étables, esclaves lui appartiennent. Le dieu n'administre pas la ville par lui-même. Il se choisit un vicaire, l'ishakkou.

Le roi a tous les pouvoirs (chef de guerre, administrateur, législateur) et il exerce une autorité absolue sur le royaume mais il rend compte aux dieux de l'exercice de son pouvoir. Le roi est aussi grand prêtre du dieu du pays ou de la cité. Il consulte les dieux, construit et restaure leurs temples, leur offre des cadeaux. Lui-même se fait parfois déifier. Sa femme possède et administre elle-même des biens considérables : elle a son propre palais et prend part aux affaires de l'Etat. Leurs enfants ont leur maison et leurs serviteurs.

Auprès du roi, il y a un ministre suprême (ishakkou), des ministres secondaires, des scribes, des hauts fonctionnaires et un conseil. Des ministres, des soldats et des courriers parcourent le pays pour porter les ordres du souverain. Les fonctionnaires sont soit des hommes libres (moushkînou), soit des esclaves. Le roi possède des palais dans les principales villes du royaume administrées par des gouverneurs. L'économie est organisée selon un système palatial.


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Kaedes
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   Posté le 15-06-2006 à 21:55:18   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

La législation babylonienne

La plus importante découverte relative à la législation babylonienne est celle du code d'Hammourabi, mais ce n'est pas la plus ancienne législation mésopotamienne connue car celui-ci proclame le plus souvent ce qui depuis longtemps est obligatoire.
Le code d'Hammourabi
Gravé sur un bloc de diorite pour le temple de Sippar, il a été enlevé comme trophée, au cours d'invasions en Babylonie, par le roi d'Elam, Shoutrouk-Nakhounté et transporté dans sa capitale où les fouilles modernes de Suse l'ont exhumé. Dans la partie supérieure, Hammourabi s'est représenté debout devant Shamash. Dans la partie inférieure, une quarantaine d'articles ont été martelé par les Elamites. Rédigé en caractères cunéiformes et en langue babylonienne, il contient, intercalé entre un prologue glorieux et un épilogue chargé de malédictions pour les violateurs, le texte de 282 articles.

Un certain ordre peut se reconnaître dans la succession des articles de loi : 5 articles consacrés au faux témoignage ; 20 au vol ; 16 aux fiefs royaux et obligations des fonctionnaires ; 25 aux travaux agricoles ; une dizaine aux locaux d'habitation ; 24 aux contrats commerciaux ; 15 aux dépôts et dettes ; 67 aux femmes et à la famille ; 20 aux coups et blessures ; 61 aux médecins, architectes et bateliers ; 5 aux esclaves.

"Droit public", "droit privé" et "droit pénal" y sont successivement visés mais de manière non exhaustive. Le "code" d'Hammourabi n'apparaît donc pas comme une réforme juridique majeure et ne constitue pas en soi un corpus exhaustif. Durant tout son règne, Hammourabi s'occupe d'établir la justice et de recueillir les décisions d'équité qu'il fait graver sur la pierre. "Telles sont les sentences équitables [...] que j'ai portées pour faire prendre à mon pays la ferme discipline et la bonne conduite." Le "code" est donc Un corpus de sentences, publiés après la quarantième année de son règne, par lesquels le roi proclame les règles renouvelées de la tradition sumérienne qui s'appliqueront à la société babylonienne. Il constitue l'un de ces recueils, au même titre que le recueil de ses victoires militaires, dont la publication semble couronner un long et glorieux règne.

Ce code est demeuré célèbre pour sa longueur, l'élégance de son style et il servit de modèle littéraire dans les écoles de scribes pendant plus de mille ans.



La législation sociale
C'est la partie la plus originale, de l'œuvre juridique d'Hammourabi. Elle comporte deux éléments essentiels : la fixation des salaires et la reconnaissance de la responsabilité professionnelle.

L'Etat intervient directement pour tarifer les honoraires, salaires ou prix de location suivant le cas. Les honoraires des médecins ou vétérinaires varient selon que les soins donnés s'adressent à un homme libre, à un esclave ou à des animaux. La loi tarife officiellement la journée de travail, les prix payables soit en nature soit en espèces variant selon le travail effectué.

La loi introduit le principe fondamental de la responsabilité professionnelle. Sont ainsi personnellement responsables : le médecin - qui cause la mort de son malade ou le rend invalide - , l'architecte - qui a construit une maison, lorsque cette maison s'écroulant provoque la mort du propriétaire - , le batelier - qui, par sa faute, cause le naufrage du vaisseau dont il a la charge -, enfin l'homme qui, ayant pris en location un animal de travail, le fait, ou le laisse mourir.

Organisation judiciaire
Sous la première dynastie, la justice est rendue par des tribunaux de première instance et l'on peut faire appel au roi de leurs décisions. La justice royale s'étend à tout l'empire. Tantôt les plaideurs sont invités à venir eux-mêmes à Babylone exposer leur affaire ; tantôt il est donné pouvoir à un délégué de régler sur place le différend. Les témoins déposent sous serment.

En principe, les décisions judiciaires doivent être écrites, l'acte est rédigé par un scribe suivant un formulaire précis. Elles concernent toutes sortes de requêtes, d'objets et de biens. Le code d'Hammourabi détermine pour un certain nombre de situation les peines encourues. Il existe toute une graduation de dommages-intérêts. Les recours à la peine de mort et à la loi du talion sont strictement réglementés. Les délits moins graves sont punis de l'amende.

La paix publique est assurée par la répression du brigandage. Les délégués du roi, en particulier les officiers, font l'objet, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, d'une protection particulière. Protection analogue est accordée aux propriétés du roi et des dieux. En matière de droit privé, la loi définit avec précision les droits de la femme et s'attache à la défendre contre l'arbitraire.


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Kaedes
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L'armée babylonienne


A la bataille, le roi marche en tête de ses soldats ; il est vêtu d'un pagne de kaunakès ;une étoffe plus fine ou une peau de chèvre couvre son épaule gauche. Sa tête est protégée par un casque légèrement conique. Qu'il combatte à pied ou en char, le prince est armé d'une lance et d'une arme légèrement courbe ressemblant à un sabre très courbé. Victorieux, le prince célèbre son triomphe par l'immolation d'un bœuf ; on procède à l'exécution des prisonniers, on entasse les cadavres, et lui-même se réserve le droit de crever les yeux au roi vaincu.

Les troupes de choc qui combattent en bataille rangée, avec le roi à pied, s'avancent par files de sept : le premier porte un énorme bouclier, les autres tiennent leur lance à deux mains.

Le code d'Hammourabi distingue deux fonctions particulières, le rêdoum et le baîroum. Le premier était chargé de recruter le personnel pour les armées et le second paraît avoir été affecté plus particulièrement à la police. L'un comme l'autre bénéficient de gratifications de la part du prince.


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Kaedes
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Zéro : quand le vide est devenu un chiffre

Nous sommes en Mésopotamie 2 000 av J.C. Les Babyloniens inventent une nouvelle façon de représenter les nombres. Pour éviter toute confusion, ils introduisent donc le vide, un premier pas vers le zéro.




La numérotation babylonienne : de position mais sans zéro.

En 2 000 av J.C., les Babyloniens règnent en Mésopotamie, les territoires actuels de l'Irak et de la Syrie. Ils inventent une nouvelle façon de représenter les nombres. Une représentation basée sur deux signes : un clou qui vaut 1 et un chevron qui vaut 10. Pour compter, ils ont choisi la base 60. Dans cette base, les soixantaines se trouvent à la place de nos dizaines, et les 3600aines se trouvent à la place de nos centaines. La valeur d'un clou dépend de sa position.

Mais une confusion apparaît rapidement : comment distinguer le 1 du 3600 ? Les Babyloniens ont alors l'idée de dessiner des colonnes. Ainsi, lorsque le clou est positionné dans la colonne à droite, celle des unités, il vaut 1, lorsqu'il est dans la deuxième colonne, celle des soixantaines, il vaut 60... La valeur d'un signe dépend donc de la colonne où il se trouve : un clou en première position vaut moins qu'un clou en troisième position. C'est la numération de position.

Le signe du "rien"


Oui mais… certains scribes manquent de rigueur. On en voit même oublier des colonnes ! Car pour aller plus vite, ils se contentent d'espacer les chiffres entre eux. Or, selon le scribe, les espaces ont tous des longueurs différentes. Au final, on ne sait pas si 3 clous côte à côte appartiennent à trois colonnes différentes (3661) ou s'ils sont groupés dans une même colonne (3, 180, ou 10800). Bref, tant que les colonnes ne sont pas utilisées par tous de la même manière, il faut trouver une autre solution.

"Traiter l'absence et inventer un moyen de ponctuation qui serve à exprimer : il n'y a rien dans cette colonne"


Vers 500 av. J.C., les Babyloniens décident de traiter l'absence et d'inventer un moyen de ponctuation qui serve à exprimer "il n'y a rien dans cette colonne". Ce moyen est un signe constitué de 2 clous inclinés. Un ancêtre du zéro ! Ou plutôt un faux ancêtre : pour le moment, il n'est pas considéré comme un chiffre. Et de plus, ce n'est pas lui qui donnera le zéro que l'on utilise aujourd'hui.

Notre zéro vient des Indiens

Mathématicien et romancier, Denis Guedj est professeur d’histoire et d’épistémologie. Il signe ici Zéro, un roman sur l’extrême richesse du zéro, miracle de l’abstraction humaine. Aux éditions Robert Laffont

C'est aux Indiens que l'on doit d'avoir inventé notre zéro. Sa présence est attestée dès le cinquième siècle de notre ère, en l'an 458 exactement. Très avancés dans les calculs, les Indiens possèdent neuf signes distincts pour compter de 1 à 9 et connaissent comme les Babyloniens la numération de position. Pour traiter l'absence, ils inventent sunya (qui signifie vide) qu'ils traitent très rapidement comme un chiffre : ils savent que lorsqu'on retire une quantité d'une autre quantité égale, il reste sunya, rien. Zéro apparaît donc après les neuf autres chiffres, c'est pourquoi les Indiens les dénombrent ainsi : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 0.

Il faut attendre le huitième siècle pour voir le zéro apparaître dans le monde arabe. Il est introduit par un astronome indien à la cour du calif Al-Mansur, à Bagdad en même temps que tout le système de numération indien. Les Arabes traduisent alors sunya en as-sifr, qui devient ziffer puis zephiro. Ziffer donnera chiffre et zephiro donnera zéro. Zéro est donc le dernier venu de tous les chiffres. Une apparition qui constitue un pas décisif dans l'histoire de l'humanité : elle va ouvrir la voie au développement de l'algèbre et des techniques de calcul et donc à l'essor des sciences et des techniques.

[citation=l'histoire du zéro]
Epoque Evénement
5000 av. J-C. Les Summériens développent une numération parlée de base 60
de 3000 à 2900 av. J-C. Apparition de la numération hiéroglyphique égyptienne
1900 à 1600 av. J-C. Développement du premier système de numération de position par les babyloniens
IIIe siècle av. J-C Invention du zéro par les Babyloniens
458 Apparition du zéro dans un traité de cosmologie indien
IXe siècle Introduction du zéro en espagne par les arabes
XIIe siècle Introduction du zéro en Europe occidentale


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