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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 16-01-2006 à 17:30:41
| LE 16 JANVIER... 69 Assassinat de l'empereur Galba. Sulpitius Galba, de la famille des Sulpices, féconde en grands hommes, fut d'abord gouverneur de l'Espagne tarragonaise. Au rapport de Suétone, il y rendit un jugement qui marque assez d'intelligence, et qu'on pourrait comparer à celui de Salomon. Deux citoyens se disputaient devant lui la possession d'un cheval ; les témoins produits de part et d'autre, ne s'accordaient pas. Galba ordonna que l'animal soit conduit à son abreuvoir ordinaire, les yeux bandés, qu'ensuite on lui ôte son bandeau, et qu'il appartiendra à celui des deux citoyens chez qui il retournera de lui-même. Malgré tous les soins que prenait Galba, pour ne donner aucun ombrage à Néron, il lui devint suspect, et son arrêt de mort fut prononcé. Galba n'eut d'autre ressource que de se faire proclamer empereur, et il fut reconnu en cette qualité dans toute la Gaule. « Cet empereur, dit Mabli, dévoila un secret funeste aux Romains et funeste à lui-même, en leur apprenant qu'un empereur pouvait être élu hors de Rome. » Avant de monter sur le trône, Galba avait promis de grandes sommes aux soldats prétoriens, mais il les refusa, dès qu'il y fut monté : « Un empereur, leur dit-il fièrement, doit choisir ses soldats, et non les acheter. » Les soldats irrité de cette réponse, proclamèrent Othon, et assassinèrent Galba. 1368 Assassinat de Pierre Ier, roi de Chypre. De la famille des Lusignan, Pierre avait fait enlever par son fils deux chiens de chasse au chevalier Henri Giblet, ce qui occasionna une querelle entre le fils de Giblet et le jeune prince. Le roi prenant le parti de son fils, se vengea, non seulement sur le jeune Giblet, mais encore sur sa soeur. Il leur fit tous deux souffrir un indigne traitement. Les principaux de la noblesse, outrés d'indignation, pénétrèrent pendant la nuit dans l'appartement du roi et l'assassinèrent de cinquante coups de poignard, dans son lit, à côté de la reine. Leur fureur ne se termina point là. Après sa mort, ils mirent sur sa tête une couronne de parchemin, un sceptre de même matière dans ses mains, l'habillèrent d'un habit tout troué, le chaussèrent de vieux souliers tout crottés, et le portèrent en cet état à Sainte-Sophie de Nicosie, et de là aux Dominicains, sépulture ordinaire des rois de Chypre. 1518 Mort du maréchal de Trivulce, seigneur milanais, qui commanda les armées françaises avec beaucoup de distinction sous François Ier et Louis XII. Il s'était trouvé à dix-huit batailles rangées, notamment à celle de Marignan, qu'il appelait une bataille de géants. Louis XII, avant de porter la guerre en Italie, lui ayant demandé ce qu'il fallait pour la faire avec succès : « Trois choses sont absolument nécessaires, répondit Trivulce ; 1. de l'argent ; 2. de l'argent ; 3. de l'argent. » 1547 Sacre d'Ivan le Terrible A 16 ans, le prince de Moscou Ivan IV est sacré tsar de toutes les Russies dans la cathédrale de l'Assomption, à Moscou. Le titre de tsar, déformation de "César", était utilisé autrefois pour désigner les empereurs byzantins et tartares. La politique d'Ivan IV sera marquée par de nombreuses réformes et par un affaiblissement de la puissance des princes russes. Quand son régime et la répression se feront de plus en plus durs à la fin de son règne, Ivan sera surnommé "le Terrible" ou "le Redoutable". 1556 Charles Quint, chef du saint empire romain germanique (Espagne, Pays-bas, Franche-Comté, Autriche, Allemagne, Sicile et Italie) abdique 1589 Bussy-le-Clerc traîne le parlement à la Bastille. D'abord maître en fait d'armes, puis procureur au parlement, il fut le plus insolent et le plus fanatique de la faction des seize, dans le temps de la Ligue et su siège de Paris, sous Henri IV. « Je n'ai qu'un enfant, disait-il, mais je le mangerais plutôt à belles dents que de me rendre. » Le duc de Guise l'avait fait gouverneur de la Bastille. Sur le refus du parlement d'autoriser les fureurs de la Ligue, Bussy-le-Clerc se transporta à la grand'chambre, suivi de cinquante satellites, et, le pistolet à la main, il ordonna au premier président de Harlai, aux présidents de Thou et Pothier de le suivre. Il alla ainsi de chambre en chambre, se saisir des magistrats qu'il soupçonnait être attachés au roi ; tous furent conduits à la Bastille, où Bussy les fit traiter avec la plus grande dureté, les faisant jeûner au pain et à l'eau, ce qui le fit surnommer le grand pénitentier du parlement. Il créa ensuite un parlement nouveau, ou plutôt il obligea les magistrats qui restaient, à continuer leurs fonctions après avoir fait serment à la Ligue. L'audience fut tenue le lendemain par le président Barnabé Brisson qui, voulant se ménager entre les deux partis, protesta en secret, devant deux notaires, qu'il cédait à la violence. 1666 La France, alliée de la Hollande, déclare la guerre à l'Angleterre 1687 Mort d'Olivier Patru. Avocat au parlement de Paris, membre de l'académie française, il contribua beaucoup à régler, à épurer le langage ; et quoiqu'il ne passât point pour un avocat profond, on lui dut néanmoins l'ordre, la clarté, la bienséance, l'élégance du discours, mérites absolument inconnus avant lui au barreau. Bossuet l'étant allé voir dans sa dernière maladie, lui dit : « On vous a regardé jusqu'ici, monsieur, comme un esprit fort ; songez à détromper le public par des discours sincères et religieux. - Il vaut mieux que je me taise, répondit Patru ; on ne parle dans ces derniers moments que par faiblesse ou par vanité. » « Patru, dit Vigneul-Marville, ne passait pas pour un jurisconsulte, ni pour un avocat utile aux autres, ni à lui-même. Auzonet, Petit-Pied, avec leur vieux style, remportaient tous les écus du palais, tandis que Patru, avec son élégance, n'y gagnait pas de quoi avoir de bonne soupe. » Patru ayant été obligé de vendre sa bibliothèque, Boileau, son ami, la lui acheta, et eut la générosité de lui en laisser la jouissance. Ce bienfait ne fit que resserrer davantage leur amitié. 1701 Promulgation d'un décret portant que, désormais, le recrutement dans l'armée se fera par tirage au sort. 1761 La France perd Pondichéry Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule devant les Anglais à Pondichéry au terme de huit mois de siège. La France ne lui pardonnera pas cette défaite et l'accusera de trahison, eu égard à ses origines irlandaises. Lally-Tollendal sera jugé par le Parlement de Paris et exécuté en 1766. Son fils, avec le soutien de Voltaire, obtiendra sa réhabilitation en 1778. 1778 La France reconnaît l'indépendance des Etats-Unis. 1793 Louis XVI est condamné à une voix. Le soir de ce 16 janvier 1793, une brume glaciale enveloppe Paris. A la lumière des quinquets, la Convention juge le roi, et chaque député monte à la tribune pour répondre à cette terrible question : « Quelle peine doit-on infliger à Louis ? » Toute la nuit, le défilé se poursuit. L'aube naît... Une seconde journée commence. Certains députés comptent les votes, d'autres dorment étendus sur les bancs. L'eau-de-vie circule dans les tribunes. Les paris sont ouverts. On rit. Et toujours, faisant vibrer la verrière, ces grandes clameurs de haine devant ceux qui ne tremblent pas. On connaît le résultat : après trente-sept heures de séance, sur sept cent vint et un votants, trois cent soixante et un députés - exactement le chiffre de la majorité absolue - ont voté « pour la mort sans condition ». On dit parfois que, sans la voix de son cousin Philippe-Egalité, Louis XVI échappait à l'échafaud. On peut appliquer ce cruel jeu de l'esprit à Morrisson, député de la Vendée. Avocat originaire de Palluau en Vendée, Morrisson est un royaliste ardent. Il ne pense même pas avoir le droit de répondre à la question posée par la Convention. Aussi décide-t-il de s'abstenir. Le député modéré du Pas-de-Calais, Dannon, « chef de l'armée d'indulgence », le supplie de revenir sur sa décision. Si Morrisson refuse de voter, sa voix ne sera point comptée. Elle sera perdue. - J'opinerais sur la question, déclare le Vendéen, s'il ne s'agissait que de prendre une mesure de sûreté générale ; mais l'Assemblée a décrété qu'elle porterait un jugement, et moi je ne crois pas que Louis soit justiciable. Je m'abstiens donc de prononcer. Dannon « lève les bras » nous dit Arthur Conte. Il sera encore plus désespéré lorsque, les votes terminés, le pointage officieux démontrera que le chiffre des voix pour la mort est celui-là même exigé pour la majorité absolue : trois cent soixante et un. Certains affirment que Morrisson pourrait encore revoir sa position, le pointage officiel n'étant pas encore donné. Tous les regards se portent sur lui. Mais le Vendéen demeure de marbre et la majorité absolue n'atteindra donc pas le chiffre de trois cent soixante-deux suffrages ; le roi est condamné ! Robespierre et ses amis ne pouvaient décemment pas envoyer à l'échafaud celui qui, malgré lui, avait été ainsi l'instrument du destin. La Terreur l'oublia, mais Louis XVIII se refusa à lui donner l'avancement qu'il sollicitait lors de la Restauration. Morrisson demeura modeste juge au tribunal d'appel de Bourges et ne siégea pas à la cour royale de Paris, ainsi qu'il l'avait demandé. Pourtant, le roi ne lui devait-il pas quelque peu son trône ?... 1797 Fin de la bataille de Rivoli. 1875 Verlaine sort de prison Condamné à deux ans d'emprisonnement, le 27 août 1873, le poète bénéficie d'une remise de peine pour bonne conduite et sort de la prison de Mons. Paul Verlaine avait été condamné pour avoir tiré deux coups de revolver alors qu'il était saoul sur son amant Arthur Rimbaud. Peu après sa sortie, il partira rejoindre Rimbaud à Stuttgart où ce dernier travaille en tant que précepteur.
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3754 messages postés |
| Posté le 16-01-2006 à 18:13:49
| faut être con quand même pour louis 16, m'enfin, je pense que sa voix n'aurait rien changé au final
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 16-01-2006 à 18:20:20
| une erreur que ma signalé erwann c'est glissé dans je sais plus quelle date ^^ ca doit etre henri 8 et pas henri 7 (de mémoire j'espère que je me replante pas!!)
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 18-01-2006 à 15:18:15
| LE 17 JANVIER... 1258 Hulagu Khan se présente aux abords de Bagdad et décime l'armée califale. Quelques jours plus tard, il entamera un siège de la ville, avant de la piller. 1562 L'Édit de Janvier, plus communément appelé l'Edit de Saint-Germain, accorde certaines tolérances aux Huguenots. 1601 La France s'agrandit La France et la Savoie signent le traité de Lyon qui met fin à la guerre entre les deux pays. En échange du marquisat de Saluces, Henri IV reçoit de Charles-Emmanuel de Savoie le Bugey, la Bresse, la Volromey et le pays de Gex (l'actuel département de l'Ain). 1665 Mesure d'austérité décidée par Louis XIV : il est interdit de porter, sans la « permission expresse du roi », passementeries, broderies d'or ou d'argent et dentelles sur son justaucorps. 1793 Vote à la Convention. 387 conventionnels (pour une majorité absolue de 361 voix), dont Philippe-Egalité, votent pour la mort de Louis XVI. Parmi ceux-ci, 361 votent pour la mort immédiate. Quatre jours plus tard, Louis XVI montera sur l'échafaud. 1794 Le général Turreau lance ses colonnes infernales contre les Vendéens. 1800 Les Chouans capitulent. Bonaparte leur offre solennellement son pardon, assorti de menaces en cas de refus. Ne pouvant soutenir d'autres combats, ils acceptent la paix. 1861 Mort de Lola Montès. Celle qui avait coûté sa couronne au roi Louis Ier de Bavière, et avait mené une existence d'aventurière - ayant été tour à tour danseuse dite « espagnole », phénomène de foire et pionnière dans l'Ouest des Etats-Unis - rend l'âme, touchée par la grâce, dans un quartier de New York, à l'âge de quanrante-trois ans.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 18-01-2006 à 15:19:07
| LE 18 JANVIER... 43 Saint Pierre, le prince des apôtres, établit sa chaire pontificale à Rome, après l'avoir placée quatre ans auparavant à Antioche. 1595 Après la mort d'Amurat III, son fils, Mahomet III, monte sur le trône, et fait étrangler vingt et un de ses frères et dix femmes que son père avait laissées enceintes. 1641 Naissance à Paris de Michel Le Tellier, marquis de Louvois. On lui reprochera sa part de brutalité dans les Dragonnades et ses responsabilités dans l'incendie du Palatinat - ce qui n'enlèvera nullement les qualités d'homme d'Etat du ministre de la Guerre de Louis XIV et ses grandes réformes militaires. 1650 Le cardinal Mazarin fait arrêter le grand Condé. Le prince de Condé, qui avait fait respecter aux ennemis de la France la minorité de Louis XIV, par les célèbres victoires de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingue et de Lens, voulut mettre ses services à trop haut prix, et devint rebelle à force de prétentions. Il se ligua avec le prince de Conti, son frère, et le duc de Longueville, contre le cardinal Mazarin, et forma le parti appelé des Petits-Maîtres, parce qu'ils voulaient être les maîtres de l'Etat. De là est venu le nom de Petits-Maîtres. Le cardinal Mazarin vint à bout de déterminer la régente, Anne d'Autriche, à faire un coup de vigueur, pour intimider tous les mécontents, et à faire arrêter les trois princes. On les attira le même jour au Palais-Royal, sous divers prétextes ; dès qu'ils furent entrés dans la galerie, Guitaut, capitaine des gardes de la reine, arrêta le prince de Condé ; Comminge, lieutenant, arrêta le prince de Conti, et Cressy, enseigne, arrêta le duc de Longueville. Le prince de Conti fut le seul qui voulut faire résistance ; mais entraîné par l'exemple des autres, il sentit la nécessité d'obéir. On les fit descendre par un petit escalier un obscur ; le prince de Condé dit alors : « Voudrait-on renouveller ici la scène de Blois ? » Miossens, depuis maréchal d'Albret, fut chargé de les conduire à Vincennes : une roue de leur carosse s'étant rompue, ils furent obligés de descendre et de marcher dans la boue. Pendant la marche, le prince jetait de tous côtés des regards inquiets pour voir sans doute si personne ne viendrait à leur secours. Comminge s'en étant aperçu, lui dit avec un ton de fermeté : « Mon prince, je suis votre très humble serviteur ; mais quand il est question du service du roi, je n'écoute que mon devoir ; et si quelqu'un venait pour vous délivrer, je vous poignarderais plutôt tous les trois que de vous laisser échapper de mes mains. » En arrivant à Vincennes, on ne trouva ni souper préparé, ni chambre meublée. Le prince prit deux oeufs frais, et se coucha sur une botte de paille, où il dormit deux heures. Il chantait, jurait et priait Dieu. Le duc de Longueville était triste et abattu, le prince de Conti pleurait et demandait au gouverneur une Imitation de Jésus-Christ. « Et moi, monsieur, dit le prince de Condé, je vous demande une imitation de M. de Beaufort. Il y avait deux ans que ce duc s'était sauvé du château de Vincennes. Ils furent confiés à la garde de Bar, un homme dur et farouche, qui crut qu'il fallait être barbare pour faire son devoir ou pour avancer sa fortune : on peut juger par un seul trait, s'ils étaient bien gardés. Bar voulait forcer l'aumonier de la prison à leur dire la messe en français, parce que ne sachant pas le latin, il craignait que le prêtre ne leur donnât quelques avis. Les princes sortirent de prison dans le mois de février de l'année suivante. 1701 Couronnement du premier roi de Prusse. Dans la guerre qui s'alluma en 1700 entre la maison d'Autriche et celle de Bourbon, après la mort de Charles II, roi d'Espagne, Frédéric III, électeur de Brandebourg, se déclara pour l'empereur. Cette démarche lui fut inspirée par l'envie qu'il avait depuis longtemps, d'obtenir le titre de roi ; ses voeux furent enfin accomplis par le traité de Vienne ; au moyen d'un secours de dix mille hommes qu'il promit de fournir aux alliés, l'empereur consentit à reconnaître la Prusse pour royaume. Le prince Eugène apprenant cette nouvelle, dit tout haut : « Il faudrait pendre les ministres qui ont donné à l'empereur un conseil aussi perfide. » Ce jour, Frédéric fut proclamé roi à Koenisberg, et se mit lui-même la couronne sur la tête. L'électrice sa femme, fut couronnée en même temps que lui. En partant pour cette cérémonie, la princesse dit à ses femmes : « Je suis au désespoir d'aller jouer en Prusse la reine de théâtre auprès de mon Edope. » (Frédéric était bossu). Pour consacrer les prémices de sa royauté, Frédéric institua l'ordre de l'Aigle noir, et fonda une académie des sciences à Berlin, dont le célèbre Leibnitz fut nommé directeur. 1800 Création de la Banque de France à l'instigation de Bonaparte, premier consul. Il s'agissait de favoriser la reprise de l'activité à l'issue de la période révolutionnaire et d'accoutumer le public, rendu méfiant par l'échec de Law, à l'utilisation de billets. 1802 Bonaparte épure le Tribunat. Il fait éliminer par le Sénat vingt tribuns hostiles au régime. 1871 A Versailles, le roi de Prusse Guillaume Ier est proclamé empereur d'Allemagne
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 21-01-2006 à 22:02:48
| LE 19 JANVIER... 639 A l'âge de trente-six ans, Dagobert Ier décède. Le « bon roi Dagobert » ne fut assurément pas un saint, mais se distingua plutôt par ses débauches, sa cupidité et ses concubines, - sans oublier ses culottes qui n'ont existé que dans la chanson. D'Epinay-sur-Seine où il résidait, et souffrant d'un « flux de ventre », il se fit transporter à la basilique Saint-Denis qui lui devait d'avoir été enrichie de mosaïques, de marbres, d'or et de pierreries. C'est là qu'il mourut après seize années d'un règne glorieux. Son fils, Clovis II, devint roi de Neustrie et de Bourgogne. L'Austrasie resta à Sigebert III, son frère. 972 Benoît VI est consacré pape. 1493 Traité de Barcelone, par lequel Charles VIII, roi de France, rend l'Aragon, le Roussillon et la Cerdagne au roi d'Espagne. 1544 Après dix années de stérilité, Catherine de Médicis, femme de Henri II, donne le jour à un fils qui sera un jour le roi François II. 1660 Réconciliation de Louis XIV et du grand Condé. Le prince de Condé n'ayant pas voulu profiter de l'amnistie que Louis XIV avait accordée, en 1652, à ses sujets rebelles, ni accepter les propositions que la cour lui avait faites, avait cherché un asile hors du royaume, et s'était jeté entre les bras des Espagnols ; il demeura à leur service jusqu'à la paix des Pyrénées. Dom Louis de Haro, en concluant cette fameuse paix avec le cardinal Mazarin, l'obligea à faire recevoir en grâce le prince de Condé, en menaçant de procurer à ce prince un établissement dans les Pays-Bas. Le prince de Condé revint alors en France ; toutes les villes s'empressèrent de lui rendre les honneurs dûs à sa naissance ; mais il leur fit dire qu'il ne voulait recevoir aucun honneur public, avant de s'être prosterné aux genoux de son maître. Après s'être arrêté quelque temps dans la Brie, chez la duchesse de Longueville, où il laissa la princesse de Condé et le duc d'Enghien, il partit pour se rendre en Provence, où le roi était allé recevoir l'infante d'Espagne, sa future épouse. Cette première entrevue ètait embarrassante ; il fallait déposer sa fierté devant un monarque longtemps offensé, qui allait goûter le plaisir de voir à ses pieds un sujet qui avait ébranlé sa puissance. Le cardinal Mazarin fit une lieue pour aller le recevoir. Ce ministre, élevé au faîte de sa grandeur, pouvant impunément braver l'envie et la haine, eut la modération, ou peut-être la vanité, de s'abaisser devant son ennemi abattu ; il le caressa comme s'il eût besoin de sa faveur. Il voulut se faire un mérite de le présenter lui-même au roi. Le prince de Condé s'approcha du monarque en rougissant ; il se jeta à ses pieds en détestant sesfautes, et en le suppliant d'en perdre le souvenir. Louis XIV, se dépouillant alors de sa fierté qui lui était naturelle, le fit relever aussitôt, et voulant le dispenser d'un aveu si humiliant, il lui dit : « Mon cousin, après les grands services que vous avez rendus à ma couronne, je n'ai garde de me souvenir d'un mal qui n'a apporté de dommage qu'à vous-même. » 1662 Le Conseil du Roi accorde l'autorisation d'établir la circulation de carrosses publics dans la ville et les faubourg de Paris sur l'initiative de Blaise Pascal, mathématicien et penseur. C'est le premier transport en commun. 1736 Naissance de l'ingénieur écossais James Watt. 1781 Necker crée l'administration des hôpitaux. 1813 Naissance du britannique Henry Bessemer, qui inventera un convertisseur portant son nom. 1839 Naissance de Paul Cézanne, à Aix-en-Provence. 1840 Découverte de la Terre-Adélie. Le navigateur français Dumont d'Urville, parti le 1er janvier d'Hobart, en Tasmanie, découvre une grande étendue terrestre au milieu des icebergs de l'Antarctique. Il est à la tête d'une expédition comprenant L'Astrolabe et La Zélée. Il baptise l'étendue qu'il a découverte du nom de Terre Adélie, en hommage à son épouse. Le 21, il prendra possession de cette nouvelle terre au nom du roi de France, Louis-Philippe 1871 Le général Trochu échoue à Buzenval. Tandis que Paris est assiégé par les Allemands depuis le 9 septembre 1870, Trochu, chef du gouvernement provisoire de défense nationale, organise une sortie avec la garnison de Paris. Mais sa tentative échoue à Montretout et Buzenval, et cet assaut se solde par 5 000 morts. Trochu démissionnera de ses fonctions le 22 , et Paris capitulera le 28. 1915 Le français Georges Claude dépose un brevet aux Etats-Unis pour son invention du tube à néon, une invention qu'il avait présentée à Paris lors de l'exposition universelle de 1910. En 1912, il avait réalisé la première enseigne lumineuse publicitaire, pour un barbier. 1919 Jules Védrines se pose en avion sur le toit des Galeries Lafayette.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 21-01-2006 à 22:03:24
| LE 20 JANVIER.... 1560 Ce jour, dans la rude vallée enneigée de Roncevaux, une petite fille de quatorze ans pleurait à chaudes larmes. Pour que la paix soit scellée entre la France et l'Espagne, pour que la France puisse enfin mettre un terme à la guerre, Isabelle de la Paix - la paix de Cateau-Cambrésis - fille de henri II et de Catherine de Médicis, soeur du nouveau roi François II, a été donnée en mariage au peu réjouissant roi Philippe II d'Espagne, veuf pour la seconde fois. L'historien Jean-Lucas Dubreton nous peint l'arrivée de la petite Isabelle à Guadalajara où, pour faire oublier l'hiver, on a apporté du Midi des arbres en fleurs aux branches desquels des oiseaux ont été attachés. Philippe l'attend, assis, hiératique, sur un haut fauteuil doré et se montre aussitôt conquis. Isabelle, qui sur les instances de l'archevêque de Burgos a séché ses larmes, est mince, gracieuse, le teint clair, les yeux noirs comme les cheveux. Brantôme dira que les seigneurs n'osaient la regarder de peut d'en tomber amoureux et que les gens d'Eglise « en faisaient tout de même de peur de tentation », ce qui est sans doute excessif. Assurément, cette petite fille, qui a près de vingt ans de moins que lui, le change de sa seconde femme, la reine d'Angleterre Marie Tudor, qui avait, elle, vingt ans de plus que lui et, s'il faut en croire un témoin du temps, paraissait à trente-sept ans « vieille et délabrée ». Isabelle regardait avec intensité le lugubre visage flamand du roi, ce visage « agrémenté de la ganache propre aux Habsbourg ». Elle le regarde de ses yeux de braise et avec une telle insistance que le roi lui demande : « Voulez-vous voir si j'ai des cheveux gris ? » Il trouve charmante cette « fleur de jeunesse » et bientôt la petite Française pourra écrire à sa mère qu'elle est la « plus heureuse femme du monde ». Isabelle s'est fort bien adaptée aux sévères coutumes castillanes, parle l'espagnol et servira la politique de son mari en se rendant en 1565 à bayonne pour voir sa mère Catherine, régente de France pendant la minorité de Charles IX. Malheureusement, la santé d'Isabelle est chancelante. On craint un jour la petite vérole et on l'enrobe « avec des blancs d'oeufs battus, ce qui préservera sa beauté de toute cicatrice... » Au mois d'août 1566, elle met au monde la petite Isabelle - celle-là même qui, un jour, jurera de ne pas changer de chemise avant la prise d'Ostende par son mari, l'archiduc Albert. On le sait, la résistance de la ville se prolongea durant trois années et la chemise de l'archiduchesse donna son nom à la couleur isabelle. La reine avait seulement vingt-trois ans lorsqu'elle se coucha pour mourir. La faute en était aux médecins de Valence dont on disait qu'ils avaient « longues jupes et courtes sciences ». Comme l'expliquait un diplomate vénitien : « En tirant le sang à leurs malades comme ils le feraient à des boeufs et en leur faisant prendre des médecines que chez nous on penserait plutôt à introduire par voie de clystère, ils ont vite fait de les expédier. » Pour la première et la dernière fois, on vit Philippe II laisser couler ses larmes lorsque sa chère petite Isabelle de la Paix rendit l'âme en parlant de la France « qu'elle avait toujours regrettée ». 1666 Mort d'Anne d'Autriche, mère de Louis XIV. Fille aînée de Philippe III, roi d'Espagne, femme de Louis XIII, roi de France, et mère de Louis XIV, princesse aimable, elle ne put jamais être aimée de son mari. On prétend que beaucoup d'hommages et de voeux, ou éclatants ou secrets, l'en dédommagèrent. Tout l'aime, jusqu'au terrible Richelieu lui-même, fait pour glacer l'amour par sa sévérité, et pour l'effrayer par sa violence ; il psa, dit-on, porter ses voeux jusqu'à la reine, dont le faible crédit sur l'esprit de son faible mari, avait besoin de s'étayer de celui du cardinal. On attribue au mépris avec lequel il en fut reçu, tous les indignes traitements qu'il lui fit essuyer dans le cours de son ministère. Quand Louis XIII pensa mourir à Lyon, en 1630, Richelieu lui fit croire que la reine s'était consolée par l'espérance d'épouser Monsieur ; la reine justement indignée de cette accusation, ne s'en était défendue qu'en disant : « J'aurais trop peu gagné au change. » Lorsqu'en 1643, elle vit le roi mourant, elle fit un dernier effort pour lui ôter une erreur si injurieuse pour elle. On connaît la réponse dure de Louis XIII : « Dans l'état où je suis, la religion m'ordonne de vous pardonner, mais non pas de vous croire. » Le roi ne pouvant lui ôter la régence, voulut du moins borner son autorité par l'établissement d'un conseil de régence ; mais le parlement la lui déféra dans aucune restriction. Son administration fut celle du cardinal Mazarin, à qui elle donna toute sa confiance, et qui gouverna l'état même dans son absence, lorsque, cédant aux violences de la fronde et au cri public, point de Mazarin, ce ministre fut obligé de s'éloigner jusqu'à deux fois de la cour. Anne lui conserva une amitié fidèle, à laquelle on donna un autre nom dans les chansons, dans les libelles et dans les mémoires du temps. 1709 Mort du père de la Chaise, confesseur de Louis XIV. Jésuite, il était le petit-neveu du célèbre père Cotton, et fut, comme lui, confesseur du roi. Il succéda au père Ferrier en 1675. Il eut, comme Auguste, un Tibère qui le fit regretter, et dont la violence le fit passer pour modéré. Néanmoins, il donnait quelquefois des conseils violents à Louis XIV. Le père de la Chaise aimait le luxe et les plaisirs plus qu'il ne convenait à un religieux et surtout à un confesseur du roi. Les jansénistes lui reprochèrent souvent ses maisons de campagne, ses équipages, ses repas, les richesses qu'il répandait sur sa famille. Madame de Maintenon, peu amie des jésuites, quoiqu'ennemie des jansénistes, lui attribua longtemps la tiédeur de Louis XIV. Cette dame le trouvait faux et beaucoup trop familier : « Il a, dit-elle dans une lettre au cardinal de Noailles, plus de talent pour le mal que pour le bien. Cela peut-il être autrement, quand les intentions ne sont pas droites ?... Il fait de grandes doléances au roi... il surprend sa bonté par de tels discours. » Et dans une autre lettre : « Le père de la Chaise, dit-elle, m'est venu voir ; il était gai, libre à sa manière : sa visite avait plus l'air d'une insulte que d'une honnnnêteté. » 1745 En Allemagne, mort de l'empereur Charles VII. Electeur de Bavière, il fut un des principaux prétendants à la succession autrichienne, après la mort de l'empereur Charles VI, et fit valoir ses prétentions par les armes, contre l'illustre Marie-Thérèse, fille et héritière de Charles VI. S'étant rendu maître de Prague, avec le secours de la France, il s'y fit couronner roi de Bohême ; il fut ensuite couronné empereur à Francfort, en 1742. Son règne ne dura que trois ans, pendant une guerre continuelle dont il ne vit pas la fin, et dans laquelle il ne joua pas un rôle fort brillant ; il n'y parut ni comme empereur, ni comme général, dans le temps où elle était la plus vive : il succomba sous le poids de ses infirmités, de ses chagrins et de ses revers ; presque dépouillé de ses états, l'argent seul de la France le déroba aux besoins d'un particulier malheureux. 1771 Dissolution de tous les parlements du royaume : le grand conseil est converti en parlement. Dans un lit de justice tenu le 7 septembre de l'année précédente, le roi avait défendu au parlement de Paris : - de se servir jamais des termes d'unité, d'indivisibilité, et de classes - d'envoyer aux autres parlements d'autres mémoires que ceux qui sont spécifiés par les ordonnances - de cesser le service, sinon dans les cas que ces mêmes ordonnances ont prévus - de donner leur démission en corps - de rendre jamais d'arrêt qui retarde les enregistrements, le tout sous peine d'être cassé. Le parlement, sur cet édit, solennel, ayant encore cessé le service, le roi leur fit porter des lettres de jussion ; ils désobéirent. Nouvelles lettres de jussion, nouvelle désobéissance. Enfin, le monarque poussé à bout, leur envoya, pour dernière tentative, le 20 janvier, à quatre heures du matin, des mousquetaires qui portèrent à chaque membre un papier à signer. Ce papier ne contenait qu'un ordre de déclarer s'ils obéiraient ou s'ils refuseraient. Plusieurs voulurent interpréter la volonté du roi. Les mousquetaires leur dirent qu'ils avaient ordre d'éviter les commentaires ; qu'il fallait un oui ou un non. Quarante membres signèrent ce oui, les autres s'en dispensèrent. Les oui étant venus le lendemain au parlement avec leurs camarades, leur demandèrent pardon d'avoir accepté, et signèrent non : tous furent exilés. On institua six parlements nouveaux sous le titre de conseils supérieurs, avec injonction de rendre gratis la justice. Ces conseils furent établis dans les villes d'Arras, Blois, Châlons, Clermont, Lyon, Poitiers. On y en ajouta d'autres depuis pour remplacer quelques parlements supprimés dans les provinces. Le roi vint à paris le 13 avril suivant installer un nouveau parlement à la place de l'ancien. Louis XVI, à son avènement à la couronne, rétablit l'ancien parlement le 12 novembre 1774. 1775 Naissance à Lyon d'André-Marie Ampère, savant de renom. Très curieux intellectuellement, André-Marie lira à quatorze ans les vingt volumes de l'Encyclopédie. A dix-huit ans il connaît les principales oeuvres mathématiques de son temps. Sa jeunesse sera marquée par un frame : la mort de son père, juge de paix à Lyon, arrêté puis décapité parce qu'aristocrate. André-Marie surmontera sa douleur pour se remettre à des études scientifiques et philosophiques. Successivement professeur à Bourg, à Lyon, à Paris, professeur à l'École polytechnique, nommé inspecteur général de l'Université, membre de l'Institut, enfin professeur au Collège de France, il décèdera à Marseille le 10 juin 1836. 1793 On signifie à Louis XVI le décret qui le condamne à mort. Ce dimanche, les ministres se réunirent dans la matinée pour délibérer sur l'exécution de ce décret, qui leur avait été notifié entre trois et quatre heures après minuit. Ils appelèrent deux commissaires du département, le maire de Paris, le commandant général, l'accusateur public, et le président du tribunal criminel du département de Paris. 1831 L'indépendance et la neutralité de la Belgique sont garanties par les grandes puissances européennes. 1879 A Isandlawana, les zoulous, avec des sagaies, foutent une patée monstre au anglais pourtant bien armés avec des canons et des mitrailleuses.
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| Posté le 21-01-2006 à 22:04:12
| LE 21 JANVIER..... 98 Mort de l'empereur Nerva. Il succéda à Domitien. Tous les historiens font l'éloge de la douceur de osn caractère et del'équité de son gouvernement. Ce prince aimait la décence des moeurs. Il cassa la loi du sénat qui avait autorisé, à la demande de l'empereur Claude, le mariage de l'oncle avec la nièce. La sule vertu qui lui manqua, ce fut la fermeté. Il sentit lui-même sa faiblesse, et pour y suppléer, quelque temps avant sa mort, il se donna pour collègue, Trajan. Fronton, un des principaux seigneurs de Rome, disait à ce sujet : « C'est un grand malheur que de vivre sous un règne où tout est défendu ; mais c'en est un plus grand de vivre sous celui où tout est permis. 912 Charles le Simple revendique et obtient le titre de roi des Francs, après la mort du roi de Lotharingie, qui ne laisse aucun héritier. 1338 Naissance de Charles V, futur roi de France. 1535 Genève s'étant soustraite à la domination de son évêque, qui était en même temps son seigneur temporel, ainsi qu'à la juridiction de l'église romaine, appela Calvin et Farel, pour en faire ses pasteurs. 1609 Mort de Scaliger le fils. C'est lui qui, par un livre fameux, a créé la chronologie, et frayé la route aux Pétaux, aux Usserius, aux Newton. Il brilla sous les derniers Valois et sous Henri IV. Calviniste déclaré, il se retira en Hollande. Henri IV ne fit aucun effort pour le retenir. On lit dans le Menagiana, que, lorsqu'appelé par les Hollandais pour être professeur à Leyde, il alla prendre congé de ce prince, Henri IV se contenta de lui demander : « Est-il vrai, M. de l'Escale (les Scaliger prétendaient issus des princes de l'Escale), que vous avez été de Paris à Dijon, sans aller une seule fois à la selle ? » Scaliger se glorifiait de parler treize langues ; mais cette variété de langues ; mais cette variété de langues lui fournissait seulement une plus grande variété d'injures toutes plus grossi2res les unes que les autres, à vomir contre ses adversaires. Il ne traitait guère mieux les saints et les pères de l'église : il appelle saint Justin un imbécile, saint Jérôme un vilain maraud, et saint Thomas un pédant. 1705 Mort de Ménestrier. Claude Ménestrier, né à Lyon, est connu par sa Méthode du Blason, et en général par son goût pour les fêtes publiques, pour les cérémonies, pompes funèbres, ballets et décorations en tout genre. On le consultait universellement sur ces objets, et on lui demandait de toutes parts des dessins, toujours enrichis d'une quantité prodigieuse de devises, d'inscriptions et de médailles. La reine Christine, passant par Lyon, voulut éprouver sa mémoire : elle fit prononcer et écrire en sa présence trois cents mots les plus bizarres, les plus difficiles à retenir et même à prononcern qu'on pût imaginer. Claude Ménestrier les répéta tous de mémoire, dans l'ordre où ils étaient écrits. 1784 Un monument est élevé à Louis XVI, par la reconnaissance des malheureux qu'il avait secourus. L'hiver de 1784, presqu'aussi rigoureux que ceux de 1776 et de 1709, fut également signalé par les bienfaits du roi et de la reine. Ce fut alors qu'on éleva au roi un monument dans un genre tout à fait nouveau. Tous les malheureux qui lui devaient la vie, se portèrent en foule à la place Louis XV, et là ils élevèrent un obélisque immense avec de la neige, où ils attachèrent cette inscription remarquable, témoignage de leur reconnaissance : Louis, les indigents que ta bonté protège, Ne peuvent t'élever qu'un monument de neige ; Mais il plaît davantage à ton coeur généreux Que le marbre payé des pleurs des malheureux. 1790 Attentat sur la personne du roi d'Angleterre. On peut lire dans Le Mercure de janvier 1790 : « Le roi a fait, le 21 janvier, en personne, l'ouverture solennelle de la session du parlement. Pendant qu'il traversait le parc Saint-James, une pierre assez grosse fut lancée contre la voiture, et frappa le panneau le plus voisin de la glace : nombre de spectateurs avaient vu partir la pierre de la main d'un homme qu'on arrêta sur-le-champ. A l'interrogatoire, ce malheureux n'a pas dissimulé que son intention était de frapper le roi. Il a été enfermé à Newgate, pour être jugé à l'Old-Bailey, comme coupable de haute trahison. » 1793 Louis XVI est guillotiné sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde à Paris). 1801 Mort du Chouan Mercier-la-Vendée, royaliste, opposant féroce de Bonaparte. Sur le point d'obtenir un soutien du comte d'Artois, il est surpris par les gendarmes dans la nuit du 21 janvier, dans la maison où se reposait son escorte, à La Fontaine-aux-Anges. Il tente de s'esquiver pour soustraire ses compagnons à la police républicaine, mais est tué par le gendarme Charlopin. 1815 On pose ce jour la première pierre de la Chapelle expiatoire qui s'élèvera à l'emplacement du cimetière de la Madeleine où avaient été enterrées de nombreuses victimes de la guillotine. C'est de cet enclos qu'on avait exhumé, les 18 et 19 janvier, les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette. En ce jour anniversaire de la mort du roi-martyr, on transporte la dépouille des souverains défunts à la basilique de Saint-Denis.
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| Posté le 22-01-2006 à 11:06:45
| LE 22 JANVIER.... 1685 Furetière est exclu de l'Académie française. Il avait fait paraître un dictionnaire où se trouvait pillé tout le travail de l'Académie. Certains passages étaient même démarqués sans qu'un seul mot fût changé. Et l'exclusion du « voleur » fut décidée. Cependant, pour exclure quelqu'un de l'Académie française, il faut un vote unanime de tous les Académiciens. Or, La Fontaine avait promis à Furetière de ne point donner sa voix contre lui. Mais toujours aussi distrait, La Fontaine se trompa et mit la boule noire à la place de la boule blanche, se faisant de Furetière, par cette distraction, un ennemi juré. 1732 Fermeture par ordonnance royale du cimetière Saint-Médard. Depuis l'enterrement du diacre Pâris, la sépulture de ce dernier devenait pour les pauvres du quartier un lieu de pèlerinage. 1808 L'empereur Napoléon propose à l'ambassadeur d'Autriche Metternich de joindre leurs forces à celles de la Russie pour démembrer l'Empire ottoman. 1849 Naissance à Stockholm de l'écrivain Auguste Strindberg. Instituteur, il deviendra journaliste, puis auteur dramatique. Il écrira Mademoiselle Julie, Le libre penseur ou encore La chambre rouge. Il introduira le naturalisme en Suède.
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| Posté le 23-01-2006 à 18:15:09
| LE 23 JANVIER.... 1295 Consécration du pape Boniface VIII 1516 Mort, à Madrigalojo, du roi d'Aragon et de Castille, Ferdinand le Catholique. Fils de Jean II, roi d'Aragon, il peut ê,tre regardé comme le fondateur de la monarchie espagnole. N'étant d'abord que roi d'Aragon, il devint maître de la Castille en épousant Isabelle, héritière de ce royaume. Le royaume de Grenade tenta ensuite son ambition ; il le conquit après une guerre de huit ans. Maître de la Castille par sa femme, de Grenade par ses armes, et de l'Aragon par sa naissance, il ne lui manquait que la Navarre, qu'il envahit par la suite. Dans le même temps que Ferdinand faisait des conquêtes en Europe, Christophe Colomb découvrait l'Amérique, et le faisait souverain d'un nouveau monde. Ce n'était pas assez pour Ferdinand ; il envoya en Italie Gonsalve de Cordoue, dit le Grand Capitaine, qui s'empara d'une partie du royaume de Naples, tandis que les Français se rendaient maître de l'autre. Ceux-ci furent ensuite entièrement chassés par les Espagnols, qui leur cherchèrent chicane sur les limites. Cette conquête fut suivie de celle de la Navarre. Henri VIII, roi d'Angleterre, était son gendre ; il lui proposa la conquête de la Guyenne. Le jeune roi envoya une armée, et son beau-père s'en servit pour conquérir la Navarre. Après cette usurpation, il chercha des titres pour la justifier ; il ne put trouver qu'une bulle prétendue qui excommuniait le roi de Navarre, et qui donnait son royaume au premier occupant. Ferdinand, appelé le Sage et le Prudent en Espagne, en Italie le Pieux, n'eut en France et en Angleterre que le tire d'ambitieux et de perfide. Ces défauts ternirent ses grandes qualités ; car on ne peut lui refuser d'avoir été le plus grand roi de son siècle : fin, souple, adroit, laborieux, éclairé, connaissant les hommes et les affaires, fécond en ressources, prévoyant les événements, faisant la guerre non en paladin mais en roi. Ce prince était fort superstitieux. On raconte que des astrologues ayant prédit qu'il mourrait à Madrigal, ville de la Castille, il ne voulut jamais y mettre le pied ; et que, traînant sa mélancolie de lieu en lieu, il vint mourir, sans y prendre garde, dans le village de Madrigalejo, dont le nom assez semblable, rassura les graves astrologues, qui craignaient bien que l'événement de leur donnât un démenti. La couronne revint à son petit-fils, l'archiduc Charles, fils de Jeanne la Folle, qui devint plus tard Charles Quint, possesseur d'un empire où le soleil ne se couchait jamais. 1619 Reconnaissance par le Pape Paul V de la complète autonomie de la Congrégation des Capucins. 1719 Naissance de la principauté du Liechtenstein, vestige du Saint Empire, qui doit sa souveraineté à Napoléon Ier. C'est une monarchie constitutionnelle : le prince régnant est assisté d'un gouvernement collégial de cinq membres et dirigé par un chef de gouvernement qui détient le véritable du pouvoir. 1783 Naissance de Henri Beyle, dit Stendhal, à Grenoble. 1799 Le général Championnet, qui a battu les troupes de Ferdinand IV, crée à Naples la République parthénopéenne. Il sera arrêté par ordre du Directoire. 1860 Signature du traité de commerce franco-anglais, assurant le libre-échange et modifiant profondément les règles établies depuis Colbert. Napoléon III a mené dans le plus grand secret les négociations aboutissant à la signature de ce traité : ni les industriels, ni le Corps législatif n'ont été informés. 1895 Pour la première fois, des hommes posent le pied sur le continent Arctique. 1896 - Naissance de la Grande Duchesse Charlotte de Luxembourg. - Wilhem Conrad Roentgen fait part de sa découverte de rayons invisibles capables de traverser des corps opaques et d'impressionner une pellicule sensible. Tel est la définition qu'il donne des rayons X à la Société de Physique Médicale de Berlin. 1898 En France, les femmes obtiennent le droit d'être électrices aux tribunaux de commerce
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| Posté le 28-01-2006 à 16:00:51
| LE 24 JANVIER... 476 Mort de Genseric, roi des Vandales, qui enleva l'Afrique aux Romains, prit et pilla Rome et Carthage, et ne cessa, tant qu'il vécut, de désoler les côtes de l'Espagne, de la Sicile, de l'Italie et de la Grèce. 1059 Le pape Benoît X est déposé. Le pape Nicolas II est élu et consacré 1769 Mort de François Chevert, né à Verdun le 21 février 1695. D'abord simple soldat, il devint par son mérite commandeur grand croix de l'ordre de Saint-Louis, chevalier de l'Aigle-Blanc de Pologne, gouverneur de Givet et de Charlemont, et lieutenant-général des armées du roi. C'est surtout dans les guerres de 1741 et de 1756 que Chevert s'est illustré, parce qu'il était déjà dans les grades qui mettent en vue. Lorsque le maréchal de Belle-Isle fit avec gloire cette nécessaire et désastreuse retraite de Prague, qu'on a comparée à la retraite des dix mille, Chevert resta dans la ville avec 1800 hommes ; assiégé par une armée nombreuse, pressé par les habitants de se rendre, plus pressé encore par la famine, il ne voulut capituler qu'après avoir obtenu les conditions les plus honorables, et sortit en vainqueur de la ville. On a retenu cet ordre singulier, qu'il donna à un grenadier, au siège de Prague : « Vas droit à ce fort sans t'arrêter ; on te dira : Qui va-là ? Tu ne répondras rien ; on te le dira encore, tu avanceras toujours, sans rien répondre ; à la troisième fois, on tirera sur toi, on te manquera, tu fondras sur la garde, et je suis là pour te soutenir. » Le grenadier obéit, et tout arriva comme Chevert l'avait prédit. Il mettait souvent dans ses ordres et dans ses exhortations, cet enthousiasme qui lui avait si bien réussi avec le grenadier. « Jurez-moi, disait-il au marquis de Brehant, à la bataille d'Hastembek, jurez-moi, foi de chevalier, que vous et votre régiment vous vous ferez tuer jusqu'au dernier, plutôt que de reculer. » 1793 On transporte au Panthéon le corps du maréchal Le Pelletier, membre de la Convention, assassiné le 20 janvier par un garde-du-corps nommé Pâris, parce qu'il avait voté la mort de Louis XVI. 1800 Les Turcs réunis aux Anglais, obligent les Français à évacuer l'Égypte. 1848 La premièr pépite d'or est trouvée en Californie. Le matin du 24 janvier, dans l'écluse d'une scierie hydraulique, un ouvrier aperçut « des petits machins luisants », ainsi qu'il le racontera plus tard. La nouvelle s'ébruita rapidement et, au bout de six jours, les ouvriers de l'usine avaient déjà ramassé pour plus de cent dollars d'or. Quelques mois plus tard, toute la Californie était désertée ; les villes et les champs étaient abandonnés, il y avait déjà plus de deux mille chercheurs d'or. Ce fut un véritable exode à travers tous les Etats. Parmi les aventuriers qui partaient à la recherche de l'or, il y avait aussi bien sûr des étrangers. Les Français étaient alors surnommés les Keskydees, à cause de leur éternelle question : « Qu'est-ce qu'il dit ? » 1852 Un décret Napoléon III, qui est alors prince-président, rétablit les anciens titres de noblesse, abrogés par un décret du gouvernement provisoire, le 29 février 1848. 1857 Gustave Flaubert comparaît devant un tribunal pour "atteinte aux bonnes moeurs" avec son livre "Madame Bovary". 1861 Le Père Lacordaire entre à l'Académie. Né en 1802, il devint avocat à Paris, puis prêtre en 1827, après avoir lu le Génie du christianisme de Chateaubriand. Sous l'influence intellectuelle de Lamennais, il fut l'un des fondateurs du journal polémique l'Avenir, qui fut frappé d'interdiction de paraître, conséquence de la condamnation des idées de Lamennais par la papauté en 1832. Se pliant au décret pontifical, il s'affirma comme le plus grand prédicateur catholique de son époque, et entra chez les Dominicains à Rome en 1839. Le rétablissement de cet ordre en France symolise la réussite de Lacordaire. 1909 Béatification de Jeanne d'Arc par Pie X.
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| Posté le 28-01-2006 à 16:01:35
| LE 25 JANVIER.... 1515 Sacre à Reims, du roi François Ier, alors âgé de dix-neuf ans. Il a lieu en l'absence de la reine qui est sur le point d'accoucher. Elle sera couronnée en 1517. 1554 Naissance d'une ville qui compte aujourd'hui plus de 18 millions d'habitants : Sao Paulo, au Brésil. 1559 Mort de Christian II, roi du Danemark, surnommé le Néron du Nord. Il monta sur le trône après la mort du roi Jean son père, en 1513. I aspira à la couronne de Suède dès qu'il posséda celle du Danemark. Ayant eu le bonheur d'être élu en 1520 après quelques traverses, il devint le tyran de ses nouveaux sujets, qu'il avait promis de traiter comme ses enfants. Il donna une fête aux principaux seigneurs ecclésiastiques et séculiers, et les fit égorger les uns après les autres au milieu du festin. Cette horrible barbarie souleva tous les états du royaume, Gustave, à la tête de quelques Suédois, résolut de délivrer sa patrie de Christian. Ce dernier, qui avait en son pouvoir à Copenhague la mère et la soeur de son ennemi, fit jeter ces deux princesses dans la mer, enfermées l'une et l'autre dans un sac. Le corps de l'administrateur de Suède fut déterré ; et le barbare poussa la férocité jusqu'à se jeter dessus et le mordre. Il faisait couper les cadavres par morceaux, et les envoyait dans les provinces, pour inspirer une terreur générale. Les paysans furent menacés de se voir couper un pied et une main, s'ils faisaient la moindre plainte. « Un paysan qui est né pour la guerre, disait le tyran, devait se contenter d'une main et d'un pied naturels avec une jambre de bois. » Il devint bientôt aussi exécrable aux Danois qu'aux Suédois. Ses peuples, animés par Frédéric, duc de Holstein, lui firent signifier l'acte de sa déposition, en 1523, par le premier magistrat de Jutland. Ce chef de justice porta à Christian sa sentence dans Copenhague. Le tyran se dégrada lui-même en fuyant, et se retira en Flandres, dans les états de Charles Quint son beau-frère, dont il implora longtemps le secours. Après avoir erré dix ans, il fit de vains efforts pour remonter sur le trône. Les troupes hollandaises lui furent inutiles. Il fut pris et mis en prison, où il finit ses jours en 1559, dans une vieillesse abhorrée et méprisée. Frédéric de Holstein, son oncle, fut élu dans Copenhague roi de Danemark, de Norvège et de Suède ; mais il n'eut la couronne de Suède que le titre : Gustave Wusa, le libérateur de son pays, en fut proclamé roi. 1635 Richelieu, souhait asseoir son pouvoir, érige les amis des lettres françaises en une académie dont il devient le protecteur. C'est l'Académie française. Le nombre d'académiciens est fixé à quarante. 1726 Mort de Guillaume de l'Isle, né à Paris en 1675. Il a réformé la géographie et a changé toute la position de notre hémisphère en longitude. Il eut l'honneur d'être choisi pour enseigner la géographie à Louis XV ; il entreprit plusieurs ouvrages pour l'usage de ce jeune monarque ; il dressa une carte générale du monde, et une autre de la fameuse retraite des dix mille. L'illustre élève devint l'émule de son maître. Louis XV a été peut-être de tous les monarques de l'Europe celui qui possédait le mieux la géographie. Il a composé un traité du cours de tous les fleuves, précieux pour les recherches et pour l'exactitude. Guillaume de l'Isle est le premier qui ait eu le titre de premier géographe du roi. 1813 Concordat de Fontainebleau. Napoléon et Pie VII signent un semblant de concordat en onze articles. Le pape le paraphe à contrecoeur et les cardinaux vont se rétracter. Le pape fait de même le 24 mars. Dès le lendemain, en manière de riposte, Napoléon nomme douze évêques. 1887 Début de la construction de la Tour Eiffel. 1910 Terrible inondation à Paris. La première inondation connue dont a souffert Paris remonte à l'an 585. Cette première catastrophe pose d'ailleurs un problème puisque Grégoire de Tours nous parle de « plusieurs naufrages » s'étant produits « entre la Cité et l'église Saint-Laurent ». La Seine venait battre notre actuel carrefour Strasbourg-Magenta. Cela paraît peu croyable ! Et pourtant le détail donné par le premier historien de notre histoire est exact. A cette époque devait encore subsister un bras de la Seine, marécageux la plus grande partie de l'année, et reliant notre port de l'Arsenal à notre place de l'Alma en passant par l'emplacement de la Bastille, de la République, des rues du Château-d'Eau, Richer, de Provence, des Mathurins, de Penthièvre, du Colisée et Marbeuf. En période d'inondations, la Seine devait sans doute s'étendre jusqu'à ce bras qui, en temps normal, servait de « canal de sûreté ». La rivière retrouvait ainsi ses anciennes limites. Car il y a des millénaires, le fleuve s'étendait de Notre-Dame-des-Lorettes à Saint-Sulpice. Le Champ-de-Mars, Grenelle, le faubourg Saint-Germain, les grands boulevards, l'Opéra, tout était noyé. Aujourd'hui, lorsqu'on prend la rue de Provence et la rue de Sèvres, on suit les anciennes berges de la Seine. Les Parisiens de 1910 furent tout étonnés de voir de l'eau gare Saint-Lazare et le square Louis XVI transformé en lac : la Seine , durant cette semaine tragique, revenait chez elle et reprenait tout bonnement son lit d'autrefois. Longtemps d'ailleurs, des marais subsistèrent de la rue des Petits-Champs à la rue de Provence, et Regnard, regardant de ses fenêtres les chemins de la Grande-Batelière et de Chantereine, affirme que « l'oreille et la laitue » y poussaient à profusion.
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| Posté le 28-01-2006 à 16:02:11
| LE 26 JANVIER... 1468 Naissance à Paris du poète, écrivain et humaniste de la Renaissance, Guillaume Budé. Il exercera plusieurs charges importantes, dont celle de prévôt des marchands et de maître des requêtes. Il sera ensuite responsable de la bibliothèque royale de Fontainebleau (qui sera appelé ensuite Bibliothèque nationale). En 1530, il obtiendra de François Ier la création des lecteurs royaux, qui sont à l'origine de la création du Collège de France. 1667 Paix de Bréda, dont le roi de Suède fut le médiateur, signée à Bréda le 31 juillet. Il y eut trois actes ou instruments séparés ; le premier, entre la France et l'Angleterre, où le comte d'Estrades et Courtin convinrent que tout ce qui s'était pris de part et d'autre serait rendu ; le second, entre l'Angleterre et le Danemark, et le troisième entre l'Angleterre et la Hollande : dans ce dernier, il faut remarquer que le droit du pavillon fut conservé à l'Angleterre. Pendant les pourparlers de cette paix, les Hollandais étaient venus brûler les vaisseaux anglais qui étaient dans la Tamise. 1721 Mort de Pierre-Daniel Huet, né à Caen en 1630, évêque d'Avranches et membre de l'Académie française. Il fut un savant universel, et conserva la même ardeur pour l'étude jusqu'à l'âge de quatre-vingt-onze ans. Appelé auprès de la reine Christine, à Stockolm, il fut ensuite un des hommes illustres qui contribuèrent à l'éducation du dauphin ; jamais prince n'eut de pareils maîtres. Huet se fit prêtre à quarante ans, il eut l'évêché d'Avranches, qu'il abdiqua ensuite pour se livrer tout entier à l'étude. Ce prélat a beaucoup écrit en vers et en prose, en latin et en français ; ses principaux ouvrages sont : sa Démonstration évangélique, livre chargé d'érudition, mais faible de raisonnement ; Histoire du Commerce et de la Navigation des Anciens ; un traité sur l'origine des Romans ; un traité de la faiblesse de l'Esprit humain qui fit beaucoup de bruit et démentit sa Démonstration évangélique. 1721 Ouverture d'une enquête financière destiné à analyser la réussite du banquier Law. La suspicion porte sur une montée du prix de ses actions (valeur de la Louisiane) ne correspond pas aux bénéfices escomptés. Law doit s'enfuir. 1748 Mort du maréchal Charles-Louis-Auguste de Belle-Isle, petit-fils de l'infortuné Fouquet, surintendant des finances sous Louis XIV. Il était né à Villefranche-de-Rouergue en 1684, de Louis Fouquet et de Catherine-Agnès de Lévie. Les livres qui traitent de la guerre, de la politique et de l'histoire furent, dès son enfance, ses lectures favorites. A peine fut-il sorti de l'académie que Louis XIV lui donna un régiment de dragons. Il se signala au siège de Lille, y reçut une blessure, et de vint brigadier des armées du roi en 1708, et mestre du camp général des dragons en 1709. Dès que la paix fut signée, le comte de Belle-Isle se rendit à la cour, fut très bien accueilli de Louis XIV, et les services du petit-fils firent oublier les fautes du grand-père. La mort de ce monarque ayant changé le système des affaires, la guerre fut déclarée à l'Espagne : le comte de Belle-Isle mérita alors d'être créé maréchal de camp, et gouverneur de Hunningue. Il eut la première place en 1718, et la seconde en 1719. Le duc de Bourbon ayant succédé dans la place de premier ministre au duc d'Orléans, le comte de Belle-Isle fut entraîné dans la disgrâce de ce ministre, et enfermé à la Bastille ; il n'en sortit que pour être exilé pendant quelque temps dans ses terres. Ce fut dans le calme et la solitude qu'il travailla à son entière justification. Il reparut à la cour ; et depuis ce moment, les dignités, la fortune, les faveurs et les grâces volèrent au-devant de lui. Il fut fait lieutenant en 1731, et gouverneur de la ville de Metz et du pays Messin, en 1733. Dans la guerre de 1734, il obtint le commandement du corps d'armée qui devait agir sur la Moselle, et s'empara de la ville de Trèves. En 1735, se rendant à Versailles, il fut décoré de l'ordre du Saint-Esprit, auquel le roi l'avait nommé, et fut consulté par le cardinal de Fleury, engageant ce dernier à ne point se désister de ses prétentions sur la Lorraine. La mort de l'empereur Charles VI ayant rallumé la guerre en 1740, il fut nommé ambassadeur plénipotentiaire à la diète de Francfort, pour l'élection de l'empereur Charles VII. Si Charles VII fut élu et couronné, ce fut en partie par ses soins. De retour en France, il partagea ses moments entre les affaires et les soins qu'il devait à sa santé. Passant de nouveau en Allemagne, il fut fait prisonnier le 20 décembre 1743, en allant prendre des relais à la poste d'Elbingerode, petit bourg enclavé dans le territoire d'Hanovre. Quoique cette détention dut contre le droit des gens, il fut conduit en Angleterre, où il resta jusqu'au 17 août de l'année suivante. Revenu en France, il fut envoyé en Provence pour repousser les Autrichiens qui l'inondaient. Il les chassa peu à peu de cette province, et leur fit repasser le Var en février 1747. Après quelques succès, le vainqueur partit pour concerter, à Versailles, les opérations de la campagne de 1748. Le roi qui l'avait fait duc de Gisors en 1742, le créa pair de France, honneur qui fut le prix de ses services, et dont il se rendit digne par des services nouveaux. Il était sur le point d'exécuter un plan qui devait le rendre maître de Turin, lorsqu'il apprit la mort de son frère, tué à la malheureuse affaire d'Exiles ; cette nouvelle l'accabla ; mais ayant su surmonter sa douleur, il fit à ceux qui le conduisaient : « Je n'ai plus de frère, mais j'ai une patrie : travaillons pour la sauver. » Après la paix de 1748, qui mit fin aux hostilités, sa faveur ne fit qu'augmenter ; il devint ministre principal en 1757. L'assiduité au travail, les malheurs de la France, les soins qu'il prit pour les réparer, consumèrent peu à peu ses forces ; il mourut en chrétien et en sage. Il était membre de l'Académie française et de celle des sciences. 1763 Naissance à Pau, rue Neuve-des-Cordeliers (aujourd'hui rue Bernadotte) de Jean Bernadotte, futur sergent Belle-Jambe, futur maréchal d'Empire, futur roi de Suède... Bernadotte père, procureur au Sénéchal, y habitait au deuxième étage d'une maison bourgeoise avec sa femme et deux enfants, lorsque s'annnnonça la naissance de ce dernier enfant Henri Bernadotte ne fut pas surpris lorsqu'on vint lui prédire que le nouveau-né, arrivé à sept mois, fragile et chétif, paraissait ne pas devoir vivre longtemps. 1824 Mort de Théodore Géricault, l'auteur du Radeau de la Méduse. Il incarne l'artiste romantique. Sa vie courte et tourmentée a donné naissance à de nombreux mythes. 1855 Signature par la France et l'Angleterre du traité d'alliance avec le Piémont et la Sardaigne, en présence de Victor-Emmanuel Ier, roi du Piémont.
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| Posté le 28-01-2006 à 16:02:57
| LE 27 JANVIER... 956 Election du pape Jean XII, fils d'Albéric, patrice de Rome. C'est le premier pape qui ait changé de noom à son avènement au pontificat. 1501 Louis XII, roi de France, et Ferdinand, roi de Castille, partagent le royaume de Naples qu'ils avaient conquis sur les princes Arragonais. Un an après, Ferdinand en chassera les Français et deviendra seul maître de tout le royaume. 1732 Une ordonnance décide la fermeture du cimetière Saint-Médard abritant le tombeau du diacre François Paris. Devenu si célèbre après sa mort par les merveilles opérées à son tombeau, il était fils aîné d'un conseiller au parlement. Il devait naturellement succéder à sa charge, mais il aima mieux embrasser l'état ecclésiastique. Après la mort de son père, il abandonna tous ses biens à son frère. Il fit pendant quelque temps des catéchismes à la paroisse de Saint-Côme, se chargea de la conduite des clercs, et leur fit des conférences. Le cardinal de Noailles, à la cause duquel il était attaché, voulut le faire nommer curé de cette paroisse ; mais le diacre Paris, voulant se consacrer entièrement à la retraite, se confina dans une maison du faubourg Saint-Marcel, où il se livrait sans réserve à la prière, aux pratiques les plus rigoureuses de la pénitence et au travail des mains, faisant des bas au métier pour les pauvres qu'il regardait comme ses frères. Il mourut en 1727, à trente-sept ans, et ce fut alors qu'il commença à être connu et à devenir célèbre. Son frère lui ayant fait ériger un tombeau dans le petit cimetière Saint-Médard, les pauvres que le pieux diacre avait secourus, quelques riches qu'il avait édifiés, plusieurs femmes qu'il avait instruites, quelques jansénistes qui le regardaient comme un saint, allèrent faire leurs prières à son tombeau. L'exaltation monta, et on commença à parler de miracles. La foule s'y pressait jour et nuit. Le premier cas fut un fripier qui se déclara guéri de ses ulcères à la jambe. D'autres guérisons dites miraculeuses suivirent. Tant et si bien que tous les malades et estropiés de Paris et de province accoururent vers la dalle noire de Saint-Médard dans l'espoir de trouver la guérison à leurs maux. On vit même arriver la vieille princesse de Conti qui, devenue aveugle, espérait bien que le diacre défunt pourrait lui faire retrouver la vue. La plupart d'entre eux, en voyant et en touchant la tombe, étaient pris de convulsions et prétendaient voir des choses extraordinaires. Cherchant à provoquer des sensations et des visions, certaines personnes parvinrent à des excentricités incroyables : elles mangeaient la terre du cimetière et avalaient des cailloux ; d'autres se faisaient littéralement piétiner par de solides garçons qu'on appelait « les secouristes ». On vit des malades demander qu'on fasse tomber sur elles des poids de 25 kilos sans apparemment rien sentir - du moins elles l'affirmaient... Certaines, enfin, avalaient avec gourmandise de grosses billes. Des sectes se formaient, il y avait les Sauteuses, les Aboyeuses, les Miauleuses. Chacune avait son chef et même son trésor. Les rassemblements devenant de plus en plus violents - ils duraient depuis cinq années - la police décida d'intervenir et fit fermer le cimetière. Les portes furent même murées. Le soir même de cette intervention, un plaisantin accrochait une petite pancarte sur le mur de Saint-Médard avec ces mots : De par le Roi, défense à Dieu De faire miracle en ce lieu. La fermeture du cimetière, ce 27 janvier 1732, n'empêcha nullement certains de poursuivre leurs réunions dans des maisons privées. C'est ainsi que tous les jours, à la même heure, les religieuses d'un couvent se mirent à miauler et cela pendant des heures. Comme le chahut félin gênait les habitants du quartier, la police déclara aux religieuses qu'au premier miaulement elles seraient toutes fouettées. Les miaulements cessèrent comme par miracle. 1682 Les côtes de Flandre et de Hollande sont inondées par un effroyable débordement de la mer qui fit périr un grand nombre d'hommes et de bêtes. 1756 Naissance de Wolfgang Amadeus Mozart à Salzbourg. 1794 Pour une unité de compréhension de tous les Citoyens, la Convention décide que tous les actes publics rédigés jusqu'alors en latin doivent dorénavant être rédigés en français.
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| Posté le 28-01-2006 à 16:03:33
| LE 28 JANVIER... 814 Mort de Charlemagne, dont le règne fut un enchaînement de victoires et de conquêtes. Il eut pour ennemi tous les peuples qui l'environnaient ; il fit face à tous, et les obligea tous à subir ses lois. Attaqué en même temps à des distances très éloignées, on le voyait passer avec une rapidité surprenante des Pyrénées au fond de la Germanie, des extrémités de l'Italie sur les bords de l'océan. Au milieu de ses expéditions militaires, il réglait ses états comme s'il eût été dans une paix profonde. Les jurisconsultes et les politiques admirent encore aujourd'hui la sagesse qui règne dans ses capitulaires. La religion et les lettres lui ont aussi les plus grandes obligations. Il assembla de fréquents et nombreux conciles pour l'extirpation des erreurs, la réformation des moeurs, et le rétablissement de la discipline ; il établit des écoles publiques en différents endroits, et pour donner l'exemple, il ouvrit une académie dans son propre palais, à la tête de laquelle il se mit, ayant pour assesseurs Alcuin, Pierre de Pise, et d'autres savants hommes. Charlemagne n'était point déplacé dans cette académie, parlant le latin comme sa langue naturelle, et entendant les autres langues de l'Europe. 1380 Drouet de Dammartin effectue une expertise de la rose du transept et de la maçonnerie de la cathédrale de Troyes, révèlant ses qualités professionnelles. Le 10 février 1383, Philippe le Hardi le nommera maître général des oeuvres de maçonnerie de tout le pays de Bourgogne. Il dirigera la construction de la puissante forteresse de l'Écluse, en Flandre. En 1387, il travaillera avec son collaborateur Jacques de Neuilly au portail de la Sainte-Chapelle de Dijon. 1393 Lors d'un bal à la cour, Charles VI le Fol met accidentellement le feu à certains déguisements qui flambent comme des torches. L'état mental du roi ne fera que s'aggraver par la suite. 1436 Mise en service en France d'une nouvelle monnaie faite d'or fin nommée l'écu neuf. 1596 Mort de Francis Drake, célèbre vice-amiral de la reine Elisabeth, l'un des plus grands hommes de la mer de son temps. Il est le premier anglais qui ait fait le tour du monde. Il partit pour cette course en 1577, et l'acheva en 1056 jours. Il fut le fléau des Espagnols dans les guerres opposant Elisabeth à Philippe II. Il leur enleva plusieurs places importantes, dans les îles Canaries et du Cap-Vert notamment. Il mourut en mer et la mer fut son tombeau, comme elle avait été le théâtre de ses exploits. 1621 Mort du pape Paul V. Camille Borghèse, Paul V, romain de naissance, succéda au pape Louis XI. L'événement le plus remarquable de son potificat, fut son démêlé avec la république de Venise. Ce différend, l'un des points les plus importants de l'histoire du seizième siècle, fut terminé amiablement par la médiation de Henri IV, et les soins du cardinal de Joyeuse, le 21 avril 1607. Paul V fut un des papes qui contribuèrent le plus à l'embellissement de Rome. Il rassembla dans la Vatican les plus beaux ouvrages de peinture et de sculpture ; il rétablit une magnifique fontaine qu'Auguste avait édifiée, y fit amener l'eau par un aqueduc et lui donna le nom d'Acqua Paola ; il construisit de nouvelles fontaines, qui sont encore aujourd'hui les plus belles de Rome. Pendant son pontificat, il ne manqua pas un seul jour de dire la messe. Il eut pour successeur Grégoire XV. 1725 Mort de Pierre Ier le Grand. Né en 1672, il fut mis sur le trône après la mort de son frère aîné Fedor, au préjudice d'Ivan, son autre frère, dont la santé était aussi faible que l'esprit. Il fut le réformateur, ou plutôt le créateur de sa nation. Avant lui, la Russie n'était rien : elle deviendra un des empires les plus puissants d'Europe et de l'Asie ; ce pays lui doit tout : lois, police, discipline militaire, marine, commerce, sciences, beaux-arts, il a tout entrepris, et ce qu'il n'a pas achevé, s'est perfectionné selon ses vues. Le tsar était sujet à la colère et se livrait trop aisément aux excès du vin. Ce fut dans un transport de colère, né de ces excès, qu'il tira l'épée contre son favori le Fort, ce génevois, premier auteur des réformes de la Russie qui donna au tsar les premières idées sur le commerce, la navigation, les manufactures, les arts, les sciences de l'Europe, la politique de ses princes, la police de ses villes, la discipline de ses armées. Dans une contestation qu'il eut un jour avec Catherine, son épouse, il cassa une glace de Venise, et dit à sa femme, par une allusion cruelle à sa première fortune : « Tu vois qu'il ne faut qu'un coup de ma main pour faire rentrer cette glace dans la poussière dont elle est sortie. » La menace ne pouvait être plus précise. Catherine levant vers lui ses yeux mouillés de larmes : « Eh bien ! lui dit-elle, vous avez cassé ce qui faisait l'ornement de votre palais. Trouvez-vous qu'il en soit devenu plus beau ? » Ces paroles l'appaisèrent. La querelle était venue de ce que Catherine avait demandé avec trop d'insistance la grâce de sa dame d'atours, condamné à recevoir onze coups de knout ; le tsar voulut bien accorder qu'elle n'en recevrait que cinq. Un jour un boyar, avec lequel il traversait une rivière, l'ayant osé contredire dans la conversation, Pierre le saisit par le corps pour le jeter dans l'eau : « Tu peux me noyer, s'écria le boyar, mais ton histoire le dira. » Le tsar, frappé de ce mot, l'embrasse et lui rend son amitié. 1794 Le chevalier Henri du Vergier de la Rochejaquelein n'a que 21 ans quand il trouve la mort dans le bocage Vendéen, mais il est déjà célèbre et a connu bien des guerres dans sa jeune existence aventureuse. Il a été chef d'armée dans la guerre des Chouans et des Vendéens contre la République Française. 1842 Mort de Cambronne. A-t-il prononcé son fameux « mot » ? Il n'en a en tout cas jamais protesté contre tous les journaux, dictionnaires ou biographies qui le glorifiaient de l'avoir lancé à la face de l'ennemi au soir de Waterloo. Mais il n'a jamais non plus laissé dire en sa présence qu'il l'eût envoyé, telle une gifle, aux Anglo-Prussiens. Sans pouvoir préciser de quels termes il s'était servi, Cambronne a souvent reconnu qu'il avait « envoyé promener les Anglais, par quele expression bien appropriée à la circonstance ! » On possède par ailleurs des lettres de Cambronne qui prouvent qu'il ne mâchait guère ses mots... et ceci laisserait croire à l'authenticité de la légende. Le général Bachelu, un de ses vieux amis, qui commandait lui aussi une division à Waterloo, raconte qu'il interrogea un jour Cambronne, quinze ans après la bataille, sur ce qu'il avait dit exactement. Il eut comme réponse : - Comment ? Toi aussi ! Ah non, en voilà assez, ça devient emm... Et le général ajoutait en riant : - Ce mot était si naturel en pareil cas ce jour-là, Cambronne dut le dire cinq ou six fois... comme moi d'ailleurs. 1871 Armistice entre la France et la Prusse suite à la capitulation de Paris. 1889 Début de la construction de la Tour Eiffel. Cette construction suscita de bien nombreuses réactions chez les Parisiens : les artistes lui reprochaient d'enlaidir Paris et n'appelaient la Tour que Pyramide insensée (François Coppée, Chandelier creux (Huysmans), Quincaillerie superbe, lampadaire tragique (Léon Bloy), Squelette disgracieux et géant (Maupassant). Ils avaient tous signé ce manifeste : « Nous venons protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu... contre l'érection,en plein coeur de notre capitale, de l'inutile et monstrueuse Tour Eiffel, que la malinité publique, souvent empreinte de bon sens, a déjà baptisée du nom de Tour de Babel ».
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| Posté le 03-02-2006 à 18:11:48
| LE 29 JANVIER ... 1635 Fondation de l'Académie Française dans le but de favoriser le rayonnement de la langue et de la littérature françaises. Aussitôt après sa première réunion, un graveur du nom de Gautrel réalisa cet « Hommage à l'Académie » où figurent tous les noms des premiers Immortels et les portraits du cardinal de Richelieu et du chancelier Séguier, co-fondateurs de la Compagnie. 1712 Ouverture du congrès d'Ultrecht. Il élabore un traité qui met fin à la guerre de Succession d'Espagne. Louis XIV cède aux Anglais Terre-Neuve, la baie d'Hudson et l'Acadie. Philippe V, bien que le second fils du Grand Dauphin, fils de Louis XIV, conserve ses colonies et renonce enfin, le 5 novembre, à ses droits au trône de France. 1726 Ordonnance par laquelle on décide de numéroter les rues de Paris. Jusqu'à cette date, les adresses arrivaient à être parfois bien longue : on habitait, par exemple : Rue Sainte-Marguerite, près de celle des Ciseaux, entre un marchand de bas et un boulanger ; ou encore, Rue de la Verrerie, vis-à-vis l'église Saint-Merry, à côté du Coq lié de perles, au coin de la rue Saint-Bon, au second sur le devant. 1743 Mort du cardinal de Fleury. André-Hercule Fleury est ce célèbre cardinal, évêque de Fréjus, précepteur de Louis XV, ministre du royaume qui, par modestie, ne prit point le titre de premier ministre, que le cardinal Dubois venait de souiller. Il n'eut point d'éclat ; mais sa patience et sa sage économie réparèrent les maux qu'avait produits l'éclat funeste du règne de Louis XIV, et les désordres plus funestes de la régence. C'est au ministère du cardinal de Fleury que l'abbé de Boesmont a fait cette heureuse application d'un passage d'Ézéchiel, qui peint si bien le mal et le remède : « Soufflez sur ces morts, afin qu'ils se raniment... tout à coup un esprit de vie coule dans ses ossements arides et desséchés, tous les membres épars de ce grand corps se rapprochent et se rejoignent ensemble. » Le cardinal de Fleury était né le 22 juin 1653, avait été fait évêque de Fréjus le 1er novembre 1698 ; il fut nommé précepteur de Louis XV par le testament de Louis XIV ; il fut reçu à l'Académie française en 1717, à l'Académie des sciences en 1721, à l'Académie des belles-lettres en 1723, fut fait cardinal le 11 septembre 1726 ; cette même année il devint ministre, et ce ministère, auquel son âge faisait croire qu'on aurait à peine le temps de s'accoutumer, dura dix-neuf ans. 1763 Mort de Racine le fils. Louis Racine, fils de l'immortel Jean Racine, a marché sur les traces de son père, mais dans un sentier plus étroit, et moins fait pour les muses. Il entendait le mécanisme des vers aussi bien que son père, mais il n'en avait ni l'âme ni les grâces. Il débuta en 1720, par le poème de la Grâce, qu'il avait composé chez les pères de l'Oratoire de Notre-Dame des Vertus, où il s'était retiré après avoir embrassé l'état ecclésiastique. On y trouve la traduction du pseaume Super Flumina babylonis, qui est parmi les pseaumes ce que l'ode d'Horace, Donae gratus eram tibi est parmi les odes profanes ; c'est le plus intéressant des poèmes lyriques, et celui que les poètes modernes se sont le plus empressés de traduire. Le chancelier d'Aguesseau, pendant son exil à Fresnes, réconcilia Louis Racine avec le monde qu'il avait quittén et lui procura de puissants protecteurs. Le cardinal de Fleury, affligé de voir le fils de Racine dans une médiocrité trop voisine de la pauvreté, voulut lui ouvrir la route de la fortune, et l'envoya, en 1722, en province, remplir une direction des fermes. Dans cette espèce d'exil, parmi des occupations si étrangères aux lettres et au nom de Racine, il fut fidèle aux lettres et à son nom : il composa son poème de la Religion, et ses autres ouvrages. Il revint se fixer à Paris, et se livrer aux travaux de l'Académie des belles-lettres, dont il était membre ; mais un accident funeste vint éteindre son ardeur pour l'étude, et répandre sur ses jours un poison mortel. Le 1er novembre, jour à jamais désastreux par le tremblement de terre de Lisbonne et de toute l'Espagne, un fils unique, sa plus douce espérance, qui se trouvait alors à Cadix, fut malheureusement entraîné par le gonflement subit des eaux de la mer, au moment où il passait en poste le long du rivage, pour se rendre à une fête où il était invité. Avec lui périt le nom de Racine ; il ne lui resta que des soeurs. 1797 Découverte d'une conspiration formée pour le rétablissement des Bourbons. L'abbé Brotier, Duverne de Presle, et Berthelot de la Villeheurnois sont arrêtés à l'Ecole Militaire, chez le citoyen Malo, chef d'escadron et commandant du 21erégiment de dragons. Celui-ci, feignant d'entrer dans la conspiration, les avait attirés chez lui à une conférence particulière. Des soldats, secrètement postés pour entendre la conversation, ayant paru tout à coup au signal convenu, ils furent saisis avec tous leurs papiers, dans lesquels on trouva le plan de la conspiration, et des pleins pouvoirs signés de Monsieur, frère de Louis XVI. 1841 Les Anglais prennent possession de l'île de Hong Kong. 1853 Napoléon III épouse Eugénie de Palafox, de Montijo, comtesse de Teba. Le mariage se conclut en dépit de l'opposition des membres de la famille Bonaparte et de certains des ministres. 1861 Le Kansas devient le 34 ème état des U.S.A. 1916 Un Zeppelin bombarde Paris pour la première fois. Bilan : 30 morts environ et autant de blessés.
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| Posté le 03-02-2006 à 18:12:36
| LE 30 JANVIER... 1368 L'empire de Gengis Khan s'écroule. « Un seul soleil au ciel, un seul souverain sur terre », telle fut la devise de Gengis Khan. L'Empire mongol, le plus grand qui ait été réuni sous la main d'un seul homme, s'étendait de la mer Noire à la mer de Chine, de Pékin à la Volga. Gengis Khan était devenu le chef de sa tribu à la suite du rapt de sa femme : Boerté. Il écrasa ses ravisseurs et la libéra. Cette victoire lui valut un tel prestige qu'il fut nommé Chef Océan, c'est-à-dire, en mongol, Gengis Khan. Ce nom seul, un peu comme celui d'Attila, semait partout la terreur. La réputation de la cruauté des Mongols était célèbre jusqu'en France qui, pourtant, n'en vit jamais un seul. La seule description du physique des guerriers de Gengis Khan terrifiait. C'étaient généralement des hommes de stature courte, trapue avec un énorme torse, des jambes arquées, une figure aplatie aux yeux bridés, à la peau jaune rougeâtre, couturée de cicatrices pratiquées dans le but d'empêcher la barbe de pousser. C'étaient des hommes rudes, endurcis aux privations et façonnés par le climat de Mongolie où les températures oscillent entre moins 30° et plus 30°. A ses débuts, leur civilisation était très primitive. Ils rendaient un culte au ciel Tangri - ce qui signifie, contrairement à ce que l'on pourrait croire, Ciel bleu. Pour adorer la statuette de ce dieu, ils levaient les mains en l'air et grinçaient trois fois des dents. 1647 Les Ecossais livrent Charles Ier aux Anglais. Après la funeste bataille de Naséby, perdue contre les parlementaires anglais, Charles Ier s'était jeté dans les bras des Ecossais. Il espérait qu'étant né parmi eux, et leur ayant toujours marqué de la préférence, il en serait plus favorablement traité que par les Anglais : il se trompait. Les Ecossais, maîtres de la personne de leur souverain, le regardèrent comme une proie dont ils devaient tirer le parti le plus avantageux. Ils avaient à répéter sur les Anglais 2 000 000 sterlings d'arriéré. C'était la seule occasion qui pût s'offrir d'en obtenir le remboursement, en consentant de leur livrer à cette condition le prisonnier qu'ils réclamaient. Cette infâme considération étouffa en eux tout sentiment d'honneur et d'humanité ; le reste de l'année se passa à disputer sur une modération du prix exigé. Enfin, après l'avoir réduit à 400 000 livres sterlings, les Ecossais, ce 30 janvier, remettent le roi entre les mains des commissaires que le parlement leur avait envoyés. Charles s'échappa encore une fois des mains de ses ennemis ; mais il fut trahi pour la seconde fois par un sujet infidèle, et contraint de subir sa malheureuse destinée. 1648 Fin de la guerre de Trente ans, par le traité de Münster signé entre la France, l'Allemagne et la Suède. Ce traité permet à la France de prendre possession de l'Alsace. 1649 Décès du roi d'Angleterre Charles Ier, exécuté par décollation. 1828 Naissance des omnibus parisiens. Au début du XIXe siècle, on reprit l'idée des carrosses à cinq sols qui, au XVIIe siècle, possédaient des départs à heures réglées, des trajets immuables, et des prix modiques. C'est en 1828 que Baudry, qui avait exploité avec succès à Nantes un service de voitures omnibus, obtint la permission de faire rouler les premières voitures sur les Boulevards. Ces véhicules, qui avaient l'aspect des anciennes diligences, contenaient de douze à vingt personnes, toutes à l'intérieur, l'impériale n'étant pas encore connue. Des affiches placardées sur les murs de Paris annoncèrent en ces termes leur création : « Ces voitures, dont le nombre va progressivement être porté jusqu'à cent dans Paris, préviennent de leur passage par un jeu de trompettes de nouvelle invention. Elles sont organisées de manière qu'elles s'arrêtent au moindre signe fait au cocher ou au conducteur, que la portière située dans la partie postérieure ne fait courir aucun danger aux personnes qui montent ou descendent, qu'un conducteur chargé de la perception du prix de la course veille au maintien de l'ordre qui doit toujours y régner. Chacune d'elles porte sur ses flancs l'indication du point de départ et d'arrivée. Le prix de la course, qui est de 25 centimes, ne variera jamais quel que soit le point de la ligne où monte le voyageur qui fait arrêter partout où il veut descendre. » 1879 Mac-Mahon refuse de signer le décret d'épuration de l'administration que les Républicains veulent lui imposer, et donne sa démission. Jules Grévy lui succède.
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| Posté le 03-02-2006 à 18:13:48 |
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