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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 29-11-2006 à 21:19:24
| source: l'internaute histoire Aliénor d'Aquitaine Un mariage arrangé En 1137, après la mort de son père, Guillaume X d'Aquitaine, le roi Louis VI la marie à son propre fils. Femme de pouvoir, elle révolutionne la cour, soustrayant son mari à l'influence de Bernard de Clairveaux et brisant l'ascendance de l'abbé Suger. Pour le meilleur et pour le pire... En 1152, le couple se sépare et le mariage est annulé. Aliénor épouse alors Henri Plantagenêt. En 1154, Henri devient roi d'Angleterre. A partir de 1170, elle gouverne l'Aquitaine : son fils, Richard, futur Richard Cœur de Lion, est proclamé duc en Aquitaine, mais c'est elle qui assure la régence. Emprisonnée jusqu'en 1189 pour avoir fomenté un complot contre son mari infidèle, elle reprend le pouvoir à la montée de Richard sur le trône d'Angleterre, gouvernant le royaume pendant son absence (3e croisade) et résistant aux manœuvres de son autre fils, Jean sans Terre, qui veut usurper le trône. Après une fin de règne agitée, pendant laquelle elle fait tout pour sauver la monarchie anglo-normande, elle meurt à l'âge de 82 ans.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 29-11-2006 à 21:20:41
| Blanche de Castille Mariée à 12 ans Petite fille d'Aliénor d'Aquitaine, elle est mariée par sa grand-mère à Louis, futur roi et fils de Philippe Auguste, en 1200 : elle n'a alors que 12 ans. A la mort de Philippe Auguste, en 1223, le dauphin monte sur le trône sous le nom de Louis VIII. Il meurt trois ans plus tard, sur le chemin du retour de sa croisade, laissant le pouvoir à son fils, Louis IX, futur Saint Louis, et la régence à Blanche. Une tacticienne hors-pair Six mois plus tard, elle doit faire face à des soulèvements de seigneurs qu'elle n'aura de cesse de repousser, avec succès, jusqu'à la fin de sa régence. Grande tacticienne, elle parvient, en concluant plusieurs mariages, à adjoindre le Poitou et la Provence au Royaume de France. Lorsque Louis IX se croise en 1248 (7e croisade), elle tient fermement en main les rênes du pouvoir et parvient à rassembler une énorme rançon lorsqu'il est fait prisonnier. Après avoir fait face à une révolte de pastoureaux, elle s'éteint en 1252, à l'âge de 64 ans, sans avoir pu revoir son fils, alors en Syrie ou en Palestine.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 29-11-2006 à 21:21:25
| et toutes les autres à cette adresse : ici
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3754 messages postés |
| Posté le 21-12-2006 à 17:47:15
| et beh! je savais pas qu'on pouvait divorcer à l'époque!
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | Cyril | | Pierre de l'édifice |  | | 22 messages postés |
| Posté le 15-05-2007 à 08:42:56
| Si, le pape avait (et a toujours d'ailleurs : cf. Caroline de Monaco) le droit d'autoriser à divorcer : il ne s'en est d'ailleurs pas privé dans l'histoire et ses refus ont pu occasionner des conflits, voire des schismes : le cas d'Henri VIII d'Angleterre est le plus connu. Pour la France, Innocent III a, par exemple, refusé le divorce de Philippe Auguste d'avec sa 2ème femme. Au 17ème siècle, le pape de l'époque a autorisé le divorce d'Henri IV et de Catherine de Médicis. |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 15-05-2007 à 18:09:16
| Ce n'est pas vraiment un divorce, le mariage étant dans la perspective catholique un sacrement ; il s'agit en fait d'une annulation de ce sacrement. Les clauses étaient en principe définies, comme par exemple la stérilité (qui était toujours, évidemment, le fait de l'épouse) : les ennemis d'Anne d4autriche ont longtemps espéré une annulation de son mariage avec Louis XIII pour cette raison. Effectivement, on en a usé et même parfois abusé, essentiellement pour des raisons politiques.
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| | Tifet | | Laisser le temps au temps | | Pilier de l'édifice |  |  | | 2190 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 12:14:25
| Heureusement que c'était écrit dans la loi que les femmes n'avaient pas droit d'accéder au pouvoir royal. Elles en sont le contre-exemple flagrant ! Au départ, je crois que c'était pour que la France ne revienne pas à la couronne anglaise s'il n'y avait pas d'héritier male pour le trône français, car le seul héritier était une fille, mariée au roi anglais... Mais je ne me souviens pas la période où ça se passait... Il était même pas obligatoire de dire que c'étaient des mariages arrangés... Ca ne pouvait être que ça... Et on sait ensuite que la consanguinité entre les grandes familles royales européennes était assez forte...
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~ Tifet ~ Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 18:45:01
| Tifet a écrit :
Il était même pas obligatoire de dire que c'étaient des mariages arrangés... Ca ne pouvait être que ça... |
Comme dans toutes les classes de la société jusqu'à une date finalement très récente. Il ne faut pas se mérprendre sur le sens du mariage autrefois : l'amour n'y a aucune place, il s'agit de répondre à des intérêts familiaux et d'assurer la descendance tout en assurant la promotion sociale. Dans le cas des familles royales, le mariage d'une princesse de sang royal était avant tout une occasion de nouer des alliances politiques. On est bien loin des mariages actuels dans les familles princières, c'est vrai ; mais on a vu avec Lady Diana récemment combien un mauvais choix peut être destructeur et catstrophique, du reste.
Tifet a écrit :
Et on sait ensuite que la consanguinité entre les grandes familles royales européennes était assez forte... |
Là aussi, comme dans toutes les classes de la société. Du paysan au prince, on épouse souvent des personnes ayant des liens de parenté plus ou moins proches.
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| | Cyril | | Pierre de l'édifice |  | | 22 messages postés |
| Posté le 21-05-2007 à 09:21:50
| L'argument invoqué pour dire que les femmes ne pouvaient pas régner était la loi salique, qui datait des Francs. Mais cette loi parle uniquement de la "terre salique" et n'exclut pas explicitement les femmes de la monarchie. Comme tu le dis, Tifet, au 14ème siècle, la couronne ne passa pas entre les mains des femmes pour éviter un roi anglais. Mais il n'y avait pas véritablement d'argumentation juridique et aucun texte ne parla de la loi salique. Ce n'est qu'à la fin du XIVème siècle que celle-ci fut exhumée pour justifier, a posteriori, les choix faits. |
| | MariGil | | Pierre de l'édifice |  | | 24 messages postés |
| Posté le 21-05-2007 à 11:45:34
| Cyril Ton intervention sur la loi salique est pertinente. Comme tu le soulignes, c’est au XIVe siècle que les juristes de la dynastie royale des Capétiens Valois exhumèrent une loi dite loi salique pour justifier l’interdiction faite aux femmes d’accéder au trône de France. Cette loi d’exclusion des femmes pour la succession au trône de France prétendit que cette règle était ancienne et s’appuya sur un certain nombre de faux en écriture, de mensonges et d’omissions qui ont depuis été révélées. Le principe de cette éviction n’était pas admis par tous et suscita de vives résistances. Les motifs initiaux de la loi furent purement politiques et pas misogynes. Il s’agissait d’éviter l’accession du roi d’Angleterre au trône de France. Néanmoins, on constate que cette loi combattue par des juristes à la Renaissance, continua de servir de référence jusqu’à la fin de l’Ancien Régime dans notre pays. L’origine de la loi salique est bien ancienne mais encore mal connue : peut être héritée de lois ou coutumes romaines, et souvent considérée comme un code de procédure judiciaire et pénale des Francs saliens dont Clovis fut un des premiers rois. Elle consistait essentiellement à régler les problèmes de procédure concernant les personnes et les biens. La loi des Francs Saliens n’évoquait à aucun moment les règles de succession au trône royal. Il y avait tout au plus dans la loi ancienne un article qui excluait les femmes de l’héritage de terres, sans les exclure pour autant de tout héritage. On peut d’ailleurs dire qu’il n’y a pas une loi salique mais plusieurs puisqu’il en existe plusieurs versions chez les Francs jusqu’à l’époque de Charlemagne. |
| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3754 messages postés |
| Posté le 21-05-2007 à 18:41:35
| et ces quoi ces plusieurs versions?
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | MariGil | | Pierre de l'édifice |  | | 24 messages postés |
| Posté le 21-05-2007 à 20:19:28
| Il me semble qu’il doit exister huit versions de la loi qui nous concerne. A chaque fois, la loi fut augmentée, modifiée et adaptée aux circonstances du moment. Il est ainsi difficile de dater précisément certains articles. Parmi les remaniements, on note sur le plan pénal le remplacement d’un système où la peine est négociée par la peine imposée par l’autorité royale. On note aussi un durcissement des lois dans le sens d’un affermissement de l’autorité royale. |
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