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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 18-06-2005 à 16:37:03
| d'hier a aujourd'hui, la longue course du sport ^^ (hou comme c'est joli lol) merci a rowan ==> Salut vous !! Les premiers jeux sont apparus vers -800 et étaient à la base des jeux "régionaux", destinés à défouler les rivalités .. C'est la course de vitesse le premier des jeux, ont suivi tous les dérivés style courses de fond (-720)... puis les autres jeux à commencer par la lutte (-700) et les courses de chevaux montés (-650) et bien plus tard les chars (-150 chez les romains), particulierement les quadriges... Entre temps, de tradition régionale où le butin était une couronne de lauriers tressés, les jeux sont devenus une course à l'argent, en pleine décadence, et ont migré dans toutes les grandes villes avides de sensations fortes... et riches.. |
| | Posté le 18-06-2005 à 16:51:25
| oui je trouve que tu es douée pour trouver des expressions originales ^^ |
| | Vulk1 | | Afscheid nemen bestaat niet | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1045 messages postés |
| Posté le 29-06-2005 à 20:16:04
| Ca sonne Spinozien, n'en déplaise aux sophistes! si! derechef!
-------------------- Un homme, une femme, une histoire. Les hommes, les femmes, l'Histoire! |
| | Amon | | Trop cool l\\\\\\\'histoire!!!!!!! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 84 messages postés |
| Posté le 03-07-2005 à 23:33:42
| Dire qu'il n'existé qu'1 épreuve à lorigine. |
| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 03-07-2005 à 23:39:13
| bah faut bien consoler les moins doués en inventant d'autres sports |
| | Amon | | Trop cool l\\\\\\\'histoire!!!!!!! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 84 messages postés |
| Posté le 03-07-2005 à 23:43:11
| c pluto le besoin de varier!!! |
| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 03-07-2005 à 23:44:31
| ct koi le premier sport? |
| | Amon | | Trop cool l\\\\\\\'histoire!!!!!!! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 84 messages postés |
| Posté le 03-07-2005 à 23:47:36
| je croi ke cété la course à pié..chui pa sur!!!!! |
| | Vulk1 | | Afscheid nemen bestaat niet | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1045 messages postés |
| Posté le 04-07-2005 à 02:37:26
| il me semble que ct le lancer de disques non?
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| | Amon | | Trop cool l\\\\\\\'histoire!!!!!!! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 84 messages postés |
| | | Vulk1 | | Afscheid nemen bestaat niet | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1045 messages postés |
| Posté le 04-07-2005 à 03:56:03
| non c les romains ça non?
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| | Posté le 04-07-2005 à 11:03:59
| javelot aussi |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 04-07-2005 à 11:55:25
| l'espèce de lutte peut-etre aussi |
| | Amon | | Trop cool l\\\\\\\'histoire!!!!!!! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 84 messages postés |
| Posté le 05-07-2005 à 17:36:36
| Vulk1 a écrit :
non c les romains ça non? |
Olympie,c ché le grecs mon petit |
| | Vulk1 | | Afscheid nemen bestaat niet | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1045 messages postés |
| Posté le 05-07-2005 à 22:13:52
| Merci mon tout petit, mais je parlais de la course de char, pas d'Olympie, je sais qd mm que c en Grèce! Le mont Olympe, est la résidence des dieux grecs.
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| | Posté le 19-07-2005 à 14:58:04
| Salut vous !! Les premiers jeux sont apparus vers -800 et étaient à la base des jeux "régionaux", destinés à défouler les rivalités .. C'est la course de vitesse le premier des jeux, ont suivi tous les dérivés style courses de fond (-720)... puis les autres jeux à commencer par la lutte (-700) et les courses de chevaux montés (-650) et bien plus tard les chars (-150 chez les romains), particulierement les quadriges... Entre temps, de tradition régionale où le butin était une couronne de lauriers tressés, les jeux sont devenus une course à l'argent, en pleine décadence, et ont migré dans toutes les grandes villes avides de sensations fortes... et riches.. |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 19-07-2005 à 16:17:47
| l'épopée de Marathon s'était a quelle époque? ca a influencer l'invention des jeux?
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 19-07-2005 à 16:24:05
| excellente question, c'était pendant une guerre, avec sparte non? |
| | Vulk1 | | Afscheid nemen bestaat niet | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1045 messages postés |
| Posté le 19-07-2005 à 20:23:30
| Oui c'est ça!
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 17-08-2005 à 14:46:25
| Épictétos (signé par), Athlète vainqueur VIe siècle avant Jésus-Christ Assiette attique à figures rouges - Vulci, Étrurie ©[Louvre.edu] - Photo Erich Lessing présentation générale Les Jeux Olympiques ont été créés en Grèce en 776 avant Jésus-Christ. Il s'agit d'un événement considérable à bien des titres. En effet, s'il existait déjà de nombreuses fêtes qui permettaient d'exalter les qualités physiques et morales des athlètes, la création de ces jeux revêt un sens tout particulier :elle est l'affirmation d'une identité, celle de la Grèce, conçue comme une culture avec une religion commune, des valeurs reconnues par tous, un idéal.. Les textes permettent parfaitement de comprendre à la fois les traits communs de cette culture et l'évolution de l'institution qui l'exprime : ce sont ces textes que nous voulons principalement offrir ainsi afin que chacun puisse, au delà des légendes et des anecdotes, comprendre l'idéal qui s'est développé dans cette petite région du Péloponnèse, pendant plus de 10 siècles. Il faut tout d'abord saisir l'importance du phénomène religieux. Les jeux sont toujours rattachés à un culte et la célébration de la fête olympique est d'abord une cérémonie religieuse :on part du temple et l'on revient vers le temple pour consacrer sa couronne ; on accomplit des sacrifices qui aboutissent à des banquets qui ont eux aussi, toujours, un caractère religieux. La statue de Zeus d'Olympie est au centre de l'Altis, et participer aux jeux sera donc une affirmation de ce partage d'une même religion. La participation aux jeux est ensuite liée à une organisation politique, celle de la Grèce des cités. L'athlète représente sa cité tout autant qu'il honore sa propre famille. On comprendra alors que la disparition de la liberté en Grèce altère profondément le sens des jeux, les privant d'une dimension fondamentale. Il faut comprendre encore tout le système de valeurs qui se construit à partir de ces épreuves : les Grecs vont y affirmer pendant longtemps un idéal "aristocratique" de la pratique sportive : la victoire tant espérée dans le concours n'est pas le seul but de l'épreuve ; et cette victoire n'a pas de sens si elle n'est pas obtenue selon des règles très précises, règles d'hygiène d'abord, mais aussi règles morales. Enfin il convient de souligner que ces jeux expriment le goût des Grecs pour le Beau. Les jeux exaltent la beauté des corps, liée nécessairement pour les anciens à la beauté morale,- les vases qui représentent ces épreuves en sont une preuve éclatante -, la beauté des gestes, et, au delà, un goût pour tout ce qu'il y a de beau, puisque les jeux gymniques seront toujours accompagnés d'autres concours, musicaux et littéraires. Étudier les jeux olympiques - ainsi que les autres panégyries qui comportent un concours sportif - permet donc d'entrer très profondément dans l'étude de la civilisation de la Grèce ancienne et d'en saisir des aspects tout à fait essentiels.
entrée du stade d'olympie
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 17-08-2005 à 14:52:55
| origine et développement des jeux:
Héraclès vers 510 av. J.-C. coupe attique à figures noires et à figures rouges Comme toutes les grandes institutions grecques, les Jeux Olympiques ont une origine légendaire. Dans son Discours Olympique, l'orateur Lysias attribue la création des Jeux à Héraclès
Discours Olympique, 1-2 D'autres rapportent des traditions diverses. Ainsi Pausanias et Strabon. Quoi qu'il en soit, la date "officielle" de la création de la fête olympique est bien 776. Selon la tradition rapportée par Apollodore, elle commémore la victoire de Pélops sur Oenomaos, le roi de Pise, dont il voulait épouser la fille Hippodamie. Pendant deux siècles, les Jeux Olympiques sont une institution régionale du Péloponnèse. Ces premiers temps sont marqués par la rivalité de l' Élide - avec les deux cités de Pise et d'Élis - et de la Laconie. Très vite c'est Sparte qui dominera les jeux. Le développement des Jeux apparaît dans les diverses épreuves créées: 776 - 1ère olympiade : course de vitesse 724 - 12ème : course double 720 - 13ème : course de fond 708 - 18ème : lutte et pentathle 688 - 23ème : pugilat 680 - 25ème : course de chevaux 648 - 33ème : pancrace - course de chevaux montés 632 - 37ème : course pour enfants 628 - 38ème : pentathle pour enfants 616 - 41ème : pugilat pour enfants 520 - 65ème : hoplitodrome (course en armes) Entre temps, en 576, Sparte renonce à imposer sa tutelle à Olympie, et l'influence d' Athènes grandit ; les colonies de Sicile notamment prennent une part active aux jeux : c'est une manière pour ces cités d'affirmer leur appartenance à la communauté grecque. Mais on doit noter également que l'ancien esprit aristocratique disparaît. Alors que le vainqueur ne recevait, jusqu'au 5ème siècle, qu'une couronne de laurier sauvage, il bénéficie désormais de bien d'autres avantages. En 420 cependant Sparte est exclue des jeux En 365, la cité est d'Olympie est prise par les Arcadiens En 324, Alexandre le Grand fait proclamer la paix à Olympie En 313, la ville est pillée pour la première fois par Télesphore. La ville connaît alors une première période de décadence. Non seulement les pillages se succèdent, mais c'est l'esprit des jeux qui se corrompt : les athlètes deviennent de plus en plus des professionnels à la recherche du gain, et le public réclame des épreuves de plus en plus spectaculaires. D'autres jeux sont créés, à l'image de ceux d'Olympie : Dans l' Égypte lagide, quand Ptolémée II proclame dieu son père défunt en 283, il crée en son honneur les Ptolemaia, "concours pentétériques, isolympiques" (célébrés pour la première fois sans doute en 279/278). A cette occasion les Athéniens envoient une délégation conduite par Callias, dans le cadre des cérémonies funèbres en l'honneur de Ptolémée 1er - avant la reconnaissance officielle des fêtes pentétériques -.( Pierre Cabanes, Le monde hellénistique, Seuil). En 146 av. J.-C., la Grèce passe sous la domination des Romains qui n'apprécient que modérément ce type de jeux. Sylla, plus tard, pense à supprimer les jeux d' Olympie pour les transporter à Rome. L' Empire redonne de la vigueur aux Jeux. On instaure le culte de César, Tibère fait courir un quadrige, Néron paraît en personne aux célébrations olympiques. Mais désormais, dans tout le bassin méditerranéen, les cités ont créé des Jeux, et les athlètes professionnels vont de cité en cité accumuler les victoires et les richesses. A partir de 281 après J.-C., nous ne possédons plus le noms des vainqueurs olympiques. En 393 ap. J.-C. l'empereur Théodose 1er interdit tous les jeux païens En 426 ap. J.-C. Théodose II ordonne la destruction du temple d'Olympie. La ville est incendiée Un premier tremblement de terre en 522 ajoute à la ruine du site. Elle est totale après le tremblement de terre de 561 ap. J.C.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 19-08-2005 à 18:06:12
| voila pour le débat sur les disciplines en page 1 776 - 1ère olympiade : course de vitesse 724 - 12ème : course double 720 - 13ème : course de fond 708 - 18ème : lutte et pentathle 688 - 23ème : pugilat 680 - 25ème : course de chevaux 648 - 33ème : pancrace - course de chevaux montés 632 - 37ème : course pour enfants 628 - 38ème : pentathle pour enfants 616 - 41ème : pugilat pour enfants 520 - 65ème : hoplitodrome (course en armes)
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 20-08-2005 à 18:25:59
| Organisation des jeux olympiques La Trève sacrée Elle intervient lors de la tournée que font les spondophores qui vont à travers la Grèce et les colonies grecques annoncer la Trêve sacrée: ”Peut participer aux Jeux Olympiques tout Grec libre de condition, lion coupable de crime et non chargé de malédiction divine. Que le monde soit délivré du crime et de l’assassinat et exempt du bruit des armes". Ainsi les hostilités étaient-elles suspendues pour deux mois, le temps que ceux qui désiraient assister aux Jeux se rendent à Olympie. Ceux qui étaient coupables d’avoir enfreint la Trêve étaient exclus des Jeux ; ainsi les Lacédémoniens en 420 , et les Athéniens en 332. Ils devaient payer une amende qui servait à embellir le temple de Zeus. L'entraînement des athlètes Une des conditions de participation aux Jeux réside dans l’entraînement de 10 mois dans leur ville natale prescrit aux athlètes . A la suite de cette période, les athlètes devaient s’entraîner à Elis un mois, juste avant le début des Jeux. Cet entraînement se doublait souvent d’un régime. Sur la plupart des vases on remarque que l’athlète à l’entraînement porte deux petites masses aux mains : elles servent soit pour la musculation, soit pour l’entraînement lors des sauts. La séance d’entraînement suivait tout un rituel : on prenait un bain, on s’enduisait le corps d’huile ; après la séance, on se nettoyait avec les strigiles, puis on prenait un bain. Sur les représentations figurées, on remarque bien souvent la présence de l’entraîneur qui avait une grande importance : il réglait la progression de l’athlète, mais aussi l’aidait à perfectionner son style , car les Grecs étaient épris de beauté. Mais à Olympie ce sont les hellanodices qui surveillent rigoureusement cet entraînement ; normalement tous les athlètes doivent manger la même nourriture - sans viande ,jusqu’au 5ème siècle -, ils doivent dormir sur des peaux de bêtes a même le sol. Les infractions sont punies par des peines allant de la réprimande au fouet. Les entraîneurs particuliers doivent se soumettre à l’avis des hellanodices. De nombreux athlètes ne passent pas l’épreuve de cette “sélection”.
La préparation de la fête Puis c’est la procession de 57 km qui conduit en deux jours les athlètes jusqu’à Olympie. Petit à petit une foule immense s’ est rassemblée dans les environs de la ville d’ Olympie de nombreux marchands accourent pour profiter de cet afflux de population. C’est enfin l’occasion pour les plus riches de faire étalage de leur richesse ...
Le déroulement de la fête et des épreuves La fête s’ouvre par une grande procession qui pénètre dans l’Altis - trompettes , hellanodices vêtus de pourpre , prêtres et victimes pour les dieux , délégations officielles -. On sacrifie aux dieux , puis on prête le serment Olympique. Puis c'est le temps des compétitions, qui, dans les origines, sont ainsi organisées. - Le premier jour , le dromos , la course à pied sur les 192,27 mètres du stade. On court dans la direction du temple de Zeus. Le vainqueur peut allumer la flamme de l’autel de Zeus (terme premier de la course) , et donne son nom à l’olympiade: il est donc comblé d’honneurs particuliers. - En 724, on crée le diaulos ou double stade : l’arrivée se fait aussi vers le temple de Zeus. - En 720, on introduisit le "dolichos", la course de fond d’abord de huit, puis de dix de douze et de 24 stades (24 x 192,27m = 4614,48m). Cette course était très dure si l’on considère les conditions climatiques de la Grèce au mois de Juillet. Les coureurs sont entièrement nus ; des cales leur permettent de prendre un départ sans glisser. On peut encore les voir encore dans les stades d' Olympie et de Delphes. Les concurrents sont engagés par séries de quatre et par élimination progressive. Les hellanodices désignent le vainqueur. - Le second jour est ordinairement consacré à la lutte, à la boxe et au pancrace - Le troisième jour est réservé aux courses de chevaux. La première course instituée fut celle de char à quatre chevaux. On créa ensuite la course de biges ; puis de biges attelés de mulets interrompue pour diverses raisons ; puis de juments dont on devait descendre dans le dernier tour et que l’on devait conduire par le mors en courant jusqu’à l’arrivée; puis de poulains; puis de triges ... Il existait encore des courses de chevaux montés. - Le quatrième jour est celui du pentathlon : concours de course, saut, lancement du disque, du javelot et de la lutte. Il semble bien que les quatre premières épreuves s ‘ accomplissaient parallèlement, suivies de la lutte qui était l’épreuve décisive finale. - Le dernier jour des compétitions était réservé aux “enfants”. Les épreuves étaient partiellement différentes de manière à les rendre possibles. Les courses de jeunes filles avaient lieu dans le cadre du culte à Héra Le public , les couronnes , les fêtes Le public venait de toutes les régions de la Grèce. Les esclaves ne pouvaient assister aux Jeux. Les femmes mariées étaient exclues du territoire sacré ; mais les jeunes filles pouvaient circuler dans l’ Altis, sans pour autant assister aux Jeux. Pausanias rapporte comment la mère d’un athlète s’introduisit, déguisée, pour voir gagner son fils. Elle ne dut son salut qu'à son appartenance à une grande famille d’ olympioniques : son père, ses frères et son fils avaient été vainqueurs aux jeux. C’est à partir de cette date qu’il fut décidé que les maîtres d’exercice ne pourraient paraître aux Jeux que nus. C’est une couronne d’olivier sauvage qui récompensait les vainqueurs. On la leur remettait le dernier jour des cérémonies olympiques. On proclamait le nom, le patronyme et la ville natale du vainqueur. Les noms des vainqueurs étaient soigneusement consignés dans des registres ouverts à cet effet. Puis on sacrifiait aux dieux avant le banquet offert dans le Prytanée. Au retour dans la patrie, les honneurs redoublent. On peut faire composer un hymne par un grand poète (Pindare, Bacchylide). Cet Hymne sera chanté solennellement lors de fêtes nationales. On peut faire dresser la statue du héros national. Les plus grands vainqueurs reçoivent l’autorisation de faire dresser leur statue dans l’ Altis. A Athènes, les honneurs se doublent de cadeaux en nature et en argent ; à Sparte, les vainqueurs avaient le droit de combattre auprès du Roi. Les fêtes olympiques étaient l’occasion d’un immense rassemblement (50 000 personnes parfois). Aussi d’autres manifestations se greffaient-elles sur ces Jeux. Les poètes et les écrivains venaient y lire leurs oeuvres, Alexandre le Grand y fit proclamer des décrets. Enfin les sculpteurs étaient attirés par les commandes qui pouvaient leur être faites. Phidias, Myron , Polyclète, Scopas eurent leur atelier à Olympie. Le sport et l’art trouvent alors un lien que les nombreux vases et quelques statues nous font entrevoir. Les spectateurs étaient invités à des festins où leur était servie la viande des animaux sacrifiés. Certains banquets étaient offerts par les riches vainqueurs : Alcibiade, en 416, restaura des milliers de spectateurs. Les festins pouvaient durer toute la nuit.
L’esprit des Jeux Parmi les textes que nous présentons, nombreux sont ceux qui évoquent cet aspect . En effet, pour l’homme grec, il n’y a pas de rupture entre la culture de l’esprit et celle du corps. L’idéal d’équilibre que l’on entrevoit dans la Grèce trouve dans les Jeux Olympiques une expression parfaite, - avant que des intérêts mesquins ne viennent troubler cet équilibre. - Les Jeux sont liés au culte des dieux. C’est la divinité qui est honorée par la compétition; l’homme doit donc s’effacer derrière les dieux qui seuls donnent la victoire. - .Les Jeux ne sont pas la seule expression de la force, ils sont aussi celle de l’intelligence et de la loyauté. L’idéal aristocratique de la fermeté d’âme, du courage, de l’endurance préside aux Jeux jusqu’au 5ème siècle avant J.-C. Mais il n’y a pas, semble-t-il, d’idée de “performance’ ; on ne savait pas mesurer le temps avec assez de précision pour que cela eût un sens. La seule “performance” est celle de la multiplication des victoires aux différents concours. Les inscriptions en donnent la liste selon un ordre immuable. Pausanias évoque d’une manière semblable la carrière des “grands” athlètes, comme Milon de Crotone. - .Mais cet esprit disparaît avec le professionnalisme. Euripide et Isocrate nous rapportent cette mutation - encouragée pour une part sans doute par le caractère de plus en plus aristocratique des courses de chevaux. Le mépris exprimé par le fils d’Alcibiade est révélateur. On voit aussi dans les textes de Pausanias que la force était parfois utilisée pour accomplir des sortes de tours de foire. Cet aspect devait exister. - L’on se doit aussi de rappeler qu’il y avait dans l’Antiquité des tricheurs qui essayèrent de payer leurs adversaires pour emporter la victoire et l’honneur. Les Zanes ou statues de Zeus, sont là pour manifester la honte de ces tricheurs et rappeler le sens du concours olympique. Pausanias rapporte quelques anecdotes pleines d’intérêt quand il nous décrit ces statues. Elles permettent surtout de se faire une idée assez précise de l’ensemble des règles qui concernent les Jeux.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13332 messages postés |
| Posté le 20-08-2005 à 18:27:43
| Quelques règles - Ne peuvent participer aux Jeux que les citoyens Grecs libres ; sont donc exclus les Barbares et les esclaves. - Sont exclus les repris de justice, les sacrilèges et tous ceux qui refusent de payer les amendes infligées par les hellanodices. - Tout retardataire est exclu ; les mauvaises raisons de ces retards sont stigmatisées . - Les concurrents doivent se faire inscrire dans des délais prévus et passer un examen préparatoire. - Pendant les Jeux, il est interdit de tuer son adversaire, volontairement ou involontairement, sous peine de perdre le prix et d’être astreint à une amende. - Il est interdit d’avoir recours à la corruption. Si l’on essaie de corrompre les juges, on est passible du fouet. - Il est interdit de protester contre la décision des Juges en public, mais l’on peut faire appel devant le Sénat Olympique. Pour faire respecter ce code, les hellanodices sont assistés de fonctionnaires de police: les rhabdouchoi , les porteurs de baguettes, qui fouettent les auteurs d’infractions ; et les alytai, surveillants de police.
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3722 messages postés |
| Posté le 21-08-2005 à 12:07:48
| bah c'est nul si on peut pas tuer! |
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