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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 04-02-2006 à 19:15:36
| c'est un artiste que je ne connaissais pas mais qui m'intriguait.... alors voici ce que j'ai pu trouver sur lui sur le net... http://www.lemondedesarts.com/Dossierbosch.htm
JEROME BOSCH (1453-1516) De son véritable nom Hieronymus Van Haken, Jérôme Bosch est né dans une famille modeste originaire d'Aix la Chapelle, venue s'installer en Pays Bas deux siècles plus tôt. Son grand-père Jan Van Haken et son père Anthonis Van Haken ont exercés déjà le métier de peintre, quand Hieronymus naît vers 1453 à S'Hertogenbosch au Pays Bas. On sait assez peu de chose sur sa vie, mais on sait qu'il se marie vers 1478 avec une aristocrate qui lui permet d'accéder à un statut social plus enviable et à une cer[CENSURE]e sécurité matérielle. Vers 1486, Jerôme Bosch est cité comme membre d'une confrérie, "La Confrérie Notre Dame", proche d'une secte hérétique "Les Frères du Libre-Esprit". Une citation de 1509 dans les registres de "La Confrérie de Notre Dame" le fait apparaître comme étant "Jheronymus Van Haken, le peintre qui signe "Bosch". C'est peut être pour se différencier des peintres de sa famille, mais aussi des villes des écoles néerlandaises qu'étaient Bruges, Louvain ou Tournai qu'il prend pour nom de peintre le nom de "Bosch" qui signifie "bois" . Si l'origine de l'art et de son évolution stylistique est assez complexe, le difficulté est accrue par le fait qu' aucune oeuvre n'est datée et que de nombreux panneaux qu'il a peint ont été détruits. La chronologie de son oeuvre est difficile à établir et repose en partie sur des hypothèses. On ne sait que très peu de choses d'abord sur la période d'apprentissage de Jérôme Bosch, dont on peut cependant dire qu'elle n'a pas pu échapper d'abord à l'influence exercée par les oeuvres de son père. On peut supposer par ailleurs, que bien qu'on ne sache rien de sa formation ou de ses déplacements hors de sa cité natale qui l'auraient mis en contact avec d'autres artistes de son époque. Ses tableaux sont très marqués par les représentations du bien, du paradis, du mal, du vice, de la douleur, de la souffrance, propre aux préoccupations médiévales de son temps. Le salut, le jugement dernier, l'attente de l'avenir, de la mort ou de la fin du monde, prennent chez lui une forme très différente des peintres qui sont ses contemporains : tels les frères Van Eyck, Rogier Van der Weyden ou Memling, mais encore Dürer ou Léonard de Vinci. Ce n'est pas une résignation pieuse propre au Moyen-Age qui s'exprime chez lui, comme dans de nombreuses oeuvres de cette époque, mais à l'inverse, une interrogation par la représentation morale de la responsabilité des hommes ici bas, et ainsi en quelquesorte une ouverture à la modernité.
En ne pouvant le rattacher à aucune école artistique, il constitue en lui même peut -être une rupture avec le monde médiéval , par son appel à un nouveau monde au travers la symbolique et le langage qu'il utilise. On peut rapprocher cer[CENSURE]s détails de son oeuvre au rendu de cer[CENSURE]s visages ou de cer[CENSURE]s paysages que l'on trouve chez Rogier Van der Weyden de Bruxelles, ou Le Maître de Flémalle d'Anvers, ou encore Hugo Vander Goes, et on peut aussi trouver aussi quelques similitudes avec les peintres de l'Ecole de Delft. Ce que l'on peut dire, c'est sans doute que l'art de Jerôme Bosch trouve son origine dans un style gothique qui marque l'ensemble de l'art européen au début du XVème siècle : les tons clairs, les traits délicats, le traitement des drapés. Mais ce qui différencie Bosch, ce sont les représentations de figures monstrueuses construites à partir de gravures de bestiaires du Moyen-Age : pattes d'insectes, plumes et becs d'oiseaux, têtes de reptiles ou de batraciens, membres humains, mais aussi machines fantastiques ponctuent son oeuvre dans des paysages chaotiques. Les visions de cer[CENSURE]s prédicateurs de son époque peuvent aussi être rapprochées de l'univers pictural de Jerôme Bosch, telles celles d'Alain de La Roche qui meut en 1475, pour qui les insectes et les animaux sont les représentations des vices et des péchés. On ne peut séparer non plus l'oeuvre du peintre par rapport à un contexte religieux et théologique qui voit l'arrivée de Luther en Allemagne, pour qui le pêcheur ne peut se sauver que par la foi qu'il met lui même en Dieu, et par la grâce que celui-ci lui accorde, et contre qui s'oppose Erasme en Hollande qui défend le libre arbitre de l'homme, la raison et la foi, dans un livre paru en 1511 "L'Eloge de la Folie. Les rares repères chronologiques que l'on posséde reposent sur quelques commandes qui ont été faites à l'artiste entre 1488 et 1491 : notamment les volets d'un retable que Bosch réalise pour"La Confrérie Notre Dame", et en 1504, "Le Jugement Dernier " réalisé pour Philippe le Beau, Roi des Pays bas et de Castille. Une oeuvre telle que "La crucifixion" est de facture encore classique et se rapproche des thèmes et des représentations des peintres flamands du début du XVème siècle, dans une composition simple et des perspectives conventionnelles. Il s'agit probablement d'une oeuvre de jeunesse peinte peut-être au début des années 1480.
les septs péchés capitaux: la gourmandise
les septs péchés capitaux: la paresse On attribue également à une première période de Jérôme Bosch, un plateau de table représentant les "Septs Péchés Capitaux " dont la composition en médaillons avec des scènes disposées en cercle représentent les péchés et les menaces qu'ils représentent. Cette oeuvre semble figurer, dans un ensemble à vocation décorative, et pour celui qui s'approche de cette table, ce qui pourrait être l'oeil du Christ, dans lequel se réflète toutes les bassesses humaines, et toutes les fautes de celui qui regarde. "L'Extraction de la Pierre de Folie", montre qu'en dehors des péchés, il y a aussi d'autres menaces : la crédulité, la stupidité, l'absurdité, la bêtise ou encore la folie, qui conduisent les hommes à s'en remettre à des charlatans ou à des médecins peut-être tout autant fous, et représentés avec un entonnoir sur la tête, entourés qu'ils sont des religieux tout autant douteux quant à leurs connaissances. " L'Escamoteur " est une oeuvre qui semble dénoncer l'incrédulité, l'indolence, la passivité, l'égarement, et l'apparence immédiate, dans un oeuvre qui vient en contrepoint à " L'Extraction de la Pierre de Folie".
Jerôme Bosch "L'Extraction de la Pierre de Folie" 48 x 35 cm Musée du Prado Madrid
Jerôme Bosch "L'Escamoteur" 53 x 65 cm Musée Municipal St Germain en Laye
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 04-02-2006 à 19:18:59
| "La Nef des Fous", oeuvre qui semble avoir été peinte en cette même période, représente un moine et une religieuse chantant ensemble au fond d'une embarcation et au pied d'un mat de cocagne, entourés de personnages gras aux apparences grivoises qui tentent de happer un gâteau suspendu à une corde . Il s'agit là encore probablement d'une allégorie au contenu moral : l'abondance des mets et des boissons, la gourmandise, l'insouciance, ont toutes les chances de mener aussi les religieux, à s'abandonner au péché, voire à la luxure .
Jerôme Bosch "La Nef des Fous" 56 x 32 cm Musée du Louvre Paris
erôme Bosch " Le Portement de Croix" 57 x 32 cm Kunsthistorisches Museum Vienne "L'Ecce Homo" qui semble être une oeuvre plus tardive, réalisée dans les années 1490, représente le Christ jugé, et présenté à la haine d'une foule qui croit ce qu'on lui raconte des fautes commises par le comdamné, dans l'indifférence générale du reste de la cité. Le Christ est soumis à la vindicte publique de notables qui apparaissent être les complices de ceux qui jugent. "Le Portement de Croix", qui devait faire partie d'un tryptique de par son format étroit, semble compléter "L'Ecce Homo". Après le jugement, la foule conduit le Christ avec empressement au calvaire. C'est la cruauté des hommes qui est représentée : le Christ porte sa croix avec des planches cloutées qui lui percent les pieds, et les coups de fouet qu'il reçoit d'hommes qui le conduisent bruyamment à la mort.
Jerôme Bosch "Ecce Homo" 1490 ? 75 x 61 cm Städelches Kunstinstitut Francfort En 1484, un ouvrage intitulé " La Vision de Tungdal ", d'un auteur anonyme irlandais circule en Hollande. C'est un long poème qui raconte l'histoire de Tungdal un chevalier Irlandais du XIIIéme siècle qui après une existence d'oisiveté et de débauche, voit en songe l'enfer durant trois jours et trois nuits. A son réveil il se repent en se retrouvant dans son corps humain. Il y a vu un monde peuplé de monstres, d'insectes et de serpents, dans les ténèbres de l'enfer que l'on rejoint en traversant le paradis rempli de plaisirs, d'or, et de pierres précieuses. A n'en pas douter, Bosch a pu lire et trouver inspiration dans ce poème médiéval, tant cela pouvait rejoindre ses propres visions du monde à cette époque Le triptyque du "Chariot de Foin" probablement peint aussi vers la fin des années 1490 est l'une des oeuvres majeures de Bosch. D'un côté, la représentation d'un passé et du paradis terrestre, d'Adam et Eve et du péché. Au centre, la représentation du tumulte de la foule, et des hommes qui chacun cherchent individuellement à tirer profit du moment présent qui passe. A droite, l'enfer, ce monde qui attend l'homme et dans lequel les hommes et les bêtes s'entre-tuent et s'entre-dévorent, souffrent et meurent au milieu des calamités que sont le feu en haut et le déluge en bas d'où personne ne réchappe.
"Le Chariot de Foin " (détail) Triptyque - Panneau Central 1490 ? Musée du Prado Madrid et c'est pas fini ...
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 04-02-2006 à 19:23:10
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 17-01-2007 à 17:55:15
| Les oeuvres de Hieronymus Bosch sont fascinantes. A chaque fois qu'on les regarde, on y découvre quelque chose de nouveau.
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