Sujet : ¤ Les expositions à ne pas rater
Kaedes
   Posté le 05-02-2006 à 13:44:27   

Histoires sous-marines.


Musée des Phares et Balises - Phare du Creac'h - 29242 OUESSANT

Du 01/09/2005 au 30/05/2007
Horaires : Tous les jours de 10h30 à 18h30.
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Le musée des Phares et Balises, dépositaire de mobilier de fouilles provenant de quelques unes des innombrables épaves gisant autour d'Ouessant, présente une exposition sur ce thème fascinant du patrimoine archéologique sous-marin. Ce sujet, qui se prête aussi bien au rêve qu'aux études les plus pointues, s'inscrit tout naturellement dans un double cadre : le cadre historique de la signalisation maritime, présenté dans les salles d'exposition permanente du musée, et le cadre géographique de l'île d'Ouessant, et sa situation unique de sentinelle des routes maritimes. Cette exposition, présentée au musée depuis juin 2003, est augmentée cette année de la présentation d'une épave du 18ème siècle, l'Atlas, sur laquelle ont été découverts d'intéressants objets, et qui soulève encore de nombreuses questions.
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Téléphone : 02 98 48 80 70
Fax : 02 98 48 80 70
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Contact :catherine.quere@pnr-armorique.fr / http://www.parc-naturel-armorique.fr
Kaedes
   Posté le 05-02-2006 à 13:46:01   

Sous la rouille, l'oeuvre.



Musée de l'Histoire du Fer Avenue du Général de Gaulle 54140 JARVILLE LA MALGRANGE


Description Du 16/09/2005 au 19/06/2006
Horaires : Tous les jours sauf mardis de 14h à 17h. Week-ends et jours fériés de 10h à 12h et de 14h à 18h.
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Les techniques de l'archéologie et de la conservation-restauration permettent une meilleure connaissance des connaissances anciennes et contemporaines. Exposition à caractère pédagogique enrichie par 50 ans d'activité au laboratoire d'archéologie des métaux au musée lorrain de Nancy puis au musée de l'histoire du fer.
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Téléphone : 03 83 15 27 70
Fax : 03 83 53 16 07
Membre désinscrit
   Posté le 05-02-2006 à 14:31:37   

je ne sais pas si c'est bien intéressant de le préciser, mais à Disney il y a le Nautilus, franchement ça n'est que réplique mais je trouve ça très mystérieux, sympa comme petite visite :-)
Olaf
   Posté le 05-02-2006 à 15:31:59   

à disney va surtout y avoir des fouilles, mais chut...
Kaedes
   Posté le 05-02-2006 à 15:41:29   

c'est vrai? Oo interessant tout ca... tu vas en faire partie?
Olaf
   Posté le 05-02-2006 à 15:46:55   

non malheureusement, je suis en cours à ce moment là
Kaedes
   Posté le 06-02-2006 à 19:42:29   

Pagès-Allary: Un pionnier de l'archéologie dans le Cantal.



Musée de la Haute-Auvergne
- Palais Episcopal 1, place des armes -
15100 SAINT-FLOUR

Contact :musee_haute_auvergne@yahoo.fr

Du 04/10/2005 au 30/09/2006
Horaires : Du 15 avril au 15 octobre: tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h. Du 16 octobre au 14 avril: tous les jours sauf le dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 18h. Fermé le 1er mai, 25 décembre et le 1er janvier.
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Cette importante exposition offre, grâce à la richesse du fonds du musée d'art et d'archéologie d'Aurillac et une superbe documentatin originale, un panorama de l'oeuvre cantalienne de Pagès-Allary et montre que la qualité de son travail enrichit encore, cent ans après, les réflexions des archéologues d'aujourd'hui. Exposition également présentée au Musée d'art et d'archéologie d'Aurillac.
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Téléphone : 04 71 60 22 32
Fax : 04 71 60 68 47
Olympias
   Posté le 07-02-2006 à 11:51:46   

Olaf a écrit :

à disney va surtout y avoir des fouilles, mais chut...

C'est vrai?Pour y faire quoi?^^
Kaedes
   Posté le 13-02-2006 à 19:00:07   

LUGDUNUM, NAISSANCE D'UNE CAPITALE

Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière 17 rue Cléberg, 69005 LYON
Contact
Du 15 octobre au 8 mai 2005, le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière

présentera une nouvelle exposition d’actualité intitulée "Lugdunum, naissance d’une capitale", consacrée aux premières années de la ville romaine de Lugdunum.
43 avant Jésus-Christ : une colonie est fondée à Lyon par Lucius Munatius Plancus, gouverneur de la Gaule vaincue par Jules César, assassiné l’année précédente. En quelques années, l’actuelle colline de Fourvière se couvre de rues, de places, de bâtiments publics et de riches demeures privées, qui en bouleversent le paysage.
Ces premières années sont illustrées par les dernières fouilles menées pendant plus de dix ans au-dessus des théâtres antiques de Fourvière, dont les résultats sont révélés pour la première fois au public.
Dans le prolongement de l’exposition « Lyon avant Lugdunum », qui traitait de la préhistoire de Lyon, l’exposition se penche sur la question suivante : quels sont les actes et les étapes qui décident de la naissance d’une ville amenée à devenir, quelques décennies plus tard, la capitale des Gaules ?
Le parcours d’exposition rend d’abord hommage aux fondateurs de Lyon, à ces hommes qui font l’Histoire : Plancus, Marc-Antoine, Agrippa et l’Empereur Auguste. Il s’intéressera ensuite aux différentes facettes de la colonisation romaines : de la conquête militaire à la paix civile, des premiers monuments publics, qui incarnent le renouveau politique et religieux… à la sphère privée, où se perçoit le mieux l’évolution des mode de vie.
L’effervescence de la ville en construction est suggérée par des maquettes originales et des décors grandeur nature qui restituent l’ambiance d’une place publique et d’une riche maison romaine. Un film d’animation utilisant l’imagerie de synthèse en trois dimensions, permet au visiteur de déambuler dans les premières rue de Lyon. Près de deux cents objets racontent l’histoire des origines de la ville et de ses premiers habitants : fragments d’armes, monnaies, statues, peintures murales, vaisselle, bijoux, matériel d’écriture et nombreux objets de la vie quotidienne.
Kaedes
   Posté le 23-02-2006 à 22:48:05   

Histoire(s) de squelettes, archéologie, médecine et anthropologie en Alsace.



Musée Archéologique -
Palais Rohan 2, place du Château -
67000 STRASBOURG

Site : http://www.musees-strasbourg.org
Du 20/10/2005 au 31/08/2006
Horaires : Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Fermé les jours fériés.

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Comment détermine-t-on le sexe et l'âge d'un individu ? Quelles méthodes d'investigation utilise-t-on pour l'étude des sépultures mises au jour lors de fouilles archéologiques ? De quelles maladies souffraient nos ancêtres ? Quelles traces ont-elles laissé sur le squelette. La taille a-t-elle évolué au cours des siècles ? Plus de 300 pièces - issues de collections archéologiques et médicales alsaciennes - ont été sélectionnées pour répondre à toutes ces questions et à bien d'autres encore ... en un vaste parcours chronologique, de la Préhistoire au 17e siècle. Ces pièces anthropologiques, dont certaines sont uniques, illustrent aussi les relations complexes tissées entre archéologie, recherches médicales et anthropologie depuis le tout début du 19e siècle en Alsace. Ces fragiles vestiges témoignent tous des innombrables informations que peut révéler l'étude des squelettes humains sur l'histoire et les conditions de vie des populations qui ont vécu avant nous en Alsace, au cours des siècles passés.

L' exposition a pour objectif de présenter les relations complexes tissées entre archéologie, médecine et anthropologie depuis le 19e siècle en Alsace. Les méthodes d'étude en anthropologie, les problématiques (identification individuelle, paléopathologie, aspects sociologiques…) et les résultats des recherches menées dans la région à partir des découvertes archéologiques anciennes et récentes seront au centre de la présentation. Une large partie de l'exposition sera ainsi consacrée à l'étude des maladies anciennes : maladies infectieuses ou tumorales, malformations et rachitismes, affections des os et des articulations, maladies dentaires, sans oublier traumatismes et fractures… Une autre section abordera les cas des trépanations (dont les plus anciennes en Alsace remontent au Néolithique) et des déformations crâniennes volontaires, dont plusieurs exemples ont été observés dans la région pour la période mérovingienne.
Pour la première fois en France, une exposition tentera donc de dresser un large bilan régional à travers plus de deux millénaires d'histoire, de la Préhistoire au 18e siècle. Des pièces représentatives, issues des collections des musées de la région et de la Faculté de Médecine, illustreront largement les diverses périodes et thèmes abordés. La plupart des pièces présentées seront montrées pour la première fois au public.
Cette manifestation permettra aussi de mieux faire connaître les très riches collections anthropologiques de la Faculté de Médecine de Strasbourg, qui comptent parmi les plus importantes d'Europe et qui peuvent rivaliser sans peine avec les remarquables ensembles conservés à Paris, Vienne ou Berlin. Constituées à partir de la fin du 18e siècle, les collections de la Faculté de Médecine de Strasbourg composent en effet un patrimoine scientifique et historique exceptionnel, tant par la qualité que par la quantité des pièces réunies en près de deux siècles d'études médicales et de recherches anatomiques. Plus de 350 documents anthropologiques et archéologiques témoigneront ainsi des nombreuses informations que peut révéler l'étude des squelettes humains sur le passé des populations qui ont vécu en Alsace au fil des siècles passés.
Cet ambitieux projet est le fruit d'une active collaboration entre archéologues et médecins, en relation avec la Faculté de Médecine de Strasbourg et l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives. À l’occasion de l’exposition, un catalogue sera publié en collaboration scientifique avec la Faculté de Médecine de Strasbourg. Il comportera de nombreuses contributions de médecins, d'archéologues et anthropologues travaillant dans la région au sein de l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives et du Service Régional de l'Archéologie.


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Téléphone : 03 88 52 50 00
Fax : 03 88 52 60 98
Membre désinscrit
   Posté le 24-02-2006 à 18:02:09   

ah je ne savais pas qu'il y avait de telles recherches en Alsace, j'ai de la famille pourtant...mais je n'y vais jamais -_-
Olaf
   Posté le 03-04-2006 à 06:52:42   

elle a ll'air super bien cette expo!
Olaf
   Posté le 03-04-2006 à 06:59:36   

Le douanier Rousseau : Jungle à Paris

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux et le musée d’Orsay, Paris, la Tate Modern, Londres, en association avec la National Gallery of Art, Washington.
Elle a été présentée à la Tate Modern, Londres, du 3 novembre 2005 au 5 février 2006 et le sera à la National Gallery of Washington du 16 juillet au 15 octobre 2006.



« Tu te souviens Rousseau, du paysage aztèque,
Des forêts où poussaient la mangue et l'ananas.
Des singes répandant tout le sang des pastèques
Et du blond empereur qu'on fusilla là-bas.
Les tableaux que tu peins, tu les vis au Mexique… »
Apollinaire, Ode à Rousseau, 1908


Malgré la légende alimentée par l’artiste lui-même et Apollinaire les célèbres grandes jungles du Douanier Rousseau furent toutes composées à Paris. Les mises en scène exotiques que donne à voir la capitale en cette fin du XIXe siècle les ont inspirées. Cependant « Ce n’est pas la forêt vierge en tant que jardin botanique ou zoologique qu’il peint, mais la forêt vierge avec ses épouvantes et ses beautés, dont nous rêvons enfants [...] C’est la forêt vierge en tant qu’aventure fantastique » a pu dire un critique. Quintessence de son imagination créatrice, les jungles de Rousseau constituent le cœur de l’exposition.



Afin de mieux cerner et retracer le processus de création du peintre, une série exceptionnelle de 12 jungles est confrontée à d’autres œuvres, portraits, paysages urbains et allégories. Dans un jeu de miroir les unes semblent répondre aux autres : là où, dans les jungles, l’étrange prend l’apparence du familier, ailleurs c’est le familier qui devient étrange. Un art du détournement qui fait de Rousseau un immédiat précurseur du surréalisme. De fait, s'enracinant dans la problématique des dernières années du XIXe siècle (académisme, exotisme…), son œuvre reconnu d'abord par les artistes de l'avant-garde demeure inclassable et annonce nombre d'interrogations propres au siècle suivant.



Au total 50 tableaux majeurs issus de collections prestigieuses, publiques et privées, européennes, américaines, japonaises et russes sont présentées dans l’exposition suivant un parcours plutôt chronologique jalonné de deux sections documentaires. Celles-ci, riches d’un matériel nouveau sont consacrées l’une à la personne du Douanier Rousseau et au Paris de l’époque, l’autre à ses sources d’inspiration.

* * *

Modeste employé de l'octroi auréolé de légendes, Henri Rousseau (1844-1910), autodidacte devenu peintre sur le tard, fut un fidèle exposant du Salon des Artistes Indépendants puis du Salon d'Automne. Si son exact contemporain, Paul Gauguin, s'était exilé à Tahiti, Rousseau n'a jamais quitté Paris, puisant dans ses promenades au Jardin des Plantes, au Muséum d'Histoire naturelle ou au Jardin d'Acclimatation, dans l'imagerie populaire, albums et récits de voyage, photographies et cartes postales, un répertoire de motifs magistralement orchestrés dans de mystérieuses toiles aux couleurs somptueuses qui illustrent une inspiration extrêmement originale et faussement naïve.



Souvent inspirées de reproductions d’animaux de jardins zoologiques figurant dans l’Album des Bêtes sauvages (Galeries Lafayette), ces jungles effrayantes à la végétation luxuriante sont le théâtre de combats de bêtes sauvages. Cheval attaqué par un jaguar (Musée Pouchkine, Moscou), Le lion ayant faim se jette sur l’antilope (Fondation Beyeler, Bâle), Combat de tigre et de buffle (Cleveland Museum of Art) contrastent avec des toiles paisibles mettant en scène des singes, facétieux substituts des humains, jouant dans des arbres foisonnants couverts de fruits (Joyeux Farceurs, Philadelphia Museum of Art). Certaines scènes de parcs ou vues de banlieues, laissaient déjà planer dix ans auparavant un étrange sentiment de menace, préfigurant l’angoisse perceptible dans ces jungles parisiennes.



Célébré par Alfred Jarry et Apollinaire, Picasso, Robert et Sonia Delaunay, Kandinsky, le Douanier Rousseau apparaît comme une des figures de proue de l’art du XXe siècle et devrait encore interroger le public contemporain.

Elle est bien cette expo, elle vaut les 8 euros du tarif jeune...



Pérou, l’art de Chavín aux Incas - du 5 avril au 2 juillet 2006
Au petit Palais


Une trilogie latino-américaine



Cette exposition constitue le troisième volet d’une trilogie, commencée avec le Brésil et poursuivie avec le Mexique, pays qui continuent d’exercer une puissante fascination. Le Petit Palais s’était attaché à mieux faire connaître leurs richesses artistiques avant sa fermeture, en 2001.
Pour clore le millénaire, l’exposition « Brésil Baroque » avait célébré le cinquième centenaire de la fondation du Brésil, faisant notamment découvrir l’œuvre sculpté de l’Aleijadinho, sorte de Michel-Ange brésilien.
Quelques mois plus tard, « Soleils mexicains » faisait à son tour ressentir toute l’originalité et la continuité de la culture mexicaine, depuis les sculptures pré-colombiennes jusqu’aux créations contemporaines.
L’exploration se poursuit aujourd’hui au Pérou, sur les traces des premiers Américains.

Trois mille ans d’histoire


Dans l’imaginaire du public européen, les cultures précolombiennes du Pérou sont instinctivement associées à la brillante civilisation des Incas et à leur fabuleux empire, conquis par les Espagnols en 1532. À cette vision correspondent des images de trésors d’orfèvrerie, de tissus colorés et de coiffures à plumes. Cette conception est très réductrice, car les cultures andines sont beaucoup plus nombreuses, plus anciennes et plus riches que les seuls Incas ne peuvent le laisser croire.
L’exposition se propose donc de rendre un peu de ce qui revient à chacune de ces cultures, qui, en se succédant, ont écrit une page d’histoire de plus de trois mille ans. Les techniques artistiques qui ont tant impressionné les conquistadors de Pizarre sont présentées dans toute leur diversité : la céramique, qui en constitue une part essentielle, l’orfèvrerie d’or, d’argent et de cuivre doré, enrichie parfois de turquoises, de quartz, de nacre et de coquillage, et les tissus, reflets du monde très coloré des cultures andines.

Des brumes du Machu Picchu à la Pampa,
Des hauts plateaux de Nasca aux « citadelles » de Chan Chan
Une invitation à la découverte où la beauté et l’étonnement le disputent au mystère !

Je vous dirais ce qu'elle vaut, parceque je vais pas la louper! je sens que je vais même dévaliser la boutique, les oeuvres sortent des musées péruviens
Olaf
   Posté le 03-04-2006 à 07:03:21   

c'est pas vraiment une exposition, mais une conférence, pareil, si je peux y aller, je vais pas la louper et je la conseille à tous les parisiens ou banlieusards, séchez les cours, le boulot et allez y!

L’Art préhispanique au Pérou, de Chavin aux Incas
Daniel Levine
Professeur à l'université de Paris IV-Sorbonne


Entre le IIe millénaire avant notre ère et le XVIe siècle qui vit la conquête de l'Empire Inca par les Espagnols, les différentes cultures qui se sont succédé au Pérou ont constitué un héritage culturel exceptionnel, méconnu en Europe et que cette exposition se propose de faire découvrir. A partir de 1200 avant J.-C. Les principaux schémas civilisateurs forgés par les prêtres de Chavin se diffuseront largement sur l’ensemble du Pérou et constitueront un socle culturel pour toutes les civilisations postérieures. L’hégémonie de Chavin laissa place, quelques siècles avant notre ère, au développement de plusieurs cultures régionales comme celles des Mochica, Lambayeque et Chimu qui se sont succédé sur le littoral. C’est aux Mochicas que nous devons notamment la nécropole royale de Sipan, l’une des plus importantes découvertes archéologiques de cette décennie. Au bord de l’océan Pacifique les Chimu firent ériger vers l’an 800 de notre ère une gigantesque cité dont les ensembles palatiaux sont ornés de reliefs extraordinaires et qui ne cessa de s’agrandir car chaque souverain y bâtissait son propre palais destiné à lui servir de sépulture. Les techniques artistiques propres à ces cultures qui ont tant impressionné les conquistadors de Pizarre sont présentées ici dans toute leur diversité : la céramique, qui en constitue une part essentielle, l’orfèvrerie d’or, d’argent et de cuivre doré, enrichie parfois de turquoises, de quartz, de nacre et de coquillage, et les tissus, reflets éternels du monde très coloré des cultures andines.

lundi 24 avril 2006 à 14h00, conférence Clio
Kaedes
   Posté le 03-04-2006 à 17:53:49   

a Nancy il y a du 15 au 30 avril une exposition sur l'image je crois... j'aimerais bien y aller, mais j'ai pas plus d'infos
Olaf
   Posté le 09-04-2006 à 13:11:05   

C'est le printemps : la saison des fleurs, des touristes et... des grandes expositions parisiennes, mais au secours!!!! comment toutes les faires???

Italia nova : une aventure de l'art italien 1900-1950
Grand Palais, 5 avril-3 juillet


1876-1944) publie le Manifeste du Futurisme, auquel de très nombreux artistes adhèrent aussitôt, notamment Umberto Boccioni (1882-1916), Giacomo Balla (1871-1958), Carlo Carrà (1881-1966), Luigi Russolo (1885-1947) et Gino Severini (1883-1966). Après la mort prématurée de Boccioni, qui, pour les arts plastiques, fut le principal théoricien du mouvement, Balla, Fortunato Depero (1892-1960) - qui travailla pour les Ballets russes de Diaghilev - et Enrico Prampolini (1894-1956) poursuivent le rêve de la Reconstruction futuriste de l’univers.

Plus qu’un courant artistique stricto sensu, le Futurisme fut une véritable esthétique générale, presque un mode de vie, et le symbole de l’Italie moderne. Touchant tous les arts, la peinture, la sculpture, l’architecture, le design, le graphisme, la mode vestimentaire, il les mit au service d’une vision de « l’œuvre d’art totale », en s’attachant particulièrement à l’analyse et à la restitution du mouvement, de la dynamique des volumes, de la vitesse et de la propulsion.

Au cours des premiers mois de l’année 1911, Giorgio de Chirico (1888-1978) peint un autoportrait au visage mélancolique, Et quid amabo nisi quod aenigma est ? Le séjour qu’il fait à Paris, entre 1911 et 1915, avec son frère Alberto Savinio (1891-1952), leur permet d’entrer en relation avec le milieu artistique international. De Chirico y est soutenu par Apollinaire et par le marchand et collectionneur Paul Guillaume, qui organise une exposition de ses œuvres au Vieux-Colombier, - et c’est à Paris que naissent certains des chefs-d’œuvre du peintre, comme La Matinée angoissante en 1912 (le tableau a appartenu à Paul Guillaume) et L’Ennemie du poète en 1914. La Peinture métaphysique de De Chirico vise à révéler l’aspect caché des choses, « quand elles sont surprises dans leur solitude mystérieuse et leur dépaysement ». Après leur retour en Italie en 1916 à cause de la guerre, De Chirico et Savinio développent - avec Carrà, Filippo de Pisis (1896-1956) et le jeune Giorgio Morandi (1890-1964) - la poétique métaphysique, que chacun va interpréter dans un langage personnel.

De la Peinture métaphysique au Réalisme magique, le passage se fait aisément, même si la mélancolie tragique des œuvres de De Chirico se tempère beaucoup dans l’atmosphère enchantée de celles de Felice Casorati (1883-1963), d’Antonio Donghi (1897-1963), de Severini ou de Cagnaccio di San Pietro (1897-1946). Si Carrà annonce, avec une œuvre étonnante, La Fille de Loth (1919), la redécouverte des valeurs de la peinture primitive italienne, celle de Giotto et de Paolo Uccello en particulier, il avait été précédé dans cette voie, dès 1916, par un tableau de Severini, Maternité, qui marque le premier retour à l’ordre classique dans la peinture européenne.
Les années qui suivent voient en Italie de nombreux témoignages de tels « retours à l’ordre », certains d’entre eux fondés sur des valeurs d’authenticité - et c’est le cas du Réalisme magique et de la redécouverte de l’archaïsme étrusque chez Massimo Campigli (1895-1971) - quand d’autres, au contraire, plus ambigus, comme le mouvement Novecento (défendu par la critique Margherita Sarfatti dans les années 20), d’abord vraiment attachés à la refondation d’une mesure classique conforme à une sensibilité largement répandue en Europe à cette époque, en viennent à défendre, dans les années 30, les « valeurs éternelles » imposées par le régime politique, qu’il s’agisse de la représentation de l’identité nationale, de la défense de la famille ou de la recherche des origines et de l’exaltation de la Rome antique.
Quelques artistes surent toutefois éviter le péril de la damnatio memoriae : il faut citer ainsi l’expressionnisme tragique et monumental des grandes compositions murales de Mario Sironi (1885-1961) et la puissance plastique de sculptures d’Arturo Martini (1889-1947) comme Nu qui nage sous l’eau, l’un des chefs-d’œuvre de la statuaire italienne de l’entre-deux-guerres, étrangement exposé pour la dernière fois à Paris en 1950, il y a 56 ans.

L’exposition rend un hommage particulier à Morandi en regroupant dix de ses natures mortes. Si le peintre s’est d’abord inspiré des recherches de De Chirico, il donne bientôt une interprétation très personnelle de la « suspension » formelle héritée de la Metafisica. Artiste indépendant, qui s’est tenu à l’écart de la vie artistique pendant toute l’ère fasciste, il s’attache presque exclusivement à la représentation d’humbles objets de la vie quotidienne, des vases, bouteilles, coupes et boîtes rendus monumentales par la remarquable économie des moyens utilisés, qu’il s’agisse des couleurs ou de la composition. La critique les a même considérés comme de véritables autoportraits. Malgré son isolement, Morandi reste proche des aspirations de l’art européen de son temps, sans jamais céder aux courants de l’« italianité ».

L’exposition s’achève, ou plutôt prolonge le regard sur l’art des premières années 50, sur une petite section intitulée Table Rase, qui met en évidence la rupture réalisée par plusieurs artistes italiens de l’immédiat après-guerre, Lucio Fontana (1899-1968), Alberto Burri (1915-1995) et Piero Manzoni (1933-1963), et annonce ce qui sera une nouvelle grande période de l’art de la péninsule.



De Cordoue à Samarcande
Chefs-d'œuvre du nouveau Musée d'Art Islamique de Doha

Musée du Louvre du 30-03-2006 au 26-06-2006

En avant-première de l'ouverture du musée d'Art Islamique de Doha, le Louvre présente une cinquantaine de chefs-d'œuvre choisis dans la magnifique collection constituée par l'État du Qatar.

Les pièces d’exception sélectionnées par les commissaires de l’exposition du Louvre sont parmi les plus représentatives de cette collection. Elles témoignent d’une civilisation très riche et variée, couvrant trois continents et treize siècles, du VIIe au XIXe.
L’ensemble des œuvres sera bientôt exposé dans le futur musée de Doha. Résolument novateur, ce musée qui est en cours d'achèvement et qu'évoqueront deux maquettes présentées à l'espace Richelieu, a été conçu par Ieoh Ming Pei et Jean-Michel Wilmotte.

Cette exposition s'inscrit dans la programmation culturelle du musée, accompagnant le projet de redéploiement des collections des Arts de l'Islam du Louvre dans de futurs espaces créés Cour Visconti.

La cuisine au Moyen Age
Tour Jean sans Peur, 20 rue Etienne Marcel, 75002 PARIS

Cette nouvelle exposition présente les différents espaces de la cuisine, les métiers et montre aussi de quelle manière les cuisiniers prennent en compte dans leurs préparations les usages, les goûts et les objectifs diététiques caractéristiques de l'époque médiévale.


Ta Set Neferou – Les momies de la Vallée des Reines

Université Pierre et Marie Curie, jusqu'au 13 mai 2006, 15 rue de l'Ecole de médecine, 75006, Paris.

Ta Set Neferou, "la place des perfections"
Située dans le vallon le plus méridional de la montagne thébaine, cette nécropole abrite plus de 100 tombes, datant pour la plupart des 19e et 20e dynasties. Son nom moderne de «Vallée des Reines» lui fut donné, il y a à peine plus de 150 ans en parallèle à la Vallée des Rois, qui n’abrite pas, elle non plus, que des souverains. Cette vallée assez large et relativement courte, d’un peu plus de trois hectares était située à quelques minutes de marche du village des ouvriers royaux.

L’exposition-dossier présentée dans le cloître des Cordeliers permettra de découvrir l’histoire d’un site de fouilles archéologiques depuis le XIXe siècle, d’aborder l'analyse scientifique des techniques de momification, ainsi que l'étude anthropologique, médicale d'une population regroupée dans cette nécropole à travers les siècles.

- Informations pratiques :
entrée libre :
du lundi au vendredi de 10h à 19h,
samedi et dimanche de 10h à 18h sauf jours fériés.

Autour de l'exposition
- Une série de conférences grand public traitent de la médecine égyptienne, de la momification, du site de la Vallée des Reines…
jusqu'au 28 avril 2006 – entrée libre
amphi Bilski-Pasquier

- Un colloque grand public "Le Corps et la Mort"
le vendredi 14 avril de 10h à 17h30
entrée libre – amphi Farabeuf
- Des ateliers pour enfants inscrits en centres de loisirs de la Ville de Paris, en collaboration avec l’association "Les Petits Débrouillards"
Atelier 1 : Vivre au temps des Egyptiens
Atelier 2 : Les momies
Atelier 3 : L’écriture

Arts et sciences. Le verre dans l’Empire romain
Une exposition à la Cité des Sciences et de l'Industrie du 31 janvier au 27 août 2006

Les données archéologiques et les sources littéraires du Ier siècle après J.‑C. font état d’une production et d’une consommation considérables d’objets en verre dans les villes des alentours du Vésuve et dans beaucoup d’autres cités. Aujourd’hui, dans de nombreux musées, on peut voir quantité de ces produits artisanaux d’une extraordinaire variété qui sont en général exposés pour leur valeur artistique. La diffusion massive de ces articles en verre est progressive et résulte, en fait, d’une innovation technique fondamentale associée à des recherches expérimentales et, dans quelques cas, à une étude théorique de la composition de la matière et de l’usage que peut en faire la science. La technique du soufflage et la recherche des philosophes de l’Antiquité d’une explication de la composition finale de la matière favorisent donc une extraordinaire rencontre entre l’art et la science, entre l’habileté de l’artisan et le génie du philosophe.

En effet, les objets en verre ne sont pas fabriqués exclusivement pour leur utilité ou pour satisfaire les goûts de l’époque : en fait, les anciens conçoivent le verre comme le matériau idéal pour le progrès de la connaissance. C’est pourquoi l’exposition souhaite montrer comment, dans ces cités, ont vécu des hommes capables de mettre le verre en œuvre pour fabriquer les instruments et les ustensiles qui ont contribué au développement de la science et de la technique de l’Antiquité et ont également permis la redécouverte « scientifique » de ce matériau à la Renaissance.

Le verre romain a inspiré la solution de certains problèmes théoriques fondamentaux et a orienté la curiosité des scientifiques vers des territoires jusqu’alors inexplorés.
Olaf
   Posté le 09-04-2006 à 13:50:22   

et il faut pas oublier la province, et la banlieue, qui proposent un milliard de truc passionants mais moins médiatisés :

Aoste gallo-romain.
Du 01/02/2006 au 30/10/2006

Le musée d'Aoste est tout entier consacré à l'évocation de la ville antique d'Augusta, du nom de l'empereur Auguste, telle qu'elle s'est développée au cours des premiers siècles de notre ère.

Horaires : De 14h à 18h, fermé les mardis et jours fériés.
Adresse : 43, place du Musée, 38490, AOSTE
Téléphone : 04 76 32 58 27
Fax : 04 76 32 57 35

Age de pierre et guerre du feu
Du 16 janvier au 2 juillet, Musée d’Argenteuil Entrée libre

L’exposition offre l’occasion de découvrir, pour la première fois rassemblé, le matériel archéologique issu des fouilles des deux « allées couvertes » de la ville, sépultures collectives néolithiques (rue des Déserts et ancienne usine Vivez).

Les outils, silex polis, céramiques, bijoux et autres mobiliers funéraires qui en proviennent, prêtés par le Musée d’Archéologie Nationale (Saint-Germain-en-Laye), sont exposés en « avant-première » : ils rejoindront les collections municipales en 2009, par un dépôt au Musée rénové.

Un tableau prêté par le Musée d’Orsay ou des extraits de films, comme « Les trois âges » de Buster Keaton, ou encore « Homo Sapiens » de Yves Coppens et Jacques Malaterre, évoquent le foisonnant imaginaire suscité par les découvertes archéologiques. C’est que la Préhistoire a fait l’objet de nombreuses représentations, plus fantasmées les unes que les autres, depuis les peintures académiques du XIXe siècle jusqu’au film « RRRrrrr » d’Alain Chabat, en passant par « La Guerre du Feu » de Jean-Jacques Annaud ou la bande dessinée avec « Rahan, le fils des âges farouches » de Lécureux et Chéret.

Cette exposition met aussi en valeur la récente maîtrise de préhistoire de Stéphanie Martin, médiatrice culturelle de la Ville, qui vient enrichir les connaissances sur la civilisation de « Seine-Oise-Marne », qui nous a laissé ces grands édifices funéraires. (C'est pas juste, moi on m'a pas proposer de faire ça!)

Des ateliers découverte au musée
Des animations destinées aux scolaires et aux centres de loisirs sont organisées au musée d’Argenteuil. Ces activités permettent aux enfants à partir de 5 ans de découvrir, à travers les riches collections du musée, le patrimoine et l’histoire de la Ville. Silex néolithiques, monnaie romaine, vase médiéval ou encore hotte de vigneron, sont autant d’objets à découvrir et à manipuler pendant ces séances.

A partir du 16 janvier, des ateliers sont organisés autour d’une thématique annuelle : « La Ville avant la Ville ».
L’exposition « Âge de pierre et guerre du feu : allées couvertes et imaginaire préhistorique » fait l’objet d’une série de visites-ateliers, où les enfants découvrent la vie des hommes du Néolithique à Argenteuil en 3400 av J-C.
Ces visites permettent de découvrir les méthodes de fouilles et leur évolution, mais aussi les différentes visions de la préhistoire, donnant lieu à de multiples représentations. Cette thématique comprend également des ateliers pratiques sur le site Néolithique de l’allée couverte des Déserts (3400 /2700 av J-C) et aux archives municipales : un voyage à travers le temps assuré.

Océaniens: peuples de Terre et d'Eau
Colmar, Museum d'Histoire Naturelle et d'Ethnographie, jusqu'au 3 septembre

A partir d'objets rapportés à la fin du 19e siècle (et conservés jusqu'à présent par les Sociétés Industrielle de Mulhouse et d'Histoire Naturelle de Colmar), il s'agit de relater les relations entre l'homme et son environnement insulaire et maritime, de découvrir la variété et le grand nombre d'îles océaniennes (près de 1600).
Avec la collection marquisienne (rapportée en 1845 par l'Officier de Marine Jean Daniel Rohr) et les collections zoologiques du musée ainsi qu'une centaine d'autres objets, on évoquera des thèmes aussi variés et spécifiques que la navigation, la pêche, la guerre, les croyances et tatouages, les ornements et parures sans oublier les tapas (fibres de mûrier battues avec un bois de fer, très dense et lourd).
L'exposition est montée en partenariat avec le Völkerkunde Museum Adelhauser de Fribourg-en-Brisgau, la Société Industrielle de Mulhouse et l'Institut Botanique de Strasbourg.
Le visiteur trouvera à la bourique une sélection de livres et d'objets illustrant la culture océanienne et son environnement naturel, dont un fascicule d'aide à la visite et un catalogue d'exposition.
Visites guidées les 9 février et 9 mars à 18h et sur rendez-vous à partir de 10 personnes. Durée: 1 heure. Sur réservation à l'accueil du musée ou au 03 89 23 84 15.
Conférences: Le volcanisme de point chaud d'Océanie, par Hubert Whitechurch de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, le emrcredi 1er février 2006 à 18h - Les oiseaux des îles de l'Océanie et les problèmes liés à l'insularité, par Pierre Gradoz ornithologue, le mercredi 8 mars 2006 à 18h30 - Les poissons toxiques, par Paul Zumbiehl, le 26 avril à 18h30.
Ateliers pédagogiques le mercredi pour les enfants: voir la rubrique Manifestations.

Femmes déesses
Jusqu'au 31 décembre, Musée Archéologique du Val d'Oise,, Place du Château - 95450 GUIRY EN VEXIN

Description
Regard sur la représentation de la femme de la Préhistoire à l'Antiquité. Cette exposition a été conçue par le Laténium, Parc et Musée d'Archéologie de Neuchâtel en Suisse. Elle invite le visiteur à découvrir les multiples facettes de la représentation des femmes dans les collections archéologiques. Et aujourd'hui, quel est le regard porté par l'artiste contemporain sur la femme ? Isabelle Waternaux, photographe, propose une présentation de ses oeuvres centrée sur les visages et les corps, questionnant la mobilité et le temps. Le choix des photographies reflète une présence intense et une poésie intemporelle.

La Mayenne au temps des Mammouths.
Du 26/11/2005 au 07/05/2006 , LAVAL
Comment vivaient les mayennais il y a 40 000 ans? A quoi ressemblaient-ils? Quels animaux croisaient-ils? Les multiples objets recueillis sur le site des grottes Mayenne Sciences et du Rey témoignent de cette vie aux temps préhistoriques. Transportés à cette époque, vous vivez ce climat glacial, cette faune effrayante et cette flore étonnante.

Exposition Préhisto Art. Gilles Tosello, illustrateur
Musée de la préhistoire de Nemours, jusqu'au 17 septem bre

Gilles Tosello est un spécialiste de l'art préhistorique, auteur d'une thèse sur l'art mobilier. Il est également illustrateur et réalisateur de très nombreux dessins et peintures de restitution de la vie des hommes de la préhistoire. On remarque son exceptionnel talent d'animalier. Gilles Tosello illustrateur et observateur de nos frères du monde animal est aussi perspicace et précis que nos ancêtres chasseurs du paléolithique supérieur dans la connaissance du monde vivant.

23 Mars 2006
"Traces humaines, La Loire-Atlantique de la préhistoire aux vikings"
Exposition au Musée départemental Dobrée, du 24 mars 2006 au 31 août 2007.

L'exposition "Traces humaines, La Loire-Atlantique de la Préhistoire aux Vikings" se propose de mettre à la portée de tous les publics un panorama renouvelé de l'aventure humaine en ce qu'elle a d'original sur un territoire caractérisé par son estuaire et l'Océan, des obstacles contre lesquels viennent se heurter toutes les migrations et des routes par lesquelles pénètrent toutes les influences.

Pour cette nouvelle illustration de l'histoire de Nantes et du département, des origines à l'an Mil, un choix nouveau a été opéré par Marie-Hélène Santrot, conservateur, dans les collections du musée fraîchement restaurées.
Mais, afin de mettre également en évidence les récents acquis de la recherche, le musée a obtenu du Service régional de l'Archéologie des Pays de la Loire et de la Ville de Rezé le dépôt temporaire d'un grand nombre d'objets jusqu'ici conservés dans les dépôts de fouilles. Des particuliers ont aussi apporté leur généreux concours à cette exposition.

Pour faciliter l'accès à une culture parfois difficile, deux artistes ont contribué au projet : Gérald Musch, peintre et graphiste à Belle-Île-en-Mer (Morbihan), a peint des panoramas ligériens ou littoraux évoquant le climat, la faune, la flore, l'habitat et les activités humaines aux différentes périodes préhistoriques et historiques tandis que Michel Politzer, plasticien et illustrateur à Plumergat (Morbihan), a conçu des scènes dont les sujets en biscuit facilitent la compréhension des gestes et de l'usage des objets exposés.

L'ensemble a été mis en espace par Joëlle et Sylvie Jupin, muséographes et graphistes à Trangé (Sarthe), qui ont conçu une muséographie à la fois claire et dense qui n'oublie pas les scolaires.

Avec la création d'une galerie supplémentaire et près de 600 m² d'exposition, la surface consacrée à l'archéologie par le musée Dobrée est ainsi doublée et, grâce à l'aménagement du jardin, près de 450 m² de cette exposition sont rendus, pour la première fois, accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Bonne visite !

LA GEORGIE, BERCEAU DES EUROPEENS
Nice, Musée de Terra Amata, 4 octobre 2005 – 8 septembre 2006

En 1991, en Géorgie, dans le village de Dmanissi, à 80 kilomètres au sud-ouest de la capitale (Tbilissi) ont été découverts les plus anciens restes humains d’Europe : ont été mis au jour, en une dizaine d’années, quatre crânes et trois mâchoires.
Les premières recherches ont attribué ces restes à des Homo erectus. Mais en 2001 les datations vont ébranler le monde scientifique : les Hommes de Dmanissi sont âgés de 1,8 millions d’années. Les études ont en outre montré que cet Homme, doté d’une capacité crânienne de seulement 600 cm3 est très différent de l’Homo erectus " classique ". Il se rapprocherait plutôt d’Homo ergaster. Les scientifiques qui les ont étudiés en ont fait une nouvelle espèce baptisée Homo georgicus.

L’exposition, réalisée par le Musée de Préhistoire du Verdon et le Musée d’Etat de Tbilissi présente :
- un diorama reconstituant l’environnement naturel des hommes de Dmanissi il y a 1,8 millions d’années,
- des outils taillés
- des ossements d’animaux contemporains de ces hommes
- des fresques réalisées par l’artiste préhistorien Michel Grenet
- des panneaux d’information sur le site de Dmanissi, sur le comportement des hommes à cette époque, sur la faune qui cohabitaient avec les hommes…

Après cette première décennie de recherche une exposition d’envergure internationale sur ce site majeur de la préhistoire mondiale a été réalisée au Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon en collaboration avec le Musée de Géorgie à Tbilissi. L’exposition montrée à Terra Amata en est une synthèse.

Arc et flèche - fabrication et utilisation au Néolithique
Exposition au Musée départemental de Préhistoire de SOLUTRE-POUILLY Du 1er avril au 30 septembre 2006.

A la fin de la dernière glaciation (vers - 10 000 ans), les forêts européennes regagnent du terrain, entraînant la disparition des grands troupeaux. Le cerf, le chevreuil,le sanglier et l’aurochs, sans oublier le chamois et le bouquetin en montagne deviennent alors les principaux animaux chassés. C’est à cette époque que l’arc et la flèche vont supplanter le propulseur et la sagaie, et devenir la principale arme de chasse et de combat de nos ancêtres.
L'exposition «arc et flèche» retrace l'histoire de l'arc, qui s'étend des propulseurs paléolithiques (vieux de 18 000 ans environ) aux exemplaires techniquement perfectionnés du néolithique final (vers - 2 500 ans) en passant par les premiers arcs suisses datant de 4 300 av J.C. Les découvertes provenant des cités lacustres suisses, présentées pour la première fois en France, montrent clairement le rôle que jouaient les arcs et les flèches dans le quotidien des hommes du Néolithique. Grâce aux arcs et aux flèches, nous avons ainsi une connaissance approfondie du monde ancien des chasseurs de la préhistoire.
L'exposition invite le visiteur à saisir les objets, à faire des essais et même à s'exercer : il pourra ainsi se familiariser avec les matières premières que l'on utilisait pour confectionner les flèches et les arcs, mais aussi prendre en main des reproductions d'outils et d'instruments de chasse préhistorique et comparer les longs arcs néolithiques aux arcs composés plus modernes. Il apprendra égalementquand et où, les arcs les plus anciens ont été découverts, à quoi ils servaient et combien ils étaient efficaces.
Kaedes
   Posté le 09-04-2006 à 14:23:44   

ca fait un paquet d'expositions tout ca!!!!
Olaf
   Posté le 09-04-2006 à 19:33:32   

voui hein, si avec ça on trouve po notre bonheur. Enfin, quand tu vois le prix des expos parisiennes, tu te poses des questions quand même, en plus c'est des musées nationaux, ils pourraient faire moins cher! 8 euros le tarif réduit au grand palais! j'imagine pas au Louvre... alors qu'à côté, t'as des expos municipales comme à argenteuil qui sont gratuites...
Kaedes
   Posté le 09-04-2006 à 19:49:43   

oui surtout lorsque tu as le voyage a payer en plus.... moins ca me fais au moins 50 euros le musée -_-
Olaf
   Posté le 09-04-2006 à 20:23:42   

ouai parcequ'en plus, comme pour le ciné d'auteur, ces blaireaux ils pensent que les gens intelligents sont concentrés à paris et qu'en province y'a que des crétins qui s'interessent qu'à leur tracteurs et leur vaches, et on appelle ça "l'élite" de notre pays, ils savent même pas comment est la société qu'ils dominent de naissance, pffffff!
Olaf
   Posté le 15-04-2006 à 23:53:54   

bon alors j'ai vu l'expo sur le Pérou : génial, très belle, pas trop de monde, très bien expliquée, des pièces uniques qu'on ne reverra pas avant un bout de temps sauf si on fait tous les musées du Pérou.
Euh celle sur Cordoue à Samarcande, au Louvre, déçue car petite, mal expliquée car aucun classement chronologique ou géographique, ni thématique en dehors de la matière. Mais c'est la politique du musée de mettre en avant la pièce sans son contexte, l'art pour la beauté de l'objet sans autre explication, je n'aime pas. Dommage car les pièces sont belles et méritaient mieux. J'espère qu'ils feront pas le musée branly de la même manière
Kaedes
   Posté le 16-04-2006 à 11:07:05   

alala... dommage que je puisse pas y aller faute d'argent en ce moment
Membre désinscrit
   Posté le 16-04-2006 à 18:46:23   

Olaf a écrit :

ils pensent que les gens intelligents sont concentrés à paris et qu'en province y'a que des crétins qui s'interessent qu'à leur tracteurs et leur vaches, et on appelle ça "l'élite" de notre pays, ils savent même pas comment est la société qu'ils dominent de naissance, pffffff!



bon je me permets un petit hors sujet, juste pour dire qu'en effet on dirait que Paris est vraiment le centre de la France (bien entendu on parle de la capitale mais bon...) voire le centre du monde. Nous autres, vivant dans des provinces, on passe pour des abrutis, on ne connait que la terre et les charrettes...et bien non, on a internet, différents appareils de haute technologie (une télévision!!!!!!!!!!!!)

bref, je préfère vivre danbs un endroit ou aux yeux des parisiens "il ya un décalage temporel" plutôt que de prendre leur mentalité!
Paic Citron
   Posté le 16-04-2006 à 18:52:47   

Idem...
Olaf
   Posté le 16-04-2006 à 19:19:29   

d'ici a juillet t'aura ptêt du temps kaka
susu : en tant que banlieusards c'est pire, on est carrément mal vus par tous
Olaf
   Posté le 19-05-2006 à 18:14:55   

bon aujourd'hui ai vu expo sur nantes de la préhistoire aux vikings, c'était pas mal et pas cher
Kaedes
   Posté le 03-06-2006 à 13:01:47   

Dessins de Michel-Ange
Londres, British Museum jusqu’au 25 juin 2006

Michelangelo Buonarroti (1474-1564) avait demandé que tous les dessins réalisés au cours de sa vie fussent détruits. Il nous en reste cependant cinq cents, dont quatre-vingt-quinze sont présentés au British Museum de Londres jusqu’au 25 juin. Dans cette exposition dont la titulature – « Dessins de Michel Ange, au plus près du maître » – entend rendre compte de la démarche adoptée par le commissaire Hugo Chapman, soixante dessins proviennent du British Museum, les autres étant prêtés par l’Ashmolean Museum d’Oxford et par le Teyler Museum de Haarlem aux Pays-Bas. Épars depuis la dispersion de l’atelier du maître qui intervint lors de sa mort en 1564, ces feuillets sont exceptionnellement réunis pour témoigner de la force et de la beauté puissante qui caractérisent l’oeuvre du peintre de la Sixtine. On croit tout savoir de celui qui fut de son vivant l’objet de trois biographies réalisées par l’évêque de Nocera, Paolo Giovio, par Giorgio Vasari, enfin par son secrétaire Ascanio Condivi, mais les oeuvres présentées ici montrent à quel point demeure le mystère qui entoure l’un des plus grands génies de l’art européen. Des premiers dessins contemporains de l’époque où Lodovico di Buonarroti a fait entrer, dès 1488, son fils dans l’atelier de Ghirlandaio jusqu’aux derniers figurant des crucifixions, le spectateur ressent confusément cette mélancolie, cette infinie tristesse, cette insatisfaction latente qui ont accompagné l’artiste tout au long de son prodigieux et si long parcours (il mourra à près de quatre-vingt-dix ans). Michel-Ange ne souhaitait pas que la postérité pût prendre la mesure du prodigieux travail de préparation qu’imposait la réalisation d’oeuvres telles que les fresques du plafond de la Sixtine ou le Jugement dernier déployé sur le mur du fond de la chapelle. Les croquis préparatoires révélent la précision et l’aisance qui commandent la conception des corps ou la prise en compte des déformations que leur feront subir la distance ou l’éclairage. Le corps humain et la puissance qu’il exprime sont au coeur du travail de Michel-Ange qui, quatre ans après son David, réalise de 1508 à 1512, à la demande de Jules II, les peintures du plafond de la Sixtine, vingt-quatre ans avant que Paul II ne lui commande le Jugement dernier. Les dessins présentés à Londres rendent compte de la genèse d’une oeuvre originale qui rompait avec les entreprises d’un Dürer ou d’un Raphaël attachés à l’organisation stabilisée de l’espace pour valoriser la forme mouvementée et distendue, ouvrant ainsi les voies nouvelles qui conduiront au maniérisme et au baroque.
Kaedes
   Posté le 03-06-2006 à 13:02:29   

Hans Holbein le Jeune. Les années bâloises, 1515-1532
Bâle, Kunstmuseum jusqu’au 2 juillet 2006

Avant l’ouverture, prévue le 28 septembre, de l’exposition consacrée par la Tate Britain de Londres à Hans Holbein le Jeune – dont on sait qu’il accomplit la majeure partie de sa carrière en Angleterre, à la cour d’Henri VIII – le Kunstmuseum de Bâle présente jusqu’au 2 juillet les oeuvres correspondant à la « période suisse » du peintre. Né à Augsbourg en 1497, il a été formé à son art par son père Hans Holbein l’Ancien et c’est avec son frère Ambroise, son aîné de trois ans, qu’il vient s’installer en 1515 à Bâle, la riche cité marchande établie sur le coude que forme le Rhin avant de séparer l’Alsace et le pays de Bade. Les deux jeunes gens découvrent alors l’une des métropoles de l’humanisme européen. Oswald Geisshüsler, dit Myconius, leur enseigne le latin et leur fait découvrir l’Éloge de la folie d’Érasme que vient de rééditer l’imprimeur Froben. Les deux frères complètent leur formation de peintre auprès du maître local Hans Herbst et c’est avant d’avoir accès à la maîtrise (en 1519) que le jeune Hans réalise dès 1516 le portrait du bourgmestre Jacob Meyer, un banquier qui se soucie peu des hiérarchies établies par la guilde locale. Le succès est immédiat et, après avoir peint le portrait du juriste et homme d’affaires Boniface Amerbach, le jeune artiste est sollicité par une famille patricienne de Lucerne, les Hertenstein, pour réaliser le décor de fresques de leur maison et réaliser le portrait de Benedict, l’un des fils. On ne sait de manière certaine s’il accomplit alors un voyage en Italie, ce que semble confirmer sa connaissance des oeuvres de Mantegna. Devenu citoyen de Bâle, il réalise alors son fameux Christ au tombeau, figuré en grandeur réelle sur un tableau présentant les mêmes dimensions qu’un cercueil et dont Dostoievski écrira qu’« un tel tableau peut faire perdre la foi ». Holbein peint par ailleurs de nombreuses oeuvres d’inspiration religieuse mais l’iconoclasme des réformés compromet son activité. Il se rend en France en 1524 mais ne trouve pas à s’employer auprès d’un François Ier acquis au goût italien. Deux ans plus tard, il effectue un premier séjour à Londres avant de revenir à Bâle pour y peindre le superbe portrait d’une courtisane, Laïs de Corinthe, ainsi que celui de son épouse et de ses deux enfants. Peu de temps après, l’artiste part pour Londres où il va entamer une seconde carrière. Outre son fonds très riche d’oeuvres d’Holbein contemporaines de cette période, le Kunstmuseum de Bâle présente, à l’occasion de cette exposition d’autres tableaux dispersés en Allemagne, tels que La Vierge de Darmstadt, le Retable d’Oberried conservé dans une chapelle de la cathédrale de Fribourg, ou en Suisse comme la Madone de Soleure. Des tableaux prêtés par les musées de Londres, de Saint-Louis et de Dresde datent du premier séjour anglais du peintre. Quarante peintures sont présentées, ainsi qu’une centaine de dessins sur les quatre cents conservés, auxquels viennent s’ajouter des gravures qui rappellent les liens qu’entretenait l’artiste avec les imprimeurs bâlois. Une découverte indispensable avant la rétrospective londonienne qui présentera les oeuvres de la maturité.
Kaedes
   Posté le 03-06-2006 à 13:03:50   

L’envolée lyrique. Paris 1945-1956
Paris, musée du Luxembourg, jusqu'au 6 août 2006

Ultime avatar des avant-gardes issues des remises en cause successives nées des interrogations romantiques, le courant qui fut désigné en son temps sous le nom d’Abstraction lyrique n’avait jamais bénéficié jusqu’à ce jour d’une rétrospective aussi complète. Née des recherches de Kandinsky, de Mondrian et de Malevitch, la peinture abstraite de l’entre-deux-guerres était le fruit de la décomposition géométrique des formes initiée au début du siècle par le cubisme ou par le « mouvementisme » torrentiel propre au futurisme italien ou à certaines déclinaisons de l’expressionisme. Avec les peintres qui s’imposent sur le marché parisien au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c’est une génération de démiurges privilégiant vitesse, couleur, improvisation, provocation et violence de la touche qui prend le relais, précédant ainsi Jackson Pollock et une école new-yorkaise dont les productions éclipsèrent ensuite celles des galeries parisienne où s'affirmait Poliakoff, Georges Mathieu, Roger Bissière, Hans Hartung, Bram van Velde, Maria Elena Vieira da Silva, Nicolas de Staël ou Jean-Michel Atlan. En février 1947, la galerie Lydia Conti faisait découvrir au public les étonnantes calligraphies d’un Hartung et, dès la fin de l’année, la critique réunissait les nouveaux peintres révélés par l’après-guerre dans un mouvement baptisé Abstraction lyrique. Dans le même temps Zao Wou-ki apparaissait comme le pionnier du « paysagisme abstrait ». Malgré sa volonté affichée et assumée de rupture radicale l’Abstraction lyrique doit encore à la période antérieure ou à certaines expériences contemporaines. Atlan est influencé par le mouvement Cobra, Manessier hérite du constructivisme d’un Malevitch et l’oeuvre si originale de Nicolas de Staël demeure dans une large mesure inclassable. Fruit de la tourmente et du chaos propres au premier XXe siècle, l’Abstraction lyrique peut être considérée comme l’aboutissement des ruptures intervenues au cours des générations précédentes et il n’est pas inutile de rappeler qu’elle est contemporaine – comme l’aventure surréaliste l’avait été de la Première Guerre mondiale – d’Hiroshima, des débuts de la guerre froide et de la publication de La Peste d’Albert Camus.
Kaedes
   Posté le 03-06-2006 à 13:04:42   

De Cordoue à Samarcande. Chefs-d’oeuvre du nouveau musée d’Art islamique de Doha
Paris, musée du Louvre (aile Richelieu) jusqu’au 26 juin 2006

En attendant l’ouverture de son musée national en cours de construction, le Qatar a accepté de prêter au musée du Louvre quarante-deux pièces parmi les plus prestigieuses de ses collections. C’est à travers les arts décoratifs que s’exprime le génie particulier de la civilisation arabo-musulmane dont on sait qu’elle a largement débordé, dans l’espace et dans le temps, les limites de son foyer originel pour imprimer sa marque sur un monde étendu de l’Atlantique à l’Asie centrale, de Damas à Kairouan, de Bagdad à Fès, du califat andalou de Cordoue à l’Inde des Grands Moghols, de la Perse séfévide à l’Égypte fatimide ou mameluke. Artisans et artistes ont su exploiter les matières les plus diverses pour transformer en oeuvres les objets les plus simples. Alors que l’art musulman se caractérise souvent par sa profusion décorative, il peut aussi atteindre la perfection dans la réalisation de coupes blanches où seules quelques inscriptions coufiques équilibrent le vide transcendant propre à une religion issue du désert arabique. Les aiguières de verre et les vases émaillés provenant d’Égypte ou de Syrie sont autant d’hommages à l’eau que sa rareté rend si précieuse aux yeux des peuples d’Orient. Quelques chefs-d’oeuvre suffisent à survoler les siècles, de cet olifant d’ivoire sculpté fabriqué en Sicile normande après les deux siècles qui virent l’île occupée par les Arabes aux céramiques de l’Iznik ottomane. Une amulette de jade blanc gravée d’inscriptions coraniques offerte par le Grand Moghol Shah Jahan à son épouse Mumtaz Mahal pour qui il fit construire à Agra le somptueux Taj Mahal, des tissus persans délicatement décorés de figures humaines et réalisés en velours de soie, des coffrets incrustés de pierres précieuses témoignent de la richesse d’invention d’une civilisation qui sut assimiler les héritages des différents peuples subjugués par les porteurs de la foi nouvelle. Le bec de fontaine de bronze empruntant la forme d’une biche et provenant de Madinat al Zahra, le « Versailles » des califes ommeyades de Cordoue résume parfaitement la brillante synthèse que l’Islam victorieux sut réaliser en son apogée des VIIIe-XIIe siècles, un Âge d’or prolongé localement en diverses périodes de l’histoire andalouse, persane, indienne ou ottomane.
Olaf
   Posté le 04-06-2006 à 20:59:56   

celle là est nulle, elle est minuscule
Kaedes
   Posté le 04-06-2006 à 21:35:16   

merci de l'info plaf

bon bah n'y allez pas!!! mdrrr
Olaf
   Posté le 04-06-2006 à 22:50:54   

en fait les pièces sont belles, mais payer pour ça c'est une honte, une salle et demi, avec aucune explication claire. On t'expose les objets par matières (très beaux trucs) mais qui proviennent de partout et de toute les périodes et on te parle absolument pas du contexte, des liens entre les différentes régions, etc.
Kaedes
   Posté le 05-06-2006 à 09:10:02   

c'est fouilli quoi Oo
Membre désinscrit
   Posté le 05-06-2006 à 13:15:50   

ya une expo de fossile a La Rochelle à l'aquarium par j'ais pas es prix.
Kaedes
   Posté le 15-07-2006 à 18:18:21   

Hohenheim le lumineux a écrit :

Exposition Gorilles
Palais de la Découverte - Paris
Tout sur les gorilles, des cousins très proches de l'homme.

Gorilles - Affiche de l'expsotion au musée de la Découverte à ParisCette exposition conçue par l’Espace des Sciences de Rennes (Champs Libres) et le Palais de la découverte tente de dévoiler l’identité de ces animaux si proches de nous.

Animaux des forêts africaines, les gorilles symbolisent à la fois puissance et timidité dans l’imaginaire des hommes. Ils peuplent les légendes africaines et les récits d’aventuriers qui les présentent comme des bêtes terrifiantes. Tellement présents dans l’imaginaire collectif qu’ils sont des héros d’œuvre de fiction, telles King Kong ou la Planète des Singes. Les recherches du XXème siècle nous dévoilent des géants pacifiques.





Cette exposition réunit deux objectifs :
- Poser un regard attentif sur ces animaux
- Prendre conscience du péril qui menace l’espèce.

L’Exposition se déroule en deux parties.

* Grâce à une scénographie interactive, pédagogique et esthétique, le public, dans la 1ère partie, est invité à découvrir la véritable nature des gorilles autour de cinq thèmes : brute ou doux géant ?, proche cousin de l’homme, animal à la vie sociale animée, habitant des forêts tropicales et espèce en voie de disparition.

* La seconde partie permet au visiteur de poser un regard différent sur ces animaux au travers d’une cinquantaine de photos grand format d’André Lucas. Ce cinéaste, journaliste et photographe a parcouru le monde à la découverte de la vie sauvage. Il rencontre Dian Fossey avec qui il collabore de 1976 à 1978 à l’étude et la préservation des gorilles au Rwanda.
Ces photos retracent le mode de vie , les travaux d’approche des scientifiques pour instaurer la confiance et établir un réel contact avec les gorilles et ainsi partager leur intimité.

Cette exposition sera complétée par des exposés, ateliers et une conférence.
Hominides.com
A noter, cette exposition ne fait pas dans le style "débauche de technologie".
Ici pas de gorille de 10 mètres de haut articulé et mugissant comme un dinosaure.
La présentation du gorille, si elle est interactive, sait présenter cet hominidé simplement et sans trop d'artifices... L'information et la pédagogie priment...

Infos pratiques de l'exposition en bas de page...


Texte original de l'exposition à Rennes.
Initiée et pilotée par des scientifiques soucieux de l'avenir de la biodiversité, une exposition consacrée aux gorilles destinée au grand public et aux scolaires a été inaugurée à Rennes, d'où elle débutera une tournée de cinq ans dans les musées et écoles de l'Hexagone.
"Le gorille est emblématique. Le conserver, c'est conserver la forêt et la biodiversité, sauver des milliers d'espèces", a expliqué Annie Gautier-Hion, directrice du comité scientifique de l'exposition et référence en France pour l'étude des gorilles sauvages. Elle a passé une dizaine d'années en Afrique.
Ce primate végétarien de 170 kg (pour un mâle adulte) est aujourd'hui menacé de disparition par les guerres, la déforestation, la maladie et le sous-développement. "L'objectif est de montrer qu'ils sont en déclin (il en reste 100.000), probablement en voie de disparition et que l'homme a beaucoup de responsabilités", selon Mme Gautier-Hion.
L'espace où vivent ces singes - deux zones de la forêt d'Afrique centrale distantes de 900 km - se réduit d'environ 5.000 km2 chaque année, a rappelé à l'occasion de l'inauguration l'anthropologue américain Alexander Harcourt, qui a travaillé avec Diane Fossey, la célèbre primatologue américaine assassinée par des braconniers en 1985.
Les gorilles de la plaine de l'ouest ne sont plus que 94.500 en 2001 contre 111.500 en 1998. Ceux de plaine de l'est étaient 5.000 en 2004, contre 17.000 en 1994. Les gorilles de la rivière Cross (Cameroun et Nigeria) étaient 200 en 2001, contre 1.500 en 1980. Les gorilles de montagne étaient 672 aux derniers recensements, contre 968 en 1980. Des chiffres d'autant plus préoccupants que le gorille a un rythme lent de reproduction (un bébé tous les quatre à cinq ans).
En une douzaine de panneaux-écrans ludiques, l'exposition part de l'imaginaire qui fit longtemps du gorille un animal agressif, tel le King-Kong de 1933, pour aboutir à la vision plus réaliste développée à partir des années 60.
Des films (tournés notamment par des étudiants de Mme Gautier-Hion) montrent des gorilles, souvent placides, tendres, s'observant longuement de côté, avant parfois de s'attaquer. Le visiteur peut se mesurer aux sculptures grandeur nature, suivre la vie sociale de cet hominidé au regard expressif.
"Seulement 8 à 10 millions d'années sépareraient l'homme et le gorille de leur ancêtre", selon la partie de l'exposition supervisée par Pascal Picq, paléontologue au Collège de France.
Les organisateurs reconnaissent l'étroitesse des marges de manoeuvre pour préserver l'espèce. "Au Rwanda tu crois pas qu'ils ont d'autres préoccupations?", interroge une voie off de l'exposition. Mais ils avancent des pistes de solutions comme n'acheter que du bois dont l'origine est connue, ou "l'écotourisme de vision".
Cette voie a permis de stabiliser le nombre de gorilles des montagnes dans le parc des Virunga (Rwanda-Ouganda-RDCongo) mais doit être développée avec prudence en raison des risques d'augmentation de la vulnérabilité de ces singes aux maladies humaines.
"Il y a longtemps que je me pose la question des hommes", conclut avec malice un des 10 gorilles peints par une artiste amie de la scientifique, en fin d'exposition. Présentée par l'espace des Science à Rennes jusqu'au 30 juillet, l'exposition rejoindra ensuite le Palais de la découverte à Paris.
L'exposition Gorilles - pratique :
Exposition du 23 mai au 26 novembre 2006
Palais de la Découverte
Av. Franklin-D.-Roosevelt
75008 Paris

Horaires de l'exposition
- du mardi au samedi de 9 h 30 à 18 h 00
(fermeture des caisses à 17 h 30)
- le dimanche et les jours fériés de 10 h 00 à 19 h 00
(fermeture des caisses à 18 h 30)
Attention : fermé tous les lundis et et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août et le 25 décembre.

Tarifs
- Plein tarif : 6.5 euros
- Tarif réduit : 4 euros
( -18 ans, +60 ans, étudiants, chomeurs, familles nombreuses, sur présentation de justificatifs)

- Renseignements
au 33 (0)1 56 43 20 20

Kaedes
   Posté le 25-07-2006 à 19:18:43   

Rencontres internationales de Lure

Rendez-vous des professionnels de la typographie et du graphisme, les rencontres de Lure sont depuis plus d’un demi-siècle un véritable carrefour de passionnés de la communication visuelle.

Destiné à promouvoir la culture graphique et à contribuer à la qualité de notre environnement médiatique, cet événement a lieu à Lurs (04 - Alpes de Haute-Provence) du 20 au 26 août 2006 et accueille typographes, graphistes, historiens, auteurs pour réfléchir et débattre des pratiques et des évolutions de leurs métiers, avec passion et dans la bonne humeur…

Liste des intervenants, programme et inscription sur [url]www.rencontresdelure.org[/url]
Kaedes
   Posté le 16-08-2006 à 16:02:34   

Dragons, entre science et fiction
Muséum d'histoire naturelle, jusqu'au 6 novembre

Organisée en 2004 au château de Malbrouck – à Manderen, en Moselle – une exposition consacrée à la place du dragon dans l’art avait rencontré un vif succès. La collaboration du Conseil général de la Moselle et du Museum d’Histoire Naturelle permet aujourd’hui de faire profiter les Parisiens de cette manifestation, enrichie de la confrontation des dragons et des « scientifiques » du passé, qui furent nombreux à croire en l’existence réelle de ces monstres présents dans presque toutes les mythologies. Attesté en Chine il y a plusieurs millénaires, le dragon y est porteur de valeurs bénéfiques et y commande la succession des saisons. La Mésopotamie ancienne a également son dragon, Tiamat, présent sur les murs de la porte d’Ishtar de Babylone, Quetzalcoatl, le serpent à plumes aztèque, est une autre figure de cet animal universel. Perçu comme maléfique en Occident, il y est vaincu par Hercule, Persée ou Siegfried avant que la christianisation des anciennes traditions n’exalte les victoires de saint Michel et de saint Georges. L’universalité du dragon – reptile ailé à la langue fourchue et crachant le feu – apparaît à travers un dessin de Dürer, une chaise camerounaise faite de dragons serpentiformes en coquillages et en perles, l’image de la Bête de l’Apocalypse telle qu’elle apparaît dans les illustrations des commentaires médiévaux du texte de saint Jean ou le mannequin de procession populaire évoquant la tarasque provençale… Un étonnant meuble à vitrine, parodie d’un cabinet de curiosités tel qu’il en existait au XVIIe ou au XVIIIe siècles, révèle les différents montages auxquels se livrèrent les zoologistes de jadis pour créer les monstres censés représenter des animaux ayant réellement existé. De nombreux savants s’ingénièrent en effet à donner une forme à ces créatures mêlant les caractéristiques du serpent, du crocodile et de l’oiseau. Des dents d’animaux fossiles, un crâne d’ours des cavernes ou un rostre d’espadon suffirent souvent pour confirmer l’existence des dragons dont certains animaux, tel le lézard à collerette d’Australie donnent une image bien réelle…

http://www2.mnhn.fr/dragons/
Kaedes
   Posté le 16-08-2006 à 16:03:29   

Ciwara, chimères africaines
Musée du quai Branly, jusqu'au 17 décembre 2006

Outre le fonds propre d’une richesse exceptionnelle qu’il présente à ses visiteurs, le nouveau musée du quai Branly leur propose trois expositions, dont l’une consacrée à l’art bambara (ou bamana) du Mali. Une trentaine de cimiers de masques utilisés lors des danses accompagnant les rituels agraires sont ainsi exposés. Ils tirent leur nom de celui donné à la société de danseurs chargés d’accomplir les cérémonies et proviennent de diverses régions, riches chacune d’une personnalité particulière (le Bougouni, Bamako, Ségou…). Ces cimiers de bois sculpté représentent un animal, souvent une antilope, plus ou moins stylisé aux formes élancées et ajourées. Emblème national du Mali contemporain, ces cimiers sont recherchés depuis longtemps par les collectionneurs occidentaux depuis que le colonel Archinard, conquérant de ce qui allait devenir pour un peu plus d’un demi-siècle le « Soudan français », offrit en 1883 le plus ancien masque Ciwara connu à ce jour au Musée d’ethnographie du Palais du Trocadéro. Pièces d’art religieux, ces oeuvres dont le sens symbolique demeure parfois difficile à percer, ont largement influencé les artistes du premier XXe siècle tels qu’André Derain, Georges Braque ou Fernand Léger. L’élégance des formes, la subtile combinaison de l’équilibre et du mouvement font que ces cimiers échappent dans une large mesure à leur motif zoomorphe originel pour se métamorphoser en figures d’allure étrangement contemporaine, témoignant ainsi de la capacité qu’ont les arts archaïques de s’inscrire dans une continuité porteuse d’ouvertures sur le futur.

http://www.quaibranly.fr/index.php?id=811
Kaedes
   Posté le 16-08-2006 à 16:04:13   

Celtes. Belges, Boïens, Rèmes, Volques…, en Belgique
Musée royal de Mariemont, Belgique, jusqu'au 3 décembre 2006

Organisée par une commission internationale placée sous la direction de Venceslas Kruta, l’exposition présentée au Musée royal de Mariemont constitue un évènement exceptionnel à de nombreux égards. Au moment où l’Europe en construction s’interroge sur son identité et ses racines, le rappel de l’importance de l’héritage celtique apparaît particulièrement bien venu puisqu’il concerne à des degrés divers une vingtaine de pays de notre continent, des rivages irlandais aux terres danubiennes et des plateaux ibériques à la plaine padane. Alors que deux millions d’Européens demeurent celtophones et au moment où les musiques irlandaise, bretonne ou galicienne rencontrent le succès que l’on sait, l’exposition de Mariemont, limitée au monde des Celtes continentaux, invite à la découverte d’un millier de pièces prestigieuses ou de trouvailles récentes dont certaines sont présentées pour la première fois au public. En mettant l’accent sur certains peuples celtes en particulier, Belges et Rèmes gaulois ou Boïens et Volques d’Europe centrale, elle montre comment l’univers celtique tel qu’il se présentait au cours du premier millénaire avant Jésus-Christ se joue largement des frontières nationales nées d’une histoire plus récente. L’organisation de l’exposition permet par ailleurs de parcourir l’ensemble de la séquence historique correspondant au temps de l’Europe celtique, appelée à disparaître ensuite du fait de la conquête romaine et de la pression germanique. Le visiteur découvrira en effet successivement « l’émergence historique des Celtes », « les changements intervenus au IVe siècle et la formation de nouveaux complexes ethniques » (une problématique renouvelée qui se substitue aujourd’hui à la classique « expansion laténienne »), « l’apogée, au IIe siècle avant J.-C., des Celtes danubiens et la formation des peuples belges », enfin « le monde des cités celtiques des IIe et Ier siècle avant J.-C. » qui précède immédiatement l’intervention romaine.

http://www.musee-mariemont.be/celtes/
Kaedes
   Posté le 23-08-2006 à 22:05:45   

18ème festival international du photojournalisme

Du 2 au 17 septembre, Perpignan met à l'honneur les reporters photojournalistes et propose au public une trentaine d'expositions gratuites rassemblant les images les plus frappantes de l'année.

Le festival sera l'occasion de remettre différents prix avec entres autres les Visa d'Or (qui récompensent les meilleurs reportages), le Prix Canon de la femme photojournaliste et le prix CARE du reportage humanitaire.

A noter également la tenue d'une semaine professionnelle du 4 au 10 septembre. Durant cette période, plus de 70 agences et collectifs de photographes venus du monde entier présenteront leurs actions au Palais des Congrès.

Consultez le programme sur [url]www.visapourlimage.com[/url] .
Kaedes
   Posté le 07-09-2006 à 20:36:11   

Auguste Rodin et Eugène Carrière
Paris, musée d'Orsay, jusqu'au 1er octobre 2006

Rodin et Carrière se sont rencontrés et se sont liés d’amitié durant les années 1880. La notoriété du premier n’a cessé de croître depuis sa disparition survenue en 1917 alors que le second, qui rencontrait en son temps un véritable succès, est aujourd’hui bien oublié. Le centenaire de la mort du peintre fournit l’occasion de redécouvrir les relations établies entre les deux artistes, à travers l’exposition d’une centaine d’oeuvres : terres cuites, marbres, bronzes, dessins et eaux-fortes de Rodin, peintures, dessins et lithographies de Carrière. Le sculpteur, qui était de neuf ans l’aîné du peintre, entretint avec lui une correspondance et lui fit don de plusieurs oeuvres dont les bronzes présentés dans la première section de l’exposition, qui figurent, outre le portrait de Mrs Russell, deux couples d’amants – L’Éternelle Idole et Le Péché – ainsi qu’Iris, souvent comparé aujourd’hui à L’Origine du Monde de Courbet. Ce sont également des portraits de femmes et des nus féminins qui constituent la majeure partie des oeuvres de Carrière collectionnées par Rodin. La confrontation entre les dessins et les peintures de Carrière et les plâtres ou les bronzes de Rodin confirme leur intérêt commun pour la stylisation des corps. Les deux artistes les représentent en entier mais réalisent aussi d’étonnantes études de mains. Le sculpteur et le peintre nous ont également laissé des portraits de plusieurs de leurs contemporains, notamment Clemenceau, Rochefort, Puvis de Chavannes ou le critique Roger Marx, dont on pense qu’il fut à l’origine de leur rencontre. L’intérêt que présente cette exposition tout à fait originale ne doit pas éclipser la présentation – au musée Rodin jusqu’au 17 septembre – des dessins de danseuses cambodgiennes réalisés par le sculpteur en 1906. Dans des conditions tout à fait étonnantes puisque, après avoir assisté, au Pré Catelan, à un spectacle donné par le ballet royal khmer, il fut obligé de « poursuivre » les gracieuses apsaras jusqu’à Marseille où se tenait alors une exposition coloniale dont elles étaient l’une des principales attractions.

site de l'exposition
Kaedes
   Posté le 07-09-2006 à 20:37:06   

L'Or des Thraces
Paris, musée Jacquemart-André, du 14 octobre 2006 au 31 janvier 2007

L’entrée en 2007 de la Bulgarie dans l’Union européenne fournit l’occasion d’un retour sur le patrimoine culturel de ce petit pays balkanique dont l’histoire plonge ses racines en des temps bien antérieurs à l’irruption du peuple qui lui a donné son nom. Présentée au musée Jacquemart-André du 14 octobre 2006 au 31 janvier 2007, l’exposition « L’Or des Thraces » permettra au public parisien de découvrir un ancien peuple dont la culture est demeurée très longtemps occultée par l’éclat de la civilisation grecque. Dès le VIIIe siècle avant J.-C., Homère évoque les Thraces dans l’Iliade et situe leur pays près de l’Hellespont (la mer de Marmara séparant les deux détroits turcs). Un peu plus tard, les géographes ioniens puis Hérodote fixent au Vardar à l’ouest et au Danube au nord les limites de leur territoire. Après que les tribus thraces furent parvenues à préserver leur indépendance face aux cités grecques et aux ambitions des souverains macédoniens – tout en subissant largement l’influence culturelle de la grande civilisation voisine – les Romains réussirent à les subjuguer au 1er siècle avant J.-C. et à établir les trois provinces de Thrace et de Mésie supérieure et inférieure. Les Thraces quittèrent ensuite, aux VIe et VIIe siècles de notre ère, le théâtre de l’histoire et leurs traditions passèrent aux Slaves et aux Bulgares, ces derniers fondant en 681 le premier État bulgare. Les cinq siècles de joug ottoman aggravèrent l’oubli dans lequel avait sombré le passé thrace et, si l’on excepte quelques voyageurs curieux d’antiquités qui traversèrent la région au XVIIIe et au début du XIXe siècle, il faut attendre la restauration de l’indépendance bulgare et les travaux du Français M. Cary, ceux des Bulgares W. Tomaschek et K. Kazarov et les informations fournies par la recherche archéologique pour que soit entreprise une redécouverte méthodique de l’ancien passé thrace. La région connaît une première période d’apogée au cours de l’âge du bronze, dans la seconde moitié du IIe millénaire avant J.-C., illustrée par les objets du trésor de Vulchitrum, magnifique témoin de l’art thrace à ses débuts, dont la grande coupe en or (canthare) demeure la pièce la plus célèbre. Le daim stylisé de Sevlievo, réalisé à la même époque, présente une allure « géométrique » mais cette sobriété ne nuit en rien à la vérité de la représentation. La période qui s’étend de la fin du second millénaire au VIe siècle avant J.-C. voit l’introduction du fer alors que se maintiennent la structure sociale et la culture de l’âge du Bronze et que d’imposantes tombes mégalithiques se multiplient dans le sud-est du pays. La période qui va du VIe au IIe siècle avant J.-C. correspond au développement d’unions tribales dont celle des Odryses apparaît politiquement et militairement comme la plus puissante. Au IIIe siècle avant J.-C., les envahisseurs celtes viennent bousculer l’équilibre régional avant que Rome n’impose son autorité au premier et ne parvienne à subjuguer sous Trajan le royaume dace de Décébale étendu au nord du Danube. L’influence grecque a déterminé dans une large mesure, aux époques classique et hellénistique, l’évolution de la production artistique, bien connue grâce à la découverte de nombreux trésors d’orfèvrerie dont les plus connus demeurent ceux de Panagurichté, Roussé, Bashova Mogila ou Lukovits. Alors que la couronne de feuilles d’or de la princesse de Vratsa ou les figures d’Artémis, d’Apollon et de Héra représentées sur le rhyton en or de Panagurichte rappellent les productions grecques contemporaines, le casque de cérémonie en or de Cotofeneshtill ou certains décors animaliers renvoient davantage à l’art des steppes. Le visiteur retiendra surtout, en découvrant cet art qui se présente comme une synthèse des héritages indigènes et des influences helléniques, les nombreuses analogies qui le rapprochent de celui des Scythes établis au nord de la mer Noire.

site de l'exposition
Kaedes
   Posté le 30-09-2006 à 09:26:40   

Exposition : "La cuisine au Moyen Age"


Une exposition pédagogique et ludique dans l'un des plus étonnants monuments médiévaux de Paris, le Tour Jean sans Peur.

La cuisine au Moyen Age
Tour Jean sans Peur
20, rue Etienne Marcel
75002 Paris
Rens. : 01 40 26 20 28
Jusqu'au 5 novembre 2006.
Du mercredi au dimanche
De 13h30 à 18h
Entrée : 5 ou 3 euros

site de la tour Jean sans peur
Kaedes
   Posté le 07-10-2006 à 18:37:20   

Titien, le pouvoir en face
Paris, musée du Luxembourg, du 13 septembre 2006 au 21 janvier 2007

Après les expositions consacrées à Raphaël, Botticelli et Véronèse, le musée du Luxembourg poursuit son panorama original de la peinture italienne des XVe et XVIe siècles en présentant, du 13 septembre au 21 janvier, trente-cinq portraits de Titien, rendant ainsi hommage à celui dont Giorgio Vasari a pu écrire qu’« il n’y eut pas un seul seigneur de grand renom, ni prince, ni grande dame dont Titien, en excellent spécialiste, ne fixât les traits… ».

Tiziano Vecellio est né à Pieve di Cadore, une bourgade des Dolomites, vers 1488 – l’année précise de sa naissance reste inconnue car l’intéressé, pour mieux jouer les patriarches, n’hésitait pas à se vieillir, au point que beaucoup le considéraient comme un quasi centenaire au moment de sa mort, quand il fut victime, en 1576, de la grande peste qui s’abattit alors sur Venise. Il révéla rapidement, dans l’atelier de Gentile Bellini, un talent qui ne se démentira pas et qui apparaît déjà parfaitement maîtrisé dans le domaine du portrait, ce dont témoigne celui, supposé, de Giovanni Bellini conservé au musée de Copenhague. Le Concert champêtre, Les Trois Âges de l’homme ou Amour sacré et Amour profane révèlent l’inspiration élégiaque née de la fréquentation de Giorgione.

Les grandes compositions religieuses telles que l’Assomption de la basilique vénitienne des Frari viennent ensuite mais c’est le portrait qui vaut à Titien sa brillante réputation ; il représente vers 1510 le gentilhomme conservé à la National Gallery de Londres en qui certains ont cru reconnaître l’Arioste, puis L’Homme au gant du Louvre. On rapporte qu’Isabelle d’Este, découvrant son portrait (aujourd’hui au Kunsthistorisches Museum de Vienne) « doutait d’être d’une telle beauté… », elle dont l’Arétin déclarait qu’elle était « malhonnêtement laide ». Il faut ajouter le Jules Romain de Mantoue, le Francesco Maria della Rovere, duc d’Urbin des Offices, portrait à propos duquel l’Arétin dira « qu’il a la terreur entre les sourcils, le courage dans les yeux et la fierté dans le front ».

Les portraits de Clément VII de Médicis et de Paul III Farnèse rappellent les liens entretenus par le peintre avec le pouvoir pontifical mais c’est surtout Charles Quint, rencontré à Bologne lors de son couronnement, qui fait de l’artiste le « peintre des rois ». Debout avec son chien ou à cheval lors de la bataille de Muhlberg, dans les représentations du Prado, l’empereur est figuré assis dans le portrait de la Alte Pinakothek de Munich. Le chatoiement des étoffes, l’éclat des armures ou les objets symbolisant le rang ou le pouvoir du personnage suffisent pour les imposer au spectateur mais Titien maîtrise aussi le rendu de l’intériorité des personnages, l’esprit rusé du pape Paul III, la volonté de puissance de Charles Quint ou du doge vénitien Andrea Gritti, la fougue rebelle de l’Arétin ou la mystérieuse séduction qu’exerce la Jeune Fille au chapeau à plumes de l’Ermitage, bien éloignée de la sensualité qu’expriment, dans des registres bien différents la Vénus d’Urbin des Offices et la Madeleine pénitente du Palais Pitti.

Mais c’est peut-être l’Autoportrait du Prado, réalisé en 1567, à près de quatre-vingts ans, qui témoigne le mieux des sommets que sut atteindre en ce domaine l’artiste vénitien. Vieilli, solitaire et affaibli, le peintre tient toujours fermement la brosse qu’il utilise. Émouvant témoignage d’une âme, le regard demeuré vif et pénétrant semble voir au-delà du temps et des portes de l’éternité qui vont bientôt s’ouvrir. Peintre des princes et des puissants, Titien est aussi le magnifique interprète des diverses dimensions de la condition humaine.

site de l'exposition
Kaedes
   Posté le 07-10-2006 à 18:38:21   

Les Perses sassanides. Fastes d’un Empire oublié
Paris, musée Cernuschi, du 15 septembre au 30 décembre 2006

Défaits à Qaddisiya, à la périphérie mésopotamienne de leur empire, puis définitivement vaincus à Nehavend, en 642, par les cavaliers arabes porteurs de la religion du Prophète, les Perses sassanides sont alors brutalement sortis de l’histoire et en sont longtemps demeurés absents, dans la mesure où, pour les Occidentaux, le passé de l’Iran se résumait à la puissance du « Grand Roi » achéménide telle qu’elle s’exprime dans les imposantes ruines de Persépolis, et aux splendeurs des temps safavides, quand Shah Abbas régnait à Ispahan.

L’exposition que nous propose le musée Cernuschi permet heureusement – à travers la présentation de vaisselles royales, de sceaux, de monnaies d’or et d’argent, d’armes d’apparat, de camées et d’intailles venus de collections américaines, européennes ou iraniennes – de réhabiliter une séquence majeure de l’histoire de la Perse qui dura plus de quatre siècles. Apparue au début du IIIe siècle, la dynastie sassanide – fondatrice d’un empire qui s’étendit de l’Euphrate à l’Indus, menaça directement Constantinople et conquit pour un temps Antioche et l’Égypte – fut porteuse d’une puissante réaction nationale et religieuse qui emporta la puissance des Parthes arsacides née sur les ruines des royaumes établis dans l’Orient lointain par les héritiers d’Alexandre.

Descendant d’un ançêtre éponyme du non de Sassan – prêtre du sanctuaire d’Istakhr, héritier de l’ancienne cité royale de Persépolis – Ardachîr bat et tue de ses mains en 224 le souverain parthe Artaban et entre à Ctésiphon – l’ancienne Séleucie du Tigre, la capitale de son adversaire – pour s’y faire couronner « roi des rois ». Originaire du Fars comme l’étaient les Achéménides, la nouvelle dynastie renoue avec le passé glorieux, interrompu sous Darius III, de ce qui avait été le premier empire universel.

L’influence hellénique, si puissante chez les Parthes, s’efface chez les nouveaux maîtres de l’Iran qui substituent le « pehlvi sassanide » au grec et font du zoroastrisme l’unique religion nationale. La longueur exceptionnelle des règnes de plusieurs souverains – Chahpuhr Ier (241-272), Chahpuhr II (309-379), Khosroès Ier (531-579), Khosroès II (590-628) – contribue à la stabilité de l’empire, contraint de guerroyer sur ses frontières orientales et septentrionales mai aussi contre Rome, puis Byzance. Le limes de l’Euphrate et l’Arménie sont farouchement disputés : cette guerre coûte la vie aux empereurs Gordien et Julien et fait qu’un vaste bas-relief fixe pour l’éternité la défaite subie par Valérien devant Chahpuhr. Les deux grandes puissances qui se partagent le Proche-Orient vont cependant s’épuiser mutuellement. Les victoires de Khosroès II sont éphémères puisque la revanche d’Héraclius leur fait ensuite écho.

Divisés sur le plan religieux –entre orthodoxes, nestoriens et monophysites pour les Romains d’Orient, entre zoroastriens, manichéens et chrétiens pour les Perses – les deux empires vont subir de plein fouet l’invasion des cavaliers arabes, de ces « mangeurs de lézards » si méprisés jusque-là par les aristocrates iraniens. Vaincu, Yazdagard III, le dernier Sassanide, n’aura d’autre issue que de fuir vers l’est, vers le Khorassan où il trouvera une mort pitoyable. Écrasée, la Perse sassanide laisse cependant un modèle étatique dont s’inspirera, un siècle plus tard, le califat abbasside de Bagdad et, si l’islam l’emporte rapidement face à l’ancienne religion nationale, la langue arabe ne peut s’imposer durablement aux vaincus. Outre les grands bas-reliefs rupestres que nous ont laissés les Sassanides, ils ont brillé dans les arts mineurs. Ceux-ci exaltent la gloire du souverain à travers les représentations de scènes de chasses, de banquets et d’investitures royales et, par l’intermédiaire de Byzance ou du monde musulman, de nombreux éléments décoratifs floraux ou animaliers imaginés par les artisans sassanides passeront ensuite dans le répertoire iconographique de l’Europe romane.

site de l'exposition
Olaf
   Posté le 01-11-2006 à 14:30:57   

NEANDERTAL
Hypothèses d'une disparition



La disparition de Neandertal est-elle due à un changement d'environnement ? A-t-elle été causée par des maladies ou du fait de son anatomie ? Est-elle due à des problèmes de subsistance ? A des problèmes de maîtrise technique ? A une compétition face aux Sapiens ? à une baisse démographique ? Est-elle liée à des facultés cognitives réduites ? Neandertal s'est-il métissé avec Sapiens ?

Depuis la première découverte en 1856, près de Düsseldorf en Allemagne, cet homme fossile passionne les scientifiques. La forme de son crâne, bien différente de ce qui était alors connu, suscite toujours de nombreuses interrogations. D'autres découvertes sont venues depuis confirmer son existence et, parallèlement à l'émergence d'une certaine conception de l'évolution du monde vivant, l'Homme de Neandertal a fini par être accepté comme le représentant d'une autre humanité.

L'année 2006 est l'occasion de revenir sur cette découverte qui défraya la chronique et provoqua une grande effervescence dans le monde scientifique. À l'occasion des 150 ans de la découverte de l'Homme de Neandertal, le Musée de l'Homme expose ainsi, pour la première fois, ses fossiles originaux, dont celui de l'Homme de La Ferrassie (Dordogne), sa reconstitution par l'artiste Elisabeth Daynès, et les avis de l'époque, dont les lettres annonçant sa découverte. Ces documents seront confrontés aux différentes hypothèses scientifiques concernant sa disparition, émises depuis sa découverte. Les visiteurs découvriront même découvertes liées à Neandertal dont les scientifiques rêvent... Serait-il possible, un jour, par exemple, de reconstituer le génome complet de Neandertal ?


Exposition temporaire au Musée de l'Homme
du 13 octobre 2006 au 8 janvier 2007.
Exceptionnellement entrée libre lors de La Fête de la Science : vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 octobre 2006.
À partir du 16 octobre, accès à l’exposition avec le billet d’entrée pour le musée : 7 € - tarif réduit 5 €
Exposition ouverte les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 10 h à 17 h, les samedis, dimanches et jours fériés de 10 h à 18 h sauf le 25 décembre et le 1er janvier.



Elle a l'air bien, je vais essayer d'y aller!
Olaf
   Posté le 01-11-2006 à 14:34:30   

Les Lettres ont la forme! Une histoire de l'écriture
Du 30 octobre 2006 au 10 mars 2007
Musée de la poste Galerie du Messager


5 000 ans d’histoire de l’écriture sont retracés, de la gravure sur argile des Sumériens aux machines à écrire du XXe siècle. L’écriture est née de la nécessité de tenir des inventaires, d’un besoin comptable et du souci de transmettre des messages : ordres du pouvoir dans la sphère publique, lettres officielles ou privées. Les infrastructures de transport de message telles que La Poste lui doivent leur existence.

Les mots gravés dans l’argile, la pierre, la cire ou l’écorce, peints sur le papyrus ou fixés à l’encre sur le parchemin et le papier invitent le visiteur à découvrir une histoire matérielle de l’écriture. L’évolution des graphies, des supports et instruments d’écriture, du mobilier de l’écrivain et de l’épistolier est évoquée. Plumes d’oie, plumes métalliques, encriers, taille-plumes, essuie-plumes, poudreurs, poinçons originaux de l’Imprimerie Nationale, classés « monuments historiques »… sont présentés.

Une histoire des formes de l’écriture est aussi proposée. Le public entreprend un voyage dans le monde entier et part à la découverte des civilisations et des cultures qui ont été les matrices de l’écriture. Il découvre la calligraphie chinoise, les manuscrits arabes.

Cette histoire plonge aussi le visiteur dans le domaine de l’apprentissage de l’écriture, dur labeur tant pour le scribe de l’Égypte que pour le moine copiste et l’écolier de notre Troisième République. De nombreuses gravures du XVIIIe siècle extraites des traités de l’art d’écrire et des abécédaires illustrent la méticulosité du travail de scripteur.

Le parcours de l'exposition :

L’exposition juxtapose deux grands espaces. Le premier espace – chronologique - s’ouvre sur la naissance de l’écriture en Mésopotamie au IVe millénaire avant J.C et se clôt avec l’avènement du stylo bille. Le second espace – géographique – propose une découverte des écritures du monde.

L’exposition « Les lettres ont la forme » juxtapose deux grands espaces sur une superficie totale de 600m². Le premier espace – chronologique - s’ouvre sur la naissance de l’écriture en Mésopotamie, au IVe millénaire avant Jésus-Christ et se clôt avec l’avènement du stylo à bille. Le second espace – géographique- propose au visiteur un voyage autour du monde à la découverte notamment des écritures de l’Orient (espace musulman, monde chinois) et d’autres contrées (Amérique centrale).

L’ensemble est soutenu par une dorsale faite de puits de lumière où l’on observera l’évolution graphique des lettres de l’alphabet. Ainsi la lettre A est la simplification de la tête de taureau qui se dit aleph dans les langues sémitiques. Le aleph devenu alpha chez les Grecs a subi un renversement de 180 degrés de telle sorte que les cornes du taureau sont devenues les jambes du A.

Les prêteurs de l'exposition:

Bibliothèque de l’Assemblée Nationale, Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque municipale d’Orléans, Société Bic, Musée Carnavalet, Editions D, Musée Guimet, Fondation Guerrand-Hermès, Collection Kevorkian, Institut du Monde arabe, Alain Champagnat, Daniel Kerschenbaum, Ladislas Mandel, Jacques Vignes, Madame Sennelier, Imprimerie Nationale, Musée de La Poste, Château de Versailles, Service archéologique de la ville de Saint-Denis.

Elle a l'air tout simplement géniale, je vais tenter d'y aller demain ou après demain.
Kaedes
   Posté le 11-11-2006 à 13:59:37   

Venise et l’Orient
Paris, Institut du monde arabe, jusqu’au 18 février 2007

Au moment où, sur fond de « choc des civilisations », le fossé semble se creuser entre le monde occidental et l’Orient musulman, l’exposition que nous propose l’Institut du monde arabe vient à point nommé pour nous rappeler que les confrontations du passé n’excluaient jamais de fructueux échanges commerciaux et culturels. C’est par le vol des reliques de saint Marc, perpétré à Alexandrie en 828 par des marchands véniti