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Kaedes
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LE 1er FREVRIER...

656

Mort de Sigebert III. Il est enterré à Metz. Son fils unique Dagobert II est exilé en Irlande par Grimoald, maire du Palais.

772

Mort du pape Etienne III. Lorsque Charlemagne fut sur le point de se marier, Etienne III lui écrivit une charmante lettre dans laquelle il lui assurait que sa future épouse était « hideuse, puante et lépreuse... »

1328

Mort de Charles IV, dit le Bel. Il était le dernier héritier de Philippe le Bel qui, en mourant, avait laissé trois fils - Louis le Hutin, Philippe le Long et Charles le Bel - qui donnèrent à leur père l'espérance d'une nombreuse postérité, et qui disparurent tous trois en moins de quatorze ans.
Quand il se sentit près de sa fin, il fit appeler les grands seigneurs qui étaient à sa cour, et leur dit « que si la reine accouchait d'un fils, il ne doutait point qu'ils ne le reconnussent pour leur roi ; mais que si elle n'avait qu'une fille, ce serait aux grands barons de France à adjuger la couronne à qui elle appartiendrait ; qu'en attendant il déclarait Philippe de Valois, son cousin, régent du royaume. »
Après la mort de Charles, toute la haute noblesse s'étant assemblée, confirma la régence à Philippe de Valois, et la reine n'étant accouchée que d'une fille, Philippe fut aussitôt couronné roi. C'est ainsi que la branche des Valois monta sur le trône.

1394

Le roi Charles VI est sur le point d'être brûlé dans un bal. Dès le 6 août de l'année précédente, le roi Charles, allant faire la guerre au duc de Bretagne, et passant par la forêt de Mantes, avait été saisi tout à coup d'une horrible frénésie qui lui avait ôté entièrement l'usage de la raison. Cette maladie funeste commençait à se passer, et les accès de fureur devenaient plus rares, lorsqu'un terrible accident vint replonger le roi dans ses rechutes ordinaires.
Les médecins avaient recommandé delui lui procurer tous les divertissements capables de flatter son imagination. On était au fort de l'ivresse des plaisirs du carnaval, lorsqu'il prit fantaisie au roi d'exécuter un déguisement de caprice. Le mariage d'une des filles de la reine avec un gentilhomme vermandois fut pour le roi une occasion de se satisfaire. Le jour des noces, la reine donna un festin splendide, suivi d'un bal où toute la cour devait se trouver. Le roi entra dans la salle où l'on dansait : il était déguisé en sauvage, et conduisait cinq seigneurs habillés comme lui, et enchaînés les uns aux autres. Avant que cette mascarade parût, on avait ordonné d'éloigner les flambeaux : le duc d'Orléans, qui n'était pas instruit de cet ordre, abaissa une torche allumée que tenait un de ses gens, sur la tête des sauvages. Dans le moment le feu prit aux habits, faits de toile enduite de poix, sur laquelle on avait appliqué des étoupes : la flamme se communiqua rapidement, et la salle retentit des hurlements que poussaient les masques.
Heureusement le roi avait quitté la danse, et s'amusait à parler à la duchesse de Berry ; il voulut la quitter : « Où voulez-vous aller ? lui dit-elle en l'arrêtant ; vous voyez bien que vos compagnons ardent (brûlent) ». La princesse conservant une présence d'esprit rare, dans un danger si pressant, le cacha sous la queue de son manteau. Les cinq sauvages cependant étaient dévorés dans leurs habits collés sur leur corps ; les quatre premiers, Hugues de Guissay, le comte de Joigny, Aymard de Poitiers, et le bâtard de Foix, moururent ; Jean de Nantouillet, le cinquième, plus heureux que les autres, courut se précipiter dans une cuve pleine d'eau.
Le duc d'Orléans, en expiation de son imprudence, fonda une chapelle aux Célestins, où l'on offrait tous les jours le saint sacrifice en mémoire des malheureux princes dont nous venons de parler.

1649

Le roi Charles Ier est ramené pour la seconde fois devant la cour de justice. Dans la ferme résolution où il était de ne point reconnaître ce tribunal, il insista toujours sur l'insuffisance de la juridiction de ses juges, ce qui fit naître de nouvelles contestations entre lui et Bradshaw, dans lesquelles ce président s'étant fort échauffé, il lui échappa de dire que « le tribunal devant lequel on le sommait de répondre tenait son pouvoir des communes du royaume, devant lequel les rois ses prédécesseurs avaient toujours répondu. » Le roi l'ayant pressé là-dessus de citer un seul exemple de ce qu'il avançait, le président se trouva fort embarrassé ; mais Cromwell, qui était présent, prit la parole pour lui, et dit que #171; de tels éclaircissements étaient inutiles et que le cour ne trouvait pas à propos de perdre le temps en de semblables contestations. » Bradshaw, s'étant remis de son désordre pendant cet intervalle, donna à lire au greffier un papier où étaient écrites ces paroles : « Charles Stuart, vous êtes accusé, de la part du peuple, de trahison et de divers autres crimes, la cour ordonne que vous y répondiez. » Le roi déclara de nouveau qu'il était prêt à le faire, pourvu qu'on lui montrât par quelle autorité on le citait. Il allait dire encore quelque chose pour justifier le refus qu'il faisait de répondre, lorsque le président, à qui Cromwell fit signe, l'interrompit, et ordonna qu'on le ramenât au palais de Saint-James. Il fut ramené le lendemain 2 février, devant la même cour de justice.

1691

Mort du pape Alexandre VIII. Né à Venise, du grand chancelier de la république, Marc Ottoboni, il étudia d'abord à Padoue, puis à Rome, où il fit éclater son talent pour les affaires ecclésiastiques. Il fut successivement évêque de Bresse, de Frescati, puis cardinal. Il fut élevé sur la chaire de Saint-Pierre en 1689, après la mort d'Innocent XI. Louis XIV, qui avait eu des démêlés avec Innoncent XI, lui rendit Avignon. Mais ce pape n'en publia pas moins une bulle contre les quatres articles de l'assemblée du clergé de France de l'année 1682, et continua de refuser des bulles aux prélats qui avaient fait partie de cette assemblée. Ce pontife secourut l'empereur Léopold et les Vénitiens, pour les mettre en état de combattre plus avantageusement les Turcs. Il rétablit, en faveur de ses parents, la plupart des dignités qu'Innoncent XI avait abolies. Moins désintéressé que ce pontife, il eut des qualités que l'autre n'avait pas, l'activité, la prudence, la politique, la modération, et ne répandit pas moins de bienfaits sur les pauvres que sur ses parents.

1761

Mort de Pierre-François-Xavier de Charlevoix, jésuite, né à Saint-Quentin le 9 octobre 1682. Il professa les humanités et la philosophie avec distinction, et travailla durant vingt-deux ans au journal de Trévoux. Ses meilleurs ouvrages sont, une Histoire du Japon et une Histoire générale de la Nouvelle France.

1810

Le frère de Napoléon Ier prend Séville, par la volonté du roi d'Espagne. Ses opposants s'enfuient à Cadix, ultime foyer de la résistance espagnole.

1879

La Marseillaise est choisie comme hymne national français.

1885

Inauguration du « grenier » des Goncourt. Edmond de Goncourt avait aménagé le second étage de sa maison d'Auteuil pour y organiser des dimanches littéraires. Il appelait l'étage son « grenier », mais il n'en s'agissait pas moins de trois pièces reliées par une vaste baie. « L'après-midi du dimanche, a écrit Léon Daudet, permettait à ceux qui étaient fonctionnaires de venir en ce quartier de ville, loin[CENSURE] comme une banlieue. Mon père venait régulièrement au Grenier, il en était l'âme et l'attraction. Emile Zola était lui aussi un habitué, quelquefois zézayant des aphorismes railleurs entre les rides de son visage canin, quelquefois susceptible, renfrogné, s'irritant de la moindre contradiction. Il n'aimait pas Goncourt qui ne l'aimait pas, et nous disions en riant que son assiduité avait pour objet d'empêcher, par sa présence, qu'on ne le débinât, dans sa personne ou dans son oeuvre... Il n'était éloquent que sur ce thème : La vieillesse qui vient enlevant aux hommes la faculté d'aimer et d'être aimé. » Et Alphonse Daudet lui répondit en riant : « Fichtre, mon bon Zola, vous nous versez là un pot de cirage... »

1953

Inondations monstres aux Pays-Bas
1 800 personnes sont tuées dans les terribles inondations qui ont frappé la Hollande. La province de Zélande, sur les bords de la mer du Nord, ainsi que les régions belges limitrophes sont les plus durement touchées avec 133 villes et villages inondés. La rupture des digues des polders a provoqué un raz-de-marée qui a déferlé sur la région. Au total, ce sont 2 000 hectares qui ont été dévastés et 100 000 personnes qui ont du être déplacées. Pour la Hollande, c'est la plus grande catastrophe naturelle depuis 1421.

1954

Appel de l'Abbé Pierre
Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre, lance un cri d'alarme contre la misère sur RTL. L'hiver très rigoureux a déjà fait plusieurs morts en France. La campagne en faveur des sans-logis menée par le fondateur d'Emmaüs incite tous les Français disposant de locaux inoccupés à accueillir des familles dépourvues de logements.

1979

L'Ayatollah Khomeiny rentre en Iran
Après 15 ans d'exil, dont il a passé les derniers mois en France à Neauphle-le-Château, le chef spirituel de la communauté chiite fait un retour triomphal à Téhéran. L'ayatollah Ruhollah Khomeiny est accueilli en héros national. Il n'aura de cesse de liquider tous les acteurs de l'ancien régime du shah. Le 1er avril, il instaurera une République islamique en Iran.

1999

Abandon du code morse
Le morse, inventé par l'américain Samuel Finley Breese Morse en 1838, cesse officiellement de fonctionner. Après plus de 90 ans de services, il est remplacé par le système satellitaire de sauvetage international, GMDSS (Global Maritime Distress and Safety System).

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LE 2 FEVRIER ...

962

Couronnement de Othon Ier le Grand (912-973) à Rome par le pape Jean XII. Il était roi de Germanie depuis 936 et est le fils d'Henri Ier l'Oiseleur, fondateur du Saint Empire romain germanique. Après avoir contré une révolte des nobles fomentée par son frère, Othon consolida son royaume en dépossédant les grands féodaux de leurs duchés, qu'il redistribua à ses proches. En 951, il se fit proclamer roi à Pavie. En 955, il soumit les nobles et mis fin à l'invasion hongroise. Un an après son couronnement, il déposera Jean XII, entendant subordonner l'Église à l'autorité de l'Empire.

1547

Mort de Cortez, qui incarne le « conquistador » espagnol, énergique et audacieux. Lorsque les Espagnols arrivèrent pour la première fois dans la province du Mexique appelée ajourd'hui le Yucatan, ils demandèrent aux indigènes comment s'appelait leur pays. Ceux-ci ne comprenant pas un mot d'espagnol, répondaient invariablement « Yucacan ! », c'est-à-dire : « Je ne comprends pas », et on donna ce nom au pays. Les chefs indiens offrirent à Cortez des cadeaux éclectiques, et placés dans cet ordre : quatre diadèmes, cinq canards, deux masques d'Indien, des poissons secs, des semelles d'or, vingt de leurs plus belles femmes et quelques lézards.

1605

Condamnation du comte d'Auvergne, de la marquise de Verneui et du comte d'Entragues, qui avaient conspiré contre Henri IV. Charles de Valois, comte d'Auvergne, fils naturel de Charles IX, avait été un des premiers à reconnaître Henri IV, après l'assassinat de Henri III. Il combattit avec gloire pour son service, aux journées d'Arques, d'Ivry et de Fontaine-Française ; mais sa fidélité se démentit par la suite. Impliqué, en 1602, dans la conspiration du maréchal de Diron, Henri IV eut la bonté de lui pardonner ; cette grâce ne fit qu'un ingrat. En 1604, il entra dans une nouvelle conspiration contre ce prince et contre l'état, formée par la marquise de Verneuil, sa soeur utérine, et le comte d'Entragues, père de la marquise. Ils se liguèrent avec l'Espagne, la mortelle ennemie de Henri IV, avec le secours de laquelle ils comptaient détrôner le roi, et mettre à sa place le fils que la marquise avait eu de lui, et qu'ils osaient déjà traiter de dauphin.
Les comtes d'Auvergne et d'Entragues furent condamnés à avoir la tête tranchée, et la marquise à être enfermée le reste de ses jours ; mais le roi commua la peine des deux premiers en une prison perpétuelle, dont ils sortirent quelque temps après. La marquise elle-même trouva le moyen, par ses manières artificieuses, de regagner les bonnes grâces du roi. « Elle avait, dit Sully, ce bec affilé qui, par ses bonnes rencontres, rendait au roi sa compagnie des plus agréables ; cette critique fine et maline qui ne manque jamais d'amuser ceux qui n'en sont pas les objets, et qui fait, ce qu'on appelle, le génie de la cour. »
C'est d'elle que Henri IV acheta un repentir cent mille écus.

1625

Les Hollandais fondent la future New-York
La Compagnie hollandaise des Indes orientales, qui explore la côte nord-américaine depuis 1609, décide d'établir un fort sur une île appartenant aux indiens Manhatte. Ils baptisent l'endroit Nouvelle-Amsterdam. En 1664, le gouverneur hollandais Peter Stuyvesant cèdera l'île aux Anglais qui lui donneront le nom de New-York en honneur au Duc d'York, le futur roi Jacques II.

1688

Mort de du Quesne. Abraham, marquis du Quesne, général des armées navales de France, l'un des plus grands hommes de la mer de son siècle, né en Normandie en 1610, fit son apprentissage sous les ordres de son père, capitaine distingué.
C'est principalement dans les guerres de Sicile que du Quesne s'est acquis sa grande réputation. Ce fut là qu'il eut à combattre le célèbre Ruyter, et quoiqu'avec des forces inégales, il vainquit dans trois batailles qui se donnèrent la même année, les flottes réunies de Hollande et d'Espagne. Le général hollandais fut tué dans la seconde.
L'Asie et l'Afrique furent ensuite témoins de la valeur de du Quesne, et ne l'admirèrent pas moins que l'Europe. Il força Tripoli, Alger et la république de Gênes, à implorer la clémence de Louis XIV. Ce prince ne pouvant récompenser le mérite du vainqueur avec tout l'éclat qu'il aurait souhaité, parce qu'il était calviniste, lui donna pour lui et pour sa postérité, la terre de Bouchel, qui était l'une des plus belles du royaume, près d'Etampes, et l'érigea en marquisat, avec cette condition, qu'elle s'appellerait la terre du Quesne, afin d'immortaliser la mémoire de ce grand homme.
Il mourut à l'âge de soixante-dix-huit ans, dans une vigueur de tempérament qui ne se démentit jamais. Son fils aîné, obligé de s'expatrier après la révocation de l'édit de Nantes, se retira en Suisse, où il acheta la terre d'Eaubonne ; il y porta le corps de son père, et lui fit ériger une espèce de mausolée, sur lequel il fit graver cette inscription : La Hollande a fait ériger un mausolée à Ruyter, et la France a refusé un peu de cendre à son vainqueur.

1704

Mort du marquis de l'Hospital. François, marquis de l'Hospital, né en 1661, est le premier qui ait écrit en France sur la calcul inventé par Newton. Il annonça, dès l'enfance, une passion extrême pour les mathématiques, et cette passion devint d'autant plus forte, qu'elle était soutenue par un grand talent. Il étonna les plus habiles géomètres de son temps, entre autres le grand Arnaud, par sa facilité à résoudre les problèmes les plus difficiles. Après avoir servi quelque temps en qualité de capitaine de cavalerie, il fut obligé de quitter le service à cause de la faiblesse de sa vue, et dès lors il se livra tout entier aux mathématiques.
L'académie des Sciences de Paris lui ouvrit ses portes en 1693, et il justifia ce choix par son traité de l'Analyse des Infiniments petits ; cet ouvrage, dans lequel il développe si bien tous les secrets de l'infini géométrique, le mit au rang des premiers mathématiciens de son siècle. « L'auteur, dit Fontenelle, a eu l'art de ne faire d'une infinité de choses, qu'un assez petit volume ; il y a mis cette netteté, cette brièveté d'un homme qui ne veut que faire penser, et qui est plus soigneux d'éviter les découvertes d'autrui, que jaloux d'étaler les siennes. »

1709

Alexandre Selkirk, marin écossais, est recueilli sur une île déserte au large du Chili. Il vivait sur cette île depuis son naufrage en 1704. Son histoire inspirera Daniel de Foe pour son roman "Robinson Crusoé".

1718

Mort du chancelier Voisin. Daniel-François Voisin, d'abord conseiller au parlement et secrétaire d'état, et enfin garde des sceaux et chancelier de France en 1714, osa résister à Louis XIV avec la même fermeté que d'Aguesseau son successeur, résista depuis à Louis XV. Un grand coupable ayant obtenu sa grâce de Louis XIV, Voisin refusa de sceller les lettres ; le roi demanda les sceaux, et les rendit au chancelier, après en avoir fait usage.
« - Ils sont pollués », dit Voisin, en les repoussant sur la table, je ne les reprends plus.
- Quel homme, s'écrie le monarque, et il jette aussitôt les lettres au feu.
- Je puis maintenant reprendre les sceaux, dit le chancelier, le feu purifie tout. »
Ce n'est pas la seule occasion où il résista fermement aux volontés du monarque.

1789

Mort de Armand-Louis Couprin, organiste de la chapelle de Louis XVI. Il se distingua, comme ses pères, par la science et le charme de ses compositions, par l'exécution la plus brillante, ainsi que par l'art d'enseigner et de former des élèves, art héréditaire dans sa famille. Sensible, bienfaisant, simple et régulier dans ses moeurs, il était d'une délicatesse de sentiments qui nuisit plus d'une fois à sa fortune, et d'une modestie avérée. Comme il revenait le 1er février de l'église Notre-Dame, il fut renversé, foulé par un cheval, et mourut le lendemain dans les douleurs les plus aigues.

1832

Les légitimistes de Vendée et de Provence, sur l'instigation de la duchesse de Berry, complotent pour porter sur le trône Henri de Chambord, le fils posthume du duc de Berry. Toutes les tentatives avorteront, et les complots seront tous déjoués par le gouvernement en place.

1848

Pour 15 millions de dollars, les Etats-Unis achètent les états du Texas, du Nouveau Mexique, de l'Arizona et de la Californie au Mexique.
962 2 février
Création du Saint Empire Romain Germanique
Otton Ier Ie Grand, roi de Germanie, roi des Francs, roi des Lombards et roi de Pavie est sacré empereur romain d'occident à Rome par le Pape Jean XII. Ce couronnement marque la naissance du tout puissant Saint Empire Romain Germanique. Otton Ier affirme sa suprématie face à la papauté qu'il place sous tutelle. Désormais, plus aucun pape ne pourra être élu sans lui prêter serment. Le Saint Empire Romain Germanique disparaîtra en 1806 sous la pression de Napoléon.

1913

Inauguration de la plus grande gare du monde
La Grand Central Station de New-York ouvre ses portes en plein cœur de Manhattan. Construite sur deux étages et sur 32 hectares de superficie (gare et voies), elle est la plus grande gare ferroviaire du monde.

1935

Première utilisation du détecteur de mensonges
Le détective américain Leonard Keeler teste sa nouvelle invention sur deux criminels du Wisconsin : le détecteur de mensonges Keeler. La culpabilité des deux malfrats, Cecil Loniello et Grignano Tony, est évidente selon l'appareil. Ils seront condamnés.

1980

Mort de Joseph Fontanet
L'ancien ministre de l'Education nationale et de la Santé meurt à l'hôpital Laennec à Paris à 6h30 d'une hémorragie du poumon. La veille, il avait été très grièvement blessé devant son domicile du XVIème arrondissement à Paris par un mystérieux tueur lui a tiré une balle de calibre 11.33 dans l'épaule, qui est ressortie par le thorax. Le meurtre de Joseph Fontanet ne sera jamais élucidé.


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LE 3 FEVRIER

1190

Création des échevins de la ville de Paris par Philippe Auguste, qui donna à cette capitale les armes qu'elle a si longtemps portées, et qui la fit clore de murailles et de fossés.

1317

Application de la loi salique. Cette loi n'affirmait pas seulement que « femme ne succède pas au royaume de France », elle comportait également une liste de punitions et d'amendes à infliger pour diverses faites. Ainsi :
- Avoir frappé quelqu'un à la tête de telle façon que le cerveau apparaisse et que les trois os qui le recouvrent soient à nu : 30 sous
- Avoir arraché à autrui une main, un pied, un oeil, le nez : 100 sous
- Si la main reste pendante, réduit à 63 sous.

1486

Première tenue de la Foire Saint-Germain à Paris, établie quatre ans auparavant par Louis XI.

1552

Pierre Duchâtel, évêque d'Orléans, meurt d'apoplexie en prêchant. Il fut un des plus savants prélats du XVIe siècle, et était natif d'Arc, en Barrois. Après avoir étudié et régenté à Dijon, il voyagea en Allemagne, en Italie, en Grèce ; et dans ces courses utiles, recueillit grand nombre de connaissances. De retour en France, et devenu lecteur et bibliothécaire de François Ier, il fut le seul homme de lettres dont ce prince prétendait n'avoir pas épuisé le savoir en deux ans. L'envie voulut élever sur ses ruines un nommé Bigot, dont elle vantait avec affection l'esprit et le savoir. Le prince, avant de le faire venir de Normandie, sa patrie, voulut connaître quel homme c'était. Duchâtel lui dit que c'était un philosophe qui suivait les opinions d'Aristote.
- Et quelles sont ces opinions, continua le roi ?
- Sire, répartit l'adroit courtisan, Aristote préfère les états républicains aux états monarchiques.
Ce mot fit une impression si forte sur l'esprit de François Ier, qu'il ne voulut plus entendre parler de Bigot. Ce prince voulant élever Duchâtel aux premières dignités de l'église, fut curieux d'apprendre de lui s'il était gentilhomme. « Sire, répondit le savant, ils étaient trois frères dans l'arche de Noé, je ne sais pas bien duquel des trois je suis sorti. » Peu de temps après il parvint à l'épiscopat. Il fut évêque de Tulle, en 1539 ; de Mâcon, en 1544 ; grand aumônier de France, en 1548 ; évêque d'Orléans, en 1551.

1689

Première représentation d'Esther, tragédie de Racine, au couvent de Saint-Cyr. Racine était à l'apogée de sa célébrité et s'était offert le luxe de prendre Boileau comme metteur en scène et Lulli comme compositeur.
Les représentations furent brillantes à faire pâlir de jalouisie de vrais directeurs de théâtre. Dans la salle, entourant le roi et le dauphin, on voyait de nombreux évêques et tous les hautes dignitaires de la Cour. Le succès fut total et les interprètes, autrement dit les jeunes filles de Saint-Cyr, furent grisées. Elles reçurent des billets doux, des rendez-vous. Il y eut même des tentatives d'enlèvement... Effrayée, Madame de Maintenon fit arrêter toutes les représentations et la pièce suivante, Athalie, fut jouée, toutes portes closes, avec comme seul public les pensionnnaires elles-mêmes. A ce propose, Mme de Maintenon écrivait aux Dames de Saint-Cyr :
« il sera toujours dangereux de faire voir à des hommes, des jeunes filles bien faites... N'y souffrez donc aucun homme ni pauvre, ni riche, ni vieux, ni jeune, ni prêtre, ni séculier, je dis même ni saint, s'il y en a sur la terre. »
Les jeunes filles ne devaient se préparer qu'au mariage, institution dont Mme de Maintenon leur faisait cette sombre description : « La plupart des maris reviennent plus d'une fois dans la journée, et ils reviennent en faisant toujours sentir qu'ils sont les maîtres, ils entrent en faisant un bruit désespéré, souvent avec je ne sais combien d'autres hommes, ils vous amènent des chiens qui gâtent tous les meubles, il faut qu'une femme les souffre ; elle n'est pas la maîtresse de fermer une fenêtre, si son mari rentre tard il faut qu'elle l'attende pour se coucher ; il la fait dîner quand il lui plaît, enfin, elle n'est comptée pour rien. »

1757

Les Autrichiens et les Piémontais sont forcés, par les Français, de rapsser le Var avec précipitation, et d'évacuer la Provence et le Dauphiné, qu'ils s'étaient flattés d'envahir.

1809

Naissance, à Hambourg, du compositeur Félix Mendelssohn qui devait, à dix-sept ans, composer l'ouverture du Songe d'une nuit d'été.

1830

Signature du protocole de Londres par la France, la Russie et la Grande-Bretagne, garantissant l'indépendance de la Grèce.

1831

Fils de Louis Philippe, le duc de Nemours est élu roi des Belges. Son père refuse cette élection.

1851

Instauration des bateaux-lavoirs à Paris. Les lavandières étant réputées de moeurs légères, nombreux étaient les hommes en quête d'aventures et venant troubler leur travail le long des cours d'eau. Pour enrayer cette prostitution, on créer des endroits où elles pourraient laver en toute tranquillité. Dans les faits, un seul bateau-lavoir fut construit, à Montmartre. Détourné de son objectif initial, les lavandières le fréquentant peu, il devint le rendez-vous des peintres et des artistes de la Belle Epoque.


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LE 4 FEVRIER

211

Mort de l'Empereur Septime-Sévère à York, en Grande-Bretagne. Né en 146, il combattit en Gaule contre le général romain Decimus Clodius Albinus, et le vainquit en 197. Après son succès contre les Parthes de Perse qui avaient envahi la Mésopotamie, Septime Sévère se rendit en Grande-Bretagne pour y juguler une révolte, en 208, et parvint à rétablir le mur d'Hadrien comme frontière septentrionale de la Grande-Bretagne romaine. Son fils Caracalla lui succédera. Le règne de Septime Sévère fut marqué par des réformes judiciaires et militaires. Il autorisa les anciens officiers à occuper des charges administratives, améliora les conditions de vie des soldats, créa un nouveau trésor impérial et réduisit le pouvoir du Sénat et de l'aristocratie romaine.

1505

A Bourges, dans le couvent qu'elle a fondé, meurt la première épouse répudiée de Louis XII, Jeanne la Boiteuse - Jeanne de France, fille de Louis XI. Elle sera canonisée en 1950. L'Eglise qui avait dissous son mariage par complaisance et par intérêt, lui devait bien cette compensation.

1687

Mort du maréchal de Créqui. François de Créqui, arrière-petit-fils du célèbre maréchal de Lesdiguières, était un homme, dit Voltaire, d'un courage entreprenant, capable des actions les plus belles et les plus téméraires, dangereux à sa patrie, autant qu'aux ennemis. Les deux campagnes de 1677 et 1678, montrèrent en lui des talents supérieurs. Il couvrit la Champagne menacée par le jeune duc de Lorraine, et dont les habitants abandonnaient déjà leur demeure ; ferma l'entrée de la Lorraine à ce prince, qui se flattait de reconquérir ses Etats ; le battit à Koccersberg en Alsace, prit Fribourg à sa vue, le poursuivit vers Offenbourg, le chargea dans sa retraite, et ayant immédiatement après emporté le fort de Kell, l'épée à la main, il alla brûler le pont de Strasbourg. En 1684, il prit Luxembourg, et mourut, trois ans après, avec la réputation d'un homme qui eût pu remplacer Turenne, lorsque l'âge aurait modéré le feu de son courage.
Le prince de Condé ne l'aimait pas. Cependant, après l'affaire de onsarbrück, il ne put s'empêcher de dire à Louis XIV : « Votre majesté vient d'acquérir le plus grand homme de guerre qu'elle ait eu. »

1743

Louis XV supprime plusieurs droits établis pour subvenir aux dépenses de la guerre.

1746

Mort de Fourmont. Michel Fourmont, frère cadet d'Etienne Fourmont, et comme lui membre distingué de l'académie des inscriptions et belles-lettres, avait été jusqu'à vingt-cinq ans sans la moindre éducation, et n'avait pas encore à cet âge les premiers éléments de la langue latine. Son frère aîné qui possédait toutes les langues savantes, crut que ce serait assez pour Michel d'apprendre le latin et le grec, et ne voulut jamais l'initier dans les langues orientales. Michel les apprit furtivement et en se cachant de lui ; et un jour que chez son frère, des savants étaient embarrassés sur l'interprétation d'un passage hébreu, il lui échappa de dire qu'il n'y trouvait aucune difficulté ; son frère voulut le faire taire, comme un mauvais plaisant ; alors Michel l'accabla de preuves inattendues de ses connaissances en hébreu : bientôt elles s'étendirent jusqu'au chinois, après avoir embrassé l'arabe et l'éthiopien. Il mourut, comme son frère, victime de l'étude.

1752

Louis, duc d'Orléans, aïeul de celui qui a péri dans la Révolution, meurt à l'abbaye de Sainte-Geneviève, où ce prince pieux et savant s'était retiré depuis plusieurs années ; par son testament, il légua son corps à l'Ecole royale de Chirurgie, afin qu'il pût servir à l'instruction des élèves.

1774

Mort de Charles de La Condamine. Familier de Mme de Choiseul, le très curieux et très distrait Charles de La Condamine entra un jour chez elle sans avoir été introduit et la trouva assise à son secrétaire en train de rédiger une lettre. Presque machinalement, il s'approcha, se pencha par-dessus l'épaule de Mme de Choiseul et lut au fur et à mesure ce que rédigeait la grande épistolière. Mme de Choiseul s'était fort bien aperçue du manège et, sans souffler mot, elle continua ainsi sa lettre : « Je vous en dirais bien davantage si M. de La Condamine n'était pas derrière moi en train de lire par-dessus mon épaule ce que je vous écris... » Le pauvre savant, tout naïvement, se redressa : « Ah ! Madame, quelle injustice ! je vous assure que je ne vous lisais pas... »

1782

Prise du fort Saint-Philippe-Mahon, par M. de Crillon. Le roi d'Espagne, por le récompenser de ce glorieux succès et de la conduite qu'il avait tenue au siège de Gibraltar, le créa duc de Mahon.

1790

Devant l'Assemblée nationale, le roi jure solennellement fidélité à la Constitution qui est la première de l'Histoire de France.

1794

Abolition de l'esclavage dans toutes les colonies françaises.

1795

Les royalistes et fanatiques religieux réagissent de manière sanglante contre les Révolutionnaires. Le mouvement s'étend en particulier dans tout le sud-est de la France où il trouve des complices au sein même des autorités qui cherchent à anéantir le terrorisme révolutionnaire.

1805

Décret instituant la numérotation des maisons parisiennes.

1900

Naissance de Jacques Prévert, à Neuilly-sur-Seine.


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Olaf
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bon anniv Jacques


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La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens
Kaedes
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LE 5 FEVRIER...

1286

Philippe le Bel est couronné roi de France à Reims.

1517

François Ier se rend au parlement pour y faire approuver le concordat ; ce corps, de l'avis des prélats et de l'université, élude l'enregistrement.

1556

Trêve de cinq ans, conclue à Vaucelles, entre Charles-Quint et le roi de France Henri II.

1571

Soliman, empereur des Turcs, se rend maître de Belgrade. Ce boulevard de la chrétienté avait été plusieurs fois attaqué en vain par les sultans Amurat II et Mahomet II, prédécesseurs de Soliman.

1589

Le parlement de Toulouse reconnaît pour roi le cardinal de Bourbon, et ordonne de battre monnaie à son coin. La ligue fit servir de fantôme de roi à l'exécution de ses projets contre Henri IV.

1626

Paix de La Rochelle, qui garantit celle de Montpellier. La Rochelle fait partie des places fortes qu'Henri IV a concédé aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l'Angleterre. Cette dernière déclare la guerre à la France.

1691

Harangue du prince d'Orange à La Haye. Ce qui met le comble à la gloire de Louis XIV, c'est d'avoir été loué par le fameux prince d'Orange, son plus mortel ennemi, dans la harangue que ce prince fit à La Haye ce jour, en présence de tous les princes ligués alors contre la France, c'est-à-dire de presque toute l'Europe. Il exalta dans cette circonstance, le courage et la sagesse du monarque, l'appela le plus puissant des rois, la terreur et le modèle de ses ennemis.
On connaît la réponse du même prince à un de ses courtisans qui, dans le temps où Louis XIV s'attacha à Madame de Maintenon et donna le ministère de la guerre à Barbezieux, disait avec une plaisanterie amère, « qu'on n'avait jamais vu de monarque avoir une si vieille maîtresse et un si jeune ministre. - Vous devez en conclure, répondit le prince, qu'il n'est gouverné ni par l'une ni par l'autre. »
« Je ne sais, disait encore le prince d'Orange, pourquoi l'on me regarde comme un si grand ennemi du roi de France, car personne ne lui marque plus d'estime que moi ; dès qu'il a donné un ordre pour ses troupes, je le fais exécuter dans les miennes, et je l'imite en tout. »

1725

Béring appareille pour sa première expédition. Le détroit de Béring et la mer de Béring furent probablement explorés pour la première fois en 1648 par des bateaux russes. C'est seulement en 1728 que Béring s'engagea dans ce détroit et découvrit les îles Saint-Laurent et Diomède. En 1730, la première carte de ce détroit fut tracée. A la tête d'une nouvelle expédition en 1733, Béring naviguera le long de la côte nord de la Sibérie, depuis Saint-Pétersbourg jusqu'au golfe de l'Alaska, qui l'atteindra en été 1741. Puis il partira en reconnaissance le long de la côte sud-ouest de l'Alaska, mais dut hiverner sur une île inhabitée portant désormais son nom, où il mourut avec plusieurs hommes.

1727

Mort du père Sébastien. Jean Truchet, plus connu sous le nom du père Sébastien, très grand machiniste, et membre de l'académie des sciences, était né à Lyon en 1657, et entra chez les Carmes à l'âge de dix-sept ans ; il se forma dans le cabinet de M. de Servière à Lyon, objet de curiosité alors pour les voyageurs et les étrangers.
Charles II, roi d'Angleterre, avait envoyé à Louis XIV les deux premières montres à répétition qu'on eût encore vues en France ; ces montres s'étant dérangées en ne pouvant s'ouvrir que par un secret, l'horloger du roi ne put y travailler, faute de savoir les ouvrir. On allait les renvoyer en Angleterre, lorsque l'horloger, qui connaissait le génie du père Sébastien pour la mécanique, indiqua le jeune carme comme seul capable d'ouvrir les montres : en effet, il les ouvrit, et les raccommoda, mais sans savoir qu'il travaillât pour le roi.
« Quelque temps après, dit Fontenelle, il vient de la part de Colbert, un ordre au père Sébastien de le venir trouver à sept heures du matin d'un jour marqué : nulle explication sur le motif de cet ordre, un silence qui pouvait causer quelque crainte ; le père Sébastien ne manqua pas à l'heure : il se présente assez inquiet ; le ministre le loue sur ses montres, lui apprend pour qui il a travaillé, lui donne six cents livres de pension, dont la première année, selon la coutume de ce temps-là, lui est payée le même jour. »
Il n'avait alors que dix-neuf ans ; ainsi encouragé, le père Sébastien fit des progrès rapides, et se distingua surtout par des travaux utiles. Il fournit un grand nombre de modèles pour différentes manufactures, pour les proportions des filières des tireurs d'or de Lyon, pour le blanchissage des toiles à Senlis, pour la fabrique des monnaies de France ; il ébaucha l'art, perfectionné depuis, de faire des mains artificielles.
Le père Sébastien imagina pour le duc de Noailles, qui faisait la guerre en Catalogne, de nouveaux canons, qui se portaient plus aisément sur les montagnes, et se chargeaient avec moins de poudre ; c'est lui qui a inventé une machine pour transporter de gros arbres tout entiers sans les endommager, « de sorte, dit Fontenelle, que du jour au lendemain Marly changeait de face, et était orné de longues allées arrivées la veille. »
Lorsque Pierre le Grand, empereur de Russie, vint à Paris en 1717, il alla voir le père Sébastien, et voulut boire avec lui dans le même verre.

1810

Napoléon rétablit la censure et déclare : "Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels." Il crée les prisons d'Etat pour, selon ses propres mots, "les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté".

1817

Vote de la loi Laîné, réformant les dispositions électorales : pour prétendre au statut d'électeur, il faudra désormais être un homme âgé d'au moins trente ans, et payer 300 francs d'impôts. Les hommes de plus de quarante ans devront quant à eux payer 1 000 francs d'impôts.


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Kaedes
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LE 6 FEVRIER...

806

Charlemagne prévoit le partage du royaume entre ses fils. Charles, Pépin et Louis se voient attribuer des parts équitables du royaume, mais la mort prématurée des deux premiers laissera Louis seul héritier.

1510

Alphonse Albuquerque, conquérant des Indes orientales, s'empare de la ville de Goa, sur la côte du royaume de Malabar. Cette ville a été, pendant longtemps, le centre du commerce de tout l'Orient, et l'une des plus opulentes villes du monde.

1593

Mort de Jacques Amyot, évêque d'Auxerre et grand aumônier de France. Il était né à Melun, en 1513, d'une famille très obscure. On attribue son élévation à une rencontre singulière : Henri II, passant dans le Berry, Amyot, qui était alors précepteur chez un gentilhomme de la province, composa une épigramme grecque, que ses élèves présentèrent au roi. Le chancelier de l'Hôpital fut si enchanté de ce petit ouvrage, qu'il dit à Henri II, que l'auteur était digne de veiller à l'éducation des enfants de France.
Amyot suivit d'abord l'ambassadeur de France à Venise, et ce fut dans cette ville qu'il reçut ordre de Henri II de porter au concile de Trente une protestation de ce prince contre tout ce qui se ferait dans le concile. A son retour, il fut nommé précepteur des trois fils de Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Le premier de ces trois princes n'ayant fait que paraître sur le trône, n'eut pas le temps de songer à la fortune de son précepteur. Charles IX ne fut pas plutôt parvenu à la couronne, qu'il lui donna la charge de grand aumônier, et le nomma quelque temps après abbé de Saint-Corneille et évêque d'Auxerre : et comme ce précepteur insatiable demandait encore une abbaye à son ancien élève, celui-ci qui avait bonne mémoire, lui dit : « Mais vous m'assuriez autrefois que vous borniez votre ambition à mille écus de rente. - Oui sire, répondit Amyot, mais l'appétit vient en mangeant. »
Signalons une anecdote remarquable sur Amyot et sur le parlement, à l'occasion des obsèques de Charles IX. Après le dîner qui suit ordinairement les obsèques, à Saint-Denis, le parlement, ayant à sa tête Christophe de Thou, envoya commander à Amyot, grand aumônier, de venir lui dire les grâces, comme roi ; ce qu'il refusa de faire, et même se cacha. La même difficulté se renouvela à l'enterrement de Louis XIV.

1626

Richelieu promulge un édit interdisant les duels.

1651

Fuite du cardinal Mazarin. Le cardinal de Retz, qui, en 1650, s'était ligué avec Mazarin pour faire emprisonner les princes, en 1651 se ligua avec leurs partisans, et intrigua puissamment au parlement de Paris, en vue de les faire sortir, et d'obliger Mazarin à quitter le ministère. On vint à bout de faire assister le duc d'Orléans aux séances du parlement, et de l'empêcher de se rendre aux instances de la reine, qui voulait conférer avec lui. La régente, outrée, formait le projet d'appeler des troupes, de se cantonner dans le quartier du Palais-Royal, et de tenir tête au duc d'Orléans, qui demeurait au Luxembourg : mais soit prudence, soit timidité, le cardinal s'opposa à ce dessein, et sur les espérances qu'on lui donnât que son éloignement pourrait calmer les esprits, il choisit, pour quitter Paris, le nuit du 6 au 7, entre onze heures et minuit. Après s'être déguisé en cavalier, avoir endossé un habit gris, et pris un chapeau chargé de plumes, il sortit du Palais-Royal, accompagné de deux gentilshommes, et de Noailles, depuis duc, qui lui était fort attaché. Il avait d'abord intention de sortir par la porte de la Conférence. Ses gardes et ses domestiques l'y attendaient, ce qui attira une foule de curieux, et occasionna une querelle fort vive. Il fut obligé de s'évader par la porte de Richelieu, et tout tremblant, se trouva fort heureux de joindre un corps de 200 chevaux, commandé par le comte d'Harcourt, qui le conduisit avant la fin de la nuit à Saint-Germain. Il y passa trois à quatre heures fort désagréables, auprès du feu d'une hôtellerie, en attendant qu'on lui eût préparé un logement au château.
Avant de partir, Mazarin avait eu la précaution de lier la reine par une convention : quoi qu'il puisse arriver, les princes ne devaient être mis en liberté que de leur mutuel consentement. Il lui fit même signer un billet adressé à Debar, officier chargé de les garder, par lequel il lui était ordonné de suivre aveuglément les intentions du cardinal sur l'élargissement des princes, sans aucun égard à tout autre ordre du roi ou de la reine, postérieur et contraire à celui-ci.
Aorès avoir consenti au départ de Mazarin, Anne d'Autriche insista pour obtenir une conférence avec le duc d'Orléans. Le coadjuteur fit répondre à Gaston que le ministre était trop près. La reine redoubla ses sollicitations. Elle convoqua une assemblée de la noblesse, des grands du royaume et des maréchaux de France, qui tous allèrent s'offir pour otages à Gaston : il les remercia, et persista dans son refus. On continua à la harceler par des remontrances qui se réduisaient à demander avant tout l'éloignement sans retour du cardinal. Enfin, Anne d'Autriche se rendit ; et, après de violents combats, elle se laissa arracher, le 9 février, la promesse de ne jamais rappeler son ministre. Aussitôt, de peur qu'elle ne se dédit, le parlement rendit un arrêt qui portait « qu'en conséquence de la déclaration et volonté du roi et de la régente, dans le quinzième jour de la publication du présent arrêt, le cardinal Mazarin, ses parents et domestiques étrangers, videraient le royaume, et que, ledit temps passé, il serait procédé contre eux extraordinairement, et permis aux communes et tous autres de leur courir sus. »
Mazarin rentra triomphant dans Paris, le 3 février 1653.

1740

Mort du pape Clément XII. Laurent Corsini, pape après Benoît XIII, en 1733, était né à Rome, d'une ancienne famille de Florence. Il abolit une partie des impôts, et fit châtier ceux qui avaient malversé sous le règne précédent. Ses revenus furent tous consacrés aux pauvres. Son trésorier lui ayant rendu ses comptes, il vit qu'il n'avait pas quinze cents écus en caisse. « Comment, dit le pontife, j'étais plus riche étant cardinal que depuis que je suis pape ! » Et cela était vrai. Après sa mort, le peuple de Rome lui érigea, par reconnaissance, une statue de bronze, qui fut placée dans une des salles du Capitole.

1778

Traité d'alliance entre Louis XVI et les insurgents américains. Le gouvernement français ne désirait alors qu'une chose : l'affaiblissement de l'Angleterre. « jamais, disait Choiseul, les Anglais se couperont la gorge entre eux autant que je le désire. » Fort heureusement pour M. de Choiseul, les conditions matérielles dans lesquelles combattaient les Américains étaient particulièrement difficiles : ils manquaient d'argent, de matériel et même de vêtements. Ils demandèrent donc l'appui de la France où l'opinion leur était assez favorable.
Nombreux étaient, en effet, les Français, surtout parmi la jeunesse, qui se passionnaient pour les idées de la Liberté. L'envoi de Fraklin comme ambassadeur à Paris fit le reste. D'autant plus que l'on ne pouvait rêver plus adroit négociateur. Avec ses grosses lunettes noires, ses longs cheveux, son habit marron et son bonnet de fourrure, il sut se composer un personnage qui devint rapidement la coqueluche de tous les salons de Paris et de Versailles. Le gouvernement français aida d'abord secrètement les Américains. Mais, lorsque Louis XVI apprit que les Insurgents venaient de remporter, à Saratoga, une grande victoire sur les Anglais, il se décida à signer un traité d'alliance.
Les officiers qui, après La Fayette, prirent le chemin du Nouveau Monde, étaient partis de France avec beaucoup d'enthousiasme, mais leurs premières impressions sur l'Amérique et les Américains furent très souvent décevantes. L'armée des Insurgents n'avait pas grande allure et certaines « têtes brûlées », un peu méprisantes, écrivaient à leur famille : « Il y a des cordonniers colonels ! »
D'autre part, à la place du pays sauvage et même peut-être de la forêt vierge, auxquels ils s'attendaient, ils trouvèrent des paysages assez proches de ceux d'Europe. L'aide de camp de Rochambeau, le baron Cromot du Bourg, s'exclamait, rpesque un peu déçu : « Ici, le pays ressemble beaucoup à la Normandie entre Pont-d'Ouilly et Condé-sur-Noireau... »

1800

Le physicien Alessandro Volta invente la pile électrique, composée de lamelles de cuivre et de zinc.

1822

A Paris, début de l'éclairage intérieur au gaz, grâce au système Winsor.


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Kaedes
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   Posté le 13-02-2006 à 19:08:52   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

oulala je faiblis dans ma tache -_-


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Kaedes
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   Posté le 15-02-2006 à 15:28:19   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

LE 7 FEVRIER...

457

Léon Ier est proclamé empereur d'Orient. Ce pauvre empereur devait mourir de dysenterie. A la fin de sa vie, il se trouvait tellement affaibli que si l'on mettait du feu devant ou derrière lui, on voyait au travers de son corps - du moins on l'affirmait.

1297

Bulle pontificale Romana Mater Ecclesia, conférant au roi le droit de lever des subsides sur le clergé sans l'autorisation du pape, en cas d'impérieuse nécessité.

1314

Condamnation à mort d'un taureau qui avait tué un jeune homme d'un coup de corne. Les juges du comté de Valois traînèrent alors en justice l'animal, entendirent les dépositions de tous les témoins et prononcèrent une condamnation à mort qui fut confirmée par arrêt du Parlement de Paris.

1512

Le duc de Nemours, gouverneur du Milanais pour Louis XII, fait lever le siège de Bologne à Pierre Navarre, général espagnol.

1623

Signature du traité qui allie la France à la Savoie et à Venise contre l'occupation de la Valteline par les soldats du pape qui sont pro-espagnols.

1662

Etablissement des carosses publics, par heure, lesquels succédèrent à ceux établis en 1650, sous le nom de carosses à cinq sols : ils sont nommés fiacres, parce que les loueurs de ces carosses avaient pour enseigne l'image de Saint-Fiacre.

1668

Le prince de COndé reçoit les clefs de Besançon. La prise de cette place acheva la conquête de la Franche-Comté.

1689

Les états d'Angleterre, assemblés sous le nom de Convention, décident après une longue délibération, que Jacques II, ayant renversé autant qu'il était en lui les lois fondamentales d'Angleterre, violé le contrat originel qui était entre lui et son peuple, et ensuite abandonné le royaume, il avait par-là laissé le trône vacant. Ils décident encore qu'un prince, professant la religion catholique et romaine, ne pouvait être roi d'Angleterre.

1752

Monseigneur de Beaumont fait interdire la vente et la détention des deux premiers tomes de l'Encyclopédie d'Alembert et de Diderot. Pour condamner l'Encyclopédie, les jésuites entretenaient soigneusement deux bonne raisons : ils en voulaient d'abord à Diderot qui avait refusé leur collaboration à l'ouvrage, mais surtout ils ne lui pardonnaient pas de faire concurrence à un dictionnaire qu'ils venaient eux-mêmes de faire paraître. « Quels ennemis nous avons, soupirait Diderot, qu'ils sont constants ! Qu'ils sont méchants ! »
Mais, avant même la parution du premier volume, le succès commercial de l'Encyclopédie fut immense, puisque, dès le début du lancement, on recuillit 4300 souscriptions. Et bient&ocitc;t, l'Encyclopédie se trouva dans toutes les bibliothèques, depuis celles des châteaux jusqu'à celles des petits curés de campgane.
Devant un tel succès, le Parlement et le Haut Clergé s'inquiétèrent. Le roi fut d'abord timidement confisquer quelques exemplaires, puis accepta de condamner totalement l'ouvrage. C'était là un geste purement officiel ; l'Encyclopédie avait des partisans très haut placés : Mme de Pompadour et le Lieutenant de Police lui-même protégeaient sa parution clandestine et le chef de la censure, à la veille d'une saisie, offrait à Diderot de cacher les épreuves dans son propre bureau.

1762

Mort du maréchal de Maillebois, fils du contrôleur-général, Nicolas Desmarets. Il servit avec succès dans la guerre de 1701, et dans celle de 1733 ; il soumit, en 1739, l'île de Corse, qui se révolta de nouveau après son départ, mais qui fut soumise définitivement en 1769, et principalement d'après les plans de M. de Maillebois, à qui cette expédition de Corse, en 1739, avait valu le bâton de maréchal.
Il commanda en Allemagne et en Italie, pendant la guerre de 1741. Il a laissé un fils, le comte de Maillebois, en qui les militaires ont reconnu des talents supérieurs encore à ceux de son père.

1812

Naissance de Charles Dickens. Il deviendra un grand romancier de l'époque victorienne.


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Kaedes
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LE 8 FEVRIER...

590

Le pape Pélage II meurt de la peste.

1250

Gênées par les crues du Nil, les troupes de croisés menées par Robert d'Artois ont livré bataille à Mansourah dans de très mauvaises conditions. Le frère préféré du roi est tué. Louis IX tombe lui-même aux mains des mamelouks.

1441

L'université de Bordeaux est établie à l'instar de celle de Toulouse, par le pape Eugène IV, à la prière du maire et des jurats de la ville.

1587

Marie Stuart est décapitée en Angleterre.

1655

Le grand Gustave, roi de Suède, traverse sur la glace, à la tête de son armée, le détroit de la mer Baltique, appelé le petit Belt, et défait l'armée danoise qui l'attendait à sa descente dans l'île. Pendant qu'il traversait le détroit, la glace s'étant fendue, et quelques escadrons ayant été engloutis dans la mer, il se contenta d'ordonner aux troupes « de prendre un peu plus sur la gauche. »

1775

Conformément aux articles de la paix signée le 3 octobre 1735 entre la France et l'Empire, M. de la Galaisière prend, au nom du roi Louis XV, possession éventuelle du duché de Bar.

1786

L'expédition de La Pérouse double le Cap Horn. Un jour, dans l'île de Tutuila, au cours du long voyage que fit La Pérouse, éclata un tragique incident. Le second du navire, le commandant Fleuriot de Langle, descendit à terre pour renouveler la provision d'eau douce. Mais, sur la plage, il se trouva en face de ravissantes jeunes filles, aux cheveux garnis de fleurs d'hibiscus, qui s'avançaient vers les Français et, comme le raconteront plus tard les rescapés, s'offraient d'une manière bien joliment indédente... Leurs avances, après plusieurs semaines de mer, ne furent évidemment pas unanimement repoussées.
Il s'ensuivit une extrême confusion et un non moins certain désordre. Pour convaincre les chefs indigènes de rétablir l'ordre, et pour détourner l'attention des dames aux fleurs d'hibiscus, Fleuriot de Langle offrit à ces dernières divers objets de pacotille. Malheureusement, la remise des présents et les inévitables comparaisons qui s'ensuivirent créèrent des jalousies tout aussi inévitables, et la tension augmenta. Bientôt la corvée d'eau fut entourée par sept à huit mille sauvages... et Fleuriot de Langle se trouva dans une situation périlleuse. Il n'eut plus qu'une idée, fuir et regagner son navire. Mais, si les jeunes filles s'étaient repliées en bon ordre, leurs compagnons empêchèrent les Français de réembarquer. Les matelots tirèrent alors les premiers coups de fusil, les sauvages devinrent furieux et un effroyable massacre succéda aux scènes de séduction des dames tutuilas.
La Pérouse devait continuer son voyage encore durant quelque temps puis, on le sait, disparaissait mystérieusement. C'est seulement en 1826, dans l'île de Vanikoro, que l'on découvrit les débris de son bateau : un morceau de bois sculpté, une écuelle en argent estampillée de fleurs de lys, une cloche de bord en bronze. Tous ces vestiges avec lesquels il est impossible de reconstituer la tragédie où périt l'Astrolabe furent abrités au Musée de la Marine.

1798

Une constitution est imposée aux cantons suisses par le Directoire.

1807

Dans la guerre opposant la France à la Prusse et la Russie, Napoléon remporte la victoire d'Eylau.

1828

Naissance de Jules Verne à Nantes. Ce grand romancier, auteur de science-fiction avant la lettre, avait prévu dans beaucoup de ses romans de grandes inventions de l'ère contemporaine, comme le sous-marin, dans son célèbre "20000 lieues sous les mers".

1869

Décret du second Empire instituant les cours de gymnastique dans l'enseignement public en France. Les écoles privées n'intégreront ces cours que bien plus tard. La première association plaidant en faveur de la gymnastique en France avait vu le jour à Lyon en 1841.


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Kaedes
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LE 9 FEVRIER...

1450

Mort à Jumièges d'Agnès Sorel, maîtresse officielle de Charles VII. Ce qui distingue avantageusement Agnès Sorel parmi les maîtresses des rois, c'est que tandis que les autres ont trop souvent avili leurs amants, elle a illustré le sien, et ne s'est servi de l'empire que l'amour lui donnait sur Charles VII, que pour lui inspirer le courage convenable à sa situation, et qui seul pouvait lui faire reconquérir la France. Elle voulait être la maîtresse d'un roi, mais d'un roi qui ne fût pas sans royaume. L'amour qui écarta tant de héros des sentiers du devoir et de la gloire, y ramena l'heureux Charles VII.
Les historiens ont fait deux observations importantes sur Agnès Sorel ; l'une qu'elle se défendit longtemps contre son amant, et que cet amant était son roi : « Toute simple demoiselle que je suis, disait-elle un jour à Potron de Saintrailles, la conquête du roi ne sera pas facile ; je le révère et je l'honore ; mais je ne crois pas que j'aie rien à démêler avec la reine à son sujet. » Mais en amour la chute est toujours voisine du plus beau langage.
L'autre observation est que les amours du roi n'eurent point un éclat capable d'offenser les moeurs publiques. Charles VII eut onze enfants de la reine, pendant la liaison avec Agnès. Agnès Sorel eut de Charles VII trois filles, dont l'aînée eut une destinée tragique. Son mari, Jacques de Brezé, l'ayant surprise en adultère, la poignarda sur-le-champ avec son amant, qui était un homme attaché à son service, et s'appelait Pierre de Lavergne. Charles avait donné à Agnès le château de Beauté-sur-marne. Elle mourut en couche à l'abbaye de Jumièges, âgée de quarante ans, étant encore, disent les historiens, « la plus belle personne de France. »

1649

Charles Ier, roi d'Angleterre, condamné à mort, est exécuté par un bourreau masqué, devant le palais de Whitehall. Il était âgé de quarante-neuf ans. Après lui, Cromwell se plaça à la tête du gouvernement, sous le titre de Protecteur.

1675

Défaite de la flotte espagnole devant Messine, en Sicile, par le duc de Vivonne, et le sieur Duquesne, commandant la flotte française.

1703

Mort de Saint-Evremond. On peut le mettre au rang des hommes aimables et pleins d'esprit, qui ont fleuri les temps brillants de Louis XIV. Il entra d'abord chez le grand Condé, en qualité de lieutenant de ses gardes ; mais étant tombé dans sa disgrâce, il s'attacha au surintendant Fouquet, et ne fut pas plus heureux. Dans le temps qu'on faisait le procès au surintendant, Colbert qui cherchait partout des preuves contre celui qu'il voulut perdre, fit saisir des papiers confiés à madame du Plessis-Bellièvre, et dans ces papiers, on trouva une lettre de Saint-Evremond, sur la paix des Pyrénées.
« Saint-Evremond, dit le président Hénaut, s'avisa, dans une lettre écrite à M. de Créqui, de tourner le traité et le cardinal en ridicule. Mais si Saint-Evremond a été un bel esprit, comme on l'a prétendu, il était mauvais politique, de l'aveu de tout le monde : s'il eût été mieux instruit, il aurait su que le mariage du roi avec l'infante, n'était pas l'ouvrage d'un jour, ni l'idée du premier moment, mais le fruit des réflexions du cardinal Mazarin, qui montra bien que l'art de lire dans l'avenir n'était pas une chimères pour les hommes vraiment politiques. »
Saint-Evremond était sur le point d'être arrêté, lorsqu'il fut averti à temps, et se retira en Angleterre, où Charles II l'accueillit avec distinction. Plusieurs amis illustres employèrent tout leur crédit pour obtenir son rappel. Leurs soins n'eurent de succès, que dans un temps où Saint-Evremond, trop âgé, ne voulut plus profiter de la bonne volonté des ministres, et aima mieux, comme il le disait lui-même, « rester avec des gens accoutumé à sa loupe » (il en avait une sur le front). Le philosophe expatrié chercha à adoucir le chagrin de sa disgrâce par la lecture, la composition et l'amitié. La duchesse de Mazarin, s'étant brouillée avec son mari, quitta la cour de France, voyagea en différents pays, et passa enfin en Angleterre. Saint-Evremond la voyait souvent, ainsi que plusieurs gens de lettres qui s'assemblaient dans sa maison. C'est à cette dame qu'il adressa une grande partie de ses ouvrages.
Il avait toujours vécu en épicurien, et mourut de même. Quand on lui demanda s'il voulait se réconcilier, il répondit : « Je voudrais me réconcilier avec l'appétit. » Il fut enterré à Westminster, au milieu des rois et des grands hommes d'Angleterre.

1747

Le dauphin, père de Louis XVI, épouse en secondes noces Marie-Joséphine, troisième fille d'Auguste III, roi de Pologne.

1751

Mort de Henri-François d'Aguesseau, chancelier de France, savant et éloquent magistrat. Il était né à Limoges, le 27 novembre 1688.

1792

Après la décision de principe de la Constituante, en date du 2 novembre 1789, débute la vente des biens confisqués à l'Eglise. La quantité est si importante que cette vente se fera graduellement.

1801

La France et l'Autriche signent le traité de paix de Lunéville. Par celui-ci, les Autrichiens sont chassés d'Italie à l'exception de la Vénétie, et abandonnent à la France la rive gauche du Rhin, l'actuelle Belgique, où sont créés quatre départements.

1879

Naissance, à Saint-Denis, du dessinateur des petits Parisiens de la Butte : Francisque poulbot. Son nom est passé dans le langage courant pour désigner un gamin de Paris.


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LE 10 FEVRIER...

1430

Institution de l'ordre de la Toison d'Or. Philippe le Bon, duc de Bourgogne, institua cet ordre en l'honneur d'une dame de Bruges, dont il était amoureux. Ce fut à l'occasion des plaisanteries échappées à quelques-uns de ses courtisans sur la couleur des cheveux de cette dame, qu'il conçut le dessein de changer en marque de distinction le sujet de leurs railleries. Le premier nombre des chevaliers fut fixé à trente-et-un, à savoir trente chevaliers et le grand-maître. Par la suite, il ne fut plus limité.
Il fut décidé, par les statuts, que les récipiendaires prouveraient quatre générations de noblesse, tant paternelle que maternelle. A l'extinction de la postérité masculine de la seconde branche de Bourgogne, la princesse Marie, fille unique du dernier duc, Charles le Téméraire, porta, par son mariage avec Maximilien, la grande maîtrise de la Toison d'Or dans la maison d'Autriche. Dans les premiers âges de l'ordre, les nouveaux chevaliers étaient élus dans le chapitre général à la pluralité des suffrages. Ces établissements d'ordres particuliers doivent être comptés parmi les causes qui contribuèrent insensiblement à la décadence de l'ancienne chevalerie. Le titre de simple chevalier commença dès lors à n'être plus considéré comme la plus honorable des distinctions militaires.

1577

La Ligue surnommée la Sainte-Union, est signée à Péronne par plus de deux cents gentilshommes. Henri III eut l'imprudence de s'en déclarer le chef ; sur quoi le président Hénault fait cette réflexion : « La Ligue est l'événement le plus singulier qu'on ait jamais lu dans l'histoire, et Henri III le prince le plus mal habile, de n'avoir pas prévu qu'il se mettait dans la dépendance de ce parti, en s'en rendant le chef. »

1589

Assassinat à Toulouse de Jean-Etienne Duranti. Fils d'un conseiller au parlement de TOulouse, d'abord capitoul en 1563, ensuite avocat-général, il fut nommé premier président du parlement par Henri III, en 1581, lorsque la France commençait à être en proie aux fureurs de la Ligue. Ce vertueux et respectable magistrat employa d'abord toute l'autorité de sa place et de son mérite, pour arrêter les intrigues des factieux. Après avoir plusieurs fois échappé à la mort, en s'opposant à des mouvements populaires, il périt, glorieuse victime de son courage et de sa fidélité.
Cet infortuné magistrat n'eut pas été plutôt assassiné, que tous les tigres et toutes les furies populaires se jetèrent avec rage sur son cadavre, le percèrent de mille coups, comme s'il eût été encore vivant, et le traînèrent par les pieds à la place de l'échafaud ; comme il n'y avait point de potence dressée, on l'attacha debout au pilori, et on cloua derrière lui le portrait du roi Henri III ; les uns lui arrachaient la barbe, les autres le suspendant par le nez, lui disaient : « Le roi t'était si cher ; te voilà maintenant avec lui. »
Telle fut la récompense des soins qu'il s'était donnés l'année précédente, pour sauver Toulouse des horreurs de la famine et de la peste. Cette ville lui devait encore la fondation du collège de l'Esquille, l'établissement de deux confréries, l'une pour marier les pauvres filles, l'autre pour soulager les prisonniers, et enfin, beaucoup de libéralités pour les jeunes gens qui donnaient des espérances.
Le lendemain de l'assassinat de Duranti, quelques amis fidèles le firent enterrer secrètement au grand couvent des Cordeliers ; il fut enseveli dans ce tableau de Henri III, qu'on avait attaché derrière lui.

1640

Prise d'Arras sur les Espagnols, par les maréchaux de Châtillon, de Chaulnes et de la Meilleraie.

1755

Mort de Montesquieu, président du parlement de Bordeaux, auteur de l'Esprit des Lois, oeuvre de génie qui a puissamment influé sur la marche des idées dans toute l'Europe. Montesquieu a encore composé le Traité sur la grandeur et la décadence des Romains, les Lettres persanes, et le Temple de Gnide.

1763

Traité de paix, signé à Paris, entre la France et l'Angleterre. Par le traité d'Utrecht, signé en 1713, la France avait cédé à l'Angleterre l'Acadie, voisine du Canada, avec toutes ses anciennes limites ; mais on n'avait pas spécifié quelles étaient ces limites : tel fut le prétexte dont les Anglais se servirent, en 1756, pour attaquer les Français au Canada, où, sans aucune déclaration de guerre, ils prirent plus de trois cents vaisseaux marchands, comme on saisirait des barques de contrebande.
L'état perdit au cours de cette funeste guerre la plus florissante jeunesse, plus de la moitié de l'argent comptant qui circulait dans le royaume, sa marine, son commerce, son crédit. On a cru qu'il était très aisé de prévenir tant de malheurs, en s'accommodant avec les Anglais, pour un terrain d'une si petite importance ; mais quelques ambitieux, pour se faire valoir et se rendre nécessaires, précipitèrent la France dans cette guerre fatale. Il en avait été de même en 1741. L'amour-propre de deux ou trois personnes suffit pour désoler toute l'Europe.
La France avait eu un si pressant besoin de cette pais, qu'elle regarda ceux qui la conclurent, comme les bienfaiteurs de la patrie. Toutes les ressources étaient épuisées ; tous les citoyens, à l'exemple du roi, avaient porté leur vaisselle à la monnaie. Plus d'argent, plus de secours, plus de crédit. Ceux qu'on choisissait pour régir les finances, étaient renvoyés après quelques mois d'administration ; les autres refusaient cet emploi, dans lequel on ne pouvait plus faire que du mal.
Le roi de France échangea Minorque, qu'il rendit au roi d'Espagne, contre Belle-Isle que l'Angleterre lui remit ; mais l'on perdit tout le Canada, avec Louisbourg et toutes les terres sur la gauche du grand fleuve de Mississipi. L'Espagne, pour arrondir les conquêtes des Anglais, leur donna encore la Floride. Ainsi, du vingt-cinquième degré jusque sur le pôle, presque tout leur appartint : ils partagèrent l'hémisphère américain avec les Espagnols.
Les petites îles de Saint-Vincent, la Grenade, Tabago, la Dominique, leur furent encore acquises ; et c'est par le moyen de ces îles, ainsi que par la Jamaïque, qu'ils firent un commerce immense avec les Espagnols. Perdant le Canada, la France recouvra la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon et obtint avec beaucoup de difficulté le droit de pêche vers Terre-Neuve, ainsi qu'une petite île inculte, nommée Michslon, pour y faire sécher la morue, sans pouvoir y faire le moindre établissement, triste droit sujet à de fréquentes avanies.
La France, à laquelle on rendit Pondichéri et quelques comptoirs, fut exclue dans l'Inde de ses établissements sur le Gange ; elle céda ses possessions sur le Sénégal, mais on lui remit Gorée. On fut encore obligé de démolir toutes les fortifications de Dunkerque, du côté de la mer. La honte du nom français fut réparée dans la guerre de 1778, qui fut glorieusement terminée par la paix honorable de 1783, sous Louis XVI.

1806

Mort de Tronchet, célèbre jurisconsulte, l'un des rédacteurs du Code Civil. Il était presque déjà septuagénaire lorsque, le 12 décembre 1792, il accepta la défense de Louis XVI.


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LE 11 FEVRIER...

1322

Mort de Charles IV, dit le Bel. Il fut sacré à Reims : tous les pairs y assistèrent, excepté le roi d'Angleterre, qui était tenu d'y paraître en qualité de duc de Normandie, et le comte de Flandres. Ces deux vassaux eurent lieu de s'en repentir.

1464

René, duc d'Anjou, institue l'ordre des chevaliers de la Lune, qui ne fut pas de longue durée. En 1733, un chevalier Caisvant, surnommé le cardinal Loïc, semblait vouloir faire revivre cet ordre par la lune d'argent qu'il portait sur ses habits.

1610

Traité de Hall, par lequel le roi de France, Henri IV, promet un secours de dix mille hommes au marquis de Brandebourg, pour empêcher la maison d'Autriche de s'approprier la succession de Clèves.

1650

Mort de René Descartes, l'un des plus célèbres auteurs philosophiques des temps modernes. Son ouvrage sur la Méthode est le plus répandu. Il était né en Touraine en 1596, et est mort en Suède, où il avait été appelé par la reine Christine. La Fontaine lui a consacré ces vers :
Descartes, ce mortel dont on eût fait un dieu
Dans les siècles passés, et qui tient le milieu
Entre l'homme et l'esprit.

1654

Abdication de Christine de Suède, une reine qui ordonna d'atroce façon l'assassinat de son amant Monadelschi. Une reine habillée en homme, servie par des valets ; une reine jurant comme un charretier ; une reine, le fouet à la main, matant ses dogues et son amant... Mais aussi, une reine gaie et vaillante, colérique et emportée, « civile et caressante », une reine s'exprimant en latin, parlant huit langues et en comprenant onze.

1741

Le marquis de Maillebois est fait maréchal de France, pour avoir soumis l'île de Corse.

1755

Mort de Maffeï, poète tragique italien. Mérope est le sujet de sa plus célèbre tragédie. A l'âge de vingt-sept ans, il s'était signalé par une thèse singulière, soutenue à Vérone ; cette thèse sur l'amour contenait cent conclusions. L'assemblée était si nombreuse et brillante, les dames de Vérone y tenaient la place de docteurs, et faisaient les fonctions de juges suprêmes.
La réputation du marquis Maffeï était répandue dans toute l'Europe ; il voulut en jouir. Il voyagea en France, en Angleterre, en Hollande ; et se rendit à Vienne où il fut accueilli avec distinction par l'empereur Charles VI. Au retour de ses voyages, revenant prendre place à l'académie, parmi ses confrères, le premier objet qui frappe son regard, est son buste placé à l'entrée d'une des salles, avec cette inscription : « Au marquis Scipion Maffeï, encore vivant ».
Pendant sa dernière maladie, on fit à Vérone des prières publiques. Après sa mort, le Conseil lui décerna des obsèques solennelles, et son oraison funèbre fut prononcée publiquement dans la cathédrale.

1814

Vainqueurs à la Rothiére pensant s'être débarrassés de Napoléon, les alliés autrichiens, prussiens et russes ont divisé stupidement leurs forces. Les alliés Autrichiens, Prussiens et Russes descendent vers Paris par la Marne. Napoléon décide de les écraser les uns et les autres séparément. A Montmirail où il compte arriver avant le prussien Yorck et le russe Sacken, il parvient à les séparer.

1858

En France, Bernadette Soubirous affirme avoir vu la Vierge dans la grotte de Massabielle.

1879

Mort d'Honoré Daumier, célèbre caricaturiste né en 1808 à Marseille, fils d'un artisan verrier.

1911

Robert Grandseigne, en circuit au-dessus de Paris, accomplit le premier vol de nuit en aéroplane.


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LE 12 FEVRIER ...

1049

Bruno d'Eguisheim-Dagsburg devient Pape sous le nom de Léon IX, plus tard saint Léon. Il sera pape de 1049 à 1054, sera l'instigateur du schisme d'Orient, rupture totale entre Rome et l'Église orthodoxe.

1542

Exécution de Catherine Howard, qui épousa Henri VIII le 28 juillet 1540. Belle et courtisée, probablement trompée également, la Reine ne se contenta pas de son royal mais volage mari et prit un amant pendant l'absence du roi. A son retour, celui-ci, informé de son infortune, fit torturer puis exécuter plusieurs amants supposés. Il enferma sa femme à la Tour de Londres et la fit condamner par le Parlement selon une procédure expéditive qui excluait l'audition de témoins, sur base de preuves formelles.

1592

Supplice d'un huguenot. On se trouvait alors en pleine Guerre de Religion. Ce 12 février, le duc de Guise se fit amener un prisonnier protestant accusé d'avoir mangé les foies de vingt-cinq catholiques, le fit enchaîner à un poteau placé au milieu de nombreux fagots, et y fit mettre le feu. Le poteau pouvait tourner sur un axe, de telle manière que le malheureux cherchant à éviter les flammes se « rôtir » pour ainsi dire lui-même.

1652

Arrêt du Parlement de Paris, portant que le livre de l'Imitation de Jésus-Christ ne serait plus imprimé sous le nom de Jean Gersen, mais sous celui de Thomas-à-Kempis.

1765

Mort de Marivaux, né à Paris en 1688.

1809

Naissance de Robert Charles Darwin.
Naissance d'Abraham Lincoln.


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LE 13 FEVRIER...

1542

En Angleterre, Catherine Howard, femme du roi Henri VIII, est décapitée. Elle était la cinquième femme du roi, et c'était la seconde qu'il envoyait à l'échafaud. Ce prince avait épousé en premières noces Catherine d'Aragon, tante de l'empereur Charles-Quint, avec laquelle il fit casser son mariage, pour épouser Anne de boulen. Quand il fut dégoûté de celle-ci, il lui fit trancher la tête pour épouser Jeanne de Seymour, qui mourut en couches. Après celle-ci, il épousa Anne de Clèves, qu'il répudia bientôt pour épouser une de ses sujettes, nommée Catherine Howard ; mais ayant découvert que la nouvelle reine, avant son mariage avait eu des amants, il fit trancher la tête à cette reine. Souillé de deux divorces et du sang de deux épouses, il fit porter la loi suivante : « Tout homme qui sera instruit d'une galanterie de la reine, doit l'accuser, sous peine de haute trahison ; toute fille qui épouse un roi d'Angleterre, et qui n'est pas vierge, doit le déclarer, sous la même peine. »
On disait alors, qu'il fallait que le roi épousât une veuve, et en effet, il en épousa une dans la personne de Catherine Parr, sa sicième femme, qui par bonheur pour elle, enterra son mari...

1575

Sacre de Henri III, né en 1551, troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis. On remarqua trois circonstances à cette cérémonie qui furent prises en mauvais augure. Quand on vint à mettre la couronne sur la tête du roi, il dit assez haut qu'elle le blessait, et elle tomba deux fois de dessus sa tête. Pendant la messe on oublia, après l'élévation, le baiser de la paix et le Te Deum ne fut point chanté. Une quatrième singularité, c'est qu'au rebours de ce qui s'était fait au sacre de Charles IX, le comte de Toulouse fut à celui-ci le premier des comtes-pairs, et le comte de Champagne le dernier ; ce qui s'est observé aux sacres suivants. Le 15 février 1575, Henri III épousera Louise de Vaudémont : un mariage sans amour, le coeur du roi étant resté avec Marie de Clèves, morte en couches le 30 octobre 1574.

1633

L'astronome italien Galilée est arrêté par l'Inquisition.

1651

Le cardinal Mazarin va délivrer les princes de Condé, de Conti et de Longueville, prisonniers au Havre, où ils avaient été transférés, après avoir été d'abord enfermés à Vincennes et puis à Marcoussis. Mazarin, persuadé qu'il n'avait plus rien à espérer des négociations de la régente avec le duc d'Orléans, voulut se donner le mérite de la délivrer des princes, et se chargea d'aller lui-même les mettre en liberté. Il arriva le 13 au Havre. La Rochefoucault raconte dans ses mémoires que le cardinal entreprit d'abord de justifier sa conduite envers eux, en leur expliquant le sujet qu'il avait eu de les faire arrêter, qu'ensuite il leur demanda leur amitié et leur dit néanmoins avec fermeté « qu'ils étaient libres de la lui accorder ou de la lui refuser, et que, quoiqu'ils fissent sur cela, ils pouvaient dès ce moment sortir du Havre, et aller où il leur plairait. Apparemment, ajoute La Rochefoucault, ils lui promirent ce qu'il voulut ; il dîna avec eux, et partit pour Sedan », d'où il se retira sur les terres de l'électeur de Cologne.

1715

On commence la démolition du bâtiment et de la pompe de la Samaritaine : la reconstruction à neuf fut achevée au mois d'août suivant. C'est le dernier des édifices que Louis-le-Grand ait ordonné. Il avait été élevé pour la première fois sous Henri III. Sa destination était de fournir de l'eau au Louvre, aux Tuileries et à différents quartiers de la capitale.

1744

Naissance de la cantatrice Sophie Arnould à l'hôtel de Lisieux, rue des Fossés-Saint-Germain, à Paris. Cet établissement était installé dans l'ancienne maison de l'amiral Coligny. C'est dans la chambre du célèbre huguenot que l'épouse de l'hôtelier Arnould mit au monde la petite Sophie qui devait devenir célèbre par son talent, sa beauté, son esprit.

1787

Mort du comte de Vergennes. Charles Gravier, comte de Vergennes, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, chef du conseil royal des finances, ministre des affaires étrangères, descendait d'une famille noble de Bourgogne. Son esprit actif et conciliant l'ayant fait connaˆtre à la cour, il fut nommé en 1755 ambassadeur à Constantinople. Il trouva dans cette place importante, de nombreuses difficultés à vaincre, mais il eut la gloire de les surmonter ; il se concilia l'estime et le bienveillance, non seulement du roi son maître et du grand-seigneur, mais encore des deux impératrices, Marie-Thérèse et Catherine II.
En 1771, il fut envoyé ambassadeur en Suède, et eut beaucoup de part à cette mémorable révolution de 1772, qui rendit à la couronne son ancien éclat.
Dès que Louis XVI fut sur le trône, il s'empressa de l'appeler auprès de lui, en le plaçant à la tête du département des affaires étrangères, et en lui accordant la plus grande confiance pour le gouvernement intérieur du royaume. Sous son ministère, la France reprit dans les pays étrangers, une considération politique d'autant plus solide qu'elle était fondée sur les vertus du comte de Vergennes. Son désir le plus vif et son zèle le plus ardent, furent toujours de prévenir l'effusion du sang humain, et d'accommoder les différends qui auraient pu amener la guerre. C'est 3 ce pacificateur des nations que l'Europe dut la paix de Teschen, celle de 1783, et l'accommodement des disputes entre l'empereur et la Hollande. C'est à lui que la France est redevable d'un traité de commerce avec la Russie, fruit d'une sage politique.
Considéré comme ministre de l'intérieur du royaume, le comte de Vergennes descendait jusqu'aux détails de cette administration vaste et compliquée, joignant à l'opiniâtreté d'un travail sec et fatigant, l'attention d'écrire de sa main des lettres pour secourir des malheureux obscurs, donnant un accès libre et facile à tout le monde, et n'ayant jamais laissé aucune demande sans réponse.
Si sa vie fut un modèle pour ceux qui gouvernent, sa mort leur offrit encore des leçons. Lorsqu'il eut reçu le viatique, un de ses confr2res s'étant approché de son lit, il lui dit : « Je viens de remplir un devoir que nous devons tous remplir, mais que nous devrions répéter plus souvent. » Il avait demandé à être inhumé dans le cimetière de la paroisse sur laquelle il mourrait. Ses obsèques ne furent pas aussi modestes qu'il l'aurait voulu : les ministres et les plus grands seigneurs de la cour s'empressèrent d'honorer son convoi de leur présence et de leurs regrets. Les divertissements furent défendus à Versailles et, pour mettre le comble à son éloge, Louis XVI le pleura.

1790

L'assemblée Constituante décrète la suppression des ordres religieux.

1800

Soucieux de faire la guerre dans de bonnes conditions financières, Bonaparte crée la Banque de France, dont les statuts ont été approuvés, le 6 janvier. Elle est dirigée par un conseil de quinze régents et présente un capital de 30 millions.

1895

Louis et Auguste Lumière déposent le brevet du Cinématographe. Né en 1894, Louis Lumière est le fils d'un industriel franc-comtois spécialisé dans la fabrication de matériel photographique. Passionné, Louis se consacra jusqu'à la fin de ses jours à ses recherches sur la photographie en couleurs, la stéréo-synthèse et le film en relief. Aidé par son frère Auguste, Louis perfectionna les travaux d'Étienne-Jules Marey, de Goerges Demény ou encore de Thomas Edison, donnant ainsi naissance à l'enregistrement photographique du mouvement, en utilisant une pellicule perforée et un mécanisme simple d'enclenchement (système qui fit l'objet du brevet déposé ce jour). A l'époque, le Cinématographe ne représentait qu'une curiosité scientifique, à laquelle ses créateurs ne voyaient pas d'avenir commercial ou artistique.

1917

Ce matin-là, le commissaire Priolet, suivi de cinq inspecteurs, venait arrêter la nommée Zelle, autrement dit la fameuse espionne Mata-Hari, dans la chambre n°113 que la danseuse occupait à l'Elysée-Palace. Elle ne fut pas le moins du monde gênée en s'habillant devant les six policiers et leur offrit même, dit-on, des crottes de chocolat qui se trouvait dans un casque à pointe transformé en coffret.


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LE 14 FEVRIER...

Saint-Valentin. Pourquoi avoir choisi saint Valentin comme patron des amoureux ? On donne à ce choix plusieurs explications . Cette journée serait la continuation de certaines fêtes païennes qui avaient lieu à Rome, également en février : les Lupercales. Au cours de ces fêtes, on plaçait dans deux boîtes des petits papiers avec les noms de tous les jeunes gens et jeunes filles. On tirait au sort et on « fiançait » ainsi des couples, dans une atmosphère lourde de sous-entendus.
Le 14 février est aussi la fête de sainte Eleucade, de saint Abraham de Carrhres, et de nombreux autres personages oubliés. Mais c'est saint Valentin qui fut officiellement reconnu. Une fois ce choix fait, on a voulu à tout prix, afin d'authentifier le patron des amants, trouver dans la vie de saint Valentin des faits marquants. On a donc raconté qu'un jour, en Italie, saint Valentin avait béni un jeune couple et que, à la suite de cette bénédiction, l'union avait été si parfaite et si profonde que saint Valentin devint le patron de ceux qui s'aiment.
En Angleterre, les garçons choisissent ce jour-là chacun leur « valentine », c'est-à-dire une jeune fille dont ils seront le chevalier servant pendant toute l'année. Le choix se fait par tirage au sort ; mais généralement le garçon décide qu'il choisit la première jeune fille qu'il croisera en sortant de chez lui ce jour. Bien sûr, il existe avec cette règle des accommodements afin que le sort désigne la personne que l'on désire rencontrer...

1479

Mort du peintre et sculpteur Sicilien, Antonello da Messina.

1660

Publication de la paix entre les deux couronnes de France et d'Espagne. Cette paix, signée le 7 novembre par don Louis de Haro et le cardinal Mazarin, dans l'île des Faisans, termina la guerre qui durait depuis vingt-cinq ans entre les deux pays.

1664

Signature du traité de paix entre Alexandre VIII et Louis XIV, à l'occasion de l'insulte faite au duc de Créqui, ambassadeur de France à Rome, pour les soldats corses, le 20 août 1662. Pour réparation de cet outrage, on éleva devant leur corps de garde une pyramide, que Louis XIV consentit à laisser abattre ensuite en 1667.

1760

Mort de Claude Guymond de la Touche, né en 1729. Jeune homme aussi estimable par son caractère que par ses talents pour la poésie, il porta pendant quelque temps l'habit de jésuite ; mais les désagréments que lui attira de la part de ces religieux une comédie qu'il fit jouer en 1748, l'indisposèrent contre eux. Dans les premiers mouvements de son ressentiment, il composa son épître, publiée en 1756, sous ce titre : Les Soupirs du Cloître. La poésie en est noble et énergique ; mais les jésuites y sont peints sous des couleurs trop noires.
L'auteur ne tarda pas à les quitter, et résolut de se consacrer au théâtre, pour lequel il avait du talent et du goût. Il donna, en 1757, une tragédie sans amour, intitulée : Iphigénie en Tauride, qui eut un grand succès. Notre poète préparait une tragédie de Régulus lorsque la mort l'enleva dans le fleur de son âge, au grand regret des amateurs du théâtre qui fondaient sur lui les plus grandes espérances.

1779

James Cook est assassiné par les indigènes des îles Sandwich.

1788

Louis XVI abolit la torture judiciaire, la fameuse « Question ».

1800

Cadoudal, l'un des chefs de la chouannerie avec Charette, a repris la guerre en 1799. Le 18 Brumaire, il arrête son élan et doit se soumettre. Cette soumission n'est pas une résignation. En Angleterre, il prépare un coup d'Etat contre Bonaparte qui aura lieu le 15 février 1804 et pour lequel, condamné à mort, il sera exécuté le 28 juin 1804.

1820

En France, le duc de Berry, héritier de la couronne, est assassiné à la sortie de l'Opéra de Paris.


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LE 15 FEVRIER...

638

Le roi Dagobert Ier meurt d'une dysenterie. C'est lui qui fit bâtir l'abbaye de Saint-Denis