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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 11-11-2006 à 14:00:34   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Hans Holbein. Les années anglaises
Londres, Tate Britain Museum, jusqu’au 7 janvier 2007

Trois ans après la rétrospective consacrée à Hans Holbein le Jeune par le Mauritshuis de La Haye et quelques mois seulement après l’exposition de Bâle qui se limitait aux productions réalisées par le peintre dans sa ville natale durant la première partie de sa carrière, la Tate Britain de Londres nous propose de redécouvrir les années anglaises du célèbre portraitiste. Né en 1498, le jeune homme a déjà acquis une brillante notoriété dans sa cité d’origine qui apparaît alors comme l’un des principaux foyers de l’humanisme rhénan. Les commandes locales s’étant raréfiées pendant la période troublée de la Réforme luthérienne, Holbein part une première fois pour Londres en 1526. Il demeure alors deux ans dans la capitale anglaise où il bénéficie de la protection de Thomas More à qui Érasme l’a recommandé. De retour à Bâle en 1528 – peut-être pour préserver son statut de bourgeois de la cité – il constate que la situation ne s’y est guère améliorée, que les iconoclastes s’y déchaînent et que les cantons suisses s’affrontent dans une guerre religieuse inexpiable ; il repart donc en Angleterre dès 1532. À partir de 1535 et jusqu’en 1543, date de sa mort, il y apparaît comme le peintre de la Cour et le protégé du roi Henri VIII. Il introduit alors dans l’archipel britannique l’art de la Renaissance qui a triomphé sur le continent au cours des décennies précédentes… au point que les insulaires le considèrent parfois comme le « premier grand artiste anglais »… C’est de cette période particulièrement productive, qui voit l’apogée de son génie, que datent les œuvres prêtées par les plus grands musées du monde pour être présentées aujourd’hui à Londres. Seront ainsi réunis pour la première fois le premier portrait du roi Henri VIII réalisé par Holbein et conservé aujourd’hui au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, celui de Jane Seymour, la troisième épouse du roi, provenant du Kunsthistorische Museum de Vienne et celui de leur fils, le petit prince de Galles, futur Édouard VI, prêté par la National Gallery of Art de Washington. La National Gallery de Londres – qui conserve les célèbres Ambassadeurs – et les collections royales du château de Windsor sont également mises à contribution. Ce qui caractérise les portraits de Holbein, ce sont leur vie et la virtuosité du rendu des étoffes et des matières. Le peintre expérimente également des innovations risquées : ainsi lors de son premier séjour en Angleterre avec le double portrait de Thomas Godsave et de son fils John, conservé à la Gemälde Galerie de Dresde. Holbein, dans ses portraits peints ou dessinés, est un maître de l’évocation subtile du caractère et de la personnalité de son modèle. Composition puissante, palette claire, perfection technique, observation aiguë des détails contribuent à la réussite du portrait. L’un des chefs-d’œuvre de l’artiste demeure la représentation du petit prince de Galles réalisée vers 1538. Holbein atteint ici au sommet de son art dans le rendu des traits du visage de l’enfant, coiffé d’un superbe béret à plume et vêtu d’un bel habit d’apparat composé d’une tunique rouge ornée de fils d’or avec des manches en brocart d’or. Par cette œuvre, mais aussi par ses portraits des humanistes du temps, des ecclésiastiques dont certains seront les acteurs du schisme anglican, des membres de la famille royale ou des riches marchands allemands établis à Londres, le peintre bâlois écrivait, en cette Europe du Nord que gagnait irrésistiblement le souffle venu d’Italie, un épisode exceptionnel de l’histoire des arts.

site de l'exposition


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Kaedes
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   Posté le 11-11-2006 à 14:01:30   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Trésors des steppes
Neuchâtel-Hauterive en Suisse, au Laténium, jusqu’au 31 décembre 2006

Au cours des dernières décennies, de remarquables découvertes réalisées en Ukraine et en Russie ont permis de préciser les connaissances relatives à l’« art des steppes ». Si les musées d’Azov, de Rostov ou de Taganrog abritent aujourd’hui des œuvres de premier ordre, le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg – qui met deux cents de ses plus belles pièces à la disposition du Laténium de Neuchâtel – conserve en ce domaine la première place. Il doit celle-ci à l’intérêt manifesté par Pierre le Grand pour les diverses plaques d’or décorées de motifs animaliers que lui avait offertes Nikita Demidov, un entrepreneur minier installé dans l’Oural. Intrigué par l’antiquité apparente de ces pièces tout à fait originales, le tsar, qui était un esprit curieux, ordonna de préserver tous les objets de ce type qui viendraient à être découverts et les fit rassembler dans le petit musée personnel qu’il avait créé en 1714. Des voyages d’études furent organisés en Sibérie occidentale, la région d’où provenaient ces vestiges d’un temps révolu, notamment ceux de l’Allemand Daniel Gottlieb Messerschmidt et du Hollandais Nicolas Witsen. L’intérêt pour ces découvertes sibériennes se trouva renouvelé quand l’installation des Russes en Ukraine, à la fin du XVIIIe siècle, permit l’étude des innombrables tertres funéraires aisément identifiables en cette région. Baptisés kourganes, ces tumuli furent fouillés à l’initiative des chefs militaires et livrèrent rapidement des armes, des bijoux et de nombreux objets d’or ou d’argent. La conquête du littoral de la mer Noire permit de retrouver les vestiges de l’ancienne colonie grecque d’Olbia en même temps que la relecture d’Hérodote conduisait à attribuer aux Scythes les trouvailles réalisées dans l’arrière-pays. Les découvertes réalisées à Koul Oba, dans la péninsule de Kertch, révélèrent l’existence d’une aristocratie barbare cliente des artisans et des artistes grecs. L’ancien monde des steppes commençait à sortir de l’oubli et la création – en 1859, au musée de l’Ermitage – d’une commission archéologique favorisa de nouvelles recherches. De nombreux objets ont été depuis régulièrement mis au jour en Crimée, dans la presqu’île de Kertch, dans le bassin inférieur du Dniepr, dans les steppes du Kouban et même au-delà, dans les vastes espaces de la Sibérie occidentale et de l’Asie centrale. Les sites de Kelermès, de Kostromskaya et de Solokha, celui de Tolstaya Mogila fouillé en 1971 ont ainsi livré d’impressionnants trésors. Ils témoignent de la coexistence d’œuvres d’orfèvrerie de facture clairement hellénique, mais figurant la vie quotidienne des hommes de la steppe, et de pièces de harnachement ou de plaques de boucliers représentant de manière stylisée des animaux familiers ou imaginaires tels que le cerf de Kostromskaya ou la « panthère » de Kelermès. Mais quelle que soit la richesse de la production contemporaine de l’époque scythique (VIe-IIe siècle avant J.-C.), elle ne résume pas à elle seule l’art des steppes. Il faut y ajouter ce que nous ont laissé les Alains et les Sarmates et, plus à l’est, les trouvailles réalisées dans la vallée de Minoussinsk, dans les tombes de l’Altaï ou sur les rives du Baïkal. Il faut aussi compter avec les origines lointaines de cette civilisation originale. L’exposition de Neuchâtel nous présente des pièces qui nous permettent de remonter au Paléolithique supérieur, riche de ses figures en ivoire de mammouth, ainsi qu’au Néolithique, caractérisé par de nombreux objets de la vie quotidienne, avant que le IIe millénaire avant J.-C. ne voie fleurir la métallurgie caucasienne du bronze ou le travail de l’ambre et de l’or. L’archéologie russe a pu ainsi dépasser, à la faveur des nombreuses découvertes intervenues au cours du dernier demi-siècle, l’horizon longtemps limité des origines scythiques.

site de l'exposition


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Olaf
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   Posté le 17-11-2006 à 18:06:11   Voir le profil de Olaf (En vacances)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Olaf   

j'aimerais bien voir celle sur les steppes!


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La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens
Olaf
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   Posté le 22-12-2006 à 19:51:42   Voir le profil de Olaf (En vacances)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Olaf   

J'ai vu les expositions sur Klein, Rauschenberg et l'art en mouvement ay centre pompidou cet am, je vous conseille particulirement celle de Klein, c'est un génie ce type...


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Kaedes
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   Posté le 06-01-2007 à 11:10:42   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Trésors engloutis d'Egypte
Paris, Grand Palais, jusqu'au 16 mars 2007

C’est à une véritable résurrection que nous convie l’exposition organisée au Grand Palais pour présenter au public le produit des fouilles sous-marines entreprises depuis 1996 au large d’Alexandrie et en baie d’Aboukir par Franck Goddio, petit fils du navigateur Eric de Bisschop. Soutenu par Jean Yoyotte, professeur honoraire au Collège de France, il a su intéresser des mécènes privés au financement de recherches de grande envergure mobilisant des équipes de spécialistes nombreuses et bénéficiant du soutien précieux du Commissariat à l’Energie Atomique, qui a fourni des moyens de détection magnétométrique particulièrement performants. Le résultat est impressionnant. C’est tout un pan de l’histoire égyptienne trop longtemps sous-estimé qui est ainsi ramené au jour. Les restes d’Alexandrie et de plusieurs cités littorales ravagées à la fin de l’Antiquité par des séismes et un violent raz-de-marée – 489 statues, pièces et objets divers – initialement présentés à Berlin font revivre cette Egypte hellénistique et romaine qui, née de la fusion de l’héritage pharaonique et des apports grecs et orientaux, constituait alors l’un des principaux centres de gravité du monde méditerranéen. Trois statues de granit rose, hautes chacune de cinq mètres – un roi d’Egypte figé dans l’attitude de la marche, entouré d’une reine figurée en Isis et du dieu du Nil Hapy – accueillent le visiteur. Elles proviennent du temple d’Herakleion (Thönis), une cité dont les ruines sont totalement immergées à sept kilomètres du rivage actuel. Ville prospère, dont la fondation était antérieure à celle d’Alexandrie, elle fut submergée par les eaux et ses vestiges recouverts par les limons apportés par le Nil. On y a retrouvé les ruines du temple dédié à Amon et à son fils Khonsou, que les Grecs assimilaient à Héraclès. C’est dans la baie d’Aboukir qu’a été identifié un gigantesque sanctuaire dédié à Sérapis, à proximité duquel on a découvert, à Canope (la Pegouti des Egyptiens), une superbe statue d’Arsinoé II sculptée dans le granit noir et figurée comme une Aphrodite dont la tunique mouillée signifie qu’elle sort des eaux. Miraculeusement reconstitué en plusieurs étapes à la faveur de découvertes successives qui doivent beaucoup au hasard, le « naos des décades » réalisé dans la première moitié du IVe siècle avant notre ère sous le règne de Nectanébo, est l’une des pièces les plus impressionnantes de l’ensemble dans la mesure où il nous présente un étonnant calendrier, identifié par les périodes de dix jours figurées sur ses parois extérieures. Les fouilles ont également permis de reconstituer un panorama complet du Grand Port d’Alexandrie. Faut-il préciser que l’exposition ne présente qu’une faible part des trouvailles réalisées et que les espaces à prospecter demeurent immenses… Cette manifestation, exceptionnelle par la richesse des objets présentés et par l’ampleur des moyens qu’ont mobilisés les recherches effectuées en amont, n’en lève pas moins le voile sur l’une des périodes les plus riches de l’histoire antique.

site officiel de l'exposition


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Kaedes
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   Posté le 06-01-2007 à 11:11:33   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Les Maîtres de l'art Précolombien
Bruxelles, musée du Cinquantenaire, jusqu'au 29 avril 2007

Le Musée du Cinquantenaire, qui constitue l’un des éléments de la nébuleuse des Musée royaux d’Art et d’Histoire, propose jusqu’au 29 avril 2007 à ses visiteurs un ensemble d’oeuvres précolombiennes déjà retenues pour une exposition présentée précédemment en Suisse et provenant de la célèbre collection Dora et Paul Janssen.

Rassemblée à partir des années soixante-dix par un industriel et son épouse, celle-ci est riche de plus de trois cent cinquante oeuvres, connues de tous les spécialistes et couvrant trois millénaires de l’histoire précolombienne. Elle comprend des statues réalisées en pierre ou en terre cuite, des masques et des parures en or, des étoffes et des coiffures de plumes. Toutes les grandes civilisations de l’ancienne Amérique sont représentées, puisque d’énigmatiques masques olmèques côtoient des récipients en onyx produits par les Aztèques et de nombreuses parures d’or provenant de Colombie, la terre de l’El Dorado chibcha qui plongeait rituellement, couvert de poudre d’or, dans les eaux du lac de Guatavita. Les Musées royaux d’Art et d’Histoire profitent de cette manifestation pour ajouter à l’ensemble présenté une cinquantaine de pièces précolombiennes majeures issues de leurs propres collections. L’intérêt scientifique d’une telle exposition – qui apparaît également comme un évènement artistique de première importance, n’a guère besoin d’être démontré, mais il est rehaussé par le débat engagé à propos de la destination ultérieure de ce précieux ensemble. Aujourd’hui décédé, Paul Janssen avait prévu une dation de cette collection mais les difficultés juridiques et administratives que rencontre le processus prévu en raison des craintes de contestation concernant la provenance de certaines pièces et du conflit apparu entre les autorités fédérales belges et la région flamande, menacent la réalisation de ce projet, au risque de voir la veuve du collectionneur, Dora Janssen, choisir finalement de vendre à un musée américain. De nombreuses personnalités et institutions belges sont actuellement mobilisées pour écarter une telle éventualité.

site de l'exposition


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Kaedes
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   Posté le 20-01-2007 à 09:16:20   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Devenez l'architecte d'une pyramide !


Construisez réellement une pyramide

Depuis le 19 décembre, au Palais de la Découverte se tient l'intrigante exposition "Construisons une pyramide !".

Après des millénaires, ces bâtiments sont encore debout et nous sommes bien incapables de dire avec certitude comment ils ont été construits. Architectes et scientifiques ont émis plus d'une hypothèse, dont trois sont présentées ici.

Vous vous demandez aussi quelle technique vous auriez choisi pour une telle entreprise ? Quoi de mieux que de pouvoir tester, vérifier ou invalider votre propre théorie en vous lançant dans une vraie construction ? Car cette exposition est avant tout un atelier où le public est acteur en plus d'être spectateur.

lien ici


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Olaf
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   Posté le 03-02-2007 à 08:48:03   Voir le profil de Olaf (En vacances)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Olaf   

sympa l'expo!


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La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens
rich-san
Pilier de l'édifice
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   Posté le 03-02-2007 à 08:57:24   Voir le profil de rich-san (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à rich-san   

pourquoi les historiens callent t' ils sur l' enigme des constuctions de pyramides ? qu' est ce qui les genent ?


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Kaedes
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   Posté le 03-02-2007 à 11:05:55   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Festivals de Beaune et de Pesaro


c'est à 30 min de chez moi ^^

Fort d’un succès grandissant, le festival de Beaune est aussi l’occasion d’une découverte de la Bourgogne, une province dont le patrimoine artistique demeure souvent trop méconnu. La visite de l’Hospice de Beaune et du Musée du Vin prélude au concert donné dans la basilique Notre-Dame par William Christie dont l’ensemble interprétera la Création de Joseph Haydn. Non loin de Beaune où il faut voir le Jugement dernier de Roger Van der Weyden, Dijon offre au visiteur sa cathédrale Saint-Bénigne et son palais ducal, les trésors de son musée des Beaux-Arts et un paysage urbain riche de ses nombreuses façades contemporaines du président de Brosses, mais c’est à Beaune, dans la ville chère au chancelier Rolin, qu’il faut aller retrouver la musique, avec Jordi Savall dont le groupe exécutera les Concerts royaux de Couperin. Cette découverte de la Bourgogne serait incomplète sans une excursion jusqu’à Cluny où ne se dresse plus qu’une partie du transept de la magnifique église abbatiale de Cluny III, vandalisée et détruite sous la Révolution pour être transformée en carrière de pierres par un acheteur de biens nationaux. Ultime vestige d’un sanctuaire qui fut le plus grand de toute la Chrétienté jusqu’à la construction de Saint-Pierre de Rome. C’est à partir de cette région, admirablement évoquée par Georges Duby dans ses Paysans du Mâconnais, qu‘essaima dans toute l’Europe l’ordre d’Hugues le Grand et de Pierre le Vénérable pour imposer une réforme de la vie monastique qui préparera l’apogée spirituel des XIIe et XIIIe siècles. Après avoir écouté les Cantates italiennes d’Haendel – que l’on connaît davantage pour sa musique destinée à la cour d’Angleterre – il restera à accomplir, après un détour par Berzé la Ville où les fresques romanes sont d’inspiration tout à fait originale, le pèlerinage de Vézelay où saint Bernard prêcha la deuxième croisade et où Viollet le Duc sauva l’église de La Madeleine et le magnifique tympan dominant son narthex.

Dans un registre tout différent, Pesaro, qui fut son lieu de naissance, honore régulièrement Gioacchino Rossini (1792-1868), champion de l’opéra léger, de l’Italienne à Alger au Barbier de Séville. Créateur précoce, ce « génial paresseux » n’écrivit pas moins de quarante opéras qui le firent triompher à Venise et à la Scala de Milan. A Paris, il écrit Il viaggio a Reims, à l’occasion du sacre de Charles X qui le nomme en 1825 premier compositeur du roi et inspecteur général du chant. Les réticences de ceux qui le surnommaient méchamment le Signor Vacarmini sont bientôt balayées et Guillaume Tell, inspiré de Schiller, remporte un grand succès. Il abandonne ensuite l’opéra et se consacre à des créations d’inspiration religieuse dont le célèbre Stabat Mater ; sa Messe solennelle de1864 fait ensuite figure de testament musical. Mais le festival Rossini, qui présente notamment cette année le Voyage à Reims et Le Turc en Italie, est aussi l’occasion de découvrir le patrimoine historique et culturel d’une région où le voyageur peut admirer le palais ducal de Pesaro, celui d’Urbin – où Frédéric de Montefeltro, immortalisé par le portrait qu’en fit Piero della Francesca, fut l’un des grands princes humanistes de son temps – la basilique San Petronio de Bologne et, dans la même ville, l’église Saint-Dominique qui abrite le tombeau du fondateur de l’ordre des Frères Prêcheurs.

le site du festival de Beaune
le site du festival de Pesaro (en italien


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Kaedes
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   Posté le 07-04-2007 à 23:11:40   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Armenia Sacra
Paris, musée du Louvre, jusqu'au 21 mai 2007

L'Année de l’Arménie en France est l’occasion pour le musée du Louvre de présenter nombre de chefs-d’oeuvre de l’art religieux de ce peuple du Caucase qui, ballotté au carrefour des empires, a lutté sans cesse pour préserver son identité bimillénaire. C’est au début du IVe siècle que Grégoire l’Illuminateur établit aux marges des puissances romaine et sassanide, le premier royaume chrétien de l’histoire, quelques années avant que Constantin n’autorise la religion nouvelle dans l’ensemble de l’Empire romain. Un siècle plus tard, le moine Mesrop Machtots crée un alphabet spécifique qui permettra de traduire en arménien les textes sacrés et de faire de cette petite nation la « fille aînée du christianisme », un christianisme bien particulier puisque attaché, depuis le concile de Chalcédoine de 451, à la foi monophysite. Cent soixante églises datées du IVe au VIe siècles témoignent encore aujourd’hui de la vitalité de cette avant-garde chrétienne sur les pentes du Caucase.
Ballottée entre Byzantins, Perses et Arabes, rattachée au califat abbasside de Bagdad, envahie au XIIe siècle par les mongols, puis conquise par Tamerlan, l’Arménie n’en survit pas moins et connaît même en Cilicie – ou Petite Arménie – une brillante Renaissance au contact des Croisés francs. La fin de l’aventure orientale de l’Occident latin aboutit à la disparition de la Petite Arménie et au repli sur l’est anatolien et le Caucase où les Arméniens subissent les dominations ottomane et perse avant d'être absorbés dans l'Empire russe.

L’exposition organisée au Louvre réunit, dans les douves du donjon de Philippe-Auguste, une trentaine de khatchkars, fascinantes stèles de deux mètres de haut, sculptées dans le tuf, un matériau tendre propice à la réalisation d’entrelacs et de rosaces entourant une simple croix dépourvue de la figure du Christ.

Dans la galerie Melpomène de l’aile Sully ont été rassemblés quelques-uns des plus précieux trésors sacrés de l'Arménie tels l’Evangéliaire d’Echmiadzine – la capitale religieuse du pays – des croix d’argent, des aiguières de bronze inspirées de l’art califal, des reliquaires d’argent décorés de pierres précieuses, des portes de cèdre aux décors géométriques inspirés des modèles musulmans, des colombes d’or verseuses de Saint-Chrème, autant de témoignages de la foi commune qui a constitué pour ce peuple un facteur d’unité irremplaçable au temps où il était partagé entre diverses dominations. Moins d’un siècle après le génocide perpétré par les Ottomans, la préservation de ces trésors demeure la fierté de l'Arménie et le socle sur lequel les Arméniens se plaisent à imaginer leur avenir.

Pour prolonger le plaisir de cette découverte et sentir vibrer l'Arménie réelle dans ses paysages familiers, de la somptueuse plaine de l'Ararat aux cimes escarpées des monts du Caucase, le professeur Jean-Pierre Mahé vous accompagnera dans un nouveau voyage du 15 au 23 septembre 2007.


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Kaedes
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   Posté le 07-04-2007 à 23:12:35   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

L'Âge d'or de l'Inde classique, l'empire des Gupta
Paris, galeries nationales du Grand Palais, du 4 avril au 25 juin 2007

Au IVe siècle après J.-C., l’Inde ancienne est déjà l’héritière d’une longue histoire, marquée par l’éclosion de la civilisation de l’Indus au IIIe millénaire avant J.-C., par le déferlement des envahisseurs aryens au millénaire suivant, par l’essor du bouddhisme et l’apogée de l’empire maurya, qui précèdent la naissance des royaumes gréco-bactriens et l’irruption des Saces puis des Yue Tche (Tokhariens) surgis des vastes espaces d’Asie centrale pour établir l’Empire kushan. Celui-ci atteint à son maximum d’expansion sous le règne de Kanishka à la fin du premier siècle de notre ère mais il s’affaiblit rapidement et c’est la dynastie gupta fondée en 320 par un prince du Magadha, qui prend bientôt le relais pour environ trois siècles, contemporains de l’apogée de la civilisation indienne classique, celle que nous décrivent les pèlerins chinois Fa-hien et Hiuang-tsang. La culture raffinée qui prévaut alors repose sur le système des castes et l’hindouisme reconquiert le terrain perdu au cours des siècles précédents au profit du bouddhisme. A partir du VIIe siècle, la capitale gupta, Pataliputram (Patna) est supplantée par Kanauj où règne un souverain énergique, Harsha, dont la mort annonce cependant le morcellement de l’empire gupta qui avait réussi à s’imposer sur l’ensemble de l’Inde du nord jusqu’au cours de la Narmada.

Cet âge d’or a produit un art d’un raffinement et d’une perfection sans précédent. Le répertoire iconographique et les règles esthétiques qui commanderont l’évolution ultérieure des arts indiens se mettent en place à cette époque, ce que permet de vérifier l’exposition du Grand Palais, riche de plus de cent sculptures en pierre, bronze et terre cuite exceptionnellement prêtées par les plus grands musées indiens. L’oeuvre fondatrice et unificatrice de Chandragupta Ier, de Samudragupta et de Chandragupta II porte ici ses effets les plus brillants, avec une collection de monnaies en or permettant de situer les différents monarques de la dynastie, avec les sculptures des périodes immédiatement antérieures, les effigies divines de Mathura et de Sarnath, empreintes d’intériorité et d’élégance. C’est une inspiration plus profane qui commande en revanche l’art des terres cuites de l’époque, que le spectateur peut percevoir comme un contrepoint harmonieux au hiératisme de l’art religieux.

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   Posté le 07-04-2007 à 23:14:09   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Pharaons noirs, sur la piste des quarante jours
Belgique, musée royal de Mariemont, jusqu'au 2 septembre 2007

Il faut saluer l’action entreprise par Marie-Cécile Bruwier, directrice scientifique du musée royal de Mariemont (dans la province belge du Hainaut) et initiatrice de l’exposition Pharaons noirs, sur la piste des quarante jours. Jusqu’au 2 septembre, cette manifestation est l’occasion de découvrir œuvres d’art et documents – prêtés par les musées du Caire et de Khartoum, par le British Museum de Londres et les musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles ainsi que par les universités de Gand, Lille et Louvain – qui permettront aux visiteurs de découvrir le fabuleux héritage des régions soudanaises où ont fleuri, de Kerma à Napata ou à Meroë, des cultures fortement influencées par celle du royaume des pharaons.

Dès l’époque prédynastique, des caravanes venaient en effet chercher en Nubie, au nord de l’actuel Soudan, entre les deuxième et sixième cataractes, l’or, les arbres à encens, les peaux de bêtes, l’ivoire et les pierres précieuses. Dès la VIe dynastie, les pharaons organisent de véritables expéditions et, durant le Moyen Empire, les souverains de la XIIe dynastie repoussent les frontières méridionales de leur royaume jusqu’à Assouan puis jusqu’à Bouhen, à hauteur de Ouadi Halfa, là où fut construite une formidable forteresse tournée vers l’amont du fleuve et vers le désert occidental d’où pouvait surgir la menace. Les sites de Kerma, du Djebel Barkal et de Meroë témoignent encore aujourd'hui de cette présence égyptienne dans le grand sud. Dès que le pays s’est débarrassé de la domination hyksos, il renoue, au Nouvel Empire, avec une politique expansionniste. Désormais les souverains affirment, en construisant des temples à leurs dieux, leur mainmise sur les terres conquises. C’est le cas d’Amenhotep III à Soleb et au Djebel Barkal, de Thoutmosis III à Bouhen, de Ramsès II à Abou Simbel. La Nubie s’égyptianisa mais l‘affaiblissement du pouvoir pharaonique fournit l’occasion au pays de Koush de s’émanciper de la tutelle des souverains de Thèbes qui, face aux menaces venues d’Orient, ont déplacé le centre de gravité de leur royaume vers le Delta. Vers 730, Piankhy, un roi de Napata, vient s’emparer de l’ensemble de l’Egypte, ouvrant ainsi la XXVe dynastie des « pharaons noirs » qui voit ensuite se succéder Chabaka, Chabataka et Taharqa. Au début du VIe siècle Tanoutamon doit se replier sur Napata au moment où l’Egypte connaît la domination perse. Trois siècles plus tard, les pharaons nubiens se replient sur Meroë, à mi-chemin entre les cinquième et sixième cataractes.

C’est cette histoire multimillénaire que retrace l’exposition de Mariemont, notamment ces routes caravanières dont cette « piste des quarante jours » qui conduisait au Dar Four, à dix-huit cent kilomètres plus à l’ouest. De l’Ecossais James Bruce au Français Frédéric Cailliaud et à l’Allemand Richard Lepsius, l’histoire de la redécouverte de ces régions à partir du XVIIIe siècle n’est pas oubliée, une découverte géographique sur la route des sources du Nil, mais aussi archéologique avec la révélation des pyramides de Meroë.

site de l'expo


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Kaedes
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   Posté le 11-05-2007 à 20:56:22   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Masques de Chine, rites magiques de Nuo
Paris, musée Jacquemart André, jusqu'au 26 août 2007

Si les masques africains et mélanésiens ont acquis la place que l’on sait dans le musée imaginaire de l’art mondial – ce que confirme le succès remporté depuis son ouverture par le musée des Arts Premiers du Quai Branly – il en va tout autrement des masques chinois qui, héritiers d’une tradition multimillénaire, demeurent en revanche totalement méconnus. C’est dire l’intérêt que présente, pour tous ceux qui s’intéressent au monde de l’Asie orientale, l’exposition présentée jusqu’au 26 août dans le cadre somptueux du musée Jacquemart-André. Une centaine de masques datant du XVIe au XIXe siècle témoignent de l’importance qu’ont revêtu en Chine les représentations des cérémonies de Nuo, dans le cadre desquelles ils sont portés, à l’occasion de processions ou de représentations théâtrales. Ils nous invitent à un voyage tout à fait insolite au coeur des pratiques exorcistes qui occupent une place de premier plan dans la religiosité populaire. L’origine de cet art si particulier remonte sans doute aux premières sédentarisations contemporaines du néolithique. Ce sont des pratiques de type chamanique qui sont alors mises en oeuvre pour protéger la société des diverses catastrophes qu’incarnent des démons dont il convient de conjurer l’influence néfaste.

Commissaire de l’exposition, Yves Créhalet résume admirablement le fonds spirituel qui détermine cet art dont les réalisations vont bien au-delà du seul intérêt ethnographique : « …le vieux culte chamanique, toujours présent dans la société réelle, qui tout à la fois relie la culture chinoise au fonds néolithique de l’humanité et fonde la spécificité chinoise, en demeure la clé, en assimilant, grâce à une étonnante et continue plasticité, les différentes pratiques folkloriques et les grands mouvements spirituels, bouddhisme et taoïsme... » Le culte nuo, demeuré très vivant dans les zones rurales, permet donc « l’expulsion des démons de la maison », ce que figure une bonne part de la centaine des masques présentés. Le masque permet en effet le contact avec le monde des esprits et donne à la fois le pouvoir de les exorciser et d’invoquer des dieux pour en obtenir la bonne fortune, la fertilité, la richesse ou la santé. Même s’il n’en reste aucun aussi ancien en bois – il faut cependant signaler l’existence d’étonnants masques de bronze de Sanxingdui contemporains du XIe siècle avant J.-C. – les masques nuo étaient à l’origine des objets d’exorcisme chamanique dont nous avons des figurations sur des vases de terre cuite ou des objets de jade. Tradition populaire, le culte de nuo devient aussi un art de cour sous les Han et les Tang. Héros, divinités ou personnages emblématiques, les figures de la tradition nuo traversent toute l’histoire chinoise passant finalement, sous les Ming et les Qing, de la magie au théâtre populaire. Elles constituent une dimension très importante d’une culture chinoise multimillénaire dont on voit bien qu’elle suscite aujourd’hui un puissant regain d’intérêt et de curiosité.

site de l'expo


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Kaedes
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   Posté le 11-05-2007 à 20:57:29   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Philippe de Champaigne
Lille, Palais des Beaux-Arts, jusqu'au 15 août 2007

Première rétrospective depuis l’exposition présentée en 1952, cette exposition marque le retour au premier plan de ce peintre longtemps jugé austère. Les 85 tableaux présentés permettront au public de découvrir en particulier la force mystérieuse qui se dégage des fameux portraits des "Messieurs de Port-Royal" dont le regard et la présence évoquent toute la richesse du bouillonnement intellectuel de cette époque.

Né à Bruxelles en 1602, Philippe de Champaigne y apprend la peinture avant de quitter sa ville natale en 1621 pour se rendre en Italie, pèlerinage obligé de tous les artistes de l’époque. Il s’arrête en fait à Paris et ne s’en éloignera plus guère. Il devient en 1628 peintre ordinaire de Marie de Médicis et valet de chambre du roi, ce qui lui vaut d’être logé au Luxembourg que vient de décorer Rubens. En 1635, il réalise avec Vouet la Galerie des hommes illustres que lui commande pour son palais le cardinal de Richelieu. Huit ans plus tard, il peint le portrait de saint Cyran et commence à se rapprocher des milieux jansénistes. En 1662, alors que sa réputation est désormais largement établie et que les commandes affluent, il peint l’admirable Ex Voto du Louvre, en action de grâces pour la guérison miraculeuse de sa fille Catherine de Sainte-Suzanne entrée comme religieuse à Port-Royal et paralysée depuis quatorze mois. Ses liens avec les jansénistes ne compromettent en rien sa carrière. Il est l’une des personnalités les plus en vue de l’Académie royale de peinture, créée en 1648.

Porteur, au sein du classicisme français en formation, du réalisme flamand comme Poussin l’est de l’héritage italien, Philippe de Champaigne exprime la rationalité triomphante face à la volubilité baroque en même temps que les besoins de piété d’un monde désireux d’échapper aux temps troublés nés de la Réforme et de la Guerre de Trente Ans.

site de l'expo


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Kaedes
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   Posté le 11-05-2007 à 21:00:22   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

La 52e Biennale d’art contemporain de Venise
Venise, du 10 juin au 21 novembre 2007

Depuis plus de deux siècles la Biennale de Venise reste l’événement majeur de la création contemporaine en arts plastiques.

Fondée par la municipalité de Venise en 1895, elle connut un succès immédiat et son caractère international et contemporain ne cessa de s’affirmer. Il s’accentua encore après la première guerre mondiale avec l’apparition des artistes expressionnistes allemands. Le public y découvrit en 1922 les œuvres de sculpteurs africains et la première rétrospective Modigliani. Ces choix furent vivement critiqués par les milieux conservateurs et nationalistes et Mussolini profita de cette crise pour placer la Biennale sous l’autorité directe de l’État, considérant que son prestige profiterait au régime. C’est lui qui donna à la manifestation un caractère multidisciplinaire avec, en particulier, l’inauguration en 1932 de la première Mostra del Cinema. Les années 1960 la voient s’ouvrir à l’art informel avec Fautrier et Hans Hartung, puis au Pop Art avec Robert Rauschenberg. En mai 1968, l’art cinétique de Nicolas Schöffer est couronné par le Grand Prix, les artistes refusent de présenter leurs œuvres sous la protection de bataillons policiers ! Cette contradiction perpétuelle entre l’aspect institutionnel indéniable de la Biennale et la rébellion contre les conservatismes, l’ouverture aux cultures différentes, la recherche aventureuse de nouveaux médias, la contestation philosophique qui font partie de sa tradition sont à la source d’une dynamique vivace qui lui donne un relief tout particulier.

Le programme 2007 « Penser avec les sens, sentir avec l’esprit » semble aller comme un gant aux très grands que sont Giuseppe Pennone, Sol Lewitt ou Felix Gonzalez Torres mais vous aurez aussi la joie de découvrir ce qu’il a inspiré aux artistes d’aujourd’hui en Afghanistan, en Syrie, en Macédoine, en Moldavie ou en Azerbaidjan…




raaaaaaaaaaaaaaaa faut absolument que j'aille la voir cette expo!!!!


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Kaedes
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   Posté le 07-07-2007 à 13:15:34   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

De Cézanne à Picasso, chefs-d'oeuvre de la galerie Vollard
Paris, musée d'Orsay, jusqu'au 16 septembre

Les tableaux, sculptures, céramiques et livres réunis pour l’exposition intitulée De Cézanne à Picasso ont comme dénominateur commun d’avoir été commandés, achetés ou vendus par Ambroise Vollard, l’un des plus célèbres marchands d’art de la première moitié du siècle dernier (il mourra en 1939, des suites d’un accident automobile). Né en 1866 à la Réunion, ce fils de notaire débarque en métropole en 1887 pour y faire son droit mais il n’est guère retenu par les études, définitivement abandonnées en 1892, et c’est la passion qu’il éprouve pour l’art de son temps qui va commander son existence. Dès 1893, il ouvre sa première boutique au 39 rue Laffitte et, deux ans plus tard, cet admirateur de Manet expose successivement, à quelques mois d’intervalle, Gauguin, Van Gogh et Cézanne dont il sera le bon génie et qu’il parviendra à imposer sur la scène artistique du temps. D’une curiosité insatiable, dénué de tout préjugé, avide d’innovations, il ne ménage pas ses efforts pour découvrir les talents et acheter les oeuvres des artistes contemporains qu’il juge prometteurs. « Négociateur retors, patient, persuasif et charmeur selon l’un de ses biographes, il était – si l’on en croit Anne Roquebert, commissaire de l’exposition – à l’affût de ce qui était nouveau et mettait toute son énergie à lancer un artiste intéressant ». Il n’éprouve ensuite « aucun scrupule à faire d’excellentes affaires, en profitant de l’ignorance de ses interlocuteurs ». Son flair n’en est pas moins reconnu par ses concurrents, parmi lesquels Kahnweiler, l’autre grand marchand du temps, qui affirme que « ses erreurs se comptent sur les doigts d’une main ». Ce que confirme la visite de l’exposition où, à côté des portraits de Vollard réalisés par Renoir, Cézanne et Bonnard, on peut découvrir des Baigneuses tahitiennes de Gauguin prêtées par la National Gallery de Washington, l’Arlésienne de Van Gogh, une Montagne Sainte Victoire vue de Montbriand de Cézanne, la Belle Angèle de Gauguin conservée au Louvre, Le pont de Charing Cross de Derain, l’Intérieur d’atelier de Matisse ou l’admirable Nuit étoilée de Van Gogh.


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Kaedes
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   Posté le 25-07-2007 à 20:59:21   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

je vous présente l'exposition d'une amie :


Programme expo l'été des arts en Auxois-Morvan
cf site internet :
http://auxois.arts.free.fr/

installation vidéo du 20 juillet au 19 août 2007
CRANE _Centre de ressources
Château de Chevigny en Auxois - 21140 (direction Montbard)


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rich-san
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   Posté le 25-07-2007 à 21:35:01   Voir le profil de rich-san (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à rich-san   

dommage que ce soit si loin de chez moi


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Kaedes
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   Posté le 06-08-2007 à 09:43:37   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Trésors de Slovaquie orientale
Caen, Palais de l’Echiquier du château, jusqu’au 4 novembre

C’est à la découverte d’un art tout à fait méconnu que nous invitent le Musée de Caen et son directeur Jean-Yves Martin. Il s’agit de celui qui a fleuri à Kosice, petite ville médiévale de l’est de la Slovaquie, à proximité de la Pologne, de l’Ukraine, de la Roumanie et de la Hongrie. Prospère du XIVe au XVIIe siècle, cette région produit un art populaire religieux d’une puissance étonnante. Statues ou éléments de retables sculptés dans le bois de tilleul ou d’if, les différentes oeuvres présentées témoignent d’une force d’expression surprenante, rehaussée par la richesse des polychromies. Ravagée par les Mongols, conquise par les Hongrois puis rattachée ensuite à l’incertaine Tchécoslovaquie née de la première guerre mondiale, la Slovaquie, rurale et catholique, est parvenue à préserver une identité constamment menacée face aux Ruthènes orthodoxes, aux Magyars ou aux frères Slaves polonais toujours prompts à succomber aux tentations expansionnistes. La statuaire présentée ici couvre une période allant du XIVe siècle au XVIIe, moment où l’art baroque se répand irrésistiblement dans l’ensemble de l’Europe centrale et orientale. La rudesse et la sévérité des visages sont atténuées par la richesse et la profusion des couleurs. Les statues des rois de Hongrie saint Etienne et saint Ladislas, coiffés de leur couronne d’or et armés de leur sceptre et leur épée, sont particulièrement remarquables. Le mendiant qui apparaît auprès d’un saint Martin révèle une force d’expression tout à fait étonnante. Les Vierges à l’Enfant sont d’allure plus classique, alors qu’un monumental Christ en croix réussit, comme celui de Grünewald, la rencontre toujours incertaine de la violence et du sacré. Cet art inspiré s’épuise avec le baroque, quand des oeuvres plus conventionnelles s’imposent dans le domaine religieux, alors que l’art profane conserve une vitalité et une saveur que l’on trouve dans les quatre bustes de bois polychrome trouvés dans une chapelle et figurant les « quatre continents ».

site de l'exposition


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Olaf
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   Posté le 27-12-2007 à 13:29:20   Voir le profil de Olaf (En vacances)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Olaf   

Allemage : les années noires

http://www.leblogart.com/2007/12/les-annes-noire.html

hier dans le métro je suis restée scotchée sur l'affiche, je vais certainement pas la manquer

y'a pas à dire, paris me manque pour toutes ses expos, a côté, chez moi c'est d'une pauvreté affligeante

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La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens
Kaedes
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   Posté le 27-12-2007 à 13:46:35   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Ca a l'air top c'est clair.
l'affiche que tu as vu c'est le squelette dans l'article du blog?

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Olaf
Guide d'Aetas
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   Posté le 27-12-2007 à 13:55:41   Voir le profil de Olaf (En vacances)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Olaf   



non c'est celle là. Je trouve qu'on dirai vraiment des squelettes qui te sautent dessus, quelle vision d'horreur ça devait être...

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rich-san
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   Posté le 27-12-2007 à 19:39:46   Voir le profil de rich-san (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à rich-san   



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Tifet
Laisser le temps au temps
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   Posté le 28-12-2007 à 12:22:41   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

Je suis d'accord avec toi Rich, ça fait froid dans le dos....

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~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
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