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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 31-12-2005 à 12:17:56
| éphéméride: quel est le sens de ce mot barbare? L'éphéméride est -entre autres- la liste des événements survenus à une date donnée, à différentes époques. C'est cette définition qui va nous interessé ici... mais pour votre culture générale voici les autres définitions: Calendrier dont on retire chaque jour une feuille. tables qui donnent, pour chaque jour, la situation des planètes. début dès demain merci à hélimidade généalogie , le forum d'ou je tire mes sources
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| | Posté le 31-12-2005 à 12:38:13
| ah c'est sympa de connaître l'origine...perso je connaissais en gros, donc là j'ai la définition complète :-) |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 01-01-2006 à 12:07:50
| Tout ce qui suit a été lu sur le site : http://www.france-pittoresque.com/ LE 1er JANVIER... 898 Charles III le Simple devient roi de France. 1387 Mort de Charles le Mauvais, roi de Navarre. Il naquit en 1332, avec de l'esprit, de l'éloquence et de la hardiesse, mais avec une méchanceté qui ternit l'éclat de ses qualités. Il fit assassiner Charles de la Cerda, connétable de France, en haine de ce qu'on avait donné à ce prince le comté d'Angoulême, qu'il demandait pour sa femme, fille du roi Jean. Charles V, fils de ce monarque et lieutenant-général du royaume, le fit arrêter ; mais le Navarrois s'étant sauvé de sa prison, conçut le projet de se faire roi de France. Il vint souffler le feu de la discorde à Paris, d'où il fut chassé, après avoir commis toutes sortes d'excès. Dès que Charles V fut parvenu à la couronne, le roi de Navarre chercha un prétexte pour reprendre les armes ; il fut vaincu. Il y eut un traité de paix entre Charles et lui, en 1355 ; on lui laissa le comté d'Evreux, son patrimoine, et on lui donna Montpellier et ses dépendances, pour ses prétentions sur la Bourgogne, la Champagne et la Brie. Le poison était son arme ordinaire : on prétend qu'il s'en servit pour Charles V. Sa mort fut digne de sa vie. Comme il était entièrement épuisé de débauches, il tomba dans une telle défaillance, que, de l'avis des médecins, on l'enveloppa dans un drap imbibé d'eau-de-vie, pour ranimer en lui la chaleur naturelle. Le feu ayant pris au drap par l'imprudence d'un valet de chambre, il mourut dans les plus horribles tourments. 1448 Naissance de Laurent de Médicis. On l'appelait Laurent le Magnifique, car il était merveilleusement cultivé et raffiné, ami et mécène de tous les artistes. 1450 Prise de Harfleur sur les Anglais par Charles VII, qui les chassa bientôt de toute la France. 1515 Mort du roi Louis XII. 1540 Entrée de Charles-Quint à Paris. En 1539, les Gantois s'étant révoltés contre Marie, gouvernante des Pays-Bas, l'empereur Charles-Quint, qui était alors en Espagne, fit demander à François Ier, la permission de traverser la France, en lui promettant de donner l'investiture du Milanais à celui de ses enfants qu'il voudrait. François Ier envoya ses fils au devant de l'empereur jusqu'à Bayonne, et alla lui-même le recevoir jusqu'à Châtelleraut. L'empereur arrive le 1er janvier 1540 à Paris, où il est reçu en grande pompe, telle qu'on n'en avait point encore vue d'aussi magnifique à l'entrée solennelle de nos rois. Pendant son séjour, qui se passa en tournois, en danses et en toutes sortes de divertissements, le roi fut vivement sollicité de profiter de l'occasion pour le contraindre de révoquer le traité de Madrid (François Ier ayant été fait prisonnier à la bataille de Pavie, n'avait obtenu sa délivrance qu'à condition qu'il cèderait la Bourgogne à l'empereur) ; sa générosité ne lui permit pas de suivre ce conseil. Mais le dauphin, le roi de Navarre et le duc de Vendôme, formèrent le complot de l'arrêter, en leur nom, à Chantilly, où il s'était rendu pour voir le connétable de Montmorency, et de l'y retenir prisonnier, jusqu'à ce qu'il eût restitué au premier le duché de Milan ; au second le royaume de Navarre ; au troisième quelques seigneuries situées aux Pays-Bas. Le dauphin s'étant ouvert à Montmorency de cet immortant secret, le connétable lui répondit : « Monsieur, cette maison est à vous, et vous y pouvez tout ; mais puisque vous me demandez mon avis, trouvez bon que je vous dise que l'on ne prend pas le taureau par les cornes, ni les rois par la violence ; le roi votre père a donné sa parole à l'empereur, et ne souffrira pas que personne de son royaume le fasser passer dans l'Europe pour un prince infidèle et parjure. » Le projet demeura sans exécution. Arrivé en Flandre, Charles-Quint est sommé par le roi de tenir sa parole, au sujet du milais ; il répond hardiment qu'il n'a rien promis. Le roi se voyant dupe de sa crédulité, s'en prend au connétable, qui lui avait conseillé de se fier à la simple parole de l'empereur, et l'éloigne de la cour ; mais le roi ne devait guère se repentir de n'avoir exigé de Charles-Quint que des paroles ; une promesse par écrit n'eût pas été plus sûre. François Ier avait promis, par écrit, de céder la Bourgogne, et il s'était bien donné de garde de tenir sa parole. 1551 François, duc de Guise, fait lever le siège de Metz à Charles-Quint, et sauve la France par exploit. Pour se venger de cet affront, Chalres-Quintalla assiéger Thérouanne, et l'ayant prise, il la détruisit de façon qu'il n'en reste plus de trace. 1560 Mort du Joachim du Bellay. Ses poésies sont les premières où l'on trouve de la douceur et de l'harmonie. Ses sonnets sont, de tous ceux qu'on avait faits avant lui, les plus conformes aux règles. 1565 Par un édit donné à Roussillon-Château en Dapuhiné, en 1564, Charles IX a fixé le commencement de l'année au 1er janvier, l'année commençant auparavant à Pâques après la bénédiction du cierge pascal, qui marquait l'année de Jésus-Christ. Le début de l'année, c'est en principe le jour où devraient arriver les cartes de voeux. Cette tradition d'envoyer ses voeux pour la nouvelle année est venue du Moyen Age : les religieuses de certains ordres, séparées de leur famille, avaient le droit de leur écrire ce jour-là un petit mot. D'autres prétendent qu'il faut faire remonter cet usage à la Chine ancienne : les habitants du Céleste Empire envoyaient autrefois à leurs amis des feuilles de papier de riz dont la dimension devait être en rapport avec l'importance du destinataire. Ces feuilles pouvaient atteindre un à deux mètres de long. 1582 Le pape Grégoire XIII impose le Calendrier Grégorien pour rattraper le retard de 10 jours avec le soleil. 1677 Première représentation de Phèdre. 1689 En Angleterre, évasion de Jacques II. Ce dernier s'étant sauvé de Rochester, où il était prisonnier, s'embarqua avec le duc de Bersvick, dans un bateau de pêcheurs, qui le porta heureusement à Ambleteuse. Il y a toute apparence que son évasion fut favorisée secrètement. 1806 Retour de l'ancien calendrier grégorien et abandon du calendrier républicain. 1849 Entrée en vigueur du timbre poste.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 02-01-2006 à 09:57:08
| LE 2 JANVIER... 876 Charles le Chauve, roi de France et empereur, fait édifier la ville de Compiègne sur le modèle de Constantinople, et la nomme Carlopolis de son nom. 1322 Atteint de dysenterie, Philippe V succombe après cinq mois de lutte acharnée contre le mal. Sans enfant, il laisse le royaume à son frère, Charles IV le Bel. 1492 Boabdil Ier, après avoir soutenu un siège de huit mois dans sa capitale, Grenade, la rend à Ferdinand, roi d'Arragon, et mari d'Isabelle, reine de Castille. Ainsi finit en Espagne la domination des Maures, d'une durée de huit cents ans. Une légende raconte que Boabdil, sortant de la ville, arrêta son cheval et, regardant une dernière fois Grenade, pleura. Sa mère, une maîtresse femme, lui aurait alors lancé ces mots cinglants : « Pleure donc comme une femme ce que tu n'as pas su défendre comme un homme ! » Et aujourd'hui encore, il existe dans la montagne un lieu que l'on nomme toujours le soupir du Maure. 1536 En Allemagne, supplice de Jean de Leyde, chef des anabaptistes. Ce fut en 1523 que fut érigée la communauté des anabaptistes, ainsi nommés parce qu'ils voulaient qu'on rebaptisât les enfants. Muncer fut un des chefs de ce mouvement. Luther avait soulevé les princes, les seigneurs, les magistrats, contre le pape et les évêques ; Muncer souleva les paysans contre tous ceux-ci. L'Allemagne devint alors le théâtre des plus sanglantes horreurs. Les paysans se soulevèrent de la Saxe jusqu'en Alsace, massacrant tous les gentilshommes qu'ils rencontraient, égorgeant une fille de l'empereur Maximilien Ier, ravageant tous les endroits où ils pénétraient. Trois ans plus tard, ces troupes indisciplinées furent exterminées par l'armée régulière et Muncer périt sur l'échafaud. Ses principes ne périrent pas avec lui et, tous les paysans s'étant soulevés de nouveau et s'étant rendus les plus forts en Westphalie, s'emparèrent de la ville de Münster, dont ils chassèrent l'évêque. Leur principal prophète ayant été tué, un garçon tailleur, nommé Jean de Leyde, assura que Dieu luyi était apparu, et l'avait nommé roi. Les paysans le crurent. La pompe de ce couronnement fut magnifique. Ses armoiries étaient deux épées dans la même position que les clefs du pape. Monarque et prophète à la fois, il fit partir douze apôtres, qui allèrent annoncer son règne dans toute la Basse-Allemagne. Voulant avoir plusieurs femmes, il en épousa jusqu'à dix à la fois. L'une d'elles ayant parlé contre son autorité, il lui trancha la tête en présence des autres qui, soit par crainte, soit par fanatisme, dansèrent avec lui autour du cadavre de leur compagne. Pour entretenir l'enthousiasme de son peuple, il organisait d'immenses banquets, avec des milliers de tables, où, par une infâme démagogie, il effectuait lui-même le service. Ce roi-prophète eut une vertu qui n'est pas rare chez les bandits et les tyrans, la valeur : il défendit Münster contre son évêque Valdec - qui avait repris possession de la ville - avec un courage intrépide pendant une année entière ; et dans les extrémités où le réduisit la famine, il refusa tout accommodement ; enfin, il fut pris les armes à la main, par une trahison des siens. L'évêque, après l'avoir fait quelque temps promener de ville en ville enfermé dans une cage de fer comme on fait voir un monstre curieux, le fit mourir en le tenaillant avec des pinces rougies. 1604 Etablissement de la Paulette, un droit annuel sur les offices de judicature. Son nom vient de son inventeur, Charles Paulet. A la fin de sa vie, le pauvre Paulet eut tant de remords d'avoir institué cet impôt que, par humilité, il demanda à être enterré sous l'égout de Montmartre ! 1611 Début du procès de la comtesse hongroise Erszebet Bathory. Elle est accusée de 610 crimes de jeunes filles. Elle fut condamné à être enmurée dans sa chambre de son château et y mourut 3 ans et demi plus tard. 1685 Thomas Corneille entre à l'Académie. Il y avait entre Pierre Corneille et son cadet Thomas une grande ressemblance de goûts, de pensée et de façon de vivre. Ils avaient épousé les deux soeurs et les deux ménages habitèrent ensemble pendant vingt-cinq ans. Les deux frères, vivant sous le même toit, avaient installé leurs bureaux l'un au-dessous de l'autre avec une trappe pratiquée par le plancher, ce qui leur permettait de se parler pendant leurs journées de travail. Voisenon affirmait que lorsque Pierre avait besoin de quelques rimes, il soulevait la trappe pour les demander à son frère. On raconte même qu'un jour Pierre Corneille, ayant plus particulièrement des difficultés pour trouver ses rimes, soulevait sans cesse sa trappe, ce qui avait fini par agacer prodigieusement son frère. A la fin de la journée, il buta encore sur un mot sans lui trouver de rime. C'était le mot perde, qui a la particularité dans le langue française de ne rimer qu'avec le mot de Cambronne... Thomas Corneille profita avec joie de cette occasion d'exprimer son énervement et donna la rime à son frère mais d'une voix particulièrement forte et claironnante. 1710 Louis XIV, accablé de revers, demande la paix aux ennemis de la France et ne peut l'obtenir. Lorsqu'on lui rapporta la réponse des alliés à ses propositions, il dit en plein conseil : « Puisqu'il faut faire la guerre, j'aime mieux la faire à mes ennemis qu'à mes enfants. » 1812 Delessert présente à napoléon deux pains en sucre de betterave qu'il vient de fabriquer dans son usine de Passy.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 03-01-2006 à 21:20:25
| LE 3 JANVIER... 889 Le prévôt de Paris nommé Henri Capparel, qui avait fait pendre un homme innocent mais pauvre, à la place d'un riche condamné à mort, est attaché au même gibet. 1322 Mort du roi Philippe le Long. Philippe V, surnommé le Long, était frère de Louis X, et lui succéda en l'an 1316. Un parti considérable voulut, au mépris de la loi salique, placer sur le trône Jeanne, fille de Louis X ; mais Philippe triompha de cette faction. Un des projets de Philippe le Long était d'établir dans toute l'étendue du royaume une même monnaie, un même poids, une même mesure ; mais il rencontra des difficultés que la courte durée de son règne ne lui permit pas de surmonter. Ce prince donnait les plus belles espérances, lorsqu'il fut enlevé à ses peuples. Les courtisans l'excitaient un jour à châtier un seigneur insolent : « Il est beau, répondit Philippe, de pouvoir se venger, et de ne pas le faire. » par son testament il avait assigné certaines sommes d'argent pour être distribuées aux voisins de ses forêts, en compensation des dommages à eux faits par les bêtes rousses et noires. La même année et le même jour, Charles IV, dit le Bel à cause de sa bonne mine, succède au roi Philippe le Long, son frère, qui n'avait laissé que des filles. Ce fut en vertu de la loi salique, reconnue par les derniers états généraux, laquelle établissait la succession au trône, de mâles en mâles. 1521 Martin Luther est mis au ban de la diète allemande, sur l'intervention du pape Léon VI. Le souverain pontife demanda au roi Charles Quint de condamner Luther en tant qu'hérétique, à moins de renier les points de vue qu'il avait exprimés au sujet de l'Église catholique romaine dans ses sermons et pamphlets. Luther refusa et deviendra l'initiateur de la Réforme protestante. 1656 Mort du président Mathieu Molé, né à Paris en 1584, le premier président en 1641 du parlement de Paris. Il devint président au milieu des troubles de la Fronde et fut jugé peu favorablement par les sans-partis. Les ministres, voyant la vigueur qu'il mettait dans les démarches que sa compagnie lui prescrivait contre eux, le taxaient de partialité pour les frondeurs. Ceux-ci, fâchés de se voir toujours repoussés par le premier président, dans les bornes qu'ils voulaient franchir, l'accusaient d'être secrètement vendu à la cour ; mais, incapable de craindre ni de flatter, Molé n'avait que la paix en vue. Doué de l'esprit d'à-propos, et d'une grande sagacité à démêler les divers intérêts, il mettait du nerf dans ses discours, et plus de justesse et de netteté que la plupart de ses contemporains. Il se fit la réputation d'un des hommes les plus intrépides de son siècle. D'un regard il glaçait d'effroi les séditieux, et les mettait en fuite. Au temps des barricades, le peuple s'étant ameuté devant son hôtel, et le menaçant, il en fit ouvrir les portes, en disant que la maison du premier président devait être ouverte à tout le monde. Lorsqu'on lui représentait qu'il devait moins s'exposer à la fureur du peuple, il répondait que six pieds de terre feraient toujours raison au plus grand homme du monde. Ce fut lui qui engagea Duchesne à faire une collection des historiens de France. Cet illustre magistrat mourut garde des sceaux, à soixante-douze ans. 1661 Mort de Scipion Dupleix, historiographe de France, à quatre-vingt-douze ans. Cette mort fut causée par le chagrin que lui causa l'aventure suivante. Après avoir fait une compilation sur les libertés de l'église gallicane, il se présenta au chancelier Ségnier, pour obtenir un privilège. Ce magistrat fit brûler le manuscrit en sa présence, ce qui causa la mort à ce vieillard. Ce traitement rigoureux inspirera moins d'intérêt si l'on réfléchit que cet historien a flatté de la manière la plus basse le cardinal de Richelieu, vivant, et déchiré la reine Marguerite, sa bienfaitrice, qu'il peignit comme une messaline, parce qu'elle était morte, et qu'il n'avait plus rien à en attendre. 1813 Décret interdisant de faire aller aux mines des enfants de moins de 10 ans.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 07-01-2006 à 12:32:23
| LE 4 JANVIER... 154 Mort du pape Télesphore. C'est lui qui ordonna que le jour de la Nativité, on célébrerait la messe à minuit. Il prescrivit, de plus, que sept semaines avant Pâques, on observerait un jeûne universel, qui s'est depuis appelé carême. 1378 L'empereur Charles IV vint à Paris avec son fils Venceslas, roi des Romains, pour accomplir un voeu de pèlerinage à Saint-Maur-des-Fossés. Charles V le reçut avec les plus grands honneurs. La première entrevue de ces deux princes se fit près de La Chapelle, entre Saint-Denis et Paris. « A leur assemblée, dit une ancienne chronique, l'empereur ôta aumusse et chaperon tout jus ; et le roi ôta son chapel tout seulement. » A l'heure du dîner, on s'achemina dans la grande salle du palais, où les tables étaient dressées. Le roi se plaça entre l'empereur et le roi des Romains. Il y avait trois grands buffets, le premier de vaisselle d'or, le second de vaisselle de vermeil, et le troisième de vaisselle d'argent. Sur la fin du dîner, on commença le spectacle ou entremets. On appelait entremets des décorations qu'on faisait rouler dans la salle du festin, et qui représentaient des villes, des châteaux et des jardins, avec des fontaines d'où coulaient toutes sortes de liqueurs. On vit paraître un vaisseau avec ses mâts, voiles et cordages : ses pavillons étaient aux armes de la ville de Jérusalem : sur le tillac on distinguait Godefroi de Bouillon, accompagné de plusieurs chevaliers armés de toutes pièces. Le vaisseau s'avança au milieu de la salle, sans qu'on vit la machine qui le faisait mouvoir. Un moment après parut la ville de Jérusalem avec ses tours couvertes de Sarrasins : le vaisseau s'en approcha ; les Chrétiens mirent pied à terre, et montèrent à l'assaut. Les assiégés firent une belle défense ; plusieurs échelles furent renversées ; mais enfin la ville fut prise. Après le dîner, on donna à laver, et le roi et l'empereur lavèrent ensemble ; ensuite on apporta, suivant l'ancien usage, le vin et les épices ou confitures. 1391 Pierre Royer, élu pape le 25 du précédent, après la mort d'Urbain V, est ordonnné prêtre, et couroné le lendemain sous le nom de Grégoire XI. Le Saint-Siège était alors à Avignon, où il avait été transféré en 1308. La révolte de plusieurs villes de l'état ecclésiastique, et surtout les sollicitations de sainte Brigitte de Suède, et de sainte Catherine de Sienne, engagèrent le pape à rétablir le Saint-Siège à Rome, où il est resté depuis. 1493 Christophe Colomb, après avoir découvert Cuba et Haïti, rentre en Europe. 1678 Vauban devient commissaire général des fortifications. 1717 L'Angleterre, la France et les Provinces-Unies concluent la triple alliance de La Haye. 1730 Mort de Valincourt. Un épître que Despréaux lui a adressée, fait sa plus grande réputation. On a de lui quelques petits ouvrages : il était bon littérateur. Il fit une assez grande fortune, qu'il n'eût pas faite s'il n'eût été qu'homme de lettres. Les lettres seules, dénuées de cette sagacité laborieuse qui rend un homme utile, ne procurent presque jamais qu'une vie malheureuse et méprisée. Un des meilleurs discours qu'on ait jamais prononcés à l'académie, est celui dans lequel Valincourt tâche de guérir l'erreur de ce nombre prodigieux de jeunes gens qui, prenant leur fureur d'écrire pour du talent, inondent le public de leurs brochures, et accusent l'ingratitude du siècle, parce qu'ils sont inutiles au monde et à eux-mêmes. Il les avertit que les professions qu'on croit les plus basses, sont fort supérieures à celle qu'ils ont embrassée. Après la mort de Racine son ami, Valincourt fut nommé par Louis XIV, pour continuer avec Boileau l'histoire de ce prince ; mais l'incendie qui consuma sa maison de Saint-Cloud en 1725, fit périr les fragments de cet ouvrage, ainsi que plusieurs autres manuscrits. Il supporta cette perte avec la résignation d'un chrétien et d'un philosophe : « Je n'aurais guère profité de mes livres, disait-il, si je ne savais pas les perdre. » 1797 Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens à Rivoli, en Italie. 1802 Napoléon marie son frère Louis avec la fille de Joséphine. De cette union naîtra, en 1808, Charles Louis Napoléon Bonaparte qui deviendra Napoléon III en 1852. 1809 Naissance de Louis Braille. Fils d'un cordonnier, il perdit accidentellement la vue dans la boutique de son père. C'est à seize ans, en s'inspirant d'un « système d'écriture nocturne » dû au capitaine d'artillerie La Serre, qu'il invente l'écriture pour aveugles qui porte son nom. Il devait mourir phtisique le 6 janvier 1852. Après sa mort, on trouva, en rangeant ses affaires, un coffret portant cette inscription : A brûler. On l'ouvrit. Il était plein de reçus de sommes qu'il avait données ou prêtées à des aveugles. 1900 L'immatriculation des automobiles devient obligatoire. 1914 La Joconde, volée le 12 août 1911, est retrouvée en Italie et est replacée au Louvre. La grande foule défile dans le tableau qu'elle n'aurait peut-être jamais vu si Peruggia n'avait voulu voler le fameux sourire pour pouvoir en jouir tout seul dans sa mansarde.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 07-01-2006 à 12:33:01
| LE 5 JANVIER... 1451 Mort d'Amédée VIII, premier duc de Savoie, qui laissa une opinion assez équivoque sur sa conduite. Il avait institué l'ordre des chevaliers de Saint-maurice, qui vivaient comme des ermites, et en avait pris l'habit, dans l'église du couvent de Ripaille ; élu pape par les pères du concile de Bâle, sous le nom de Félix V, il s'était démis de la papauté en 1449 ; enfin il était retourné dans sa solitude de Ripaille, où on le soupçonnait de mener une vie délicieuse. 1583 Mort de Maldonat, savant théologien, né dans l'Estramadaure, qui enseignait à Paris en 1534. Il fut accusé d'avoir suggéré au président Montbrun, un testament en faveur de l'ordre des Jésuites, dont il était membre. Il gagna ce procès au parlement de Paris. Il fut accusé d'avoir enseigné des erreurs sur l'Immaculée Conception ; il gagna cet autre procès au tribunal de Pierre de Gondi, évêque de Paris : il se cacha dans la ville de Bourges, pour laisser respirer un peu l'envie. Cependant sa réputation l'annonçait partout avec éclat : le pape Grégoire XIII le fit venir à Rome pour présider à l'édition de la bible grecque des septante. 1649 Menacés par la Fronde, la régente Anne d'Autriche et Mazarin fuient avec Louis XIV, âgé de onze ans, vers Saint-Germain, dans la nuit du 5 au 6. 1701 Mort de Barbezieux. Louis-François le Tellier, marquis de Barbezieux, troisième fils du marquis de Louvois, fut secrétaire d'état de la guerre après la mort de son père, et le fit regretter. Louis XIV, mécontent de sa conduite, s'en expliquait ainsi à l'archevêque de Reims, son oncle : « Votre neveu a des talents ; mais il n'en fait pas bon usage. Il donne trop souvent à souper aux princes, au lieu de travailler. Il néglige les affaires pour ses plaisirs. Il fait attendre trop longtemps les officiers dans son antichambre ; il leur parle avec hauteur, et quelquefois avec dureté. » Ce ministre mourut presque subitement. L'archevêque de Reims, en parcourant ses papiers, trouva cette note écrite de la main de son neveu : « J'aurai à ma trente-troisième année une grande maladie, de laquelle je n'échapperai pas. » Barbezieux, héritier de la crédulité de son père pour l'astrologie, consultait le P. Alexis, cordelier, qui d'après la connaissance de ces excès en plaisirs, avait hasardé cette prédiction. 1715 Mort de Jean Chardin, voyageur célèbre et véridique. Il voyagea en Perse et dans les Indes Orientales. Charles II, roi d'Angleterre, le fit chevalier. Il mourut à Londres. Le receuil de ses voyages est traduit dans toutes les langues. 1757 Ce mercredi, à cinq heures du soir, Louis XV, alors qu'il venait de descendre l'escalier du petit-degré pour monter en voiture dans la cour de marbre, est frappé par le coup de poignard de Damiens. Robert-François Damiens était né dans un faubourg d'Arras, appelé le faubourg Sainte-Catherine. Dès son enfance, ses noires méchancetés le firent surnommer, dans son pays, Robert-le-Diable. Il s'engagea deux fois, et se trouva au siège de Philisbourg. De retour en France, il entra en qualité de domestique au collège des jésuites : il en sortit en 1738 pour se marier. Après avoir servi dans différentes maisons de la capitale, et avoir empoisonné un de ses maîtres dans un lavement, il finit par un vol de cinquante louis qui l'obligea à prendre la fuite. Il rôda quelque temps à Saint-Omer, à Dunkerque, à Bruxelles. Revenu à Paris, et se trouvant sans condition, il allait souvent dans la grande salle du palais, le temps de la plus grande effervescence des querelles de la magistrature et du clergé. L'emportement avec lequel il parlait, alluma l'imagination de Damiens, et lui inspira l'idée du plus exécrable de tous les attentats. Le roi étant prêt de monter en carosse pour aller de Versailles à Trianon, avec le dauphin, entouré de ses grands-officiers et de ses gardes, fut frappé au milieu d'eux d'un coup qui pénétra de quatre lignes dans les chairs ; il porta la main à sa blessure, et la retira teinte de quelques gouttes de sang. Il vit en se retournant ce malheureux qui avait son chapeau sur la tête, et qui était précisément derrière lui. Il s'était avancé à travers les gardes, couvert d'une redingotte, à la faveur de l'obscurité, et les gardes l'avaient pris pour un homme de la suite du roi. Il fut arrêté sur-le-champ, et aprè avoir subi quelques interrogatoires à Versailles, il fut transféré à Paris, dans la tour de Montgomery, au-dessus de la chambre que Ravaillac avait autrefois occupée. La grande chambre du parlement instruisit son procès. Malgré les tortures les plus cruelles, il ne fut pas possible de lui arracher le moindre aveu, qui pût faire penser qu'il avait des complices. Il protesta toujours qu'il « n'eût pas commis son crime, si on l'avait saigné copieusement, et si son imagination n'eût pas été enflammée par les propos atroces qu'on tenait à la porte de la grand'chambre. » On trouve dans l'histoire du parlement, de Voltaire, un passage dont la fin est curieuse. « Damiens déclara dans son interrogatoire, que c'était le nommé Gauthier, homme d'affaires d'un conseiller au parlement, qui lui avait souvent dit, qu'on ne pouvait finir ces querelles qu'en tuant le roi ; qu'il lui avait entendu tenir ce discours dix fois, et ajouter que c'était une oeuvre méritoire. » On lui confronta ce Gauthier, qui nia toute sa déposition. Il avoua seulement qu'il avait entendu un jour Damiens parler vivement des affaires du parlement, et qu'il avait dit que c'était un bon citoyen. » 1791 Après un rapport de Camus, sur les pensionnaires de l'Etat, plusieurs pensions sont supprimées ou réduites ; mais on conserve sans réduction celle de Nicolas Luckner, hanovrien qui, dans la guerre de 1756, avait passé du service des alliés à celui de la France. 1794 Nicolas Luckner, devenu maréchal de France en 1791, est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, comme étant convaincu d'avoir livré plusieurs places fortes aux ennemis. 1818 Le James Monroe assure la première liaison régulière entre Liverpool et New-York.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 07-01-2006 à 12:33:39
| LE 6 JANVIER... 6 janvier Fête de l'Epiphanie. On a nommé cette fête la fête des Rois, dans la prévention généralement établie que les mages étaient des rois. Ces trois mages s'appelaient Balthasar, Gaspard et Melchior. Cette fête ne se célébrait autrefois qu'après avoir été précédée d'une veille et d'un jeûne très sévère. Il paraît surprenant, qu'à une coutume si pieuse, on ait substitué plus tard une solennité bien opposée à l'abstinence et à la mortification. Les Romains faisaient à la fin de décembre, ce que nous avons transporté au mois de janvier, à l'occasion de la fête des Rois ; ils tiraient au sort avec des fèves à qui serait roi. Cet usage tirait son origine de ce que, chez les Grecs, on en usait pour l'élection des magistrats, d'où est venu ce précepte de Pythagore, a fabis abstine : « Ne vous mêlez point du gouvernement. » Cet usage, qui d'abord n'avait lieu qu'au mois de décembre, s'étendit ensuite à tous les autres mois de l'année. Anciennement, dit Plutarque, on créait un chef, un législateur, un roi de la table dans les repas les plus sages ; il se faisait de deux manières, ou par le sort du dé, ou par le choix des convives. On raconte qu'en 1684, le roi Louis XIV décida de fêter le jour des rois avec tous ses courtisans. On avait installé cinq tables, une pour les princes et quatre pour les dames et, bien entendu, autant de galettes. Il y eut à chaque table un roi et une reine qui devaient à leur tour nommer des ministres, des officiers, des ambassadeurs... D'une table à l'autre on s'amusait follement à se demander protection, à se proposer des alliances et aussi à se déclarer la guerre. Ce jour-là Louis XIV ne fut pas le roi, et recevoir des ordres l'amusa tant qu'il décida de recommencer la fête l'année suivante. 1535 Fondation de Lima par Pizare. La future capitale du Pérou, située à l'embouchure du fleuve Rimac, s'appellera d'abord Ciudad de los Reyes. 1649 Louis XIV est obligé de s'enfuir de Paris. C'était au temps des troubles de la Fronde ; Louis XIV n'était pas encore majeur ; la reine ne pouvait paraître en public sans être outragée ; on ne l'appelait que Dame Anne, et si l'on ajoutait quelque titre, c'était un opprobe. Madame de Motteville dit, dans ses mémoires avec sa noble et sincère naïveté, « que ces insolences faisaient horreur à la reine, et que les Parisiens trompés lui faisaient pitié ». Elle s'enfuit de Paris avec ses enfants, son ministre, le duc d'Orléans, frère de Louis XIII, le grand Condé;, et alla à Saint-Germain, ou presque toute la cour coucha sur la paille. On fut obligé de mettre en gage, chez les usuriers, les pierreries de la couronne. Le roi manqua souvent du nécessaire ; les pages de sa chambre furent congédiés, parce qu'on n'avait pas de quoi les nourrir. En ce temps-là même, la tante de Louis XIV, fille de Henri le Grand, femme du roi d'Angleterre, réfugiée à Paris, y était réduite aux extrémités de la pauvreté ; et sa fille, depuis mariée au frère de Louis XIV, restait au lit, n'ayant pas de quoi se chauffer, sans que le peuple de Paris, enivré de ses fureurs, fit seulement attention aux afflictions de tant de personnes royales. Le calme fut rétabli le 11 mars suivant. 1740 Etrange punition infligée au prince Galitzin, pour avoir changé de religion. En Russie, la tolérance religieuse n'existait pas encore, et lorsque Galitzin devint catholique, il fut condamné à être le bouffon de la cour, puis l'impératrice décida de le marier à une fille du peuple et d'organiser elle-même les noces. Comme cet hiver de 1740 était l'un des plus rigoureux dont on se souvienne, elle fit construire un palais de glace où tous les meubles, et même le lit matrimonial, étaient en glace. Après la cérémonie du mariage, le cortège traversa les principales rues de la ville : en premier apparaissaient les deux époux enfermés dans une cage placée au sommet d'un éléphant, puis venaient les invités dans des traîneaux tirés par des chiens, des boucs et même des cochons. Les mariès furent conduits dans leur palais de glace, couchés dans leur lit de glace, et des sentinelles placées à la porte les empêchèrent d'en sortir avant le jour. 1761 Un nommé Lachaux, garde du roi, étant de service et en habit uniforme, a mis à exécution, dans le château de Versailles, le roi soupant à son grand couvert, le détestable projet de faire croire qu'il avait été assassiné par des gens qui en voulaient à Sa Majesté. Il s'était, en effet, retiré dans un escalier, où après avoir éteint sa lumière qui l'éclairait, et avoir cassé son épée, il s'était porté à lui-même, en différentes parties de son corps, des coups d'un couteau qu'il avait fait aiguiser par un coutelier de Versailles, et dont il fut légèrement blessé, quoique ses vêtements se trouvassent considérablement coupés de toutes parts ; en cet état, il était couché par terre, avait appelé à son secours, et faussement dit à deux agrdes du corps qu'il avait été assassiné, ajoutant qu'il fallait avertir la garde de veiller à la sûreté du roi, et que les malheureux qui l'avaient assassiné en voulaient à la personne de Sa Majesté. Il avait encore faussement déclaré à plusieurs reprises, avoir été assassiné par deux particuliers, qu'il supposait être vêtus, l'un en ecclésiastique, et l'autre en habit vert. Il persista durant plusieurs jours, tant verbalement que par écrit, dans son imposture ; mais enfin, quand elle eût été pleinement constatée, cet insensé fut livré au supplice. 1800 Un règlement du tsar de Russie, Paul Ier, ordonne que, sur le passage du souverain, les hommes descendent de voiture et que les dames restent debout devant la portière. 1808 François II, empereur d'Autriche, petit-fils de la grande Marie-Thérèse et neveu de Marie-Antoinette, épouse ce jour l'archiduchesse d'Autriche-Este. Ce sont là ses troisièmes noces. Son premier mariage avec Elisabeth de Wurtemberg, en 1788, avait eu lieu également un 6 janvier. Sa seconde femme lui avait donné, entre autres enfants, la future impératrice des Français, Marie-Louise. Après avoir épuisé trois épouses, François II convolera de nouveau en 1816... Pour maintenir une flamme qui risquait de s'éteindre, il exigeait que ses épouses lui adressent au cours de la journée des lettres érotiques... 1838 Première démonstration publique du télégraphe par Samuel Morse à Morristown, aux U.S.A.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 07-01-2006 à 12:34:12
| LE 7 JANVIER... 1489 Invasion du duché de Bretagne par l'ost de Charles VIII. C'est le début d'une guerre appelée Guerre folle en raison de l'imprudence des seigneurs qui s'attaquaient au pouvoir royal. 1496 Débordement de la Seine, qui monte jusque sur le quai de la Mégisserie. Ce débordement fait époque entre les grandes inondations. 1499 Mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne. La destinée de cette princesse fut singulière. Elle fut femme de Charles VIII, roi de France, en faisant une espèce de divorce avec Maximilien qu'elle avait épousé par procuration, et elle ne se maria avec Louis XII qu'après un autre divorce de ce prince avec Jeanne, sa première femme. Louis XII, à la mort de Charles VIII, demanda au pape que son mariage fût déclaré nul, et sur le serment qu'il fit, de n'avoir eu aucun commerce avec Jeanne, la nullité fut prononcée. Nul droit, hors le droit naturel, ne pouvait autoriser ce divorce ; mais le dégoût et la politique le rendaient nécessaire. Anne de Bretagne et Louis XII conservaient l'inclination qu'ils avaient anciennement eue l'un pour l'autre. Il était d'ailleurs porté par le traité conclu avec les états de Bretagne, en 1491, que le successeur de Charles VIII épouserait sa veuve, et si Louis XII ne l'épousait pas, le Bretagne échappait à la France. Jeanne supporta sa disgrace avec beaucoup de courage. Quand on l'interrogea sur les moyens de cassation allégués par Louis XII, elle répondit que « quant au défaut de consommation, l'honnêteté ne lui permettait pas de s'expliquer nettement, mais que sa conscience l'empêchait d'en demeurer d'accord. » Elle se retira à Bourges, où elle fonda l'odre de l'Annonciation. Le pape Alexandre VI, pour la consoler, confirma cet institut. 1610 Découverte par Galilée de trois étoiles, près de Jupiter. 1689 Arrivée de Jacques II à Saint-Germain. La reine sa femme y était arrivée la veille. Ils trouvèrent dans leur appartement tout ce qui sert à la commodité et au luxe, des présents de toute espèce en vaisselle, en bijoux, en étoffes, et une bourse de dix mille louis d'or. En arrivant à Paris, Jacques était descendu chez les Jésuites, dans la rue Saint-Antoine : il était Jésuite lui-même, s'étant fait associer à l'ordre par quatre Jésuites Anglais, lorsqu'il n'était encore que duc d'York. Chassé d'Angleterre, il était l'objet des railleries de ses sujets, et on le chansonnait en France, témoin ce couplet : Quand je veux rimer à Guillaume, Je trouve aussitôt un royaume Qu'il a su ranger sous ses lois ; Mais quand je veux rimer à Jacques, J'ai beau rêver cent et cent fois, Je trouve... qu'il a fait ses pâques. Ce fut un spectacle digne de quelque attention, de voir Jacques toucher les écrouelles au couvent des Anglaises, en vertu de son titre de roi de France. C'était cependant ce même prince qui, n'étant que duc d'York, avait remporté plusieurs victoires à la tête des flottes anglais. Il passa pour avoir inventé, ou du moins perfectionné l'art des signaux. 1709 Ce jour-là commença l'un des plus terribles froids dont on a gardé le souvenir, un hiver, comme le dit Saint-Simon, qui « fut de deux mois au-delà de tout souvenir ». On pouvait aller à pied du Danemark en Suède. Le Zuyderzee fut totalement gelé et même, ce qui ne s'était produit qu'en 1234, tous les canaux et la lagune de Venise furent pris par les glaces. Le mardi 8 janvier 1709, le marquis de Dangeau notait dans son Journal : « Le roi n'a point voulu aujourd'hui aller à Trianon, parce qu'il vit hier, en allant à Marly, que ses gardes et les officiers qui le suivaient souffraient trop du froid excessif qu'il fait, car pour lui, ni le froid ni le chaud, quelque temps qu'il fasse, ne l'incommode jamais. » Le 26 janvier, on put voire sur le Grand-Canal des boeufs tirer des traîneaux contenant des approvisionnements. Dans toutes les forêts d'Europe, les cerfs et les sangliers mouraient par milliers. Les courriers répétaient comme un leitmotiv : « On ne se souvient pas d'avoir ressenti un froid pareil. » Cependant, le froid prit une telle ampleur que Louis XIV, qui avait alors plus de soixante-dix ans, demeura confiné chez Mme de Maintenon. La température était atroce. « L'eau de la reine de Hongrie, les élixirs les plus forts et les liqueurs les plus spiritueuses cassèrent les bouteilles dans les armoires de chambres à feu et environnées de tuyaux de cheminées, dans plusieurs appartements de Versailles. » Un magistrat parisien nous rapporte que « le pain gelait sur la table à mesure qu'on le mangeait. Le vin même gelait dans la cave. La bouteille de vin de Champagne se trouva toute gelée à l'exception d'un demi-verre qui était resté dans le centre de la bouteille, qui était tout l'esprit du vin et qui se trouva plus fort que de l'eau-de-vie. » Toujours au cours de cet effarant mois de janvier 1709, le copiste de la marquise d'Huxelles dut interrompre son travail au milieu d'une lettre : l'encre de son encrier était gelée. Un incendie se déclara à Paris : lorsqu'on voulut sonner le tocsin, les cloches cassèrent ! Toutes les rivières de France étaient prises ; les moulins ne pouvaient tourner et les boulangers n'eurent plus de farine. Des centaines de personnes furent trouvées mortes de froid dans leur lit. Les oiseaux, gelés, tombaient en plein vol. 1785 L'américain John Jeffries et le Français Jean Pierre Blanchard accomplissent la première traversée maritime en ballon. Partis de Douvres en Angleterre, ils se posent près de Calais. Le ballon de ces aéronautes était gonflé à l'hydrogène. 1807 Les échecs répétés des Français en Espagne ont permis aux Anglais de reprendre pied sur le continent. Ils en profitent pour bloquer les ports de France et décrètent le blocus de ses colonies.
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| | Posté le 11-01-2006 à 16:00:53
| dis tu me diras pour le 24 mai hein hein?? ^^ |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 11-01-2006 à 18:33:12
| ca va venir ^^ doucement mais surement
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 11-01-2006 à 18:54:40
| LE 8 JANVIER... 1324 Mort de l'explorateur vénitien Marco Polo. Il parcourut l'Asie pendant vingt-quatre années sans interruption. Il était parti très jeune, à dix-sept ans, avec son père et son oncle, deux grands commerçants vénitiens. C'est d'abord et avant tout l'Empire mongol qui les attire. Au XIIIe siècle, celui-ci est à son apogée ; il s'étend de l'Asie Mineure à la Corée et, à la tête de ce gigantesque empire, règne le grand Khan Koubilaî, descendant direct de Gengis Khan. Après avoir traversé toute l'Asie, Marco Polo arrive à Pékin, nommée à l'époque Cambaluc, capitale de l'empire et résidence de Koubilaî. Peu à peu, une amitié sincère s'établit entre Marco Polo et Koubilaî. Il devient son meilleur conseiller. Marco Polo séjourne en Chine durant dix-sept ans, puis poursuit sa route par Sumatra, Ceylan et les côtes de l'océan Indien, avant de regagner Venise. Devenu très riche, il s'installe dans un somptueux palais, s'y marie et exige, en homme respectable, d'être appelé Messire Polo. Au cours d'une guerre entre Venise et Gênes, Marco Polo, fait prisonnier, demeura deux années en captivité, mais il sera traité avec tous les égards dus à son rang. C'est là qu'il fit la connaissance d'un écrivain, Rusta, qui lui proposa de transcrire tous ses souvenirs. Ils travaillèrent ensemble pendant deux ans. Marco Polo parlait en dialecte vénitien et Rusta prenait sous sa dictée en roman, c'est-à-dire en vieux français. Le français était, en effet, la langue la plus répandue, car, disait-on, « la parleure en est plus délectable ». Suivant les époques et les éditions, le livre eut plusieurs titres. Marco Polo y raconte ses voyages en Arménie, en Géorgie, à Bagdad, en Perse et, bien sûr, en Chine. L'ouvrage rencontra beaucoup d'incrédulité. Accusé d'avoir trop exagéré, ou même d'avoir inventé certains de ses récits, on surnomma Marco Polo Milione car, disait-on, il ne pouvait évoquer les richesses de l'Orient sans parler de « millions » d'or. A la fin de sa vie, il écrira son testament en affirmant qu'il avait dit l'exacte vérité. 1354 Charles d'Espagne, favori du roi Jean II le Bon, s'était vu offrir le comté d'Anjou que le roi avait promis à Charles de Navarre. Par vengeance, ce dernier fait assassiner Charles d'Espagne, revendique son crime devant les plus hautes autorités, y compris le pape : ses droits sont reconnus. 1499 Le roi, après l'annulation de son mariage avec Jeanne, fille bossue de Louis IX, épouse Anne de Bretagne dont il a toujours été amoureux. Malgré ce mariage, le duché de Bretagne reste indépendant. 1568 Le duc de Guise, après huit jours de siège, reprend la ville de Calais, dont les Anglais étaient en possession depuis deux cents ans. Le gouverneur fut retenu prisonnier avec cinquante personnes des plus considérables. On expulsa tous les habitants, ainsi que l'avait fait Edouard III roi d'Angleterre, lorsqu'il prit cette ville, après la bataille de Crécy. 1642 Mort de Galilée. Il fut le premier qui fit parler à la physique le langage de la vérité et de la raison. Il n'y avait pas longtemps que le célèbre Copernic avait découvert le véritable système du monde : ce prudent astronome s'était bien gardé de faire intervenir dans son hypothèse, aucun passage des livres saints. Galilée en adoptant ce système, voulut absolument accorder l'astronomie et l'écriture sainte. Déféré à l'Inquisition de Rome en 1615, il entassa démonstration sur démonstration, pour que le pape et le saint office déclarent le système de Copernic fondé sur la bible ; mais une congrégation nommée par le pontife, décida précisément tout le contraire. Galilée, dont on respectait les talents, en attaquant ses idées, en fut quitte pour une défense de ne plus soutenir ni de vive voix, ni par écrit, « que l'opinion du mouvement de la terre s'accordait avec les livres saints. » Galilée tint parole jusqu'en 1632, qu'il publia ses Dialogues, pour établir que « le soleil était immobile, et que la terre tournait autour de cet astre ». Il fut de nouveau cité à l'Inquisition, où il abjura son opinion sur l'évangile, comme une « absurdité » une « erreur », une « hérésie ». Mais un instant après, agité par le remords d'avoir fait un faux serment, on prétend qu'il frappa la terre du pied, en disant : « Mais pourtant elle tourne ! » Les inquisiteurs contents de sa soumission, le renvoyèrent à Florence. 1667 L'explorateur français Cavelier de la Salle découvre, à la frontière américano-canadienne, les chutes du Niagara. Hautes de plus de 50 mètres, elles sont formées par les eaux du Lac Érié qui se déverse dans le lac Ontario. 1675 Prise de Rouffach par le maréchal de Turenne, qui força les confédérés à repasser le Rhin. 1676 Combat naval entre Ruyter, amiral de Hollande, et Duquesne, qui conduisait à Messine un secours de Français. L'avantage resta à notre pavillon. 1697 Découverte des chutes du Niagara par l'explorateur français Cavelier de la Salle. 1715 Mort de Fénelon. « Ce prélat, disait Saint-Simon en parlant de Fénelon, était un grand homme maigre, bien fait, pâle, avec un grand nez, des yeux dont le feu et l'esprit sortaient comme un torrent et une physionomie telle que je n'en ai point vue qui lui ressemblât et qui ne se pourrait oublier, quand on ne l'aurait vue qu'une seule fois. Elle avait de la gravité et de la galanterie, du sérieux et de la gaîté. Il fallait faire effort pour cesser de la regarder. » Très apprécié de Mme de Maintenon et de Louis XIV, il fut nommé précepteur du fils du dauphin, le petit duc de Bourgogne. Fénelon gardant toujours à l'esprit que le duc de Bourgogne règnerait un jour, il le prépara à son métier de roi. Il avait à ce sujet des idées si personnelles et si modernes pour son époque que Louis XIV, n'appréciant guère ce programme de gouvernement, disait de Fénelon : « C'est le plus bel esprit de mon royaume, mais aussi le plus chimérique. » Il lui garda néanmoins une grande admiration et lui fit édifier une statue de marbre que l'on peut voir aujourd'hui dans une salle de séances de l'Institut. 1904 Le pape Pie X condamne le port des robes du soir décolletées.
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| Posté le 11-01-2006 à 18:56:25
| LE 9 JANVIER... 1431 Début du procès de Jeanne d'Arc. La Pucelle aimait rire et plaisanter, tous ses compagnons d'armes l'ont attesté. Même au cours de osn procès, on peut voir que ses réponses afurent souvent empreintes d'humour et de bonne humeur. A l'un de ses juges de Poitiers qui lui demandait avec un fort accent limousin « quel langage parlaient ses voix », elle lui répondit un peu moqueuse : « en tout cas meilleur que le vôtre ! » - Saint michel était-il nu ? interrogea Cauchon. Jeanne éclata de rire : - Pensez-vous que Dieux n'ait pas de quoi le vêtir ? 1514 Mort d'Anne de Bretagne, reine de France, au château de Blois. Fille et héritière du duc François II et de Marguerite de Foix, Anne de Bretagne était née à Nantes, en 1476. Quoiqu'elle eût été promise à Maximilien d'Autriche, qui l'avait même épousée par procuration, elle fut mariée à Charles VIII, roi de France, en 1491. Elle avait toutes les grâces de la jeunesse et de la figure. Sa taille était noble. Elle n'avait d'autre défaut que d'être un peu boiteuse ; mais à peine s'en apercevait-on, par le soin qu'elle prenait de le cacher. Les qualités de son esprit répondaient aux agréments de son corps. Pendant l'expédition de Charles en Italie, son épouse gouverna le royaume avec une prudence et une sagesse peu communes. Après la mort de ce prince, elle fut deux jours sans manger, couchée par terre, et pleurant sans cesse. Elle en prit le deuil en noir, quoique les reines l'eussent porté en blanc jusqu'alors. Ses dames de compagnie la plaignant un jour d'être à son âge, et sans enfants, veuve d'un si grand roi, elle répondit : « Qu'elle demeurerait plutôt veuve toute sa vie, que de s'abaisser à un moindre qu'à son premier époux... » Louis XII, successeur de Charles VIII, vint à bout de la consoler. Il épousa Anne, qu'il avait aimée lorsqu'il n'était encore que duc d'Orléans. Cette princesse donna à sa cour un grand éclat par le grand nombre de demoiselles de qualité, bretonnes et françaises, qu'elle appela auprès de sa personne. Sa maison était une excellente école. Elle leur offrait le modèle des vertus, et leur donnait l'exemple du travail. C'est elle qui forma l'établissement des filles d'honneur de la reine, remplacées, en 1673, par les dames du palais. Jouissant de la plus grande partie des revenus de la Bretagne, elle s'en servait pour secourir les misérables, pour donner des équipages aux pauvres officiers, pour soulager leurs enfants et leurs veuves. Mais, parmi les objets de sa libéralité, elle choisissait de préférence les Bretons : aussi le roi, « dans ses goguettes » dit Brantôme, l'appelais quelquefois sa Bretonne, parce qu'elle avait réellement le coeur plus breton que français. Elle aimait les savants et leur faisait du bien. Une de ses manies était de vouloir paraître plus instruite qu'elle ne l'était. Dans les audiences qu'elle donnait aux ambassadeurs, elle mêlait toujours dans la conversaiton quelques mots de leur langue, qu'elle avait eu soin d'apprendre par coeur. Elle était naturellement éloquente, judicieuse, sensée, agréable. Son coeur était généreux, sensible et franc, mais sa hauteur l'avait rendue vindicative. Trop fière de sa vertu, elle voulut gouverner son second époux, et y réussit malgré ses caprices. Lorsqu'on lui disait que sa femme prenait trop d'empire sur lui, il répondait : « Il faut souffir quelque chose d'une femme, quand elle aime son mari et son honneur. » C'est la première de nos reines qui ait joui de la prérogative d'avoir des gardes à elle, outre cent gentilhommes, et de donner audience aux ambassadeurs. 1522 Le Hollandais Adriaan Floriszoon devient pape sous le nom d'Adrien VI. 1708 Prmeière du Légataire universel, pièce de Regnard. Cet auteur, dont toutes les comédies sont pleines de gaieté et de bonne humeur, était aussi le plus merveilleux des hôtes. Il définissait d'ailleurs lui-même, et en vers, sa propre hospitalité : Grand'chère, vin délicieux, Belle maison, liberté tout entière ; Bals, concerts, enfin tout ce qui peut satisfaire, Le goût, les oreilles, les yeux. Ici le moindre domestique A du talent pour la musique ! Un jour, au retour de la chasse, il s'était senti incommodé. Au lieu de faire venir son médecin, il demanda tout simplement à son métayer de lui donner la même purge qu'il donnait habituellement aux chevaux malades, et il mourut quelques heures plus tard de ce remède de cheval. 1719 Le roi Philippe V d'Espagne a des prétentions au trône de France. Pour les déjouer, le régent met en scène un attentat contre sa personne. L'attentat aurait été fomenté dans l'entourage de l'ambassadeur d'Espagne, ce qui tient lieu de prétexte à l'entrée en guerre. 1757 Mort de Bernard le Bouvier de Fontenelle, né à Rouen le 11 février 1657. Il peut être regardé comme l'esprit le plus universel que le siècle de Louis XIV ait produit. Fils d'un avocat et neveu de Corneille, doté d'un bel esprit, il fréquenta très tôt les salons et prit parti pour les Modernes lors de la fameuse querelle des Anciens et des Modernes. Si son oeuvre dramatique ne connut qu'un succès mitigé, Fontenelle fut plus heureux dans le domaine de la philosophie ou de la vulgarisation scientifique, avec Entretiens sur la pluralité des mondes en 1686 ou encore Histoire des oracles en 1687). Elu à l'Académie en 1681, il poursuivit dans cette voie avec ses Eloges et ses Préfaces qui lui valurent l'admiration de Voltaire. : « l'ignorant l'entendit ; le savant l'admira », dira-t-il de Fontenelle. 1795 Premiers cours de la future École normale supérieure. 1873 Charles Louis-Napoléon Bonaparte, plus connu sous le nom de Napoléon III, meurt à Chislehurst, dans le Kent en Angleterre. Il était né à Paris en 1808. 1905 Mort de Louise Michel. La célèbre héroïne de la Commune, était une ancienne institutrice si passionnée par les idées révolutionnaires qu'elle en avait perdu toute féminité. « Elle est laide, disait un journaliste, mais si on essaye d'oublier qu'elle est femme, sa laideur ne choque plus. » Elle racontait d'ailleurs elle-même avec beaucoup d'humour que suivie un soir, dans une rue de Paris, par un mauvais garçon en quête d'aventure, elle s'était brusquement retournée vers lui. L'homme s'était enfui épouvanté. 1909 L'expédition britannique commandée par sir Henry Shackleton plante le drapeau anglais à 179 km du pôle Sud.
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| Posté le 11-01-2006 à 18:57:05
| LE 10 JANVIER.... 1430 Création du plus prestigieux ordre de chevalerie, la Toison d'Or. C'est Philippe le Bon, duc de Bourgogne, comte de Flandres, qui le créa à Bruges (Belgique). Le puissant duc arbitrait alors la destinée de la France, entre le Français Charles VII et l'Anglais Henri V. L'ordre devait regrouper, autour de Philippe, les principales personnalités flamandes et bourguignonnes, au moment où, grâce à Jeanne d'Arc, le sacre de Charles risquait de lui rallier nombre d'hésitants. Il avait aussi pour mission de faire revivre la chevalerie chrétienne, qui avait jadis entraîné les Croisés vers les lieux saints. Le choix de la Toison d'or, soustraite au dragon par Jason, symbolisait Jérusalem. 1663 Jacques Ier, roi d'Angleterre, menaça de faire pendre tous les fumeurs, mais dut y renoncer s'il ne voulait pas décimer son royaume. Abbas Ier, spetième chah de Perse, faisait couper les lèvres aux amoureux du tabac. Le tsar de Russie, lui, était partisan de la bastonnade, tandis que le pape excommuniait. Quant au sultant Amurat IV, il préférait couper le nez des récalcitrants. 1705 Mort d'Etienne Pavillon, connu par quelques poésies où l'on trouve quelquefois de la grâce et de la délicatesse. On y distingue, entre autres pièces, une espèce d'éloge ou d'apologie de l'inconstance, où l'on trouve cette strophe : Ulysse qui, pour sa sagesse, Fut si célèbre dans la Grèce, Quoiqu'amoureux et bien traité, Refusa, malgré sa tendresse, D'accepter l'immortalité, A la charge d'aimer toujours une déesse. 1724 En Esgane, Philippe V abdique la couronne. Il était attaqué d'une mélancolie profonde qui le rendait quelquefois incapable de tout travail. Ce fut pour dérober cet état aux yeux de la nation, que ceux qui le conseillaient, se prêtèrent au projet qu'il forma, d'abdiquer la couronne ; il la désigna à son fils aîné et se retira au château de Balsain, avec la reine, son confesseur et son ministre de confiance ; mais le jeune roi don Louis, n'eut d'abord que les honneurs de la royauté ; c'était à Balsain que se décidaient toutes les affaires. Cependant, quoique ce règne n'ai duré que quelques mois, les ministres du nouveau roi, tous nommés par Philippe, tentèrent de brouiller le père et le fils. On proposa dans leconseil de Louis, de retrancher la moitié de la pension du roi Philippe, sous le prétexte du désordre des finances. Louis rejeta cette proposition avec l'indignation qu'elle méritait. Philippe en fut instruit ; et lorsqu'il remonta sur le trône, à la mort de son fils, il dit au marquis de Leyde, l'un de ceux qui avait opiné pour le retranchement, et qui lui devait sa fortune : « M. le marquis de Leyde, je n'aurais jamais cru cela de vous. » De Leyde se retira de la cour et mourut de chagrin peu de temps après. 1762 Création à Lyon de la première école au monde de médecine vétérinaire, grâce à la protection de Bertin, contrôleur général des Finances et ancien intendant de la généralité du Lyonnais. Le projet avait été accepté par Louis XV le 4 août 1761. Cette école connut un grand succès : les élèves vinrent de toutes les provinces de France et de l'étranger. En 1764, Louis XV lui conféra le titre d'École royale vétérinaire. 1778 Mort de Charles Linné, l'un des plus grands naturalistes du XVIIIe siècle, chevalier de l'étoile polaire, membre de toutes les académies des sciences de l'Europe, et professeur de botanique à l'université d'Upsal. Gustave III, roi de Suède, fit frapper une médaille pour éterniser sa mémoire : elle offre d'un côté le buste de ce savant naturaliste, et de l'autre la déesse Cybèle, ou la nature affligée, entourée des attributs des trois règnes, animal, végétal et minéral. 1840 Dumont d'Urville découvre la Terre Adélie (Pôle Sud). Il lui donne le nom de sa femme et en prend possession au nom de la France. 1863 Inauguration de la première ligne de Metropolitain souterrain à Londres. Le premier tronçon fait 6 322 m. 1870 Mort de Victor Noir. Pierre Bonaparte - l'un des fils de Lucien, frère de Napoléon Ier - tue ce jour-là Victor Noir, un jeune rédacteur du journal de Rochefort, la Marseillaise. La publication avait attaqué le prince Bonaparte de manière assez grossière. L'auteur de l'article, Grousset, avait même insulté toute la famille impériale, et un duel avait été prévu entre le pamphlétaire et le neveu du grand empereur. Victor Noir, de son vrai nom Ivan Salmon, était l'un des deux jeunes témoins envoyés par Grousset au prince, à son domicile 9 rue d'Auteuil. L'entrevue prit tout de suite un caractère violent, Victor Noir frappa Bonaparte de sa canne au visage et le prince Pierre fit feu... Il alla aussitôt se constituer prisonnier, mais, le surlendemain, les funérailles de Victor Noir devaient donner lieu à de violentes manifestations contre le régime impérial et grouper autour du cerceuil de Victor Noir les futurs communards.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 11-01-2006 à 18:57:43
| LE 11 JANVIER ... 1443 Mort de Vignollès dit La Hire. Il acquit son célèbre surnom de La Hire à la suite d'une terrible colère qu'il piqua pendant le siège de Coucy. On raconte qu'un jour où il fut reçu par Charles VII afin de lui demander d'envoyer des secours à Orléans, il trouva le roi fort occupé à préparer une fête. - Qu'en pensez-vous, La Hire ? - Je pense, lui répondit La hire, qu'on ne saurait perdre plus gaiement un royaume ! 1569 La première loterie est tirée en Angleterre, à la cathédrale Saint-Paul, sous le patronage de la reine Elizabeth Ière. 1673 Racine est reçu à l'Académie française. Fléchier et Racine furent reçus le même jour. Fléchier parla le premier et obtint de si grands applaudissements que Racine désespéra de pouvoir atteindre au même succès. Il fut tellement intimidé et déconcerté qu'il ne fit que balbutier son discours dont personne ne comprit d'ailleurs un traître mot. 1774 Naissance du général français Antoine Drouot, qui accompagna Napoléon à l'île d'Elbe et fut surnommé le Sage de la Grande Armée. Il décèdera en 1847. 1814 Trahison de Murat. A la suite d'un ultimatum de Metternich apporté par Neiperg, le futur époux de Marie-Louise, et après quatre jours d'ultimes temporisations , Murat se décide à trahir Napoléon. Ce jour, il acceptait de mettre à la disposition des Alliés un contingent de 30 000 hommes et renonçait à son royaume.
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| | baoe | | Pierre de l'édifice |  |  | | 2118 messages postés |
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| Posté le 11-01-2006 à 19:08:02
| j'ai oublié, le 11 janvier c'est aussi l'anniversaire de l'homme de ma vie ^^ meme si ca n'interesse personne lol
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| | baoe | | Pierre de l'édifice |  |  | | 2118 messages postés |
| Posté le 11-01-2006 à 19:11:31
| évènement historique! |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 11-01-2006 à 19:14:42
| bein voui surtout qu'il n'aurait pas du survivre ^^ a sa naissance les médecins lui laissaient comme chance, 50% qu'il décédait, ou 50% qu'il dinirait handicapé mentale.... bon meme s'il est pas bien net ^^ il est bien la!! et vi c'est exceptionnel ^^
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| | Posté le 11-01-2006 à 20:45:30
| et ba, tu avais oublié kaé??? o0 ^^ |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 11-01-2006 à 20:55:12
| non ^^ heureusement
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 12-01-2006 à 20:41:41
| LE 12 JANVIER... 49 av. J.-C César franchit le Rubicon à la tête de son armée marquant ainsi le début de la guerre civile. 888 Mort de l'empereur Charles le Gros. Ayant été déposé par les principaux seigneurs de l'Empire, ce monarque infortuné ne put survivre à sa disgrâce : le chagrin termina ses jours deux mois après qu'il ait été détrôné. Quelques-uns prétendent qu'il fut étranglé par ses propres domestiques. C'était un prince juste, bienfaisant, et plein de dévotion. Il fut malheureux car, pour se soutenir sur un trône agité par de grands orages, il faut plus d'audace que de bonté, et plus d'esprit que de vertu. La mort de ce prince est la véritable époque de la chute de la famille des Pépin. Ce fut des débris de son trône que se formèrent ces principautés connues sous différents noms : en France et en Italie, les duchés et les comtés ; en Allemagne, les margraviats, les landgraviats, récompenses amovibles jusqu'alors, devinrent des états indépendants, que s'arrogèrent les complices de la déposition de l'infortuné Charles. L'Italie, la Germanie et la France, unies depuis plusieurs siècles, formèrent des états séparés, où régnèrent une foule de petits tyrans acharnés l'un l'autre à se détruire. 1519 Mort de l'empereur Maximilien Ier. Archiduc d'Autriche, il monta sur le trône impérial après la mort de son père Frédéric IV, en 1493. Il avait d'abord épousé par procuration Anne de Bretagne ; mais Charles VIII, roi de France, l'ayant épousée plus réellement, Maximilien fut amplement dédommagé par son mariage avec Marie, fille et héritière de Charles le Téméraire, qui lui apporta en dot la plus grande partie des Pays-Bas. Le trait le plus remarquable de la vie de Maximilien, est l'envie qu'il eut d'être pape. Cette envie ne fut pas un mouvement passager : il avait demandé sérieusement à Jules II d'être son coadjuteur, et, sur son refus, il s'était lié avec Louis XII, pour la convocation du concile de Pise, en vue d'y faire déposer Jules, et de se faire élire à sa place. A l'ambition du pontificat, il joignait celle de la canonisation, et s'il fût parvenu à cet honneur, il eût été un nouveau saint Christophe, car il avait près de huits pieds de hauteur. Il mourut d'un excès de melon à Inspruck. Après sa mort on s'empressa d'ouvrir deux grands coffres, qu'il faisait conduire à sa suite dans tous ses voyages, et déposer tous les soirs dans sa chambre. On s'imagina qu'ils renfermaient ses trésors ou ses papiers les plus importants : opn les ouvrit ; on trouva dans l'une une bière, et dans l'autre une pierre de marbre, sur laquelle était gravée son épitaphe. 1682 Le tsar Fedor II convoque les chef des familles nobles de Russie, se fait remettre les chartes de leurs ancêtres et les brûle, mettant fin ainsi à leurs querelles vaniteuses. 1684 Louis XIV épouse Mme de Maintenon après la mort de Marie-Thérèse. 1783 Mort de madame de Beaumont. Cette dame est connue par les Lettres du marquis de Roselle, roman estimable par la vérité des événements, des moeurs, des caractères ; tableau fidèle des courtisanes du jour et des hommes sans morale et sans honneur qui les encensent. Ce livre, où l'on peint si bien tous les artifices des vices dominants, était pourtant l'ouvrage d'une femme vertueuse. Le commercede madame de Beaumont était intéressant par son inaltérable douceur, par sa politesse vraie et noble, par une gaieté douce, par un heureux mélange de prudence et de sensibilité, par le ton de la bonne compagnie, par un excellent esprit, par une mémoire ornée d'agréables connaissances. 1794 Adrien Lamourette, évêque constitutionnel de Lyon, membre de l'assemblée législative, est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. Après qu'il eût été condamné, il fit le signe de la croix, et dit publiquement, « qu'il était l'auteur de tous les discours que Mirabeau avait prononcés sur le clergé et sur les matières ecclésiastiques ; qu'il regardait son supplice comme un juste châtiment de la Providence, et qu'il y marchait avec la plus grande résignation et le plus grand repentir. »
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 14-01-2006 à 16:27:59
| LE 13 JANVIER... 491 Mort de l'empereur Zenon l'Isaurique, prince hérétique, lâche et débauché, qui fut le tyran de l'Église et de l'Empire. On prétend qu'étant tombé dans un accès de mal caduc, l'impératrice Ariane, sa femme, le fit enterrer vif : il cria du fond de son tombeau qu'on vint le retirer ; les gardes lui répondirent que Basilique régnait à sa place. Il mourut enragé, après avoir mangé ses poings et ses pantoufles. 1151 Mort de l'abbé Suger. C'est le premier et le seul ministre de France, qui ait été honoré du glorieux nom de père de la patrie ; Louis le Jeune lui déféra ce beau titre de concert avec le peuple, en récompense de la sagesse avec laquelle il avait gouverné l'Etat, dont il avait été nommé régent, au départ de Louis pour la croisade. 1327 Déposition d'Édouard II, premier exemple d'un roi d'Angleterre déposé par l'autorité du parlement. Ce malheureux prince, vaincu par des sujets révoltés, se vit contraint de remettre la couronne, le sceptre et les marques de la dignité royale, entre les mains des députés de la nations. Cette formalité achevée, on procéda à la dégradation. Un nommé Trussel, juge, et qui, dans cette occasion, faisait office de procureur spécial du peuple, lut au roi l'acte qui déliait ses sujets de leur serment ; il est trop singulier, pour ne point trouver place ici : « Moi, Guillaume Trussel, procureur du parlement et de toute la nation Anglaise, je vous déclare en leur nom et en leur autorité, que je révoque et rétracte l'hommage que je vous ai fait, et, dès ce moment, je vous prive de la puissance royale, et proteste que je ne vous obéirai plus comme à mon roi. » S'il faut en croire Rapin de Thoiras, ce fut ce même Trussel qui, après le combat où Edouard fut fait prisonnier, se donna à lui et aux autres rebelles le barbare plaisir de faire raser ce prince avec de l'eau froide, tirée d'un fossé bourbeux. « Quoi que vous fassiez, dit alors le roi, vous ne m'ôterez pas l'usage de l'eau chaude. » Et des torrents de larmes coulèrent de ses yeux, ajoute cet historien. Après sa déposition, Edouard fut emprisonné, et mourut en prison au bout d'un an, d'un fer chaud que des scélérats lui enfoncèrent dans le corps. 1493 Christophe Colomb pense découvrir l'île des légendaires Amazones. Il rencontre ce jour les Ciguayos du nord de Haïti, dans le golfe des Flèches, qui lui parlent des îles de Carib et de Matinino. Il notera sur son journal de bord que cette dernière était habitée par des femmes seules auxquelles les hommes venaient rendre visite à certaines époques de l'année, venant de Carib ; que lorsqu'elles donnaient le jour à un garçon, celui-ci était envoyé dans l'île des hommes tandis que lorsqu'il s'agissait d'une fille, elles la gardaient dans la leur. Colomb envisage de se rendre sur ces îles pour ramener quelques autochtones et les montrer en Espagne. Pour cause d'avarie, il devra cependant rebrousser chemin. Les conquistadores associeront plus tard la légende des femmes de l'île de Martinino décrites par Colomb aux Amazones. 1595 François Ier fait interdire toute impression de livres en France sans autorisation. Il s'agit de la première censure officielle mondiale touchant les livres. 1631 Signature à Bärwalde, dans le marquisat de Brandebourg, du traité d'alliance pour cinq ans entre Louis XIII, roi de France, et Gustave Adolphe, roi de Suède, pour le rétablissement des princes d'Allemagne. 1687 Mort de Claude, le plus célèbre de tous les ministres protestants. Il était né dans le Rouergue. Il professa d'abord la théologie à Nîmes avec le plus grand succès ; il fut ensuite ministre de Charenton près de Paris, jusqu'en 1685, année de la révocation de l'édit de Nantes. Il passa alors en Hollande, où le prince d'Orange lui donna une retraite honorable à La Haye. Claude était regardé par son parti comme un oracle, et comme un émule digne des Bossuet, des Arnaud et des Nicole. Le premier ne dédaigna pas de se mesurer avec lui de vive voix, dans cette fameuse conférence qui se tint chez mademoiselle de Duras, et où ces deux athlètes déployèrent, l'un toute la force, et l'autre toutes les subtilités de la dialectique. L'honneur d'avoir été jugé digne par Bossuet d'un pareil tête-à-tête, suffit pour immortaliser Claude. 1691 Mort de George Fox, fondateur des Quakers. Cherchant à se rapprocher de la religion primitive, les Quakers s'habillaient toujours de couleur sombre, s'élevaient contre la danse, le théâtre et les jeux de hasard. Les hommes étant tous égaux, ils ne se découvraient devant personne, tutoyaient tout le monde, même les plus hauts magistrats, ce qui ne manquait pas de leur attirer quelques ennuis. Toujours dans cette recherche d'égalité, les imprimeurs quakers publiaient leurs livres sans aucune majuscule. 1791 Un décret républicain supprime le monopole et les privilèges des grands théâtres nationaux. 1898 Emile Zola publie dans l'Aurore une lettre ouverte adressée au président de la République, débutant celle-ci par le célèbre « J'accuse » et la terminant courageusement par : #171; Je n'ignore pas que je me mets sous les coups de la loi qui punit les délits de diffamation. Et c'est volontairement que je m'expose... J'attends ! » La seconde Affaire Dreyfus commençait.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 14-01-2006 à 16:28:41
| LE 14 JANVIER... 379 L'empereur Gratien se voyant attaqué de concert par les Goths et autres nations barbares, associe Théodose à l'Empire. 936 Mort de Raoul, roi de France. Ne laissant pas d'héritiers mâles, il y eut après sa mort un interrègne en France, pendant lequel on data tous les actes par cette formule inhabituelle : « Depuis la mort de Raoul, Jésus-Christ régnant, et dans l'attente d'un roi ». 1313 Le pape Clément V absout les Vénitiens. En 1308, les Vénitiens s'étant emparés de Ferrare sur les princes de la maison d'Est, le pape Clément V mit à cette occasion la seigneurie en interdit. Les Vénitiens ne tenant aucun compte de cet anathème, le pape fit prêcher contre eux la croisade, et envoya le cardinal de Pelignio, son parent, pour commander l'armée en qualité de légat. Le cardinal gagna sur les Vénitiens une sanglante bataille près du Pô, et reprit Ferrare. En 1313, les Vénitiens, après bien des prières et des soumissions, obtinrent enfin, le 14 janvier, l'absolution des censures ; mais elle leur coûta cher, car le pape Clément V exigea pour l'accorder cent mille florins d'or. Les formalités de cette absolution furent aussi humiliantes que le prix en fut excessif : il fallut que la seigneurie envoyât un ambassadeur à Avignon, où était le pape, pour la recevoir. Cet ambassadeur fut Nicolas Dandolo. Avant de commencer la cérémonie, on l'obligea de mettre à son cou un collier, comme celui des chiens, et les grands pénitenciers le menèrent par une corde attachée à la boucle de ce collier, jusqu'aux pieds du pape, à qui il demanda pardon. 1526 François Ier sort de prison. Ayant été pris à la funeste bataille de Pavie le 24 février 1525, le roi resta près d'une année prisonnier à Madrid, où il fut traité par son vainqueur Charles-Quint, non avec les égards qu'il devait à un prince malheureux et son égal, mais avec la dureté d'un corsaire envers un esclave opulent. François Ier fut obligé, pour sortir de prison, de céder à l'empereur le duché de Bourgogne, une partie de la Franche-Comté, tout ce qu'il prétendait au delà des Alpes, la suzeraineté sur la Flandre et l'Artois, la possession de Lille, d'Arras, de Tournai et autres villes ; enfin, pour comble d'humiliation, il épouse en prison la soeur de l'empereur : le comte de Lanois, l'un des généraux qui l'avaient fait prisonnier, vient en botte lui faire signer ce mariage forcé. Ce traité de Madrid était aussi funeste que celui de Brétigny (8 mai) ; mais François Ier en liberté n'exécuta pas son traité comme le roi Jean. Ayant cédé la Bourgogne, il se trouva assez puissant pour la garder, il perdit la suzeraineté de la Flandre et de l'Artois ; mais en cela il ne perdit qu'un vain hommage. Ses deux fils furent prisonniers à sa place, en qualité d'otages ; mais il les racheta pour de l'argent. Le roi avait donné sa parole expresse à Charles-Quint de lui remettre la Bourgogne, serment fait par faiblesse, faussé par raison, mais avec honte. Il en essuya le reproche de l'empereur ; il eut beau lui répondre : « Vous avez menti par la gorge, et toutes les fois que vous le direz, mentirez », la loi de la politique était pour François Ier mais la loi de la chevalerie était contre lui. Le roi demanda au pape Clément VII une bulle d'absolution, pour avoir cédé la suzeraineté de la Flandre et de l'Artois : il se faisait absoudre pour avoir gardé un serment qu'il ne pouvait violer, et il ne se faisait pas absoudre d'avoir juré qu'il céderait la Bourgogne, et de ne pas l'avoir cédée. La bulle de Clément VII, est du 25 novembre de la même année. 1559 Couronnement d'Élizabeth Ière. « Je suis un roi, je ne suis pas une femme », avait coutume de dire Elizabeth Ière. Mais elle ajoutait aussi : « Si vous saviez ce que sont mes nuits, vous ne me conseilleriez pas d'aller me reposer ». 1641 Première représentation de Mirame, oeuvre du cardinal de Richelieu qui, pour cette occasion, fit construire la salle de théâtre du Palais-Royal. 1794 Jacques Roux, prêtre constitutionnel, s'intitulant prédicateur des sans-culottes, le même qui avait accompagné Louis XVI, le 21 janvier, ayant été traduit au tribunal de police correctionnelle, pour quelques mouvements dont on l'accusait d'être l'auteur, est renvoyé par devant le tribunal révolutionnaire ; mais au moment où il sortait, il tire de sa poche un couteau, qu'il s'enfonce à plusieurs reprises dans le sein. 1797 Bataille de Rivoli, en Italie, gagnée par le général Bonaparte, contre le général Alvinzi, qui conduisait une armée de cinquante mille hommes au secours de Mantoue. L'ennemi perdit ses provisions de bouche et de guerre, soixante pièces de canon, vingt-quatre drapeaux, et vingt-trois mille hommes faits prisonniers, parmi lesquels était un corps de volontaires levés à Vienne, auquel l'impératrice avait fait présent d'un drapeau qu'elle avait brodé de sa main. Au moment où la victoire se déclarait pour les Français, les volontaires mirent le feu à ce drapeau, pour empêcher qu'il ne tombât entre les mains des vainqueurs. 1809 L'Angleterre et l'Espagne s'allient contre Napoléon.
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