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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 03-02-2007 à 11:16:02
| Comme d'habitude je ne sais pas si ce dossier va dans période moderne ou moyen-age... >.< je tente ici lol ---------------------------------------------------------------------------------------------- Au début du XVIe siècle, un religieux allemand répondant au nom de Martin Luther conteste l’Église catholique et met en place la Réforme. Très vite, le mouvement révolutionnaire protestant va se diffuser dans toute l’Europe. En France, la Réforme est répandue par Lefèvre d’Étaples avant d’être considérablement influencée par les pensées de Calvin. Mais le mouvement prenant de plus en plus d’ampleur, les réformés ne tardent pas à faire l’objet de persécutions. Divisée, la France sombre dans une série de guerres civiles que le contexte politique du pays ne cesse d’alimenter. Nés dans une atmosphère propice, les conflits armés dureront plus de 30 ans et ne s’achèveront qu’avec l’effort de réunification d’Henri IV. Aussi, irrémédiablement, les huit guerres de Religion ouvriront la voie à l’absolutisme français. La naissance du conflit Apparue en France sous le règne de François Ier, la Réforme ne connaît pas tout de suite d’opposition. Le roi, bien que catholique, fait en effet preuve de tolérance vis-à-vis des protestants. Toutefois, ceux-ci, bien décidés à répandre leur confession, finissent par l’exaspérer, notamment lorsqu’en 1534, des placards hostiles à la messe sont affichés dans tout le pays, jusque dans la chambre royale. C’en est trop, le roi offensé amorce immédiatement une série de persécutions pour expulser les "hérétiques" du pays. La répression se poursuit sous le roi Henri II, catholique sans fermeté qui laisse se développer sous son règne le pouvoir des Guise. Sa mort apparaît comme une aubaine pour les protestants, puisque c’est François II, son jeune fils inexpérimenté, qui lui succède. Ils profitent donc de la fragilité politique du pays pour organiser la conjuration d’Amboise, en 1560, afin d’influencer le jeune monarque. Mais leur projet échoue. À la mort du roi, son frère, Charles IX, lui succède alors qu’il n’a pas 10 ans. Sa mère, Catherine de Médicis, prend donc la régence du pays. Malgré le comportement de son défunt époux et la conjuration d’Amboise, elle mise sur la conciliation des deux tendances religieuses. Avec l’aide de son nouveau chancelier, Michel de L’Hospital, elle fait ainsi signer à son fils l’édit de janvier, plutôt favorable aux protestants. Mais François de Guise, évincé du pouvoir à cause de sa position rigide en faveur du catholicisme, ne l’entend pas ainsi et organise le massacre de Wassy en 1562. L’événement tragique déclenche aussitôt la première des huit guerres de Religion françaises. Les premières guerres La politique de tolérance du pouvoir royal se conclut donc par un premier échec. D’ailleurs, la famille royale ne semble guère pouvoir contrôler la situation. La première guerre continue à diviser le pays et voit s’opposer François de Guise et le connétable de Montmorency dans le camp catholique au prince de Condé et à Gaspard de Coligny dans le camp protestant. Elle se clôt finalement sur l’assassinat du duc de Guise et sur la paix d’Amboise. Bien que les protestants aient essuyé une défaite à Dreux, ils sortent du conflit avec de nombreux avantages. Toutefois, au bout de quatre ans seulement, la seconde guerre éclate lorsque le prince de Condé tente d’enlever le jeune roi Charles IX. Elle s’achève avec la paix de Longjumeau, en 1568, mais il ne faut qu’une année pour que les deux partis reprennent les armes. La décision de Catherine de Médicis d’arrêter le prince de Condé aboutit en effet à la bataille de Jarnac en 1569, puis à celle de Moncontour. Toutes deux se soldent par la défaite des protestants face aux troupes du duc d’Anjou, frère du roi et futur Henri III. Pourtant, une fois de plus, un traité de paix, signé à Saint-Germain-en-Laye, leur octroie de nouveaux privilèges. Le massacre de la Saint-Barthélemy Au lendemain de la troisième guerre de Religion, la France s’apprête à connaître l’un des pires massacres perpétrés sur le territoire. En effet, Gaspard de Coligny, de plus en plus influent auprès du roi, envisage de prendre les armes pour soutenir Guillaume d’Orange contre les troupes du roi d’Espagne. Le projet ne plaît ni à Catherine de Médicis, ni aux Guise qui passent à l’action : le 22 août 1572, Coligny échappe de justesse à une tentative d’assassinat. Face à la situation, la reine mère convainc son fils que les protestants, réunis dans la capitale pour le mariage de Marguerite de Valois et de Henri de Navarre (futur Henri IV), sont en train de comploter contre lui. Elle craint également que les Guise ne se retournent contre l’autorité royale, c’est pourquoi elle préfère s’allier à eux. Dans la panique, le roi donne son aval à l’exécution des chefs protestants. Le massacre de la Saint-Barthélemy fait 3000 morts dans la capitale. Le prince de Condé et Henri de Navarre sont contraints de se convertir et sont retenus à la Cour. Cette quatrième guerre dramatique s’achève avec l’édit de Boulogne, en juillet 1573. Dès cet instant, les protestants ont perdu toute confiance en la monarchie et s’organisent. Ils lèvent une armée et prélèvent des impôts dans leur territoire. La France sombre dans l’anarchie De traité en traité, la situation n’évolue guère et mène irrémédiablement vers un autre conflit. Cette fois, la cinquième guerre de Religion se déroule dans la première année du règne d’Henri III. Elle est déclenchée par la révolte de son frère, duc d’Alençon auquel se rallie Henri de Navarre, parvenu à s’évader de la Cour. Ce dernier s’empresse d’ailleurs d’abjurer la confession catholique. Les protestants possèdent désormais un chef digne de les mener à la victoire. Le conflit se solde par la paix de Monsieur – aussi appelé édit de Beaulieu – particulièrement favorable aux protestants. Sans doute trop aux yeux des Guise qui fondent la Ligue, organisation militaire et politique prête à lutter ardemment contre les réformés. Face au pouvoir des Guise, Henri III n’a d’autre choix que de se rallier à eux. La sixième guerre est ouverte dès 1576 et se clôt sur le traité de Bergerac. Celui-ci prive les protestants de la plupart des avantages qu’ils avaient obtenus avec l’édit de Beaulieu. Après un nouveau conflit en 1580, la France est sur le point de connaître la plus importante des guerres de Religion. À la mort de son frère, Henri III cède à la Ligue et interdit le culte protestant en 1585. La guerre éclate, opposant les catholiques à Henri de Navarre, futur Henri IV. Toutefois, un revirement de situation se produit en mai 1588, lorsque la population parisienne s’insurge à l’appel d’Henri de Guise, chef de la Ligue. L’événement contraint le roi à abandonner la capitale et à se rallier à Henri de Navarre. Ensemble, ils tentent de récupérer Paris, mais le roi est assassiné, juste après avoir choisi son allié comme successeur. Henri de Navarre, devenu Henri IV, est rejeté par les catholiques, qui continuent à recevoir l’aide militaire de Philippe II d’Espagne. La France sombre dans un immense désordre politique. Alors qu’Henri IV tente d’obtenir la couronne, certains nobles profitent de la situation et essaient de mettre en place des territoires autonomes, comme les ducs de Mercoeur et d’Épernon. D’autres, tels que les ducs de Savoie et de Lorraine, cherchent à pousser les limites de leurs terres. Compromis et tentative de réconciliation La stagnation de la situation du pays pousse finalement Henri IV à abjurer et à se convertir au catholicisme. Les desseins des catholiques n’ont alors plus lieu d’être. Le roi se fait sacrer à Chartres puis, enfin, fait son entrée dans la capitale. Mais il doit désormais réunifier la France derrière la couronne et, pour éviter une révolte des protestants, il signe l’édit de Nantes. Ce dernier leur octroie une grande liberté de culte ainsi que l’égalité civile. Pourtant, la tâche reste difficile. Aucun des deux partis n’est véritablement satisfait et la lassitude du peuple joue un grand rôle dans l’abandon des armes. Henri IV est, certes, parvenu à rétablir un équilibre mais celui-ci reste fragile, comme en témoigne son assassinat par Ravaillac en 1610. Vers l’absolutisme Malgré l’édit de Nantes, les conflits religieux sont loin de disparaître. Sous le règne de Louis XIII, les protestants se révoltent encore par crainte d’être à nouveau réprimés. C’est bien ce qui se produit, pourtant, avec la politique de Richelieu qui, après le siège de La Rochelle, signe la paix d’Alès. Celle-ci retire aux protestants tout pouvoir militaire ou politique. Après Henri IV, Richelieu ouvre encore davantage la voie à l’absolutisme, qui ne se réalise vraiment que sous Louis XIV. Aux yeux du roi, le seul moyen de réunifier et consolider la France est d’imposer une religion unique à tous. C’est la raison pour laquelle, outre les persécutions qui reprennent à l’encontre des protestants, l’édit de Nantes et révoqué. Les guerres de Religion, telles qu’on les entend, se sont achevées en 1598, après plus de 30 ans de conflit presque sans interruption. Nées dans un contexte de fragilité monarchique, elles semblent finalement avoir souvent échappé au pouvoir royal, qui tantôt jouait la conciliation, tantôt la répression. À cette fragilité s’ajoutaient les puissances féodales, susceptibles à tout instant d’ébranler le royaume. Aussi la France a-t-elle sombré dans l’anarchie avant que Henri IV ne parvienne à s’emparer concrètement du pouvoir. La réconciliation et le compromis du roi se sont soldés par un échec, puisqu’après sa mort, les révoltes protestantes et la répression ont repris. Les esprits n’étaient pas prêts à la tolérance. Ainsi, s’inspirant de ce lourd passé conflictuel, Richelieu, Louis XIII et Louis XIV ont préféré emprunter la voie de l’absolutisme. Quant à la cohabitation pacifique des deux confessions chrétiennes, il faudra attendre le siècle des Lumières, puis le XIXe siècle pour la voir se concrétiser.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 03-02-2007 à 11:16:59
| une frise :
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| | | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3754 messages postés |
| Posté le 03-02-2007 à 17:10:13
| et c'est quoi la différence profonde entre protestants et catholiques?
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 03-02-2007 à 19:06:07
| je crois qu'erwann ou fredy nous avait dit la différence sur un autre topic, je vais voir si je retrouve ca
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 06-02-2007 à 15:31:19
| Contrairement à ce qu'on pense souvent, les guerres de religion en France sont avant tout politiques, bien avant d'être religieuses. L'apparition du protestantisme a été l'occasion pour certains seigneurs et princes de tenter de se soustraire au pouvoir placé sous l'égide de l'Eglise catholique. Bien souvent, la religion a servi de prétexte à des querelles dynastiques... D'autant qu'entraient en jeu des intrigues sur le plan international, entre les princes les plus puissants d'Europe. La question religieuse a été utilisée par certains princes étrangers pour affaiblir et désavouer la monarchie française. D'autre part, toute une mythologie s'est développée chez les historiens français autour des guerres de religion, dont il est aujourd'hui encore difficile de se défaire. Ce qui fait que bien souvent notre vision de cette période est déformée. C'est en tout cas une période extrêmement intéressante, tant au niveau des personnages que des événements et des idées.
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| | Bastyniz | | Bastyniz, le juge fou, niark niark | | Pierre de l'édifice |  |  | | 533 messages postés |
| Posté le 06-02-2007 à 20:54:55
| Je tiens à rappeller que si la France a ramé *relativement* pendant l'ère industriel et a tenu le sabre à l'UK pendant 200 ans c'est bien grâce à la révocation de l'édit de Nantes, l'une des deux grosses erreurs de L XIV à mon avis, 'fin je me demande bien ce qu'il se serait passé s'il ne l'avait jamais fait.
-------------------- "Où manque la force, le Droit disparaît ; où apparaît la force, le Droit commence de rayonner". |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 07-02-2007 à 06:29:04
| Bastyniz a écrit :
Je tiens à rappeller que si la France a ramé *relativement* pendant l'ère industriel et a tenu le sabre à l'UK pendant 200 ans c'est bien grâce à la révocation de l'édit de Nantes, l'une des deux grosses erreurs de L XIV à mon avis, 'fin je me demande bien ce qu'il se serait passé s'il ne l'avait jamais fait. |
La révocation de l'Edit de Nantes sort du cadre des guerres de religion à proprement parler. L'affaire est complexe, mais il est vrai que Louis XIV a commis là une erreur d'appréciation, pour une part sous l'influence du parti des bigots de la cour. Mais il faut tenir compte aussi du contexte de l'époque.
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| | lemoine | | le monde fonctionne toujours par 2 | | Pierre de l'édifice |  |  | | 651 messages postés |
| Posté le 09-02-2007 à 23:33:17
| henri IV fait partie des 5 rois qui meritent que l'on parle d'eux de nos jour et si au niveaux politique de nos jour on maltraite la monarchie c'et qu'on a rien compris dans le top 5 des roi francais je pense compter:1er charlemagne 2 clovis 3 francois Ier 4 henri IV et pour le cinuieme je trouve aucun roi qui meritent cette place mais si vous avez des idee je finirai la liste charlemagne:il a donne a la france un territoire plus grand que celui qu'on a de nos jour clovis:il a brave le frele pape et a permis a la religions catholique de prosperer en france frncois Ier :il a simplement enrichie le royaume comme beaucoups d'autres avant lui henry IV:il a creer l'edit de nantes et a calme le royaume et etait protestant s'est fache avec sa famille maternelle en montant sur le trone il s'est reconcilier aec l'edit de nantes
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| | Bastyniz | | Bastyniz, le juge fou, niark niark | | Pierre de l'édifice |  |  | | 533 messages postés |
| Posté le 10-02-2007 à 05:02:13
| Oui enfin je pense que pas mal de roi mérite aussi quelques honneurs : Louis XIV Louis XI Philippe II Auguste Louis IX Charles VII Louis XVIII Louis XV (bien que je lui en voudrais toujours d'avoir cédé si facilement la louisiane) Hugues capet Charles V et même Louis XVI, pour certaines décisions On ne peut pas juger un règne sur quelques erreurs, plusieurs facteurs sont à prendre en compte, des réformes aux progrès sociaux, en passant par la vie intellectuel et le bonheur du peuple En fait ce serai mieux de faire un classement des mauvais règnes x) Bon et à la limite je ne verrais que les rois fainéant, car même Charles VI en dehors de sa folie a pris de grandes décisions vitales, bien que l'on peut aisément critiquer le traité de troyes, bon allez on va plutot jeter la pierre à Louis X et ses frères (bouhhhhh) j
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 10-02-2007 à 05:51:25
| Excellent, Basty' !!! Effectivement, difficile de juger un règne, il y a eu de grands souverains dont l'histoire ne retient parfois qu'une image déformée. Comme pour les reines et régentes, d'ailleurs, ce qui nous ramène au sujet initial. Catherine de Médicis, par exemple, ne fut pas du tout cette intriguante assoiffée de sang et de pouvoir que les historiens du XIXe s. nous présentent ; elle a dû faire face à une situation très difficile et ne s'en pas si mal sortie que ça, au bout du compte...
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| | Bastyniz | | Bastyniz, le juge fou, niark niark | | Pierre de l'édifice |  |  | | 533 messages postés |
| Posté le 10-02-2007 à 13:23:00
| Tiens ça me ferai presque penser à nostradamus mais bon ce serai du flood
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 12-02-2007 à 00:48:03
| Nostradamus qui a publié d'excellentes recettes de confitures, quand je retrouverai le texte dans mes archives je vous en mettrai des extraits ...
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| | lemoine | | le monde fonctionne toujours par 2 | | Pierre de l'édifice |  |  | | 651 messages postés |
| Posté le 16-02-2007 à 18:54:47
| c'es vrai et j'ai retrouve le 5eme roique je cherchais c'est saint louis:pour avoir enrichis le pays et le peuple mais je le metterais 1er avant meme charlemagne
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 18-02-2007 à 00:27:41
| Louis le honteux qui a voulu aller faire le malin en Egypte et qui s'est fait capturer par les Mamlûk à Mansourah ? Non, tu plaisantes...
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| | AlexandreleGrand | | Le gras, c\'est la vie | | nouveau membre |  |  | | 4 messages postés |
| Posté le 19-02-2007 à 11:33:58
| Tout d'abord, l'édit de Nantes est un édit de Paix, ce n'est en aucun cas un édit de tolérance. Ensuite, dans les premiers articles de l'édit de Nantes, il y a une disposition qui assure que, à terme, l'édit sera abrogé. Louis XIV ne fait donc qu'appliquer l'édit. |
| | Bastyniz | | Bastyniz, le juge fou, niark niark | | Pierre de l'édifice |  |  | | 533 messages postés |
| Posté le 19-02-2007 à 18:00:41
| Alors là faute d'avoir pris connaissance du texte je ne peux rien répondre. Je ne m'étais jamais posé la question d'aller voir un texte de loi aussi important, enfin je raconte n'importe quoi, ça doit être aussi chiant que l'édit commercial de Colbert x)
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| | AlexandreleGrand | | Le gras, c\'est la vie | | nouveau membre |  |  | | 4 messages postés |
| Posté le 19-02-2007 à 18:21:44
| Il faut également lire la partie secrète de l'édit. De plus, il ne faut pas oublier, qu'à l'époque, tolérance ne signifie pas cohabitation pacifique, mais plutôt statu quo... |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 02-03-2007 à 11:18:37
| Infos intéressantes, Alexandre ! Il ne faut pas oublier que les motivations des uns et des autres sont politiques plus que religieuses, la religion étant prise pour prétexte.
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3754 messages postés |
| Posté le 04-03-2007 à 11:48:46
| Louis XI paraissait pas mal non plus : La propriété des Rois et des princes et de leurs chevaliers, consideres que leur estat et vocation est pour le bien commun deffendre tant ecclesiastique que seculier, et de entretenir justice et paiz entre leur subjects, et que pour bien faire, bien auront et en ce monde et en l'autre et que pour mal faire ne vient que peine ; et qu'il conviendra quelque jour laisser le monde pour aller rendre compte de son entremise et recevoir son loyer. Et de exposer leur vie pour aultruy dont entre tous autres estaz du monde sont plus à louer et honnorer. Et pource que le bien commun qui regarde plusieurs, qui est la chose publique du Royaume est plus louable que le particulier, par lequel souvent est empesché le bien commun ; on a volontiers mis en escript les faiz des princes et de leurs chevaliers, et toute bonne doctrine qui sert à leur estat. « Je ne voy rien qui tant ayt destruit et adnihilée la puissance des Romains, que ce qu'ils entendoient plus au bien particulier que au bien commun. « Quant Justice regne en un royaume, le bien commun est bien gardé, et aussi le particulier : car Justice est celle de vertu, qui garde humaine compaigne et communauté de vie, si que chacun use en bien des choses communes comme communes; et des particulieres comme particulieres. »
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| | MariGil | | Pierre de l'édifice |  | | 24 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 12:56:42
| Il y a dans les commentaires à propos des guerres de religion en France un certain nombre d'erreurs ou d'affirmations sans réalités historiques avérées. Ainsi on ne peut attribuer le titre de rois de France à des personnages qui vivaient à une époque où le royaume de France n'existe pas. C'est le cas pour Clovis et Charlemagne. Cette erreur excusable est courante et souvent la conséquence d'un enseignement simpliste de l'histoire de notre pays, s'appuyant plus sur une histoire légendaire et surement idéalisée de la France. Il serait intéressant de se poser les questions suivantes : 1) Quand est né le royaume de France ? 2) Qui est le premier roi de France ? Je voudrais aussi dire que chacun peut avoir ses préférences pour tel ou tel personnage historique, mais que cela ne relève pas d'une démarche historique. Pour le sujet qui nous préoccupe, il serait intéressant de comprendre à partir de quand et pourquoi le régime monarchique français s'appuie sur le religieux et la religion catholique et rejette en définitive toute tentative de réforme. |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 13:56:27
| j'avoue que je ne m'étais jamais posée cette question... la naissance du royaume de France. mais existe-t'il réellement une réponse? ou n'y-a-t'il que des suppositions ou des déductions?
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 19:04:40
| Il me semble que la notion de royaume de France n'apparaît qu'avec les Capétiens, à partir du moment où les princes d'Ile-de-France constituent un Etat à partir de leurs possessions, non ? Mais on sort là du sujet. Tu pourras peut-être ouvrir un sujet su cette question dans l'histoire du Moyen Age, MariGil, ce serait intéressant. Effectivement, le coeur de la question des guerres de religion est le rapport entre monarchie française et religion / Eglise. Peux-tu poursuivre ton idée dans ce sens ? Dès le début, l'essor du protestantisme s'est doublé d'une dimension politique, ce qui était finalement naturel étant donné le poids temporel de l'Eglise. A côté d'un désir sincère de changement et de retour à un christianisme "authentique" chez les penseurs et les fidèles, il y a un opportunisme politique et ce qu'on appellerait aujourd'hui une récupération chez les princes ; ça apparaît de façon particulièrement évidente dans le domaine germanique, mais c'est aussi le cas en France.
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| | MariGil | | Pierre de l'édifice |  | | 24 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 20:58:31
| Je sais bien que les remarques concernant les rois de France étaient hors sujet, mais il me semblait important d'évoquer cette question à propos de certains commentaires. Je retiens ta proposition de lancer un message particulier sur cette question. Je le ferai de façon sérieuse après avoir rassemblé quelques éléments. En ce qui concerne, les guerres de religion en France, j'adopterai la même démarche. Toutefois, je puis indiquer qu'à mon sens, le pouvoir royal ne put admettre longtemps le protestantisme car la monarchie française tenait une grande part de sa légitimité du sacré, et de l'appui de l'Eglise catholique romaine dirigée par le pape. |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 22:05:07
| Tout à fait, le lien étroit entre monarchie française et Eglise catholique est un élément clef. Je pense qu'il y a aussi une dimension culturelle, si on regarde les régions où les protestants étaient nombreux : des zones de contact avec d'autres pays ou des zones de culture différente de la culture dominante, parfois les deux.
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