Sujet : Les guerres napoléoniennes
napoleon
   Posté le 07-12-2006 à 09:56:19   

Pour mon premier post, j'ai choisi le thème des guerres du premier empire. Je commence donc par la plus connue et la plus glorieuse: la bataille d’Austerlitz. Voilà donc brièvement l'histoire de cette bataille victorieuse:

La bataille d’Austerlitz, surnommée la « bataille des Trois Empereurs », se déroule le 2 décembre 1805 au sud de la Moravie (République Tchèque, et plus précisément entre Brünn et Austerlitz. Après neuf heures de combats, la Grande Armée de Napoléon Ier bat les forces autrichiennes de l’empereur François Ier et celle du tsar Alexandre. L'Angleterre, bien qu'invaincue, reste seule, ce qui met fin à la troisième coalition.
Outre son importance stratégique, cette bataille, ainsi que la campagne qui l'a précédée, menant la Grande Armée, du sable de Boulogne-sur-Mer jusqu’à la neige d’Austerlitz, est considérée comme le chef d'œuvre tactique de Napoléon Bonaparte, et, encore de nos jours, enseignée dans de nombreuses écoles militaires .
Kaedes
   Posté le 07-12-2006 à 18:27:51   

l'empereur françois 1er je ne le connais pas celui la... c'était quel empire ca?
napoleon
   Posté le 08-12-2006 à 08:50:41   

François 1er d'Autriche
Kaedes
   Posté le 08-12-2006 à 09:18:25   

oki!!
-Stix-
   Posté le 30-01-2007 à 20:28:25   

Peu d'article sur ce sujet, j'ai recherché et vu un, comment dire, un livre des éditions Atlas traitant des plus belles victoires de Napoléon.
Donc pour l’heure, seulement des victoires du Bonaparte mais avec une chronologie pour ne pas se perdre dans un évènement marquant du début de l’histoire contemporaine de l’Europe.



-Bonaparte général en chef de l armée d’Italie : 2 mars 1796

Campagne d’Italie avril 1796 – octobre 1797

Sur l'insistance de Barras, un jeune général, Napoléon Bonaparte - dont on raconte que ses seuls titres de gloire se réduisent à l'écrasement d'insurrections à Paris ou en province - prend le commandement en chef de l'armée d'Italie, forte d'à peine 38000 hommes dépenaillés, mal nourris et pauvrement armés. Arrivé à Nice, où se trouve son quartier général, le 26 mars 1796, le futur Premier consul s'emploie à redonner vigueur et moral à ses troupes, tout en affirmant un très net ascendant sur les principaux chefs de corps qui lui sont subordonnés. Sur place, la situation est pour le moins complexe. L'Autriche, qui possède la Lombardie, bénéficie également de l'appui du royaume de Sardaigne, qui domine le Piémont, et de l'aide plus ou moins directe des principautés et autres États qui forment la péninsule.
En quelques semaines, le nouveau général en chef imagine une campagne téméraire et rapide, inspirée de projets longuement mûris et visant à battre séparément ses adversaires, en les empêchant de se réunir pour tenter de tirer parti de leur supériorité numérique. Il va faire d'un théâtre d'opérations jusque-là marginal dans la stratégie du Directoire le lieu où le sort de la première coalition sera définitivement scellé.

-Montenotte et Mondovi 10 au 22 avril 1796

Détail bataille:
Forces française : 61 000 hommes, 30 canons
Force ennemies : 70 000 hommes 210 canons

Perte française : faibles
Perte ennemies : 10 000 tués ou blessés, 15 000 prisonniers, 56 canons, 21 drapeaux

Les conséquences
C’est à Cherasco que le royaume sarde, dont l’armée a été décimée en quelque batailles, met bas les armes. Le roi Victor-Amédée III de Savoie, roi de Sardaigne, consent à signer un armistice, à livrer ses principales citadelles, à ouvrir ses magasins . Puis il conclura un traité de paix, signé à Paris le 15 mai.

-Bataille de Lodi 10 mai 1796
-Bataille de Castiglione 5 août 1796
-Bataille d’Arcole 15 au 17 novembre 1796
-Bataille de Rivoli 14 janvier 1797


Détail bataille
Forces française : 21 500 hommes 35 canons, 1 500 cavaliers
Forces ennemies : 46 200 hommes, 80 canons, 2 800 cavaliers

Perte française : 2 000 tués ou blessés
Perte ennemies : 15 000 tués ou blessés en 3 jours, 30 canons, 22 000 prisonniers, 24 drapeaux

Les conséquences

La victoire de Rivoli stupéfia l’Europe, entraînant des conséquences considérables. Elle amena, le 2 février 1797, la capitulation de Wurnser, à Mantoue, investie par le général Serrurrier. Bonaparte, agissant en politique plus qu’en militaire, contraignit le pape à signer un traité de Tolentino et à céder à la France les Légations, Avignon et le comtat Venaissin. Il profita des circonstances pour pousser vers l’Autriche et s’emparer de Vienne. Il défit l’archiduc Charles dépêché contre lui, mais dut s’arrêter, celui-ci ayant entamé des pourparlers de paix à Leoben. Le 18 avril 1797, Vienne abandonna la Belgique et le Milanais, mais reçut en retour les Légations papales et Venise. Le seul ennemi encore debout était l’Angleterre.

-Préliminaires de paix de Leoben avec les Autrichiens : 18 avril 1797
-Paix de Campoformio : 18 octobre 1797



Campagne d’Egypte et de Syrie 1798-1801

Le 9 mai 1798, Bonaparte prend la mer, à bord de l'Orient, depuis Toulon, avec une escadre qui rassemble une centaines de bâtiments de toutes tailles, dont 15 vaisseaux de ligne et 15 frégates. Le corps expéditionnaires français compte 36 000 hommes, sous les ordres de Berthier, de Lannes, de Murat, de Marmont et de Vaubois, et 10 000 marins. Pour le Directoire, il s'agit à la fois de couper la route des Indes, essentielle pour le commerce de l'Angleterre, et d'éloigner de Paris un général fasciné par l'Orient et par trop remuant et gênant à son goût.« II faudrait nous emparer de l'Egypte. Ce pays n'a jamais appartenu à une nation européenne », ne cesse d'affirmer le futur Empereur des Français. De

De Malte à Alexandrie

Moins d'un mois plus tard, le 10 juin, Bonaparte s'empare de l'île de Malte sans coup férir. Poursuivant sa route, la flotte française, échappant à la surveillance des escadres anglaises, effectue un débarquement à Alexandrie le 1er juillet. La cam-pagne d'Egypte et de Syrie, qui s'étendra sur trois années, a bel et bien commencé.

-Napoléon prend le commandement de l’armée d’Orient : 12 avril 1798
-Prise de Malte 9-12 juin 1798
-Prise d’Alexandrie 2 juillet 1798
-Bataille des Pyramides 21 juillet 1798


Détail bataille
Force française : 18 000 hommes, 72 pièces de campagne débarquées à Alexandrie
Forces ennemies : 25 000 hommes, 40 canons, 10 000 cavaliers

Perte française : 40 tués, 120 blessés
Perte ennemies : 4 800 tués et blessés, 40 canons

Les conséquences

La victoires remportée aux Pyramides ouvrit à l’armée française la route du Caire. Bonaparte y entra dès le 24 juillets 1798, s’emparant des richesses que les mamelouks n’avaient pas eu le temps d’emporter dans leur fuite. Il lança des travaux destinés à améliorer la vie des Egyptiens, créa l’Institut français du Caire et favorisa les recherches archéologiques. Mais il ne savoura pas très longtemps son triomphe. Le 1er août 1798, la flotte française fut anéantie dans la rade d’Aboukir par les Anglais, l’armée d’Egypte perdant alors toute possibilité de retraite. Les Turcs ayant déclaré la guerre à la France, le jeune générale entreprit une sanglante campagne en Palestine pendant le premier semetre de 1799. Apès avoir remporté une bataille contre les Janissaires à Aboukir, le 25 juillet de la même année, le futur empereur des Français rembarqua pour l’Europe en août.

-Entrée de Bonaparte au Caire 25 juillet 1798
-Flotte Française détruite par Nelson dans la rade d’Aboukir 1er août 1798
-Conquête de la Haute-Egypte par le général Desaix octobre 1798- janvier 1799
-Révolte du Caire 21 octobre 1798
-Défaite de Saint-Jean d’Acre : mars-mai 1799
-Bataille du mont Thabor 16 avril 1799
-Napoléon rentre en France : 22 août 1799
-Coup d’état du 18 Brumaire 9,10 et 11 novembre 1799
-Napoléon Bonaparte Premier consul 13 décembre 1799




La deuxième campagne d’Italie avril 1800- février 1801

Depuis les premiers mois de l'année 1799, alors que Bonaparte guerroie en Egypte, une deuxième coalition, réunissant l'Angleterre, l'Autriche, le royaume de Naples, la Russie et la Turquie, lutte contre la France. Pliant sous le nombre, de la Hollande à l'Italie, les armées du Directoire subissent de graves revers, poussant Bonaparte à rentrer d'Orient. En
octobre 1799, la situation est rétablie par les victoires remportées en Hollande et en Helvétie.

Obtenir la paix par la guerre
Bonaparte, devenu Premier consul, adresse des offres de paix à l'Autriche, à l'Angleterre et à la Russie. Si l'empereur François II, imitant le Premier ministre anglais Pitt, rejette les propositions françaises, le tsar Paul Ier décide de se tenir à l'écart d'un conflit. La France ayant un urgent besoin de stabilité tant intérieure qu'extérieure, Bonaparte se résout a reprendre les armes. Déterminé à abattre l'Autriche, il prépare contre elle des offensives convergentes à travers l'Allemagne et l'Italie. Le 21 avril 1800, il prévient qu'il emportera par la force une paix qui "finirait la guerre Révolution en assurant l'indépendance et la liberté de la grande nation".

-Passage du Grand-Saint-Bernard : 14 mai 1800
-Bataille de Montebello : 9 juin 1800
-Bataille de Marengo, Mort de Desaix 14 juin 1800
-Bataille de Hohenlinden 3 décembre 1800
-Paix franco-autrichiènne de Lunéville : 9 février 1801


-Concordat : 16 juillet 1801
-Traité de paix franco-russe à Paris : 8 octobre 1801


-Convention anglo-russe à Saint-Pétersbourg : 11 avril 1805
-L’Autriche adhère à la convention anglo-russe : 9 août 1805
-Marches forcées de l’armée française vers l’Allemagne : 27 août 1805



Campagne d’Allemagne septembre-décembre 1805


Tandis que le vainqueur des 3 Pyramides, d'Arcole, de Rivoli et de Marengo s'applique à rassembler plus de 200 000 hommes et 1700 chalands entre la Bretagne et l'Escaut en vue de débarquer sur les côtes anglaises, les événements se précipitent. À peine Napoléon a-t-il été proclamé Empereur des Français qu'une partie de l'Europe se ligue contre lui. En août 1804, Alexandre Ier, tsar de Russie, rompant les relations diplomatiques avec la France, négocie une alliance avec l'Angleterre.
En avril 1805, les deux pays signent le traité de Saint-Pétersbourg, auquel l'Autriche adhère quatre mois plus tard. donnant naissance à la 3e coalition. Depuis quelque temps. Napoléon craint que les Russes et les Autrichiens, sachant l'armée française rassemblée à Boulogne-sur-Mer, envahissent la Bavière et les marches orientales de la France. Aussi décide-t-il de concentrer ses forces pour devancer ses adversaires et d'attaquer l'Autriche. Sans perdre de temps, la Grande Armée se dirige vers l'est.

-L’armée française franchit le Rhin : 25 septembre 1805
-Bataille d’Elchingen : 14 octobre 1805
-Reddition d’Ulm : 20 octobre 1805
-Bataille navale devant Trafalgar : 21 octobre 1805
-Surprise des ponts de Vienne : 13 novembre 1805
-Entrée à Vienne de Napoléon : 14 novembre 1805
-Bataille d’Austerlitz : 2 décembre 1805


Détail Bataille
Forces française : 73 200 hommes, 139 canons
Forces ennemies : 85 400 homes, 278 canons

Perte françaises : 1 500 tués ou disparus, 6500 blessés, 1 drapeau
Perte ennemies : 35 000 tués disparus ou blessés, 180 canons, 11 000 prisonniers, 45 drapeaux

Les conséquences
L’écrasement des armées austro-russes sonna le glas de la troisième coalition. Il permit au vainqueur d’imposer à l’Empire autrichien la paix de Presbourg, dès le 26 décembre 1805. Napoléon, devenu roi d’Italie, enleva à François Ier Venise, la Dalmatie, le Frioul, le Tyrol, le Trentin et l’Albanie. La Prusse perdit aussi des territoires, mais bénéficia de quelques compensations. La bataille des Trois Empereurs eut un retentissement profond, aussi bien en France qu’à l’étranger. Frappant l’opinion, elle contribua de façon décisive à glorifier le génie militaire de l’Empereur.

-Traité de paix franco-autrichien à Presbourg : 26 décembre 1805

-Napoléon, protecteur de la Confédération du Rhin : 12 juillet 1806
-Fin du Saint Empire romain germanique 6 août 1806


Campagne de Saxe-Prusse octobre - décembre 1806


Vainqueur de l'Autriche de la Russie à Austerlitz, Napoléon Ier ne perd
guère de temps à remodeler l'Allemagne à sa convenance. Il dissout le Saint-Empire romain germanique, presque millénaire, et crée une Confédération du Rhin que la Prusse voit d'un très mauvais œil. Aiguillonné par l'Angleterre, poussé par la reine Louise - décrite comme « Armide mettant le feu à son propre palais » -et le ministre Hardenberg, le roi Frédéric-Guillaume III, certain de bénéficier de l'appui des Russes, mobilise ses forces contre la France.

Mais le roi de Prusse s'ache-mine vers un conflit avec une armée dont la puissance n'est que de façade, une armée qui n'est plus celle de Frédéric II. Faisant preuve d'une extraordinaire suffisance, sous-estimant gravement l'ennemi, les chefs militaires prussiens, sans attendre l'arrivée des troupes russes, vont s'engager contre une Grande Armée au faîte de sa puissance.

-Bataille d’Auerstadt, Bataille d’Iéna : 14 octobre 1806
-Napoléon entre à Postdam : 24 octobre 1806
-Napoléon entre à Berlin : 27 octobre 1806
-Armistice franco-prussien signé à Charlottemburg : 16 novembre 1806
-L’empereur Napoléon décrète le Blocus continental : 21 novembre 1806


Campagne de Pologne novembre 1806 - juin 1807

S’il a vaincu les Prussiens, lors des batailles décisives d'Auerstedt et d'Iéna, l'Empereur des Français n'en a pas pour autant fini avec la quatrième coalition. Il lui faut venir à bout de l'armée russe, rassemblée en territoire polonais, et contraindre le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III, à traiter. Napoléon n'a pourtant pas rejeté toute idée d'entente avec le tsar. Souhaitant parvenir à un compromis, il ne pro-clame pas immédiatement l'indépendance de la Pologne, que tous ses habitants appellent pourtant de leurs vœux.

La marche sur Varsovie
L'Empereur le sait bien: Varsovie, la capitale de l'ancien royaume de Pologne, est l'une des places dont il doit s'emparer au plus vite, tant pour des raisons politiques que stratégiques. Après s'être assuré de bonnes bases sur l'Oder, avec la prise de Stettin, de Francfort et de Kûstrin, il prévoit d'avancer jusqu'à la Vistule afin d'établir des têtes de pont à l'est du fleuve. Là, il pourra attendre le printemps dans de confortables quartiers d'hiver et en finir avec l'armée russe au retour des beaux jours.

-Napoléon rejoint la Grande armée en Pologne : 25 novembre 1806
-Frédéric-Guillaume de Prusse refuse de ratifier l’armistice de Charlottemburg : 26 novembre 1806
-Entrée de Murat dans Varsovie : 28 novembre 1806
-Bataille d’Eylau : 8 février 1807
-Siège de Dantzig : 19 mars-27 mai 1807
-Bataille de Heilsberg : 10 juin 1807
-Bataille de Friedland 14 juin 1807
-Armistice franco-russe de Tilsit, sur le Niémen : 21 juin 1807

-Traité franco-russe de Tilsit : 7 juillet 1807
-Traité franco-prussien : 9 juillet 1807
-Création du grand-duché de Varsovie : 22 juillet 1807


Campagne d’Espagne

En signant avec l'Espagne, le 27 octobre 1807, le traité de Fontainebleau,
Napoléon Ier convient avec ce royaume d'un partage conjoint du Portugal. Cependant, grâce à l'occupation de ce pays, l'Empereur des Français sera à même d'agir en Espagne, où la dynastie des Bourbons se trouve dans un insigne état de faiblesse. Après l'abdication forcée de Charles IV puis de son fils Ferdinand VII, il place son frère Joseph sur le trône espagnol, suscitant une insurrection générale et une terrible guerre dans laquelle interviennent les Anglais.

Les cinglantes défaites essuyées par les armées impériales à Baylen (juillet 1808) et à Cintra (août 1808) poussent Napoléon à s'occuper en personne de l'affaire d'Espagne. Le 3 novembre 1808, ignorant Joseph, il arrive à Bayonne. Tout va ensuite aller très vite. Soult entre dans Burgos. Une semaine plus tard, Lefebvre bat les Espagnols à Guenes et Victor défait l'ennemi à Espinosa, le 11. Les Français se heurtent à l'ennemi à l'entrée du col de Somosierra, passage obligé de la chaîne de Guadarrama, formidable barrage rocheux en avant de Madrid.

-Bataille de Somosierra 30 novembre 1808

Campagne d’Autriche avril - juillet 1809


Entré en Espagne avec la Grande Armée en novembre 1808 afin de reprendre en main une situation qui échappe à ses subordonnés, Napoléon remporte une série de brillantes victoires, entre à Madrid et à Saragosse. De retour à Paris, où les guerres qui n'en finissent pas provoquent un sourd mécontentement, il doit affronter une cinquième coalition, réunissant l'Angleterre, l'Autriche, l'Espagne et le Portugal.

L'archiduc entre en scène

La Grande Armée étant engagée en Espagne et l'agitation couvant en Allemagne, l'Autriche, vaincue en 1805 mais poussée par les Anglais depuis les derniers mois de 1808, décide de reprendre la lutte. Au printemps de 1809, les Autrichiens procèdent à la mobilisation de leurs forces. Le 8 avril, commandés par l'archiduc Charles, frère de l'empereur François II, ils envahissent la Bavière sans déclaration de guerre et pénètrent dans le grand-duché de Varsovie.
Avec 200 000 hommes formant l'armée d'Allemagne, Napoléon marche contre l'ennemi.

-Rupture des relations entre la France et l’Autriche : 23 mars 1809
-Invasion de l’Autriche par la bavière : 8 avril 1809
-L’archiduc Jean entre en Italie à la tête d’une armée autrichienne : 10 avril 1809
-Eckmühl : 22 avril 1809
-Prise de Ratisbonne : 23 avril 1809
-Capitulation de Vienne : 13 mai 1809
-Bataille de Wagram 5 et 6 juillet 1809


Détail Bataille
Forces françaises : 188 900 hommes, 488 canons
Forces ennemies : 136 200 hommes, 446 canons

Pertes françaises : 34 000 tués blessés ou prisonniers
Pertes ennemies : 40 000 tués blessés ou prisonnier, 100 canons, 12 drapeaux

Les conséquences

Napoléon obtient d’abord des Autrichiens qu’ils signent une suspension d’armes, le 12 juillet, à Znaïm. Puis François Ier doit subir une nouvelle humiliation en acceptant le traité de Vienne, en date du 14 octobre, qui frappe lourdement son empire. Celui-ci est contraint de céder l’Istrie, la Carinthie et la Carniole, au sud-est, qui vont former les Provinces illyriennes. Il doit laisser une partie de la Galicie à Alexandre Ier de Russie et l’autre au grand duché de Varsovie, tout en donnant la province de Salzbourg à la Bavière. Dans cette affaire, l’Autriche, obligée de payer une indemnité de guerre considérable et d’adhérer au blocus continental, perdra plus de 3 millions d’habitants.

-Armistice franco-autrichien à Znaim : 12 juillet 1809
-Traité de paix franco-Autrichien signé à Vienne : 14 octobre 1809


Campagne de Russie

Le traité signé à Tilsit en 1807 ne va pas durer cinq ans. La Russie d'Alexandre Ier s'achemine lentement vers la rupture avec la France. L'occupation du duché d'Oldenbourg, placé sous l'autorité du beau-frère du tsar, conduit ce dernier à se rapprocher de la Suède de Bernadette et à réclamer, en avril 1812, l'évacuation de la Prusse et de la Poméranie, de même que l'élaboration de nouveaux traités commerciaux.

L'Empereur des Français, prompt à réagir, rassemble une immense armée en Prusse. Le 24 juin, la Grande Armée, forte de plus de 600000 hommes et de 1000 canons, traverse le fleuve Niémen, entamant son avancée en territoire russe.
Reculant devant les contingents français et étrangers - ces derniers formant la majorité des effectifs de Napoléon -, les troupes russes, commandées par Barclay de Tolly et Bagration brûlent maisons et récoltes sur leur passage. Au cours de cette campagne déroutante, la Grande Armée se dilue dans l’immense espace russe. Et le 7 septembre, les Français se heurtent aux troupes de Koutouzov, décidées ç leur barrer la route de Moscou, près de Borodino.

-Bataille de la Moskova 7 septembre 1812

Détail bataille
Force Françaises : 102 000 hommes, 28 000 cavaliers, 587 canons
Forces ennemies : 96 300 hommes, 24 500 cavalier, 640 canons

Perte françaises : 30 000 tués blessés ou prisonniers
Perte ennemies : 44 000 tués blessés ou prisonniers

Les conséquences

Ayant remporté la bataille – mais à quel prix -, les Français peuvent franchir la Moskova et marcher sur Moscou, évacuée par les Russes, où ils entrent une semaine plus tard, le 14 septembre. Le soir même, d’immenses incendies embrasent la capitale. Hésitant sur la conduite à tenir, Napoléon demeure sur place jusqu’aux 19 octobre, date à laquelle il ordonna enfin la retraite. La Grande Armée, très éprouvée, assaillie par les cosaques et les partisans, ne compte plus alors que 30 000 hommes.

Campagne de France janvier - avril 1814


Ayant passé le Rhin à leur tour le 1er janvier 1814, les coalisés pénètrent pour la première fois, depuis plus de deux décennies, en territoire français. Ils alignent des moyens considérables, avec l'armée du Nord, sous les ordres de Bernadotte, soit 1500000 hommes ; l'armée de Silésie, forte de 80 000 hommes commandés par Blùcher; et l'armée de Bohême, avec 185 000 hommes placés sous les ordres de Schwarzenberg.

A cette énorme masse de quelque 400000 hommes qui converge sur Paris, Napoléon n'a guère qu'une centaine de milliers d'hommes à opposer, principalement de jeunes conscrits peu expérimentés, les Marie-Louise, et un noyau de survivants qui se sont battus pour lui sur tous les champs de bataille de l'Empire. Faisant preuve d'un rare génie stratégique et tac-tique, l'Empereur des Français parvient dans un premier temps à contenir l’ennemi et même à lui infliger de cuisantes défaites, avant d’être débordé par le nombre.

-Entrée des Allié à Dijon : 19 janvier 1814
-Victoire de Brienne-le-Château : 29 janvier 1814
-Victoire de Montmirail sur les Russes : 11 février 1814


Détail bataille
Forces françaises : 16 300 hommes, 36 canons
Forces ennemies : 32 000 hommes, 94 canons

Pertes françaises : 2 000 tués ou blessés
Perte ennemies : 4 500 tués blessés ou prisonniers

Les conséquences

Grâces à la victoire de Montmirail, Napoléon a porté, au lendemain même de la bataille de Champaubert, un coup très dur à l’armée de Silésie de Blücher. Les pertes subies ce jour-là par Sacken et York sont fort importantes. Par ailleurs, le succès français engendre la discord au sein des alliés russes et prussiens, qui s’accusent l’un l’autre de ne pas avoir agi à temps. Pourtant, la victoire de Montmirail demeure limitée dans le sens où l’inaction de Macdonald n’a pas permis de porter à Blücher un coup décisif.

-Victoire de Montereau sur les Autrichiens : 18 février 1814
-Armistice de la campagne de Paris : 30 mars 1814
-1re abdication de Napoléon en faveur de son fils : 4 avril 1814
-2e abdication sans conditions : 6 avril 1814
-Souveraineté de l’île d’Elbe accordée à Napoléon : 11 avril 1814
-La France et les Alliés signent un armistice : 23 avril 1814
-Napoléon embarque pour l’île d’Elbe : 28 avril 1814
-Louis XVIII entre à Paris : 3 mai 1814.

Kaedes
   Posté le 30-01-2007 à 21:10:12   

merci Styx pour toutes ces infos, magnifiquement mises en page
Arkenciel
   Posté le 23-02-2007 à 12:41:05   

Je reviens après tant de temps, désolé pour l'absence mais j'ai en ce moment beaucoup de choses à faire...

Magnifique post sur les campagnes de Napoléon. Il fût effectivement l'un des plus brillants stratèges de l'Histoire. Et ce l'immense majorité de ses batailles y compris Waterloo !

La stratégie de Waterloo était parfaite, audacieuse et téméraire mais elle était possible. Son déroulement fût moins glorieux, néanmoins beaucoup d'historiens s'accordent à dire que nous avons été vaincu à Waterloo de très peu et que l'Empereur des Français a failli l'emporter. Cela n'aurait probablement rien changé car nous aurions été mis à genoux à la bataille suivante vu que nous étions à l'agonie...

Mais alors, j'ai une question en rapport avec Napoléon

Pourquoi le Champs de Mars porte t'il ce nom là selon vous ?


Arkenciel
-Stix-
   Posté le 26-02-2007 à 01:32:50   

"Mais alors, j'ai une question en rapport avec Napoléon

Pourquoi le Champs de Mars porte t'il ce nom là selon vous ? "


Je n'en sais rien...

Lieu d'une bataille épique et ayant une culture gréco-romaine on en a fait un rapport avec le Dieu Mars ( Arès ).

Ou plus bête, une bataille qui c'est déroulé sur tout le moi de Mars a cette emplacement.

... nan, connais pas la réponse.
napoleon
   Posté le 26-02-2007 à 18:04:14   

En fait son nom vient du Champ de Mars romain (et donc du dieu romain Mars, dieu de la guerre).
Tu n'avais donc pas tort
Arkenciel
   Posté le 26-02-2007 à 20:28:08   

Alors, sauf erreur, la version que je connais:

Avant de partir en guerre, l'Empereur Napoléon Ier réunissait ses troupes sur un champ dans Paris. On a donc baptisé ce champs, le champs de Mars du nom du dieu de la guerre des romains...

Voilà...

Le hic, c'est qu'apparemment (je viens de lire un chapitre du livre que je lis (Napoléon) et ils parlent deja du champs de Mars...

Ma superbe raison (qui claquait je trouve) tombe à l'eau... mais peut etre qu'un autre homme avant lui faisait cela et que la réponse est dans le même genre... le savez vous ?


Arkenciel
Kaedes
   Posté le 26-02-2007 à 21:27:57   

il s'agit peut-etre d'un anachronisme du livre? vu que nous on le connait sous ce nom, peut-etre qu'il l'appelle ainsi dans le livre pour qu'on citue bien, avant meme que le champ est un nom?
Nefredkheperoure
   Posté le 29-03-2007 à 15:54:49   

Il y a une différence d'approche des guerres napoléoniennes entre la tradition française et celle des autres pays d'Europe. Pour beaucoup de Français, c'est considéré comme une période glorieuse ; alors que ce fut une épouvantable boucherie qui déstabilisa l'Europe pour longtemps et fut à l'origine de la montée en puissance des nationalismes au cours du XIXe s. Ce qu'on oublie souvent, c'est que justement Napoléon finit par être haï d'une grande partie des Français de l'époque à cause de ses guerres incessantes.

En outre, ce qui m'a toujours surpris, c'est qu'on reproche à Louis XIV les guerres qu'il a menées au cours de son règne, alors qu'on glorifie celles de Bonaparte... C'est bizarre, non ?
Kaedes
   Posté le 29-03-2007 à 18:23:57   

mais nefred... c'est ca le charme français!! tout son coté paradoxal!!
Nefredkheperoure
   Posté le 29-03-2007 à 22:18:05   

Oui, mais étant issu d'une famille dans laquelle la tradition a longtemps maintenu un certain bonapartisme, je fais tâche en vouant à Bonaparte une haine farouche...
Cyril
   Posté le 15-05-2007 à 08:49:58   

Disons que, dans Bonaparte, il y a du négatif et du positif, en politique extérieure comme intérieure. Quelques exemples :
Positif :
le Concordat (même si je suis un fervent laïque) qui a mis fin à la guerre civile en France ;
le Code Civil, qui a eu le mérite d'unifier le droit français ;
le rétablissement du suffrage universel masculin (mais manipulé) ;
l'apport de certains principes français en Europe (égalité juridique, pas de persécutions religieuses...)

Négatif :
les guerres évidemment et leur conséquence, l'éveil des nationalismes ;
le rétablissement de l'esclavage ;
la suppression des libertés en France...
Kaedes
   Posté le 15-05-2007 à 09:53:50   

Je ne connais pas ce mot. C'est quoi le concordat ?
Cyril
   Posté le 15-05-2007 à 13:18:22   

Le Concordat est un traité conclu entre l'Etat et le Vatican qui règle les rapports entre l'Eglise catholique et l'Etat dans les frontières de ce dernier (par exemple : nomination des abbés, des prêtres, des évêques ; reconnaissance officielle de la religion...).

En France, avant la Révolution, le précédent Concordat datait de François Ier. La Constitution Civile du Clergé y a mis fin et Napoléon a négocié avec le pape pour en établir un nouveau. Quelques années plus tard, il y a ajouté des textes réglant les rapports avec le protestantisme (luthérien et calviniste) et avec le judaïsme).

La séparation des Eglises et de l'Eta, en 1905, a aboli ces textes. Mais des concordats existent encore dans de nombreux pays d'Europe (Italie, Espagne, Allemagne... tous trois adoptés sous les dictatures il me semble, et modifiés ensuite).
Kaedes
   Posté le 15-05-2007 à 19:23:07   

je ne savais que c'était si récent pour la france finalement.
Cyril
   Posté le 16-05-2007 à 07:30:21   

Tu veux dire le Concordat ou la Séparation ? Pour la Séparation, il y en avait déjà eu plus ou moins une sous le Directoire puisque, à cette époque, l'Etat ne finançait plus le clergé jureur (celui qui avait accepté la Constitution Civile du Clergé).

Quant aux Concordats, il y en avait également eu au Moyen Âge. Mais je les connais mal.
Nefredkheperoure
   Posté le 16-05-2007 à 18:48:37   

Pour ma part, j'ignorais qu'il y avait encore des pays européens conservant des concordats...
Kaedes
   Posté le 17-05-2007 à 14:03:10   

Pour cela si je le savais. J'ai de la famille en Allemagne et j'avais été choquée d'apprendre qu'ils payent des impots se référant a la religion. L'italie et l'espagne ca ne me choque pas bizarrement lol, meme si je ne le savais pas.
Cyril
   Posté le 21-05-2007 à 09:48:00   

Nefredkheperoure a écrit :

Pour ma part, j'ignorais qu'il y avait encore des pays européens conservant des concordats...


Ah si, des tas. La France, en matière de laïcité, est davantage une exception que la règle.
 
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