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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 16-04-2006 à 19:19:29
| d'ici a juillet t'aura ptêt du temps kaka susu : en tant que banlieusards c'est pire, on est carrément mal vus par tous
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 19-05-2006 à 18:14:55
| bon aujourd'hui ai vu expo sur nantes de la préhistoire aux vikings, c'était pas mal et pas cher
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 03-06-2006 à 13:01:47
| Dessins de Michel-Ange Londres, British Museum jusqu’au 25 juin 2006 Michelangelo Buonarroti (1474-1564) avait demandé que tous les dessins réalisés au cours de sa vie fussent détruits. Il nous en reste cependant cinq cents, dont quatre-vingt-quinze sont présentés au British Museum de Londres jusqu’au 25 juin. Dans cette exposition dont la titulature – « Dessins de Michel Ange, au plus près du maître » – entend rendre compte de la démarche adoptée par le commissaire Hugo Chapman, soixante dessins proviennent du British Museum, les autres étant prêtés par l’Ashmolean Museum d’Oxford et par le Teyler Museum de Haarlem aux Pays-Bas. Épars depuis la dispersion de l’atelier du maître qui intervint lors de sa mort en 1564, ces feuillets sont exceptionnellement réunis pour témoigner de la force et de la beauté puissante qui caractérisent l’oeuvre du peintre de la Sixtine. On croit tout savoir de celui qui fut de son vivant l’objet de trois biographies réalisées par l’évêque de Nocera, Paolo Giovio, par Giorgio Vasari, enfin par son secrétaire Ascanio Condivi, mais les oeuvres présentées ici montrent à quel point demeure le mystère qui entoure l’un des plus grands génies de l’art européen. Des premiers dessins contemporains de l’époque où Lodovico di Buonarroti a fait entrer, dès 1488, son fils dans l’atelier de Ghirlandaio jusqu’aux derniers figurant des crucifixions, le spectateur ressent confusément cette mélancolie, cette infinie tristesse, cette insatisfaction latente qui ont accompagné l’artiste tout au long de son prodigieux et si long parcours (il mourra à près de quatre-vingt-dix ans). Michel-Ange ne souhaitait pas que la postérité pût prendre la mesure du prodigieux travail de préparation qu’imposait la réalisation d’oeuvres telles que les fresques du plafond de la Sixtine ou le Jugement dernier déployé sur le mur du fond de la chapelle. Les croquis préparatoires révélent la précision et l’aisance qui commandent la conception des corps ou la prise en compte des déformations que leur feront subir la distance ou l’éclairage. Le corps humain et la puissance qu’il exprime sont au coeur du travail de Michel-Ange qui, quatre ans après son David, réalise de 1508 à 1512, à la demande de Jules II, les peintures du plafond de la Sixtine, vingt-quatre ans avant que Paul II ne lui commande le Jugement dernier. Les dessins présentés à Londres rendent compte de la genèse d’une oeuvre originale qui rompait avec les entreprises d’un Dürer ou d’un Raphaël attachés à l’organisation stabilisée de l’espace pour valoriser la forme mouvementée et distendue, ouvrant ainsi les voies nouvelles qui conduiront au maniérisme et au baroque.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 03-06-2006 à 13:02:29
| Hans Holbein le Jeune. Les années bâloises, 1515-1532 Bâle, Kunstmuseum jusqu’au 2 juillet 2006 Avant l’ouverture, prévue le 28 septembre, de l’exposition consacrée par la Tate Britain de Londres à Hans Holbein le Jeune – dont on sait qu’il accomplit la majeure partie de sa carrière en Angleterre, à la cour d’Henri VIII – le Kunstmuseum de Bâle présente jusqu’au 2 juillet les oeuvres correspondant à la « période suisse » du peintre. Né à Augsbourg en 1497, il a été formé à son art par son père Hans Holbein l’Ancien et c’est avec son frère Ambroise, son aîné de trois ans, qu’il vient s’installer en 1515 à Bâle, la riche cité marchande établie sur le coude que forme le Rhin avant de séparer l’Alsace et le pays de Bade. Les deux jeunes gens découvrent alors l’une des métropoles de l’humanisme européen. Oswald Geisshüsler, dit Myconius, leur enseigne le latin et leur fait découvrir l’Éloge de la folie d’Érasme que vient de rééditer l’imprimeur Froben. Les deux frères complètent leur formation de peintre auprès du maître local Hans Herbst et c’est avant d’avoir accès à la maîtrise (en 1519) que le jeune Hans réalise dès 1516 le portrait du bourgmestre Jacob Meyer, un banquier qui se soucie peu des hiérarchies établies par la guilde locale. Le succès est immédiat et, après avoir peint le portrait du juriste et homme d’affaires Boniface Amerbach, le jeune artiste est sollicité par une famille patricienne de Lucerne, les Hertenstein, pour réaliser le décor de fresques de leur maison et réaliser le portrait de Benedict, l’un des fils. On ne sait de manière certaine s’il accomplit alors un voyage en Italie, ce que semble confirmer sa connaissance des oeuvres de Mantegna. Devenu citoyen de Bâle, il réalise alors son fameux Christ au tombeau, figuré en grandeur réelle sur un tableau présentant les mêmes dimensions qu’un cercueil et dont Dostoievski écrira qu’« un tel tableau peut faire perdre la foi ». Holbein peint par ailleurs de nombreuses oeuvres d’inspiration religieuse mais l’iconoclasme des réformés compromet son activité. Il se rend en France en 1524 mais ne trouve pas à s’employer auprès d’un François Ier acquis au goût italien. Deux ans plus tard, il effectue un premier séjour à Londres avant de revenir à Bâle pour y peindre le superbe portrait d’une courtisane, Laïs de Corinthe, ainsi que celui de son épouse et de ses deux enfants. Peu de temps après, l’artiste part pour Londres où il va entamer une seconde carrière. Outre son fonds très riche d’oeuvres d’Holbein contemporaines de cette période, le Kunstmuseum de Bâle présente, à l’occasion de cette exposition d’autres tableaux dispersés en Allemagne, tels que La Vierge de Darmstadt, le Retable d’Oberried conservé dans une chapelle de la cathédrale de Fribourg, ou en Suisse comme la Madone de Soleure. Des tableaux prêtés par les musées de Londres, de Saint-Louis et de Dresde datent du premier séjour anglais du peintre. Quarante peintures sont présentées, ainsi qu’une centaine de dessins sur les quatre cents conservés, auxquels viennent s’ajouter des gravures qui rappellent les liens qu’entretenait l’artiste avec les imprimeurs bâlois. Une découverte indispensable avant la rétrospective londonienne qui présentera les oeuvres de la maturité.
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| Posté le 03-06-2006 à 13:03:50
| L’envolée lyrique. Paris 1945-1956 Paris, musée du Luxembourg, jusqu'au 6 août 2006 Ultime avatar des avant-gardes issues des remises en cause successives nées des interrogations romantiques, le courant qui fut désigné en son temps sous le nom d’Abstraction lyrique n’avait jamais bénéficié jusqu’à ce jour d’une rétrospective aussi complète. Née des recherches de Kandinsky, de Mondrian et de Malevitch, la peinture abstraite de l’entre-deux-guerres était le fruit de la décomposition géométrique des formes initiée au début du siècle par le cubisme ou par le « mouvementisme » torrentiel propre au futurisme italien ou à certaines déclinaisons de l’expressionisme. Avec les peintres qui s’imposent sur le marché parisien au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c’est une génération de démiurges privilégiant vitesse, couleur, improvisation, provocation et violence de la touche qui prend le relais, précédant ainsi Jackson Pollock et une école new-yorkaise dont les productions éclipsèrent ensuite celles des galeries parisienne où s'affirmait Poliakoff, Georges Mathieu, Roger Bissière, Hans Hartung, Bram van Velde, Maria Elena Vieira da Silva, Nicolas de Staël ou Jean-Michel Atlan. En février 1947, la galerie Lydia Conti faisait découvrir au public les étonnantes calligraphies d’un Hartung et, dès la fin de l’année, la critique réunissait les nouveaux peintres révélés par l’après-guerre dans un mouvement baptisé Abstraction lyrique. Dans le même temps Zao Wou-ki apparaissait comme le pionnier du « paysagisme abstrait ». Malgré sa volonté affichée et assumée de rupture radicale l’Abstraction lyrique doit encore à la période antérieure ou à certaines expériences contemporaines. Atlan est influencé par le mouvement Cobra, Manessier hérite du constructivisme d’un Malevitch et l’oeuvre si originale de Nicolas de Staël demeure dans une large mesure inclassable. Fruit de la tourmente et du chaos propres au premier XXe siècle, l’Abstraction lyrique peut être considérée comme l’aboutissement des ruptures intervenues au cours des générations précédentes et il n’est pas inutile de rappeler qu’elle est contemporaine – comme l’aventure surréaliste l’avait été de la Première Guerre mondiale – d’Hiroshima, des débuts de la guerre froide et de la publication de La Peste d’Albert Camus.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 03-06-2006 à 13:04:42
| De Cordoue à Samarcande. Chefs-d’oeuvre du nouveau musée d’Art islamique de Doha Paris, musée du Louvre (aile Richelieu) jusqu’au 26 juin 2006 En attendant l’ouverture de son musée national en cours de construction, le Qatar a accepté de prêter au musée du Louvre quarante-deux pièces parmi les plus prestigieuses de ses collections. C’est à travers les arts décoratifs que s’exprime le génie particulier de la civilisation arabo-musulmane dont on sait qu’elle a largement débordé, dans l’espace et dans le temps, les limites de son foyer originel pour imprimer sa marque sur un monde étendu de l’Atlantique à l’Asie centrale, de Damas à Kairouan, de Bagdad à Fès, du califat andalou de Cordoue à l’Inde des Grands Moghols, de la Perse séfévide à l’Égypte fatimide ou mameluke. Artisans et artistes ont su exploiter les matières les plus diverses pour transformer en oeuvres les objets les plus simples. Alors que l’art musulman se caractérise souvent par sa profusion décorative, il peut aussi atteindre la perfection dans la réalisation de coupes blanches où seules quelques inscriptions coufiques équilibrent le vide transcendant propre à une religion issue du désert arabique. Les aiguières de verre et les vases émaillés provenant d’Égypte ou de Syrie sont autant d’hommages à l’eau que sa rareté rend si précieuse aux yeux des peuples d’Orient. Quelques chefs-d’oeuvre suffisent à survoler les siècles, de cet olifant d’ivoire sculpté fabriqué en Sicile normande après les deux siècles qui virent l’île occupée par les Arabes aux céramiques de l’Iznik ottomane. Une amulette de jade blanc gravée d’inscriptions coraniques offerte par le Grand Moghol Shah Jahan à son épouse Mumtaz Mahal pour qui il fit construire à Agra le somptueux Taj Mahal, des tissus persans délicatement décorés de figures humaines et réalisés en velours de soie, des coffrets incrustés de pierres précieuses témoignent de la richesse d’invention d’une civilisation qui sut assimiler les héritages des différents peuples subjugués par les porteurs de la foi nouvelle. Le bec de fontaine de bronze empruntant la forme d’une biche et provenant de Madinat al Zahra, le « Versailles » des califes ommeyades de Cordoue résume parfaitement la brillante synthèse que l’Islam victorieux sut réaliser en son apogée des VIIIe-XIIe siècles, un Âge d’or prolongé localement en diverses périodes de l’histoire andalouse, persane, indienne ou ottomane.
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 04-06-2006 à 20:59:56
| celle là est nulle, elle est minuscule
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 04-06-2006 à 21:35:16
| merci de l'info plaf bon bah n'y allez pas!!! mdrrr
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 04-06-2006 à 22:50:54
| en fait les pièces sont belles, mais payer pour ça c'est une honte, une salle et demi, avec aucune explication claire. On t'expose les objets par matières (très beaux trucs) mais qui proviennent de partout et de toute les périodes et on te parle absolument pas du contexte, des liens entre les différentes régions, etc.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 05-06-2006 à 09:10:02
| c'est fouilli quoi Oo
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| | Posté le 05-06-2006 à 13:15:50
| ya une expo de fossile a La Rochelle à l'aquarium par j'ais pas es prix. |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 15-07-2006 à 18:18:21
| Hohenheim le lumineux a écrit :
Exposition Gorilles Palais de la Découverte - Paris Tout sur les gorilles, des cousins très proches de l'homme. Gorilles - Affiche de l'expsotion au musée de la Découverte à ParisCette exposition conçue par l’Espace des Sciences de Rennes (Champs Libres) et le Palais de la découverte tente de dévoiler l’identité de ces animaux si proches de nous. Animaux des forêts africaines, les gorilles symbolisent à la fois puissance et timidité dans l’imaginaire des hommes. Ils peuplent les légendes africaines et les récits d’aventuriers qui les présentent comme des bêtes terrifiantes. Tellement présents dans l’imaginaire collectif qu’ils sont des héros d’œuvre de fiction, telles King Kong ou la Planète des Singes. Les recherches du XXème siècle nous dévoilent des géants pacifiques. Cette exposition réunit deux objectifs : - Poser un regard attentif sur ces animaux - Prendre conscience du péril qui menace l’espèce. L’Exposition se déroule en deux parties. * Grâce à une scénographie interactive, pédagogique et esthétique, le public, dans la 1ère partie, est invité à découvrir la véritable nature des gorilles autour de cinq thèmes : brute ou doux géant ?, proche cousin de l’homme, animal à la vie sociale animée, habitant des forêts tropicales et espèce en voie de disparition. * La seconde partie permet au visiteur de poser un regard différent sur ces animaux au travers d’une cinquantaine de photos grand format d’André Lucas. Ce cinéaste, journaliste et photographe a parcouru le monde à la découverte de la vie sauvage. Il rencontre Dian Fossey avec qui il collabore de 1976 à 1978 à l’étude et la préservation des gorilles au Rwanda. Ces photos retracent le mode de vie , les travaux d’approche des scientifiques pour instaurer la confiance et établir un réel contact avec les gorilles et ainsi partager leur intimité. Cette exposition sera complétée par des exposés, ateliers et une conférence. Hominides.com A noter, cette exposition ne fait pas dans le style "débauche de technologie". Ici pas de gorille de 10 mètres de haut articulé et mugissant comme un dinosaure. La présentation du gorille, si elle est interactive, sait présenter cet hominidé simplement et sans trop d'artifices... L'information et la pédagogie priment... Infos pratiques de l'exposition en bas de page... Texte original de l'exposition à Rennes. Initiée et pilotée par des scientifiques soucieux de l'avenir de la biodiversité, une exposition consacrée aux gorilles destinée au grand public et aux scolaires a été inaugurée à Rennes, d'où elle débutera une tournée de cinq ans dans les musées et écoles de l'Hexagone. "Le gorille est emblématique. Le conserver, c'est conserver la forêt et la biodiversité, sauver des milliers d'espèces", a expliqué Annie Gautier-Hion, directrice du comité scientifique de l'exposition et référence en France pour l'étude des gorilles sauvages. Elle a passé une dizaine d'années en Afrique. Ce primate végétarien de 170 kg (pour un mâle adulte) est aujourd'hui menacé de disparition par les guerres, la déforestation, la maladie et le sous-développement. "L'objectif est de montrer qu'ils sont en déclin (il en reste 100.000), probablement en voie de disparition et que l'homme a beaucoup de responsabilités", selon Mme Gautier-Hion. L'espace où vivent ces singes - deux zones de la forêt d'Afrique centrale distantes de 900 km - se réduit d'environ 5.000 km2 chaque année, a rappelé à l'occasion de l'inauguration l'anthropologue américain Alexander Harcourt, qui a travaillé avec Diane Fossey, la célèbre primatologue américaine assassinée par des braconniers en 1985. Les gorilles de la plaine de l'ouest ne sont plus que 94.500 en 2001 contre 111.500 en 1998. Ceux de plaine de l'est étaient 5.000 en 2004, contre 17.000 en 1994. Les gorilles de la rivière Cross (Cameroun et Nigeria) étaient 200 en 2001, contre 1.500 en 1980. Les gorilles de montagne étaient 672 aux derniers recensements, contre 968 en 1980. Des chiffres d'autant plus préoccupants que le gorille a un rythme lent de reproduction (un bébé tous les quatre à cinq ans). En une douzaine de panneaux-écrans ludiques, l'exposition part de l'imaginaire qui fit longtemps du gorille un animal agressif, tel le King-Kong de 1933, pour aboutir à la vision plus réaliste développée à partir des années 60. Des films (tournés notamment par des étudiants de Mme Gautier-Hion) montrent des gorilles, souvent placides, tendres, s'observant longuement de côté, avant parfois de s'attaquer. Le visiteur peut se mesurer aux sculptures grandeur nature, suivre la vie sociale de cet hominidé au regard expressif. "Seulement 8 à 10 millions d'années sépareraient l'homme et le gorille de leur ancêtre", selon la partie de l'exposition supervisée par Pascal Picq, paléontologue au Collège de France. Les organisateurs reconnaissent l'étroitesse des marges de manoeuvre pour préserver l'espèce. "Au Rwanda tu crois pas qu'ils ont d'autres préoccupations?", interroge une voie off de l'exposition. Mais ils avancent des pistes de solutions comme n'acheter que du bois dont l'origine est connue, ou "l'écotourisme de vision". Cette voie a permis de stabiliser le nombre de gorilles des montagnes dans le parc des Virunga (Rwanda-Ouganda-RDCongo) mais doit être développée avec prudence en raison des risques d'augmentation de la vulnérabilité de ces singes aux maladies humaines. "Il y a longtemps que je me pose la question des hommes", conclut avec malice un des 10 gorilles peints par une artiste amie de la scientifique, en fin d'exposition. Présentée par l'espace des Science à Rennes jusqu'au 30 juillet, l'exposition rejoindra ensuite le Palais de la découverte à Paris. L'exposition Gorilles - pratique : Exposition du 23 mai au 26 novembre 2006 Palais de la Découverte Av. Franklin-D.-Roosevelt 75008 Paris Horaires de l'exposition - du mardi au samedi de 9 h 30 à 18 h 00 (fermeture des caisses à 17 h 30) - le dimanche et les jours fériés de 10 h 00 à 19 h 00 (fermeture des caisses à 18 h 30) Attention : fermé tous les lundis et et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août et le 25 décembre. Tarifs - Plein tarif : 6.5 euros - Tarif réduit : 4 euros ( -18 ans, +60 ans, étudiants, chomeurs, familles nombreuses, sur présentation de justificatifs) - Renseignements au 33 (0)1 56 43 20 20 |
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| Posté le 25-07-2006 à 19:18:43
| Rencontres internationales de Lure Rendez-vous des professionnels de la typographie et du graphisme, les rencontres de Lure sont depuis plus dun demi-siècle un véritable carrefour de passionnés de la communication visuelle. Destiné à promouvoir la culture graphique et à contribuer à la qualité de notre environnement médiatique, cet événement a lieu à Lurs (04 - Alpes de Haute-Provence) du 20 au 26 août 2006 et accueille typographes, graphistes, historiens, auteurs pour réfléchir et débattre des pratiques et des évolutions de leurs métiers, avec passion et dans la bonne humeur
Liste des intervenants, programme et inscription sur www.rencontresdelure.org
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| Posté le 16-08-2006 à 16:02:34
| Dragons, entre science et fiction Muséum d'histoire naturelle, jusqu'au 6 novembre Organisée en 2004 au château de Malbrouck – à Manderen, en Moselle – une exposition consacrée à la place du dragon dans l’art avait rencontré un vif succès. La collaboration du Conseil général de la Moselle et du Museum d’Histoire Naturelle permet aujourd’hui de faire profiter les Parisiens de cette manifestation, enrichie de la confrontation des dragons et des « scientifiques » du passé, qui furent nombreux à croire en l’existence réelle de ces monstres présents dans presque toutes les mythologies. Attesté en Chine il y a plusieurs millénaires, le dragon y est porteur de valeurs bénéfiques et y commande la succession des saisons. La Mésopotamie ancienne a également son dragon, Tiamat, présent sur les murs de la porte d’Ishtar de Babylone, Quetzalcoatl, le serpent à plumes aztèque, est une autre figure de cet animal universel. Perçu comme maléfique en Occident, il y est vaincu par Hercule, Persée ou Siegfried avant que la christianisation des anciennes traditions n’exalte les victoires de saint Michel et de saint Georges. L’universalité du dragon – reptile ailé à la langue fourchue et crachant le feu – apparaît à travers un dessin de Dürer, une chaise camerounaise faite de dragons serpentiformes en coquillages et en perles, l’image de la Bête de l’Apocalypse telle qu’elle apparaît dans les illustrations des commentaires médiévaux du texte de saint Jean ou le mannequin de procession populaire évoquant la tarasque provençale… Un étonnant meuble à vitrine, parodie d’un cabinet de curiosités tel qu’il en existait au XVIIe ou au XVIIIe siècles, révèle les différents montages auxquels se livrèrent les zoologistes de jadis pour créer les monstres censés représenter des animaux ayant réellement existé. De nombreux savants s’ingénièrent en effet à donner une forme à ces créatures mêlant les caractéristiques du serpent, du crocodile et de l’oiseau. Des dents d’animaux fossiles, un crâne d’ours des cavernes ou un rostre d’espadon suffirent souvent pour confirmer l’existence des dragons dont certains animaux, tel le lézard à collerette d’Australie donnent une image bien réelle… http://www2.mnhn.fr/dragons/
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| Posté le 16-08-2006 à 16:03:29
| Ciwara, chimères africaines Musée du quai Branly, jusqu'au 17 décembre 2006 Outre le fonds propre d’une richesse exceptionnelle qu’il présente à ses visiteurs, le nouveau musée du quai Branly leur propose trois expositions, dont l’une consacrée à l’art bambara (ou bamana) du Mali. Une trentaine de cimiers de masques utilisés lors des danses accompagnant les rituels agraires sont ainsi exposés. Ils tirent leur nom de celui donné à la société de danseurs chargés d’accomplir les cérémonies et proviennent de diverses régions, riches chacune d’une personnalité particulière (le Bougouni, Bamako, Ségou…). Ces cimiers de bois sculpté représentent un animal, souvent une antilope, plus ou moins stylisé aux formes élancées et ajourées. Emblème national du Mali contemporain, ces cimiers sont recherchés depuis longtemps par les collectionneurs occidentaux depuis que le colonel Archinard, conquérant de ce qui allait devenir pour un peu plus d’un demi-siècle le « Soudan français », offrit en 1883 le plus ancien masque Ciwara connu à ce jour au Musée d’ethnographie du Palais du Trocadéro. Pièces d’art religieux, ces oeuvres dont le sens symbolique demeure parfois difficile à percer, ont largement influencé les artistes du premier XXe siècle tels qu’André Derain, Georges Braque ou Fernand Léger. L’élégance des formes, la subtile combinaison de l’équilibre et du mouvement font que ces cimiers échappent dans une large mesure à leur motif zoomorphe originel pour se métamorphoser en figures d’allure étrangement contemporaine, témoignant ainsi de la capacité qu’ont les arts archaïques de s’inscrire dans une continuité porteuse d’ouvertures sur le futur. http://www.quaibranly.fr/index.php?id=811
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| Posté le 16-08-2006 à 16:04:13
| Celtes. Belges, Boïens, Rèmes, Volques…, en Belgique Musée royal de Mariemont, Belgique, jusqu'au 3 décembre 2006 Organisée par une commission internationale placée sous la direction de Venceslas Kruta, l’exposition présentée au Musée royal de Mariemont constitue un évènement exceptionnel à de nombreux égards. Au moment où l’Europe en construction s’interroge sur son identité et ses racines, le rappel de l’importance de l’héritage celtique apparaît particulièrement bien venu puisqu’il concerne à des degrés divers une vingtaine de pays de notre continent, des rivages irlandais aux terres danubiennes et des plateaux ibériques à la plaine padane. Alors que deux millions d’Européens demeurent celtophones et au moment où les musiques irlandaise, bretonne ou galicienne rencontrent le succès que l’on sait, l’exposition de Mariemont, limitée au monde des Celtes continentaux, invite à la découverte d’un millier de pièces prestigieuses ou de trouvailles récentes dont certaines sont présentées pour la première fois au public. En mettant l’accent sur certains peuples celtes en particulier, Belges et Rèmes gaulois ou Boïens et Volques d’Europe centrale, elle montre comment l’univers celtique tel qu’il se présentait au cours du premier millénaire avant Jésus-Christ se joue largement des frontières nationales nées d’une histoire plus récente. L’organisation de l’exposition permet par ailleurs de parcourir l’ensemble de la séquence historique correspondant au temps de l’Europe celtique, appelée à disparaître ensuite du fait de la conquête romaine et de la pression germanique. Le visiteur découvrira en effet successivement « l’émergence historique des Celtes », « les changements intervenus au IVe siècle et la formation de nouveaux complexes ethniques » (une problématique renouvelée qui se substitue aujourd’hui à la classique « expansion laténienne »), « l’apogée, au IIe siècle avant J.-C., des Celtes danubiens et la formation des peuples belges », enfin « le monde des cités celtiques des IIe et Ier siècle avant J.-C. » qui précède immédiatement l’intervention romaine. http://www.musee-mariemont.be/celtes/
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| Posté le 23-08-2006 à 22:05:45
| 18ème festival international du photojournalisme Du 2 au 17 septembre, Perpignan met à l'honneur les reporters photojournalistes et propose au public une trentaine d'expositions gratuites rassemblant les images les plus frappantes de l'année. Le festival sera l'occasion de remettre différents prix avec entres autres les Visa d'Or (qui récompensent les meilleurs reportages), le Prix Canon de la femme photojournaliste et le prix CARE du reportage humanitaire. A noter également la tenue d'une semaine professionnelle du 4 au 10 septembre. Durant cette période, plus de 70 agences et collectifs de photographes venus du monde entier présenteront leurs actions au Palais des Congrès. Consultez le programme sur www.visapourlimage.com .
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| Posté le 07-09-2006 à 20:36:11
| Auguste Rodin et Eugène Carrière Paris, musée d'Orsay, jusqu'au 1er octobre 2006 Rodin et Carrière se sont rencontrés et se sont liés d’amitié durant les années 1880. La notoriété du premier n’a cessé de croître depuis sa disparition survenue en 1917 alors que le second, qui rencontrait en son temps un véritable succès, est aujourd’hui bien oublié. Le centenaire de la mort du peintre fournit l’occasion de redécouvrir les relations établies entre les deux artistes, à travers l’exposition d’une centaine d’oeuvres : terres cuites, marbres, bronzes, dessins et eaux-fortes de Rodin, peintures, dessins et lithographies de Carrière. Le sculpteur, qui était de neuf ans l’aîné du peintre, entretint avec lui une correspondance et lui fit don de plusieurs oeuvres dont les bronzes présentés dans la première section de l’exposition, qui figurent, outre le portrait de Mrs Russell, deux couples d’amants – L’Éternelle Idole et Le Péché – ainsi qu’Iris, souvent comparé aujourd’hui à L’Origine du Monde de Courbet. Ce sont également des portraits de femmes et des nus féminins qui constituent la majeure partie des oeuvres de Carrière collectionnées par Rodin. La confrontation entre les dessins et les peintures de Carrière et les plâtres ou les bronzes de Rodin confirme leur intérêt commun pour la stylisation des corps. Les deux artistes les représentent en entier mais réalisent aussi d’étonnantes études de mains. Le sculpteur et le peintre nous ont également laissé des portraits de plusieurs de leurs contemporains, notamment Clemenceau, Rochefort, Puvis de Chavannes ou le critique Roger Marx, dont on pense qu’il fut à l’origine de leur rencontre. L’intérêt que présente cette exposition tout à fait originale ne doit pas éclipser la présentation – au musée Rodin jusqu’au 17 septembre – des dessins de danseuses cambodgiennes réalisés par le sculpteur en 1906. Dans des conditions tout à fait étonnantes puisque, après avoir assisté, au Pré Catelan, à un spectacle donné par le ballet royal khmer, il fut obligé de « poursuivre » les gracieuses apsaras jusqu’à Marseille où se tenait alors une exposition coloniale dont elles étaient l’une des principales attractions. site de l'exposition
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| Posté le 07-09-2006 à 20:37:06
| L'Or des Thraces Paris, musée Jacquemart-André, du 14 octobre 2006 au 31 janvier 2007 L’entrée en 2007 de la Bulgarie dans l’Union européenne fournit l’occasion d’un retour sur le patrimoine culturel de ce petit pays balkanique dont l’histoire plonge ses racines en des temps bien antérieurs à l’irruption du peuple qui lui a donné son nom. Présentée au musée Jacquemart-André du 14 octobre 2006 au 31 janvier 2007, l’exposition « L’Or des Thraces » permettra au public parisien de découvrir un ancien peuple dont la culture est demeurée très longtemps occultée par l’éclat de la civilisation grecque. Dès le VIIIe siècle avant J.-C., Homère évoque les Thraces dans l’Iliade et situe leur pays près de l’Hellespont (la mer de Marmara séparant les deux détroits turcs). Un peu plus tard, les géographes ioniens puis Hérodote fixent au Vardar à l’ouest et au Danube au nord les limites de leur territoire. Après que les tribus thraces furent parvenues à préserver leur indépendance face aux cités grecques et aux ambitions des souverains macédoniens – tout en subissant largement l’influence culturelle de la grande civilisation voisine – les Romains réussirent à les subjuguer au 1er siècle avant J.-C. et à établir les trois provinces de Thrace et de Mésie supérieure et inférieure. Les Thraces quittèrent ensuite, aux VIe et VIIe siècles de notre ère, le théâtre de l’histoire et leurs traditions passèrent aux Slaves et aux Bulgares, ces derniers fondant en 681 le premier État bulgare. Les cinq siècles de joug ottoman aggravèrent l’oubli dans lequel avait sombré le passé thrace et, si l’on excepte quelques voyageurs curieux d’antiquités qui traversèrent la région au XVIIIe et au début du XIXe siècle, il faut attendre la restauration de l’indépendance bulgare et les travaux du Français M. Cary, ceux des Bulgares W. Tomaschek et K. Kazarov et les informations fournies par la recherche archéologique pour que soit entreprise une redécouverte méthodique de l’ancien passé thrace. La région connaît une première période d’apogée au cours de l’âge du bronze, dans la seconde moitié du IIe millénaire avant J.-C., illustrée par les objets du trésor de Vulchitrum, magnifique témoin de l’art thrace à ses débuts, dont la grande coupe en or (canthare) demeure la pièce la plus célèbre. Le daim stylisé de Sevlievo, réalisé à la même époque, présente une allure « géométrique » mais cette sobriété ne nuit en rien à la vérité de la représentation. La période qui s’étend de la fin du second millénaire au VIe siècle avant J.-C. voit l’introduction du fer alors que se maintiennent la structure sociale et la culture de l’âge du Bronze et que d’imposantes tombes mégalithiques se multiplient dans le sud-est du pays. La période qui va du VIe au IIe siècle avant J.-C. correspond au développement d’unions tribales dont celle des Odryses apparaît politiquement et militairement comme la plus puissante. Au IIIe siècle avant J.-C., les envahisseurs celtes viennent bousculer l’équilibre régional avant que Rome n’impose son autorité au premier et ne parvienne à subjuguer sous Trajan le royaume dace de Décébale étendu au nord du Danube. L’influence grecque a déterminé dans une large mesure, aux époques classique et hellénistique, l’évolution de la production artistique, bien connue grâce à la découverte de nombreux trésors d’orfèvrerie dont les plus connus demeurent ceux de Panagurichté, Roussé, Bashova Mogila ou Lukovits. Alors que la couronne de feuilles d’or de la princesse de Vratsa ou les figures d’Artémis, d’Apollon et de Héra représentées sur le rhyton en or de Panagurichte rappellent les productions grecques contemporaines, le casque de cérémonie en or de Cotofeneshtill ou certains décors animaliers renvoient davantage à l’art des steppes. Le visiteur retiendra surtout, en découvrant cet art qui se présente comme une synthèse des héritages indigènes et des influences helléniques, les nombreuses analogies qui le rapprochent de celui des Scythes établis au nord de la mer Noire. site de l'exposition
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| Posté le 07-10-2006 à 18:37:20
| Titien, le pouvoir en face Paris, musée du Luxembourg, du 13 septembre 2006 au 21 janvier 2007 Après les expositions consacrées à Raphaël, Botticelli et Véronèse, le musée du Luxembourg poursuit son panorama original de la peinture italienne des XVe et XVIe siècles en présentant, du 13 septembre au 21 janvier, trente-cinq portraits de Titien, rendant ainsi hommage à celui dont Giorgio Vasari a pu écrire qu’« il n’y eut pas un seul seigneur de grand renom, ni prince, ni grande dame dont Titien, en excellent spécialiste, ne fixât les traits… ». Tiziano Vecellio est né à Pieve di Cadore, une bourgade des Dolomites, vers 1488 – l’année précise de sa naissance reste inconnue car l’intéressé, pour mieux jouer les patriarches, n’hésitait pas à se vieillir, au point que beaucoup le considéraient comme un quasi centenaire au moment de sa mort, quand il fut victime, en 1576, de la grande peste qui s’abattit alors sur Venise. Il révéla rapidement, dans l’atelier de Gentile Bellini, un talent qui ne se démentira pas et qui apparaît déjà parfaitement maîtrisé dans le domaine du portrait, ce dont témoigne celui, supposé, de Giovanni Bellini conservé au musée de Copenhague. Le Concert champêtre, Les Trois Âges de l’homme ou Amour sacré et Amour profane révèlent l’inspiration élégiaque née de la fréquentation de Giorgione. Les grandes compositions religieuses telles que l’Assomption de la basilique vénitienne des Frari viennent ensuite mais c’est le portrait qui vaut à Titien sa brillante réputation ; il représente vers 1510 le gentilhomme conservé à la National Gallery de Londres en qui certains ont cru reconnaître l’Arioste, puis L’Homme au gant du Louvre. On rapporte qu’Isabelle d’Este, découvrant son portrait (aujourd’hui au Kunsthistorisches Museum de Vienne) « doutait d’être d’une telle beauté… », elle dont l’Arétin déclarait qu’elle était « malhonnêtement laide ». Il faut ajouter le Jules Romain de Mantoue, le Francesco Maria della Rovere, duc d’Urbin des Offices, portrait à propos duquel l’Arétin dira « qu’il a la terreur entre les sourcils, le courage dans les yeux et la fierté dans le front ». Les portraits de Clément VII de Médicis et de Paul III Farnèse rappellent les liens entretenus par le peintre avec le pouvoir pontifical mais c’est surtout Charles Quint, rencontré à Bologne lors de son couronnement, qui fait de l’artiste le « peintre des rois ». Debout avec son chien ou à cheval lors de la bataille de Muhlberg, dans les représentations du Prado, l’empereur est figuré assis dans le portrait de la Alte Pinakothek de Munich. Le chatoiement des étoffes, l’éclat des armures ou les objets symbolisant le rang ou le pouvoir du personnage suffisent pour les imposer au spectateur mais Titien maîtrise aussi le rendu de l’intériorité des personnages, l’esprit rusé du pape Paul III, la volonté de puissance de Charles Quint ou du doge vénitien Andrea Gritti, la fougue rebelle de l’Arétin ou la mystérieuse séduction qu’exerce la Jeune Fille au chapeau à plumes de l’Ermitage, bien éloignée de la sensualité qu’expriment, dans des registres bien différents la Vénus d’Urbin des Offices et la Madeleine pénitente du Palais Pitti. Mais c’est peut-être l’Autoportrait du Prado, réalisé en 1567, à près de quatre-vingts ans, qui témoigne le mieux des sommets que sut atteindre en ce domaine l’artiste vénitien. Vieilli, solitaire et affaibli, le peintre tient toujours fermement la brosse qu’il utilise. Émouvant témoignage d’une âme, le regard demeuré vif et pénétrant semble voir au-delà du temps et des portes de l’éternité qui vont bientôt s’ouvrir. Peintre des princes et des puissants, Titien est aussi le magnifique interprète des diverses dimensions de la condition humaine. site de l'exposition
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| Posté le 07-10-2006 à 18:38:21
| Les Perses sassanides. Fastes d’un Empire oublié Paris, musée Cernuschi, du 15 septembre au 30 décembre 2006 Défaits à Qaddisiya, à la périphérie mésopotamienne de leur empire, puis définitivement vaincus à Nehavend, en 642, par les cavaliers arabes porteurs de la religion du Prophète, les Perses sassanides sont alors brutalement sortis de l’histoire et en sont longtemps demeurés absents, dans la mesure où, pour les Occidentaux, le passé de l’Iran se résumait à la puissance du « Grand Roi » achéménide telle qu’elle s’exprime dans les imposantes ruines de Persépolis, et aux splendeurs des temps safavides, quand Shah Abbas régnait à Ispahan. L’exposition que nous propose le musée Cernuschi permet heureusement – à travers la présentation de vaisselles royales, de sceaux, de monnaies d’or et d’argent, d’armes d’apparat, de camées et d’intailles venus de collections américaines, européennes ou iraniennes – de réhabiliter une séquence majeure de l’histoire de la Perse qui dura plus de quatre siècles. Apparue au début du IIIe siècle, la dynastie sassanide – fondatrice d’un empire qui s’étendit de l’Euphrate à l’Indus, menaça directement Constantinople et conquit pour un temps Antioche et l’Égypte – fut porteuse d’une puissante réaction nationale et religieuse qui emporta la puissance des Parthes arsacides née sur les ruines des royaumes établis dans l’Orient lointain par les héritiers d’Alexandre. Descendant d’un ançêtre éponyme du non de Sassan – prêtre du sanctuaire d’Istakhr, héritier de l’ancienne cité royale de Persépolis – Ardachîr bat et tue de ses mains en 224 le souverain parthe Artaban et entre à Ctésiphon – l’ancienne Séleucie du Tigre, la capitale de son adversaire – pour s’y faire couronner « roi des rois ». Originaire du Fars comme l’étaient les Achéménides, la nouvelle dynastie renoue avec le passé glorieux, interrompu sous Darius III, de ce qui avait été le premier empire universel. L’influence hellénique, si puissante chez les Parthes, s’efface chez les nouveaux maîtres de l’Iran qui substituent le « pehlvi sassanide » au grec et font du zoroastrisme l’unique religion nationale. La longueur exceptionnelle des règnes de plusieurs souverains – Chahpuhr Ier (241-272), Chahpuhr II (309-379), Khosroès Ier (531-579), Khosroès II (590-628) – contribue à la stabilité de l’empire, contraint de guerroyer sur ses frontières orientales et septentrionales mai aussi contre Rome, puis Byzance. Le limes de l’Euphrate et l’Arménie sont farouchement disputés : cette guerre coûte la vie aux empereurs Gordien et Julien et fait qu’un vaste bas-relief fixe pour l’éternité la défaite subie par Valérien devant Chahpuhr. Les deux grandes puissances qui se partagent le Proche-Orient vont cependant s’épuiser mutuellement. Les victoires de Khosroès II sont éphémères puisque la revanche d’Héraclius leur fait ensuite écho. Divisés sur le plan religieux –entre orthodoxes, nestoriens et monophysites pour les Romains d’Orient, entre zoroastriens, manichéens et chrétiens pour les Perses – les deux empires vont subir de plein fouet l’invasion des cavaliers arabes, de ces « mangeurs de lézards » si méprisés jusque-là par les aristocrates iraniens. Vaincu, Yazdagard III, le dernier Sassanide, n’aura d’autre issue que de fuir vers l’est, vers le Khorassan où il trouvera une mort pitoyable. Écrasée, la Perse sassanide laisse cependant un modèle étatique dont s’inspirera, un siècle plus tard, le califat abbasside de Bagdad et, si l’islam l’emporte rapidement face à l’ancienne religion nationale, la langue arabe ne peut s’imposer durablement aux vaincus. Outre les grands bas-reliefs rupestres que nous ont laissés les Sassanides, ils ont brillé dans les arts mineurs. Ceux-ci exaltent la gloire du souverain à travers les représentations de scènes de chasses, de banquets et d’investitures royales et, par l’intermédiaire de Byzance ou du monde musulman, de nombreux éléments décoratifs floraux ou animaliers imaginés par les artisans sassanides passeront ensuite dans le répertoire iconographique de l’Europe romane. site de l'exposition
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| Posté le 01-11-2006 à 14:30:57
| NEANDERTAL Hypothèses d'une disparition La disparition de Neandertal est-elle due à un changement d'environnement ? A-t-elle été causée par des maladies ou du fait de son anatomie ? Est-elle due à des problèmes de subsistance ? A des problèmes de maîtrise technique ? A une compétition face aux Sapiens ? à une baisse démographique ? Est-elle liée à des facultés cognitives réduites ? Neandertal s'est-il métissé avec Sapiens ? Depuis la première découverte en 1856, près de Düsseldorf en Allemagne, cet homme fossile passionne les scientifiques. La forme de son crâne, bien différente de ce qui était alors connu, suscite toujours de nombreuses interrogations. D'autres découvertes sont venues depuis confirmer son existence et, parallèlement à l'émergence d'une certaine conception de l'évolution du monde vivant, l'Homme de Neandertal a fini par être accepté comme le représentant d'une autre humanité. L'année 2006 est l'occasion de revenir sur cette découverte qui défraya la chronique et provoqua une grande effervescence dans le monde scientifique. À l'occasion des 150 ans de la découverte de l'Homme de Neandertal, le Musée de l'Homme expose ainsi, pour la première fois, ses fossiles originaux, dont celui de l'Homme de La Ferrassie (Dordogne), sa reconstitution par l'artiste Elisabeth Daynès, et les avis de l'époque, dont les lettres annonçant sa découverte. Ces documents seront confrontés aux différentes hypothèses scientifiques concernant sa disparition, émises depuis sa découverte. Les visiteurs découvriront même découvertes liées à Neandertal dont les scientifiques rêvent... Serait-il possible, un jour, par exemple, de reconstituer le génome complet de Neandertal ? Exposition temporaire au Musée de l'Homme du 13 octobre 2006 au 8 janvier 2007. Exceptionnellement entrée libre lors de La Fête de la Science : vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 octobre 2006. À partir du 16 octobre, accès à l’exposition avec le billet d’entrée pour le musée : 7 € - tarif réduit 5 € Exposition ouverte les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 10 h à 17 h, les samedis, dimanches et jours fériés de 10 h à 18 h sauf le 25 décembre et le 1er janvier. Elle a l'air bien, je vais essayer d'y aller!
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 01-11-2006 à 14:34:30
| Les Lettres ont la forme! Une histoire de l'écriture Du 30 octobre 2006 au 10 mars 2007 Musée de la poste Galerie du Messager 5 000 ans d’histoire de l’écriture sont retracés, de la gravure sur argile des Sumériens aux machines à écrire du XXe siècle. L’écriture est née de la nécessité de tenir des inventaires, d’un besoin comptable et du souci de transmettre des messages : ordres du pouvoir dans la sphère publique, lettres officielles ou privées. Les infrastructures de transport de message telles que La Poste lui doivent leur existence. Les mots gravés dans l’argile, la pierre, la cire ou l’écorce, peints sur le papyrus ou fixés à l’encre sur le parchemin et le papier invitent le visiteur à découvrir une histoire matérielle de l’écriture. L’évolution des graphies, des supports et instruments d’écriture, du mobilier de l’écrivain et de l’épistolier est évoquée. Plumes d’oie, plumes métalliques, encriers, taille-plumes, essuie-plumes, poudreurs, poinçons originaux de l’Imprimerie Nationale, classés « monuments historiques »… sont présentés. Une histoire des formes de l’écriture est aussi proposée. Le public entreprend un voyage dans le monde entier et part à la découverte des civilisations et des cultures qui ont été les matrices de l’écriture. Il découvre la calligraphie chinoise, les manuscrits arabes. Cette histoire plonge aussi le visiteur dans le domaine de l’apprentissage de l’écriture, dur labeur tant pour le scribe de l’Égypte que pour le moine copiste et l’écolier de notre Troisième République. De nombreuses gravures du XVIIIe siècle extraites des traités de l’art d’écrire et des abécédaires illustrent la méticulosité du travail de scripteur. Le parcours de l'exposition : L’exposition juxtapose deux grands espaces. Le premier espace – chronologique - s’ouvre sur la naissance de l’écriture en Mésopotamie au IVe millénaire avant J.C et se clôt avec l’avènement du stylo bille. Le second espace – géographique – propose une découverte des écritures du monde. L’exposition « Les lettres ont la forme » juxtapose deux grands espaces sur une superficie totale de 600m². Le premier espace – chronologique - s’ouvre sur la naissance de l’écriture en Mésopotamie, au IVe millénaire avant Jésus-Christ et se clôt avec l’avènement du stylo à bille. Le second espace – géographique- propose au visiteur un voyage autour du monde à la découverte notamment des écritures de l’Orient (espace musulman, monde chinois) et d’autres contrées (Amérique centrale). L’ensemble est soutenu par une dorsale faite de puits de lumière où l’on observera l’évolution graphique des lettres de l’alphabet. Ainsi la lettre A est la simplification de la tête de taureau qui se dit aleph dans les langues sémitiques. Le aleph devenu alpha chez les Grecs a subi un renversement de 180 degrés de telle sorte que les cornes du taureau sont devenues les jambes du A. Les prêteurs de l'exposition: Bibliothèque de l’Assemblée Nationale, Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque municipale d’Orléans, Société Bic, Musée Carnavalet, Editions D, Musée Guimet, Fondation Guerrand-Hermès, Collection Kevorkian, Institut du Monde arabe, Alain Champagnat, Daniel Kerschenbaum, Ladislas Mandel, Jacques Vignes, Madame Sennelier, Imprimerie Nationale, Musée de La Poste, Château de Versailles, Service archéologique de la ville de Saint-Denis. Elle a l'air tout simplement géniale, je vais tenter d'y aller demain ou après demain.
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| Posté le 11-11-2006 à 13:59:37
| Venise et l’Orient Paris, Institut du monde arabe, jusqu’au 18 février 2007 Au moment où, sur fond de « choc des civilisations », le fossé semble se creuser entre le monde occidental et l’Orient musulman, l’exposition que nous propose l’Institut du monde arabe vient à point nommé pour nous rappeler que les confrontations du passé n’excluaient jamais de fructueux échanges commerciaux et culturels. C’est par le vol des reliques de saint Marc, perpétré à Alexandrie en 828 par des marchands vénitiens, que s’établissent les premiers contacts. Le succès ultérieur des entreprises commerciales engagées par la cité des Doges établit des liens de nature commerciale qui ne se démentiront jamais, jusqu’à ce que Venise perde, en 1797 par la volonté de Bonaparte, l’indépendance ombrageuse qu’elle avait su préserver pendant près d’un millénaire. On sait comment les Vénitiens surent profiter des croisades pour établir leurs « échelles du Levant » et pour se débarrasser, en 1204, de leur concurrent byzantin. Au temps de l’Égypte mamelouke comme durant celui de la Porte ottomane, les négociants venus de la Lagune sont présents sur les côtes d’Asie Mineure, de Syrie et d’Égypte. Ils y achètent les produits de l’Orient lointain pour les redistribuer dans toute l’Europe et ce fructueux commerce durera jusqu’au moment où Vasco de Gama ouvrira, en contournant l’Afrique, une nouvelle route des Indes. Le péril turc et la transformation de l’océan Indien en lac portugais suffirent à ruiner le trafic de la Sérénissime, bientôt chassée de Chypre et des derniers vestiges de son empire maritime oriental. Souvent présents en première ligne, comme à Lépante, dans la lutte contre les galères du Grand Seigneur, les Vénitiens savent aussi faire preuve de pragmatisme et privilégier, quand il le faut, leurs intérêts économiques, au grand scandale de la chrétienté occidentale. Ces relations continues connaissent d’importantes retombées dans le domaine de la culture et des arts. C’est ce que nous montre l’exposition, riche de deux cents objets provenant d’une soixantaine de musées. Le visiteur peut ainsi découvrir le portrait du sultan Mehmed II, le vainqueur de Constantinople, réalisé par Giovanni Bellini qui vécut pendant deux ans sur les rives du Bosphore, les tableaux de Carpaccio et de Mansueti mettant en scène des personnages vêtus à l’orientale, le superbe plateau en argent gravé de Mahmoud al-Kurdi, les pichets en verre de Murano décorés de motifs orientaux, des céramiques ottomanes provenant d’Iznik ou des lampes de mosquée fabriquées… à Venise, autant d’exemples de la fécondité des échanges qui s’établirent au fil du temps entre l’Orient musulman et la cité de saint Marc. La confrontation que résume le face-à-face de Mehmed II et du doge Mocenigo figuré sur l’affiche de l’exposition ne doit donc pas nous faire oublier que l’affrontement chronique entre l’Islam et l’Occident – en cette Méditerranée dont Fernand Braudel nous disait qu’elle était, au XVIe siècle, le « cœur violent du monde » – n’a jamais entravé durablement l’exercice d’influences réciproques. site de l'exposition
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