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Kaedes
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   Posté le 01-07-2006 à 13:50:06   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Le 1er juillet

987

Hugues Capet est proclamé roi de France, par une assemblée électorale réunie à Noyon et présidée par l'archevêque Adalbéron. Il sera sacré à Reims deux jours plus tard.

1288

Le comte Ugolin Gherardesca est fait prisonnier par l'archevêque de Pise, Roger de Ubaldini. L'archevêque fait sonner le tocsin dans toute la ville, devient le maître, et ordonne d'enfermer Ugolin avec deux de ses fils et deux de ses petits-fils, dans la tour de Gualandi. Puis, cherchant la façon la plus cruelle de faire expier celui qui avait fait peser une chape de plomb sur la ville, il jette les clefs du cachot dans l'Arno, condamnant ainsi les prisonniers à mourir de faim. C'est Ugolin qui succomba le dernier après avoir essayé, dit-on, de se nourrir de ses enfants. La légende est passée à la postérité grâce à la Divine Comédie. Dante nous montre Ugolin arrivant aux Enfers où sont punis les traîtres et se voyant lui-même en train de manger un crâne, puis s'essuyant la bouche avec les cheveux. C'est ainsi que la légende d'Ugolin mangeant ses enfants est devenue célèbre.

1589

Mort de Christophe Plantin, né en France, et célèbre par ses trois imprimeries, dont l'une était à Anvers, une autre à Leyde, et une autre à Paris. L'ouvrage le plus remarquable sorti de ses presses, fut une bible polyglotte, en huit volumes in-folio. A l'exemple de Robert Etienne, il exposait devant sa porte ses épreuves, en promettant une récompense à ceux qui y découvriraient quelques fautes. Il a laissé un caractère d'imprimerie qui porte son nom.

1699

Mort d'Hortense Mancini, la plus jolie et la plus intelligente des trois Mazarinettes. Le cardinal Mazarin, dont elle était la nièce préférée, ne voulait pas la marier à un seigneur de haut lignage et préférait quelqu'un de plus modeste, mais à qui il pourrait léguer son nom et sa fortune. Son choix se porta sur Armand de la Porte, marquis de la Meilleraye, Grand-Maître de l'Artillerie, un garçon pâle, efflanqué peu séduisant et qui avait un caractère pour le moins bizarre. Avec le temps, le caractère du duc de Mazarin ne fit qu'empirer ; il était avare, abominablement jaloux, et ridiculement dévôt. Il exigeait que toutes les jeunes servantes aient une posture très pudique pour battre le beurre ou filer la laine. Il leur montrait d'ailleurs lui-même la meilleure attitude à prendre. Dès qu'elle le put, Hortense s'empressa de quitter cet horrible mari.

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le 2 juillet :

1566

Mort de Michel de Nostredame, connu sous le nom de Nostradamus. Ce personnage célèbre était un médecin distingué, ami de Scaliger. Il est le premier qui ait publié les almanachs connus sous le nom de Liégeois. C'est en 1555 qu'il fit paraître à Lyon ses prédictions en vers, divisés en quatrains et en sept centuries ; il augmenta ce recueil de trois centuries, en 1558, et le dédia à Henri II. Charles IX lui donna le brevet de son premier médecin et des sommes considérables. On raconte que Nostradamus devint prophète parce qu'il était atteint de la goutte. Son mal l'ayant rendu perpétuellement de mauvaise humeur, son passe-temps favori était devenu de prédire toutes sortes de calamités et de malheures à ses voisins. Il n'a pas écrit que des prophéties, mais a également composé un traité sur les fards et les confitures qu'il appela : « Recettes pour faire diverses senteurs et lavements pour l'embellissement de la face ». Voilà une de ses recettes, parmi les plus simples : prendre de la sciure de bois de cyprès le plus vert qu'on puisse trouver, des iris de Provence, des girofles, des calami-odorati, des ligni-aloès, bien mettre en poudre, puis mélanger avec des roses rouges incarnées cueillies avant la rosée...

1714

Naissance de Gluck. Soixante années plus tard, il quittera Vienne pour venir à Paris où, avec l'appui de Marie-Antoinette, il imposera à la France sa musique, « n'ayant d'autre parure que sa propre beauté », et réalisera une véritable réforme de l'opéra.

1798

Débarquement de l'armée française en Egypte, et prise d'Alexandrie.


1961 :
L'écrivain américain Ernest Hemingway, âgé de 61 ans, se suicide à l'aide d'une arme à feu. C'est en 1925 que commence sa carrière littérаirе, аvес In Our Timе, un rесuеil dе 15 nοuvеllеs. Sеs œuvrеs lеs рlus imрοrtаntеs сοmрrеnnеnt Lе sοlеil sе lèvе аussi (1926), L'аdiеu аux аrmеs (1929), For Whom the Bell Tolls - Pour qui sonne le glas (1940), et Le vieil homme et la mer (1952). Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1954.


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   Posté le 03-07-2006 à 06:53:07   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

le 3 juillet...

987

Couronnement à Reims de Hugues Capet.

1315

Louis X, roi de France, surnommé le Hutin, affranchit les serfs de ses domaines, au prix de leurs effets mobiliers, dont les lois leur avaient laissé la jouissance.

1418

On punit du dernier supplice un soldat du duc de Bourgogne qui, sortant d'un cabaret de la rue aux Ours, avait frappé de plusieurs coups de dague une image de la Sainte Vierge, placée au coin de la rue. Pour conserver la mémoire de cet événement, l'usage s'était établi de brûler tous les ans, le 3 juillet, dans cette rue, le simulacre d'un homme armé d'un poignard. Le 3 juillet 1789, cette cérémonie fut supprimée.

1608

Champlain fonde la première maison de la future ville de Québec, ce qui veut dire en dialecte indien « rétrécissement de rivière »

1610

Dans le journal de l'Etoile du jour, on lit l'anecdote suivante sur Marie de Médicis, femme de Henri IV et mère de Louis XIII : le samedi 3 juillet, la reine, accompagnée de gardes, soldats et arquebusiers, que commandaient la Chastaigneraye, capitaine de ses gardes, fit sa première sortie du Louvre, depuis la mort du roi, et alla à Notre-Dame en son carrosse, qui était suivi de six autres. Tous les princes, hors le comte de Soissons, entouraient son carrosse, avec force cavalière noblesse, entre laquelle paraissait M. d'Espernon, rajeuni de plus de dix ans depuis la mort de son maître, et portant sa tête aussi haute que celle de son cheval, sur lequel il monta dans la cour du Louvre ; ce qui fut trouvé étrange, comme n'appartenant qu'aux princes de sang. MM. de Guise ne l'avaient jamais entrepris durant leur plus grande prospérité; et le bon homme, M. de Montpensier, n'y montait guère sans s'en faire prier.

1684

Réception de Boileau à l'Académie Française. Son discours ne fut pas trouvé bon, et donna lieu à l'épigrame suivante, que répandit un académicien, pour se soulager de la violence qu'il s'était faite en consentant à l'élection de Despréaux :
Boileau nous dit, dans son écrit,
Qu'il n'est pas né pour l'éloquence.
il ne dit pas ce qu'il en pense ;
Moi, je pense ce qu'il en dit.
« Il eût été plus juste, dit d'Alembert, de compâtir à l'embarras du récipiendaire, pour louer tant d'hommes qu'l avait maltraités, et de sentir que, dans cette circonstance épineuse, l'éloquence n'eût été guère de saison. L'orateur en avait moins besoin que d'astuce ; mais, à la vérité, d'une astuce délicate et légère, pour échapper au défilé où il se trouvait, et dont il ne se tira pas fort heureusement. Son discours n'était qu'un tissu de sarcasmes mal déguisés, qui déplurent à ses confrères, et ne plus guère à ses auditeurs. »

1778

Jean-Jacques Rousseau meurt à Ermenonville, trente-quatre jours après Voltaire (30 mai 1778).


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le 4 juillet...

371

Martin de Tours est ordonné évêque et deviendra un des plus grands saints du Moyen Age.

1189

Signature de la paix d'Azay-le-Rideau : le roi Henri II d'Angleterre désigne son fils Richard comme nouveau roi et abandonne à Philippe-Auguste l'Auvergne, Issoudun et Châteauroux.

1190

Début de la troisième Croisade, qui part de la colline de Vézelay, comme la première Croisade.

1465

Par un édit royal, les Parisiens habitant au premier étage sont obligés de poser une bougie devant leur fenêtre dès la nuit tombante. Par cet édit, Louis XI créait en quelque sorte le premier éclairage public. Mais ce système présentait de tels risques d'incendie qu'il fut rapidement abandonnné au profit des seules lanternes qui se trouvaient en permanence dans les rues, celles des enseignes de boutiques. En hiver, dès 4 heures du soir, les rues de Paris devenaient de véritables coupe-gorge et Boileau écrivait dans l'une de ses satires :
Le bois le plus funeste et le moins fréquenté
Est, au prix de Paris, un lieu de sûreté. Afin de protéger les habitants, on avait institué, en plus du guet, la « garde-assise ». Des veilleurs passaient la nuit à certains carrefours et dans certaines rues. Leurs postes étant très clairsemés, ils grelottaient de peur. En outre, les brigands avaient pris une telle assurance que les veilleurs, pour éviter d'être égorgés, se refusaient à sortir de chez eux. En 1558, la municipalité de Paris fit un effort et plaça à chaque coin de rue un « falot ardent », c'est-à-dire un pot garni de poix et d'étoupe. Le résultat ne fut guère plus concluant. Enfin, Louis XIV, en 1662, accorda des privilèges au sieur Laudati Caraffe qui avait proposé d'installer un système de location de porte-lanternes. Ceux-ci percevaient trois sols le quart d'heure pour un piéton et cinq sols pour un carrosse. Ces porte-lanternes, en général des enfants de quinze à seize ans, stationnaient au Palais-Royal. Toutefois, c'est le lieutenant de police La Reynie qui institua un système d'éclairage plus sérieux et plus régulier. Il commença par faire suspendre une lanterne allumée à chaque extrémité de rue, et une troisième au milieu de la voie. Les Parisiens furent enthousiastes et Mme de Sévigné écrivait : « Nous trouvâmes plaisant d'aller ramener Mme Scarron à minuit au fin fond du Faubourg Saint-Germain... quasi dans la campagne... nous revîmes gaiement à la faveur des lanternes, et dans la sûreté des voleurs... » Elle n'était pas la seule à se montrer enchantée et, aux yeux de beaucoup de personnes, Paris, avec ses trois quinquets par rue, fut considéré comme la ville-lumière.

1547

Mort de Chéredin Barberousse. Barberousse est le nom de deux frères, tous deux pirates fameix du seizième siècle. L'aîné, nommé Aruch, se fit roi d'Alger, battit plusieurs fois le roi de Tunis, et se rendit redoutable aux Espagnols, qui le massacrèrent dans une embuscade où ils l'avaient attiré. Chéredin, bien plus redoutable que son frère, lui succéda, et se fit aussi roi d'Alger. Il s'empara, en 1535, de Tunis ; il fut la terreur de Charles-Quint, contre lequel il commanda les armées navales de Soliman II, lorsque François Ier eut fait alliance avec les Turcs. Il mourut à l'âge de quatre-vingts ans.

1564

A lyon, où il est de passage, le roi Charles IX rend une ordonnance qui fixe désormais le début de l'année au 1er janvier, avec effet rétroactif au 1er janvier 1564.

1669

Mort d'Escobar y Mendoza, né en 1589, membre de la compagnie de Jésus, et auteur d'un grand nombre d'écrits à l'appui de la doctrine jésuitique.

1684

Les Algériens bombardés envoient des ambassaduers à Louis XIV pour faire leur soumission, et célèbrent la paix qu'ils viennent d'obtenir en tirant dans la mer 300 coups de canon à boulets. Nos bombes y avaient brûlé 106 maisons.

1694

Naissance de Louis-Claude Daquin, qui laissera de la musique d'église ainsi que de nombreuses pièces d'orgue et de clavecin.

1730

Mort d'Antoine Ducerceau, né à paris en 1670. Il entra entré chez les Jésuites et fit honneur à cette société, par ses poésies latines et françaises, et par quelques productions en prose, dont la meilleure est l'Histoire de la conjuration de Rienzi, à laquelle le père Brumoy mit la dernière main. Il composa, pour les pensionnaire du collège Louis-le-Grand, plusieurs pièces dramatiques, où l'on trouve des scènes dignes de Molière, principalement dans celles d'Esope au Collège et des Incommodités de la grandeur. Il mourut subitement à Veret, chez le duc d'Aiguillon, au retour d'un voyage où il avait accompagné madame la princesse de Conti.

1753

Mort de Néricault Destouches, né à Tours en 1680. Il avait été comédien dan sa jeunesse ; après avoir fait plusieurs comédies, il fut longtemps chargé des affaires de France en Angleterre, et ayant rempli ce ministère avec succès, il se remit à faire des comédies.

1757

Mort de Jean-Joseph Vadé, né à Ham en Picardie. Il peut être regardé comme le La Fontaine des guinguettes et des tavernes. Il avait dans les moeurs et dans la conduite cette facilité, cet abandon, cette incurie de La Fontaine. On a voulu le regarder comme le créateur d'un genre, auquel on a donné le nom de possard, parce qu'il y peignait des poissardes, des bateliers, des raccoleurs ivres. Il mettait beaucoup de vérité dans cette imitation.

1776

Sur le rapport de Thomas Jefferson, John Adams, Benjamin Franklin, Roger Sherman et Philippe Livingston, les treize colonies, ou provinces anglaises en Amérique, rompent tous leurs liens avec la couronne britannique, et se déclarent indépendantes et libres, sous le nom des treize Etats-Unis d'Amérique.


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le 5 juillet...

1099

Jérusalem était aux mains des Musulmans depuis six siècles. Les Croisés, parvenus jusqu'à cette ville au mois de juin, s'en emparent après un long siège et un immense massacre. Jérusalem devient la capitale d'un royaume latin s'étendant jusqu'à l'isthme de Suez. Godefroi de Bouillon en devient le premier chef mais refuse le titre de roi de Jérusalem, lui préférant celui d'avoué.

1129

On porte, pour la première fois, en procession dans les rues de Paris, la châsse de sainte Geneviève. C'est à cette procession qu'arriva le miracle des Ardents, si mémorable par la fondation d'une paroisse de aris (Sainte-Geneviève des Ardents) et l'institution d'une fête particulière.

1618

Sur la demande qu'en avait faite Louis XIII, le pape Paul V donne un bref pour la célébration de la fête de Saint Louis dans toute l'étendue du royaume. Saint Louis avait été canonisé en 1297, par le pape Boniface VIII. Le bref de Paul V fut publié à aris le 8 août 1618. Le 25 du même mois, la fête fut célébrée à Paris avec la plus grande solennité.

1761

Mort du cardinal Passioney, connu par les services qu'il a rendus aux lettres et à la religion. Il jouit successivement de la faveur des papes Clément XI, Innocent XIII, et Benoît XIV, qui le nomma bibliothécaire du Vatican. Sa dextérité, sa prudence éclatèrent dans plusieurs négociations importantes. L'abjuration du savant Eccard, et celle du prince de Wittemberg furent son ouvrage. L'auteur de son éloge historique prétend que la cause de sa mort fut la violence qu'il se fit en signant le bref de condamnation lancé contre l'exposition de la doctrine chrétienne de Mésenguy. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il était en général favorable aux jansénistes, et qu'il proscrivit de sa bibliothèque tous les ouvrages des jésuites, et s'opposa fortement à la canonisation du cardinal Bellarmin.

1811

Le congrès général de Caraccas, sous les auspices de Miranda, se sépare de la cour d'Espagne, et forme la république fédérative de Vénézuéla.

1848

Le général Cavaignac devient donc chef du pouvoir exécutif : c'est la conséquence logique de son coup d'éclat du mois de juin. Ministre de la Guerre, il avait en effet réprimé quelques semaines plus tôt les insurrections qui s'étaient déroulées les 23 et 26 juin.


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Le 6 juillet ...

356 av. JC

Incendie du temple d'Ephèse. Erostrate, citoyen obscur d'Ephèse, voulant rendre son nom célèbre, mit le feu au temple de Diane, l'une des sept merveilles du monde, la nuit où naquit Alexandre le Grand : ce qui fit dire à un historien grec « qu'il ne fallait pas s'étonner que ce temple magnifique, consacré à Diane, eût été brûlé la nuit même qu'Alexandre vint au monde ; parce que la déesse ayant voulu assister aux couches d'Olympiae, fut si occupée, qu'elle ne put éteindre le feu. »
Les juges éphésiens voulant déjouer les intentions d'Erostrate, portèrent une loi qui défendait, sous les peines les plus sévères, de prononcer le nom de l'incendiaire ; mais cette loi singulière ne servit pas moins, que l'incendie du templs, à perpétuer le nom d'Erostrate.

1482

Richard III, duc de Gloucester, s'empare de la couronne d'Angleterre, au préjudice de ses deux neveux, qu'il avait fait enfermer, et qu'il fit périr dans leur prison. Ce cruel usurpateur ne jouit que deux ans et demi du fruit de son crime, et fut tué à la célèbre bataille de Bosvortz.

1495

Bataille de Fornoue. La campagne napolitaine de Charles VIII s'achéve le 20 mai 1495 ; le roi quitte Naples avec une armée bien diminuée. Il n'a plus que 9000 hommes avec lui. Il laisse derrière lui Gilbert de Montpensier en qualité de vice-roi et le place à la tête de 5000 hommes d'armes, de 2500 Suisses et de « quelque peu de gens de pied français ». Après avoir traversé Rome et Sienne, Charles VIII atteint Pise, et les difficultés commencent. Devant Fornoue, rattrapé par l'armée du marquis de Mantoue, forte de 30000 hommes, Charles VIII est obligé d'accepter le combat. Afin de reconnaître le roi au milieu du champ de bataille, les Vénitiens emploient la ruse, feignant de vouloir parler. Leur intention était de faire une rude et grosse charge sur l'endroit où ils sauraient que Charles VIII se trouverait : ce qu'ils firent aussitôt, faisant partir cinq ou six cents hommes d'armes de leur grosse troupe, les mieux montés et les plus gaillards ; ceux-là donc s'en vinrent marchant si serrés qu'à les voir il eût semblé qu'on les eût couverts d'un seule drap. Commynes raconte que « le roi avait mandé à 200 hommes d'armes de venir devers lui, lesquels rencontrèrent les Vénitiens et les attaquèrent par le côté, tellement que tous furent défaits et la plupart tués. Il y eut des Français qui donnèrent la chasse jusqu'au camp des Vénitiens, dont aucun ne fit semblant de sortir de la place. Cette rencontre fut belle et honorable pour le roi et pour tous ceux qui étaient avec lui. » Pendant ce temps, les troupes du amrquis de Gonzague pillent les bagaes des Français. Cependant, et c'est là le principal, Charles VIII est parvenu à passer avec les survivants de la bataille, une bataille durissima, puisque l'on compte un millier de morts du côté français et deux mille parmi les troupes coalisées. Plus ou moins poursuivi par ceux qui se prétendent vainqueurs, Charles VIII atteint la ville d'Asti. Pendant ce temps, Louis d'Orléans, dont les troupes meurent de faim, est assiégé dans Novare et se trouve en grande difficulté.

1535

Mort de Thomas More, chancelier d'Angleterre, et de John Fisher, humaniste et prélat anglais. Ils s'illustrèrent tous deux par leur opposition au roi Henri VIII, désireux de contrer l'autorité pontificale afin de casser le mariage avec Catherine d'Aragon et de valider l'union avec Anne Boleyn.

1641

Bataille de la Marfée. De toutes les révoltes qui troublèrent continuellement le ministère du cardinal de Richelieu, celle du comte de Soissons fut la plus dangereuse ; elle était appuyée par le duc de Bouillon, grand homme de guerre, par l'argent du roi d'Espagne, et les troupes des Pays-Bas. Tandis que l'armée du comte de Soissons devait s'avancer, on devait assassiner le cardinal, et faire soulever Paris. Sitôt que les conjurés eurent reçu le recours que le général espagnol Lamboy leur amenait, ils livrèrent bataille aux troupes du roi, près de la Marf1e. Ils remportèrent une entière victoire ; mais la mort du comte de Soissons, tué dans la bataille, sans qu'on ait jamais bien su par qui, ni comment, rendit la victoire inutile aux mécontents. Le duc de Bouillon fit peu après son accommodement, et conserva la ville de Sedan ; mais étant entré dans une nouvelle conspiration contre le cardinal, et ayant été arrêté, il n'obtint sa délivrance qu'en cédant cette place au roi, pour laquelle on lui donna d'autres seigneuries considérables.
Tous les historiens rapportent une anecdote singulière du comte de Soissons. Ce prince jouant un jour aux cartes, aperçut dans un miroir, qui était vis-à-vis de lui, un filou qui, par derrière, lui coupait adroitement le cordon de son chapeau, qui était orné de pierreries ; l'ayant laissé faire, il se lève comme ayant un besoin, et prie le filou de tenir son jeu en attendant qu'il revienne ; il descend à la cuisine, prend le couperet le mieux affilé, le met sous son habit, et rentre dans la salle de jeu ; le filou, dès qu'il reparaît, n'a rien de plus pressé que de lui rendre sa place : « Ne vous pressez pas, monsieur, lui dit le prince, je suis bien aise de voir comme va mon jeu »; et l'autre continua de jouer ; le prince, quelques moments après, saisit une de ses oreilles, et d'un seul coup de son instrument, la lui coupe : « Monsieur, lui dit-il, quand vous m'aurez rendu mon cordon, je vous rendrai votre oreille. »

1685

Bataille de Sedgemoor en Angleterre. Jacques II vient à bout des paysans des ducs de Monmouth et d'Argyll. Mais cette victoire ne lui assurera que quelques mois de présence sur le trône : il viendra se réfugier en France où il finira ses jours.

1746

Mort de Regiomontanus, célèbre mathématicien allemand, et archevêque de Ratisbonne. « Il fut, dit M. de Lalande, le premier restaurateur de l'astronomie, et le premier qui ait compris qu'il fallait observer et non pas commenter Ptolémée, comme l'on faisait depuis plusieurs siècles. »

1792

Mort de Paul Jones, célèbre marin, né en Ecosse vers 1736. C'est lui qui joue le principal personnage dans le Pilote, roman de Cooper. Paul Jones s'est surtout distingué au service des Etats-Unis. Louis XVI lui fit présent d'une épée d'or, dont la lame portait une inscription en son honneur. Après avoir passé au service de Russie avec le grade de contre-amiral, et avoir offert ses services à la cour de Vienne, et ensuite à la France, il mourut à Paris : l'assemblée législative décida que, pour consacrer la liberté des cultes, elle assisterait à ses funérailles.

1809

Bataille de Wagram. Elle commence par une intense préparation d'artillerie, avant l'attaque proprement dite, qui coupe en deux l'armée autrichienne, acculée au repli. Epuisée, la cavalerie française ne parvient pas à poursuivre les fuyards, mais la victoire est assurée. Les conditions imposées par Napoléon sont la cession de la Carinthie, de l'Istrie, de la Carniole ainsi que de Trieste, plaque tournante d'un important trafic de contrebande. Cet ensemble sera ensuite rattaché aux provinces de l'Illyrie et placé sous la souveraineté d'un gouverneur français. Lors de cette bataille, Napoléon embrasse Mac Donald devant l'armée, et le nomme maréchal de l'empire.

1809

Arrestation du pape à Rome, par la gendarmerie française, aboutissement de deux années de tensions entre Napoléon et le Saint-Siège. En 1807, Napoléon avait annexé les ports d'Ancône et de Civitavecchia, appartenaint au pape. En 1808, il occupait l'ensemble des Etats pontificaux. Le 17 mai 1809, avait décidé d'annexer Rome. Refusant de soumettre, Pie VII se préparait à excommunier Napoléon. Le pape sera emprisonné à Savone, près de Gênes.

1820

Proclamation de la constitution à Naples, par Ferdinand 1er.

1885
Pasteur vaccine le jeune Alsacien Joseph Meister, et sauve l'enfant de la rage. C'est le début d'une série de 350 inoculations effectuées dès l'année 1885. Fort de ce succès, Pasteur parviendra à obtenir des fonds pour construire l'Institut portant son nom.

1971 :

Le grand Satchmo n'est plus. Louis Armstrong, le génial trompettiste et chanteur qui a contribué plus que quiconque à faire reconnaître le jazz comme partie intégrante de la culture américaine, s'est éteint dans son sommeil, deux jours après son 71e anniversaire.Toute une génération de trompettistes lui doivent en grande partie leur insрirаtiοn. L'арοgéе dе sа саrrièrе sе situе dаns lеs аnnéеs 20 еt З0, à l'éрοquе dеs реtits еnsеmblеs. En 1922 il sе jοint à lа légеndаirе fοrmаtiοn dе Jοе "King" Olivеr ; à lа fin dе lа déсеnniе il sеrа lе musiсiеn nοir lе рlus сélèbrе du mοndе.Plus tаrd il évοluе аvес dе рlus grаnds οrсhеstrеs vеrs lе stylе swing, еt sοn réреrtοirе s'еnriсhit avec la reprise de mélodies contemporaines, telles Hello Dolly. Ses dons de comédien l'amènent aussi au théâtre et au cinéma, notamment dans New Orleans, avec Ella Fitzgerald, et dans High Society. Son interprétation de la chanson What A Wonderful World a connu une notoriété nouvelle lorsqu'elle a été entendue dans le film Good Morning, Vietnam.


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le 7 juillet ...

1456

Les commissionnaires nommés par le pape Calixte III, cassent et annulent le procès fait à la Pucelle d'Orléans, et ordonnent qu'au Vieux-Marché de Rouen, lieu de l'exécution de l'héroïne, sera plantée une croix, en mémoire de la barbarie commise envers elle par les Anglai et l'évêque de Beauvais.

1585

Henri III se met à la tête de la Ligue. Les ligueurs, qui avaient à leur tête le duc de Guise, ayant déclaré la guerre à Henri III, ce prince, au lieu de réprimer la rébellion, publia une apologie où il s'avouait coupable, et où il conjurait les factieux de mettre bas les armes ; et il s'unit avec eux le 7 juillet 1585 par le traité de Nemours. Ce traité accordait aux ligueurs des places de sûreté dans le royaume, comme les protestants en avaient, et leur procurait de nouveaux avantages contre l'autorité royale. Le journal de l'Etoile du vendredi 7 juillet précise que ce jour « quelques troupes de la Ligue entrèret par force dans Villeneuve-Saint-Georges, et firent mille brutalités et inhumanités : il n'y avait ni ordre, ni discipline militaire en l'armée du duc de Mayenne, ni seulement apparence de religiion ; car, quoiqu'ils se disent catholiques, ils ne laissaient point de manger publiquement de la chair aux jours défendus ; et pour prouver leur impiété, ils contraignaient les prêtres, le poignard sur la gorge, de baptiser (car ils usaient de ce mot) les veaux, moutons, cochons, etc., et de leur donner les noms de carpes, brochets, barbeaux ; et sur les plaintes qu'on en faisait au duc de Mayenne, qui ne le pouvait ignorer, il répondit : Il faut patienter ; j'ai besoin de toutes mes pièces pour vaincre le tyran. »

1647

Soulèvement dans la ville de Naples. Elévation et chute de Mazaniello. Le vice-roi de Naples, obligé de fournir aux frais de la guerre que l'Espagne avait alors en Italie avec la France, s'étant avisé de mettre un impôt sur les fruits, qui faisaient presque la eule nourriture du peuple en été, causa une grande émeute, à la tête de laquelle se mit un pêcheur, nommé Thomas Aniello, dit commmunément Mazaniello. Ce fut un panier de figues qui l'occasionna ; ce Mazaniello auquel il appartenait, refusant de payer les droits au receveur des impôts, le peuple se soulevaen faveur du premier, et força le vice-roi à publier un édit qui supprimait la gabelle du fruit. Il demanda ensuite l'abolition de tous les autres impôts, et le rétablissement des privilèges accordés par Charles-Quint. Une réponse vague qu'on lui fit ne servit qu'à l'irriter. Les séditieux s'étant répandus dans les différents quartiers des nobles, exhalèrent leur haine invétérée contre eux, en massacrèrent quelques-uns, brûlèrent les maisons des autres, et jurèrent la perte de tous les gentilshommes.
Mazaniello, couvert de ses haillons, monté sur un échafaud, l'épée à la main, était l'âme qui faisait agir cette multitude effrénée ; d'un coup d'oeil il réglait la destinée de ses compatriotes, et indiquait l'endroit où il fallait porter le fer et le feu ; tous les ordres de la ville s'empressaient de lui apporter leurs hommages, avec les plus grandes protestations d'attachement à la cause populaire. Le cardinal archevêque de Naples, étant venu le dernier faire sa visite à Mazaniello, ce dernier lui dit avec impudence : « Votre éminence se rend bien tard à son devoir. » Mais au bout de quelques jours, le bruit s'étant répandu que Mazaniello trahissait le peuple, le peuple qui, dans ces moments d'orage, n'entend pas raillerie sur ce article, se jette sur Mazaniello, et le massacre dans l'église des Carmes, le 16 juillet, après huit jours de règne.

1683

L'armée turque arrive subitement devant Vienne. L'empereur, qui aurait dû rester et défendre sa capitale, eut à peine le temps de se sauver jusqu'à la porte qui n'était pas encore investie, et de se retirer à Lintz sans avoir pu rien emporter.Sobieski, roi de Pologne, obligea les Turcs à lever le siège, le 12 septembre suivant.

1807

Traité de Tilsitt entre Alexandre et Napoléon, qui rétablit l'union entre la Russie et la France.

1815

Entrée des armées étrangères à Paris.

1853

Signature d'un traité de commerce avec le Japon, grâce à l'amiral Perry, commandant une escadre et ayant débarqué au Japon. Jusqu'alors, les étrangers n'avaient pu s'installer dans ce pays.

2005 :

Le jour de l'ouverture du sommet du G8 en Écosse, des bombes explosent dans trois rames de métro à Londres et dans un bus faisant 56 morts (dont les 4 kamikazes) et 700 blessés. Un groupe islamiste, s'identifiant comme "l'Organisation Al-Qaïda/Jihad en Europe", inconnu jusqu'ici, a revendiqué la responsabilité des attentats dans un communiqué sur internet.


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Kaedes
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Le 8 juillet...

19

Un tremblement de terre renverse plusieurs villes de l'Asie, entre autres Ephèse et Nicéphore.

1108

Mort de Pierre l'Hermite, gentilhomme d'Amiens en Picardie, prédicateur, et un des chefs de la première croisade. « Ceux de nos auteurs modernes, dit Moreau, pour qui toute entreprise religieuse est un objet de raillerie, et ceux qui ont été plus frappés des désordres que nos croisés se permirent en Orient, que de la grandeur et de la noblesse du projet qui les réunit, ont voulu faire de Pierre l'Hermite un fou enthousiaste, un homme qui eût mérité d'être enfermé. Ceux qui réflechissent plus froidement, ceux qui, pour juger des actions, se transportent au siècle qui les a produites, ont dû se former une toute autre idée de cet homme singulier. Pour moi, j'avoue que son génie m'étonne, et que son courage me paraît approcher de celui qui fait les héros de tous les genres. Je le vois arriver de Jérusalem à Rome, parcourir ensuite l'Italie, la France, l'Allemagne, et ne manquer son but nulle part. Quelle devait être l'élévation de ses idées, la force des images dont il savait les revêtir, la rapidité de ses mouvements, le feu de ses expressions ! »

1617

Supplice de la maréchale d'Ancre. Après que le maréchal d'Ancre eut été tué sur le pont du Louvre le 24 avril, une commission fut envoyée au parlement pour condamner le maréchal après sa mort, pour juger sa femme, Eléonore Galigaï, et pour couvrir, par une cruauté juridique, l'opprobre de l'assassinat. Il n'y avait rien à reprocher à la maréchale ; elle avait simplement été favorite de la reine : on l'accusa d'être sorcière, car alors il fallait que la sorcellerie entrât pour quelque chose dans les grandes fortunes et dans les morts extraordinaires. On prit des Agnus Dei qu'elle portait pour des talismans. Un conseiller lui demanda de quel charme elle s'était servi pour ensorceler la reine. Galigï, indignée et un peu mécontente de Marie de Médicis, répondit : « Mon sortilège a été le pouvoir qu'ont les âmes fortes sur les esprits faibles ».
Quelques juges eurent assez de lumières et d'équité pour ne pas opiner à la mort ; mais le reste, entraîné par le préjugé public, par l'ignorance, et plus encore par ceux qui voulaient recueillir les dépouilles de ces infortunés, condamnèrent à la fois le maréchal déjà mort, et la femme, comme convaincue de sortilège, de judaïsme et de malversation. La maréchale fut exécutée, et son corps brûlé en place de Grève.

1695

Mort de Christian Huygens, célèbre par des découvertes mathématiques qui ont fait dire qu'il avait autant et peut-être plus de génie que Newton. Né à La Haye, en 1629, de Constantin Huygens, gentilhomme hollandais, il montra dès son enfance les plu heureuses dispositions pour les sciences exactes. Après avoir parcouru le Danemark, l'Allemagne, l'Angleterre, la France, il fut fixé à Paris par une forte pension que Colbert lui fit donner, et par une place à l'Académie des sciences. Il avait déjà été re¸u en la société royale de Londres ; et il méritait de l'être de toutes les sociétés consacrées à la physique et aux mathématiques. Il découvrit le premier un anneau et un quatrième satellite autour de Saturne. On lui est redevable des horloges à pendule, dont la découverte fut en vain disputée par l'abbé de Hautefeuille. On lui doit encore des télescopes okys parfaits que ceux qu'on avait faits avant lui.

1755

Rupture des relations diplomatiques entre l'Angleterre et la France.

1758

Le marquis de Montcalm remporte au Canada une victoire complète sur le général anglais Abercromby. Cette journée coûta à l'ennemi 6000 morts ou blessés ; le vainqueur eut la modestie de mettre dans sa relation, qu'« il n'avait eu que le mérite d'être le général de troupes victorieuses. »

1790

Mort de Adam Smith, économiste écossais. Son ouvrage intitulé Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, publié en 1776, peut être considéré comme l'introduction à la science moderne de l'économie politique.

1821

Mort de Hubert Goffin, dont le courage sauva, en 1812, soixante-dix ouvriers mineurs enfouis à 170 mètres de profondeur dans la houillère Beaujon.

1829

Naissance de Ponson du Terrail.

1867

Michel Chasles fait une communication sensationnelle à l'Académie des Sciences. Ce jour-là, le mathématicien promit à ses collègues de leur apporter bientôt des lettres de Pascal adressées à Newton et qui prouvaient que c'était à lui qu'il fallait attribuer la découverte des lois de l'attraction. L'une de ces lettres disait : « Mon jeune ami, je vous envoie divers problèmes qui ont été autrefois l'objet de mes préoccupations touchant les lois de l'abstraction afin d'exercer votre génie... » On eut beau faire remarquer à Chasles que Newton n'avait que douze ans à la mort de Pascal, il n'en voulut point démordre en n'en crut pas moins posséder un véritable trésor. Ces lettres avaient été fournies par un certain Vrain-Lucas, qui les fabriquait en profitant de la naïveté inépuisable du bon académicien. Il lui apporta successivement des lettres d'Archimède adressées à Néron, de Pythagore à Sapho, de Jules César à Vercingétorix. Mais Chasles ne pouvait pas croire que Cléopâtre et Aristote écrivaient en vieux français ; aussi Vrain-Lucas lui affirma que toutes ces lettres avaient été recopiées par Rabelais ! Avant d'être arrêté, Vrain-Lucas réussit à fabriquer, ce qui est tout de même admirable, 27 000 fausses lettres !

1943 :

Jean Moulin, fondateur du Conseil national de la Résistance, succombe aux tortures de la Gestapo à l'âge de 44 ans. Il avait été arrêté le 21 juin à Caluire, près de Lyon, où il avait organisé une réunion secrète.


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le 9 juillet ...

597

Suivant le père Labbe, il y eut en Lybie ce jour-là une éclipse de soleil, qui fut de dix doigts et demi. On croit que cette éclipse se rapporte à celle dont parle Hérodote, et qui fit cesser le combat entre les Lydiens et les Mèdes.


1516

Les chenilles et les mulots faisant beaucoup de dégâts dans le territoire de Troyes, en Champagne, Jean Milon, official, rendit une sentence « qui les admoneste, de se retirer dans dix jours, et faute de ce faire, les déclara maudites et excommuniées. »

1587

Les moines appelés feuillans entrent à Paris au nombre de soixante-deux, en chantant l'office : Jean de la Barrière, leur abbé, marche en tête.

1716

Mort de Joseph Sauveur, mathématicien, qui s'est surtout occupé de recherches sur la théorie du son. Né à La Flèche, le 24 mars 1653, il avait été muet jusqu'à l'âge de sept ans. « Cette impossibilité de parler, dit Fontenelle, lui épargna tous les petits discours inutiles de l'enfance ; mais peut-être l'obligea-t-elle à penser davantage. Il était déjà machiniste ; il construisait de petits moulins ; il faisait des siphons avec des chalumeaux de paille, des jets d'eau, et il était l'ingénieur des autres enfants. »

1737

Mort de Jean-Gaston Médicis, septième et dernier grand-duc de Toscane.

1789

Première Assemblée Constituante en France.

1944 :

Les troupes alliées commencent à libérer la Normandie.


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le 10 juillet ...

1460

Épisode de la Guerre des Deux-Roses, la rose rouge des armoiries des Lancastre et la rose blanche du blason des York. Ce jour-là, le roi régnant, Henri VI, de la dynastie des Lancastre, est fait prisonnier par le duc Richard d'York, après la victoire remportée à Northampton par les Yorkistes. Un accord interviendra entre le roi Henri VI et le duc d'York : le roi remontera sur son trône à la condition que Richard lui succède à sa mort... Mais la guerre des Deux-Roses, commencée en 1455, ne prendra réellement fin qu'en 1485 !

1472

Mémorable siège de Beauvais. Après avoir fait une grande brèche dans les remparts de Beauvais, au moyen de son artillerie, Charles le Téméraire commanda l'assaut. Les habitants parvinrent à résister durant les premières heures, puis leur courage faiblit. C'est alors que toutes les Beauvaisiennes, armées de piques, de bâtons et de tous les instruments qu'elles avaient pu trouver, accoururent aux remparts. L'une d'elle, Jeanne Laine, s'était munie d'une petite hache et réussit à renverser un capitaine bourguignon et à lui ravir son étendard qu'il avait déjà planté sur les créneaux. Le fait d'armes infusa un sang nouveau dans les veines des combattants, et, au bout de onze heures, Charles le Téméraire se trouvait dans l'obligation de lever le siège. Pour récompenser la ville de Beauvais, Louis XI lui accorda des privilèges, puis il dota celle qu'on nommait déjà « Jeanne Hachette » et exempta de taille tous ses descendants. Enfin, il ordonna une procession annuelle qui se tiendrait le 10 juillet, où les femmes auraient exceptionnellement le pas sur les hommes.

1547

Combat singulier de Jarnac et de La Châtaigneraie, dans la cour de Saint-Germain-en-Laye, en présence du roi Henri II.

1559

Henri II, fils de François Ier et de Claude de France, décède des suites d'une blessure reçue lors d'un tournoi le 29 juin. Durant son règne, il n'avait eu de cesse de lutter contre la puissance des Habsbourg et s'était allié avec les protestants d'Allemagne contre l'empereur Charles-Quint. En France, il s'était illustré par sa lutte qu'il avait menée contre les protestants, et qui l'avait conduit à signer la paix du Cateau-Cambrésis, peu avant sa mort. On retiendra également l'édit de Châteaubriant, en 1551, qui instituait la condamnation à mort des protestants surpris dans l'exercice de leur religion. Il avait épousé Catherine de Médicis à laquelle il avait donné dix enfants.

1585

Assassinat du prince d'Orange par Balthazar Gérard. Lorsque les Provinces-Unies eurent secoué, en 1579, le joug de l'Espagne, Guillaume Ier, prince d'Orange, qui les avait secourues de son argent et de son courage, fut déclaré chef de la nouvelle république, sous le nom de Capitaine, d'Amiral général et de Stathouder, Philippe II, roi d'Espagne, voulant se débarrasser de ce dangereux ennemi, le proscrivit, et mit sa tête à vingt-cinq mille écus.
La réponse de Guillaume est un des plus beaux monuments de l'histoire ; de sujet qu'il vait été de Philippe, il devient son égal, dès qu'il est proscrit. On voit dans son apologie, un prince d'une maison impériale, non moins ancienne, non moins illustre autrefois que la maison d'Autriche ; un Stathouder qui se porte pour accusateur du plus puissant roi de l'Europe, au tribunal de toutes les cours et de tous les hommes. Il est enfin supérieur à Philippe, en ce que, pouvant le proscrire à son tour, il abhorre cette vengeance et n'attend sa sûreté que de son épée.
Plusieurs assassins attentèrent à la vie du prince d'Orange ; enfin, Balthazar Gérard, Franc-Comtois, le tua dans Delft, aux yeux de son épouse, qui vit ainsi assassiner son mari, après avoir vu assassiner son père (l'amiral de Coligny) le jour de la Saint-Barthélemy.
L'assassin subit la peine qu'il méritait, mais Philippe II récompensa sa famille, et lui accorda des lettres de noblesse, pareilles à celles que Charles VII donna à la famille de la Pucelle d'Orléans. Les descendants d'une soeur de Gérard jouirent tous de ce singulier privilège, jusqu'au temps où Louis XIV s'empara de la Franche-Comté ; alors on remit à la taille la famille Gérard. Lorsque celle-ci présenta ses lettres de noblesse à M. de Vanolles, intendant de la province, il les foula aux pieds ; le crime cessa d'être honoré et la famille resta roturière.

1637

Enregistrement des lettres patentes portant création de l'Académie française.

1683

Mort de Mézeray, historien français. Ses deux principaux ouvrages sont une Histoire de France et un Abrégé chronologique. On rapporte qu'il avait l'habitude de travailler à la lumière, en plein jour, ses volets soigneusement fermés.

1690

Combat naval donné à la hauteur de Dieppe, entre la flotte française, d'une part, et les flottes anglaise et hollandaise, de l'autre. On se battit pendant dix heures : le vice-amiral Tourville, Château-Renaud, d'Estrées, Nemond, signalèrent leur courage et une habileté, qui donnèrent à la France un honneur auquel elle n'était pas accoutumée. Les Anglais et les Hollandais, jusqu'alors maîtres de l'Océan, et de qui les Français avaient appris depuis peu de temps à donner des batailles rangées, furent entièrement vaincus. Dix-sept de leurs vaisseaux brisés et démâtés allèrent échouer et se brûler sur leurs côtes ; le reste alla se cacher vers la Tamise, ou entre les bancs de la Hollande ; il n'en coûta pas une seule challoupe aux Français. Alors, ce que Louis XIV souhaitait depuis vingt années, et ce qui avait paru si peu vraisemblable, arriva ; il eut l'empire de la mer, empire qui fut, à la vérité, de peu de durée, et finit au funeste combat de laHogue, le 29 juin 1692.

1871

Naissance de Proust.


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le 11 juillet ...

1315

Fin du servage en France. Fils de Philippe IV le Bel, Louis X le Hutin affranchit les serfs pour renflouer les caisses de l'Etat.

1536

Mort d'Erasme. Il ne supportait pas le froid : pour conserver sa chaleur, il s'emmitouflait de fourrure et buvait chaque jour du vin de Bourgogne. Il était sensible, délicat même, à l'excès, ne supportant sur lui que de fines étoffes et ne s'entourant que d'objets luxueux. Il était capable, dit-on, de faire un détour pour éviter une mauvaise odeur dans une rue.

1588

La reine Catherine de Médicis, s'étant unie avec le duc de Guise et le cardinal de Bourbon, arrête avec eux certains articles qui, sous prétexte de maintenir la religion catholique, ne tendaient qu'à exclure du trône le roi de Navarre (Henri IV) et tous les princes de la maison de Bourbon.

1707

Le duc de Savoie ayant fait une irruption en Provence, s'empara de la ville de Fréjus, et M. de Fleury, alors évêque de cette ville, répondit au duc, qui voulait exiger de lui le serment de fidélité : « Votre altesse royale doit être bien convaincue que je ne manquerai jamais à ce que je dois à Louis-le-Grand, mon légitime et mon unique souverain : d'ailleurs, ce n'est pas la peine de reconnaître votre altesse, pour le peu de temps qu'elle doit séjourner ici. »

1708

Combat d'Oudenarde entre les Français, commandés par le duc de Bourgogne, et l'armée confédérée des Anglais, Hollandais et Autrichiens, commandée par le prince Eugène et le duc de Marlborough.
Les ennemis eurent l'avantage ; les Français se retirèrent en désordre sous Gand, sous Ypres, et laissèrent tranquillement le prince Eugène faire le siège de Lille, dont il s'empara au bout de trois mois.

1709

Destruction de Port-Royal. « Le jésuite La Chaire, dit l'Art de vérifier les dates regrettait de mourir avant d'avoir vu Port-Royal-des-Champs détruit. Michel le Tellier, son confrère et son successeur, eut la satisfaction de voir cette oeuvre consommée le 11 juillet, par un décret du cardinal de Noailles, archevêque de Paris, qui supprimait ce monastère. »
Le lieutenant de police s'y étant transporté, fit démolir la maison de fond en comble. Quelques auteurs jansénistes prétendent que le jésuite Le Tellier poussa l'acharnement jusqu'à y faire passer la charrue. Cette violente conduite fut une des principales causes de la destruction des jésuites, lors de laquelle un historien célèbre dit ingénieusement : « La charrue que le jésuite Le Tellier avait fait passer sur les ruines de Port-Royal, a produit, au bout de soixante ans, les fruits qu'ils recueillent aujourd'hui. »

1784

Tumulte dans le Jardin du Luxembourg, à l'occasion du ballon de l'abbé Miollans. Le Mercure de France narre l'événement : « dimanche, 11 de ce mois, un concours nombreux de spectateurs, parmi lesquels était le comte de Haga (le roi de Suède), étaient rassemblés au Luxembourg ; on devait donner en public, moyennant son argent qu'il avait déjà donné, le spectacle d'un ballon extraordinaire de cent pieds de haut, destiné à des expériences savantes dans l'atmosphère, muni d'un trou latéral pour faire six lieues par heure ; il devait être dirigé et monté par quatre personnes, Janinet, le marquis d'Arlandes, Bredin, et enfin l'abbé Miollans. Malgré tous les efforts imaginables, l'expérience avorta entièrement. La populace s'étant précipitée à l'endroit où était le globe, pilla et incendia tous les débris de la machine, et l'abbé Miollans fut obligé de s'enfuir déguisé, pour échapper aux traitements désagréables dont cette populace désordonnée le menaçait. »

1792

L'Assemblée législative proclame « la Patrie en danger ». La guerre contre l'Autriche, déclarée en avril, se traduit par une succession de défaites. L'armée de 80 000 hommes ne parvient pas à contenir les troupes de Brunswick et les émigrés conduits par Condé. Une loi est proclamée le lendemain, dépêchant 50 000 hommes et 46 bataillons de volontaires rassemblant 33 000 supplémentaires.

1793

La reine se trouvant enfermée à la tour du Temple avec sa famille, le dauphin est séparé d'elle par un ordre du Comité de Salut public, lequel fut confirmé le même jour par un décret de la Convention, rendu sur la proposition de Cambon.

1820

Le gouvernement bavarois défend au prince de Hohenlohe Waldenbourg Schillingsfurts, de faire des miracles sur les places publiques, et lui ordonne de les faire en présence d'une commission nommée d'office. Le prince refuse.

1989 :

Un forcené tue 15 personnes et en blesse 9 autres à Luxiol, petit hameau situé à une quarantaine de kilomètres de Besançon, en France. Christian Dormier s'est emparé du fusil de chasse et a tué les 3 personnes qui se trouvaient avec lui : sa mère, sa sœur et un vétérinaire venu travailler à la ferme familiale. Il a ensuite sillonné le village en tirant sur tout ce qui bougeait ; 3 enfants figurent parmi ses victimes. Il a finalement été maîtrisé dans le village voisin de Vernes, après avoir abattu un automobiliste qui le croisait et 2 autres arrêtés à un stop.


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Le 12 juillet...

1174

Henri II, roi d'Angleterre, voulant expier le meurtre de Thomas de Cantorbéry, arrive au tombeau du saint, marchant pieds nus et revêtu d'une mauvaise tunique de laine. S'étant prosterné sur le tombeau, il reçoit des coups de verges de tous les religieux de l'abbaye.

1274

L'Invincible Armada quitte l'Espagne, à la conquête de l'Angleterre. Composée de 130 vaisseaux, elle transporte plus de 20 000 hommes.

1549

Ordonnance de Henri II, qui défend à tous artisans mécaniques, paysans, gens de labeur, de porter pourpoints et bouffantes de soie ; « et parce qu'un grand nombre de bourgeoises se font d'un jour à l'autre damoiselles, il leur est défendu de changer leur état, à moins que leur mari ne soit gentilhomme. »

1733

Mort de Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles, marquise de Lambert. Elle naquit à Paris d'un maître-des-comptes, et perdit son père à l'âge de trois ans. Sa mère épousa en secondes noces le facile et ingénieux Bachaumont, qui se fit un devoir et un amusement de cultiver les heureuses dispositions qu'il découvrit dans sa belle-fille. Cette aimable enfant s'accoutuma dès lors à faire de petits extraits de ses lectures. Elle se forma peu à peu au trésor littéraire, propre à assaisonner ses plaisirs, et à la consoler dans ses peines.
Après la mort de son mari, Henri de Lambert, marquis de Saint-Bris, qu'elle avait épousé en 1666, et qu'elle perdit en 1686, elle essuya de longs et cruels procès, où il s'agissait de toute sa fortune. Elle les conduisit, et les termina avec toute la capacité d'une personne qui n'aurait point eu d'autre talent. Libre enfin, et maîtresse d'un bien considérable qu'elle avait presque conquis, elle établit dans paris une maison où il était honorable d'être reçu : c'était la seule, à un petit nombre d'exceptions près, qui se fût préservée de la maladie épidémique du jeu, et où l'on se rassemblât pour parler raisonnablement. Aussi les gens frivoles lançaient, quand ils pouvaient, quelques traits malins contre la maison de madame Lambert, qui, très délicate sur les discours et sur l'opinion du public, craignait quelquefois de donner trop à son goût. Elle avait le soin de se rassurer, en faisant réflexion que dans cette même maison, si accusée d'esprit, elle y faisait une dépense très noble, et y recevait beaucoup plus de gens du monde et de condition, que de gens illustres dans les lettres.
Les qualités de l'âme surpassaient encore en elle les qualités de l'esprit. Elle était née courageuse, peu susceptible d'aucune crainte, si ce n'était sur la gloire ; incapable d'être arrêtée par les obstacles dans une entreprise nécessaire ou vertueuse. Fontenelle dira d'elle : « Elle n'était pas seulement ardente à servir ses amis, sans attendre leurs prières, ni l'exposition humiliante de leurs besoins ; mais une bonne action à faire, même en faveur des personnes indifférentes, la tentait toujours vivement, et il fallait que les circonstances fussent bien contraires, si elle n'y succombait pas. Quelques mauvais succès de ses générosités ne l'avaient point corrigée, et elle était toujours également prête à hasarder de faire le bien. »
Ses principaux ouvrages sont les Avis d'une mère à son fils, et d'une mère à sa fille, mais aussi Nouvelles réflexions sur les femmes, ou Métaphysique d'amour. Madame de Lambert a fait aussi pour les femmes un Traité de la vieillesse, comme Cicéron en avait fait un pour les hommes.

1789

La nouvelle du changement des ministres étant arrivée à Paris, le dimanche 12 juillet, y excita la plus grande fermentation. Une troupe considérable s'étant portée sur le boulevard du Nord, chez Curtius, enleva chez lui les bustes du duc d'Orléans et de Necker ; ils furent promenés en triomphe dans tout Paris, suivis d'une immense populace en fureur, qui vomissait les plus horribles imprécations contre la cour et les nouveaux ministres. Tous les spectacles furent fermés. On enfonça les boutiques des armuriers, et on s'empara par la force de toutes les armes qui s'y rencontraient. Le prince de Lambesc, colonel de Royal-Allemand, s'étant avancé jusque dans les Champs-Elysées; à la tête d'un détachement, jeta d'abord une si grande alarme parmi cette populace effrénée, que, s'il avait été suivi d'une force imposante, et que d'autres régiments fussent entrés au même instant par d'autres portes dans la capitale, on eût étouffé dans son origine cette grande insurrection dont il est devenu ensuite impossible d'arrêter le torrent. La populace qui avait d'abord fui devant le prince de Lambesc, s'apercevant de la faiblesse du détachement qui l'accompagnait, se rassembla de toute part, et l'obligea de songer à une prompte retraite ; ce fut alors qu'il blessa, nonn pas un vieillard paisible, comme il fut alors dit pour enflammer les epsrits, mais un furieux, qui s'était jeté à la bride de son cheval pour l'arrêter. Le tocsin sonna pendant toute la nuit du 12 au 13, et le plus effroyable désordre régna dans toute la ville.

1790

Vote de la constitution civile du clergé. Les prêtres, considérés comme des fonctionnaires, reçoivent désormais un traitement assez confortable.

1892

Destruction de la station thermale de Saint-Gervais par un écoulement d'eau provenant de la fonte du glacier de Tête-Rousse, dans la nuit du 11 au 12 juillet.

1998 :

"Et un, et deux, et trois-zéro ! " La France remporte, pour la première fois de son histoire, la coupe du monde de football face au Brésil par trois buts à zéro. La France en liesse manifeste spontanément sa joie dans toutes les villes et notamment sur les Champs-Élysées à Paris où plus de 1,5 millions de personnes se réunissent. Le lendemain au même endroit, ce sont 2 millions de personnes qui assistent au passage du bus transportant l'équipe d'Aimé Jacquet. On n'avait jamais vu une foule d'une telle ampleur depuis la libération.


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le 13 juillet ...

1380

Mort de Bertrand du Guesclin, connétable de France, devant Châteauneuf-Randon, qu'il assiégeait. Les ennemis lui rendirent un honneur singulier. Le gouverneur de Randon avait capitulé avec le connétable, et il était convenu de se rendre le 12 juillet, au cas où il ne serait pas secouru. Quand on le somma de rendre la place le lendemain, qui fut le jour de la mort de du Guesclin, le gouverneur dit qu'il lui tiendrait parole, même après sa mort ; en effet, il sortit avec les plus considérables officiers de sa garnison, et vint déposer sur le cercueil du connétable, les clefs de la ville, en lui rendant les mêmes respects que s'il eût été vivant. Charles V ordonna que le corps de du Guesclin fût porté à Saint-Denis, pour y être mis à côté du tombeau que ce prince s'était fait préparer à lui-même ; il rendit les plus grands honneurs à la mémoire d'un héros, dont la valeur avait illustré son règne, et avec le secours duquel il avait repris sur les Anglais, sans sortir de son cabinet, tout ce que son père et son grand-père avaient perdu en combattant en personne.
Saint-Foix dit que « l'oraison funèbre de Bertrand du Guesclin, en 1380, est le premier exemple d'une oraison funèbre prononcée dans une église. Depuis ce grand homme, aussi recommandable par ses vertus civiles que par ses talents militaires, combien d'oraisons funèbres, et souvent pour quels hommes, et où, et par qui prononcées ! »
Au reste, la plus belle oraison funèbre de du Guesclin est dans les adieux qu'il fit en mourant aux vieux capitaines qui l'avaient suivi depuis quarante ans : « N'oubliez pas, leur dit-il, ce que je vous ai répété mille fois, qu'en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d'église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis. »
Sa coutume était, avant d'aller au combat, de manger trois soupes au vin, en l'honneur de la trinité. Nous lisons la même chose des anciens preux, dans le roman de Perceval.

1533

Le roi François Ier vint poser la première pierre d l'Hôtel-de-Ville de Paris, qui fut achevé en 1605 sous Henri IV, dont on voyait la statue équestre, en ronde bosse, au-dessus de la porte.

1558

Défaite des Français dans la bataille de Gravelines contre les Espagnols menés par le comte d'Egmont.

1762

Mort de Bradley, grand astronome de l'Angleterre.

1788

Un orage des plus désastreux qu'on eût vus en France depuis plusieurs siècles, détruit les moissons de cinquante lieues de pays. Le roi, qui était ce jour-là à Rambouillet, fut témoin de ses ravages, comme on le lit dans le Mercure de 1788 : « Cet horrible ouragan a fait les plus grands ravages à Rambouillet, sous les yeux du roi et de Monsieur. Le toit entier du commun du château a été emporté ; de très gros arbres ont été brisés, et les fenêtres fracassées ; ce n'était pas une grêle, c'était un déluge d'énormes glaçons, durs comme le diamant, et dont les plus gros (ce qui ne s'était jamais vu) étaient tellement élastiques, qu'ils bondissaient sur la terre, et portaient quatre ou cinq coups meurtriers à tout ce qu'ils rencontraient ; on en a pesé à Chambourcy quelques-uns qui étaient du poids de dix livres. » La disette, qui fut la suite de cet orage, devint, l'année suivante, un des plus grands ressorts de la Révolution.

1793

Comme chaque jour, Jean Marat travaille dans sa baignoire. Charlotte Corday se rend chez lui et Marat l'invite à lui donner les nouvelles promises. Quelques minutes plus tard, la jeune femme poignarde celui qui était pour elle un « monstre ». Marat décède.

1794

Le Tribunal révolutionnaire assassine, entre autres victimes, M. Souchet d'Alvinart, gouverneur des pages du roi.

1842

Mort du duc d'Orléans. Fils aîné du roi Louis-Philippe, il devait partir, ce jour-là, pour Saint-Omer en tournée d'inspection militaire. Il voulut, à 11 heures du matin, aller faire ses adieux à la famille royale au château de Neuilly. C'est sur le chemin de la Révolte que les chevaux de l'attelage à la daumont du cabriolet du prince s'emballèrent soudain, ce chemin créé par Louis XV pour gagner Saint-Denis en évitant un Paris qui lui était devenu hostile. Le prince s'élança hors de la voiture. Le marchepied était bas, mais, nous dit un contemporain, « la puissance d'impulsion de la voiture multipliant la rapidité d'un élan irréfléchi, les deux talons portèrent sur le sol avec une telle force que le contrecoup produisit une violente commotion cérébrale, et probablement un épanchement instantané ». Le soir même, à 4 heures et demie, le duc d'Orléans rendait l'âme dans la boutique d'un épicier où on l'avait transporté.

1967 :


Création de l'A.N.P.E.


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Kaedes
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le 14 juillet ...

1223

Mort du roi de France Philippe Auguste. A Mantes, âgé de cinquante-huit ans, il meur de la fièvre quarte. Le chroniqueur Guillaume de Nangis nous le décrit comme l'un des plus intelligents souverains que la France ait eus, l'un des plus beaux aussi, qui régna durant quarante-trois ans. Sait-on que le roi pensa aux étudiants et leur accorda de nombreux privilèges, exactement cent quatre-vingts ? Dorénavant, ils purent se livrer à leur plaisanterie favorite : décrocher les enseignes et célébrer le mariage du cygne du Signe de la Croix avec la femme sans tête, de la Bonne femme. Malheureusement, ces plaisanteries innocentes ne leur suffirent bientôt plus et on les verra, forts de leurs cent quatre-vingts privilèges, enlever les femmes des bourgeois, leur faire des enfants, commettre des vols et même des meurtres. L'autorité ecclésiastique dut excommunier ceux qui se rendaient aux cours et promenaient avec des armes. Le nombre des meurtres diminua un peu, mais non celui des adultères. Ainsi, en 1223, les bourgeois parisiens se fâchèrent et leur mauvaise humeur se solda par la mort de 320 étudiants dont les corps furent jetés dans la Seine !
Pour consoler les bourgeois, Philippe Auguste pensa aussi à ceux qui tenaient commerce et particulièrement à la hanse des marchands d'eau, à qui il accorda des droits étendus, et même inattendus, puisque ces « marchands de l'eau » étaient les seuls à pouvoir vendre le vin à Paris.
Il pensait aux pauvres et aux malades de l'Hôtel-Dieu, leur accordant toute la paille qui pourrait se trouver dans sa chambre et son appartement lorsqu'il quittait la ville pour aller coucher ailleurs. L'hiver, on jonchait en effet le sol des maisons de bottes de paille, d'où l'expression, signe évident d'une richesse excessive : « être dans la paille jusqu'au ventre ».
Pendant l'absence du roi, les Flamands pouvaient attaquer la capitale ; aussi Philippe ordonna-t-il la construction d'une gigantesque enceinte qui englobera tous les nouveaux quartiers et même des champs, donnant ainsi la possibilité à la ville de s'étendre en toute quiétude. La muraille atteindra une largeur de trois mètres et une hauteur de neuf, et sera flanquée de 67 grosses tours. On pénétrait dans la ville par une quinzaine de portes. Des tours presque intactes, des pans de murs, impressionnants, des soubassements existent encore ça et là dans Paris. Rive droite, dans la cour du Mont-de-Piété, se trouve une tour transformée en monte-charge. Rive gauche, à l'angle de la cour du Commerce et de l'entréed e la cour de Rohan, on peut traverser de part en part une grosse tour. Rive gauche, 29 rue Guénégaud, se trouve une tour fort bien conservée. Le souvenir de l'enceinte se remarque encore 9, 27 et 29 rue d'Arras, 7 rue des Chantiers, ou 2 rue Saint-Victor, ainsi que dans les noms des rues des Fossés-Saint-Jacques et des Fossés-Saint-Bernard. Philippe Auguste n'avait point prévu de fossés, mais c'est Chalres V et Etienne Marcel qui, rive gauche, les feront creuser. Durant des années, Paris vécut au bruit des marteaux et des scies. A l'intérieur de la ville, devenue ainsi une redoutable forteresse, on construisit des églises, des couvents, des collégiales, des maisons de pierre destinées aux riches bourgeois et aux officiers du Roi et, surtout, à la proue de la grande île, Notre-Dame, dont la première pierre avait été posée en 1163 par Louis VII, montait vers le ciel sa nef et ses travées. On oubliait le style roman, mais le gothique prenait son essor. Déjà, au-dessous de la rosace, dans l'une des vingt-sept niches ornant la façade, on se préparait à placer la statue de Philippe Auguste. Paris le lui devait bien ! Que ne lui devait-il pas d'ailleurs ! Le roi faisait murer le cimetière des Innocents, où les femmes se prostituaient « sans vergogne » ! On y enterrera les Parisiens jusqu'au jour où, sous Louis XVI, dans les caves voisines, le vin aigrira et le lait tournera. On transportera alors des millions d'ossements dans les Catacombes et l'on édifiera au-dessus du charnier, à l'endroit même où une haute lanterne de pierre était restée allumée nuit et jour tant de siècles, une fontaine où les nymphes de Jean Goujon et de Pajou rient et jouent sous l'eau qui semble couler de leurs amphores.
Philippe se trouvait à Pacy-sur-Eure lorsqu'il se sentit assez mal. Il voulut mourir à Paris et se mit en route... mais il ne put dépasser Mantes et c'est là qu'il rendit son dernier soupir. Un 14 juillet...

1408

Les gens de Charles de Savoisy, seigneur de Seignelay, grand bouteiller de France, ayant insulté et blessé quelques écoliers de l'Université, qui allaient en procession à Sainte-Catherine-du-Val, le seigneur fut condamné à cent livres de rente, pour la fondation d'une chapelle, et aux dommages et intérêts envers les blessés et envers l'Université ; et par un arrêt du 22 août, il fut ordonné que son château serait démoli, et le procès fait à ses domestiques, qui furent fouettés dans les carrefours, et bannis de France à perpétuité.

1433

Jean, duc de Bourgogne, avec la reine Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, après le massacre de Paris, arrivé le 12 de juin précédent, fit son entrée dans cette ville avec autant de pompe et d'acclamations que s'il fût revenu de la conquête d'un royaume. Le bourreau, un des chefs des séditieux, eut l'audace de toucher dans la main de ce prince, qui ne le connaissait point. Mais le duc le fit pendre le lendemain, et cette fois il fut juste par orgueil.

1613

Les religionnaires de Nîmes, irrités contre e sieur de Ferrières, un de leurs plus fameux ministres, qui venait d'embrasser la religion catholique et se montrait fort zélé au service du roi Louis XIII, se jetèrent tout à coup sur lui, le maltraitèrent, le poursuivirent à coups de pierres et de bâtons : n'ayant pu le massacrer, ils coururent en foule mettre le feu à ses maisons tant de la ville que de la campagne. Cette sédition dura trois jours. Pour la punir, Louis XIII transféra le siège présidial de Nîmes à Beaucaire.

1614

Mort d'Isaac Casaubon, né à Genève, bibliothécaire de Henri IV, un des plus savants commentateurs des anciens.

1689

Une statue est érigée à Louis XIV, dans la cour de l'Hôtel de Ville de Paris, en mémoire du réablissement de sa santé.

1788

Le gouvernement fait arrêter et mettre à la Bastille douze gentilshommes bretons, qui avaient été députés par la noblesse de leur province, pour présenter une adresse au roi, contre les atteintes portées ax droits de la Bretagne, par l'établissement de la cour plénière. Ces gentilshommes étaient les comtes ou marquis de Montluc, de la Fruglaye, de Tremergat, de icé, de Bedée, de guer, de la Rouerie, de la Féronerie, de Nétumières, de Bec-de-Lièvre.
Ils avaient tenu dans leur hôtel à Paris des assemblées nombreuses, auxquelles ils avaient invité non seulement tous les seigneurs de leur province, mais encore plusieurs autres personnes, de distinction, qui avaient des places auprès du roi. La cour jugea, avec raison, que si la noblesse de Bretagne avait le droit, comme elle le soutenait, de s'assembler dans sa province, sans la permission du roi, il était douteux qu'elle eût le même droit à Paris.

1789

Prise de la Bastille. Bien qu'elle ne soit qu'une péripétie dans l'histoire de la Révolution française, elle a pris valeur de symbole. Cette insurrection populaire, première apparition du peuple de Paris sur la scène révolutionnaire a pour cause directe le renvoi de Necker par Louis XVI le 11 juillet 1789.L'agitation commence au Palais-Royal où, montés sur des chaises, des orateurs improvisés, dont Camille Desmoulins, haranguent la foule, annonçant une « Saint-Barthélemy des patriotes ». L'insurrection éclate le 12, à la suite d'une charge du Royal-Allemand dans les jardins des Tuileries. Le lendemain, les électeurs aux états généraux, réunis à l'Hôtel de Ville, élisent une commission permanente, gouvernement municipal chargé d'assurer l'approvisionnement de la ville et le maintien de l'ordre grâce à une « milice civique ». Le 14, une bande se dirige vers la vieille forteresse de la Bastille, où le roi faisait interner les mauvais sujets par lettres de cachets, pour y chercher des armes.À la suite d'un malentendu ou d'une provocation, les émeutiers attaquent la Bastille défendue par une poignée de Suisses et d'invalides. Le gouverneur de Launey est massacré. La capitulation du roi suit. Le 16, il rappelle Necker, et le 17 reconnaît les nouvelles autorités parisiennes, le maire Bailly et le commandant de la garde nationale La Fayette.La Bastille ne méritait guère d'être élevée au niveau de symbole du despotisme monarchique : elle ne comptait que sept prisonniers ; mais « le 14 juillet 1789 est resté dans l'histoire comme une date symbole, celle où, pour la première fois, le peuple est apparu plus fort que les rois » (Mistler). Le 14 juillet de l'année 1790, la démolition de la forteresse était achevée et l'on dansait sur son emplacement.En 1880, le 14 juillet fut proclamé fête nationale.

1817

Mort de Madame de Staël.

1880

Jules Grèvy propose l'adoption définitive du drapeau tricolore et celle de la Marseillaise comme hymne national. Le 14 juillet est proclamé jour de fête nationale.


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Art
Pierre de l'édifice
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   Posté le 16-07-2006 à 19:06:06   Voir le profil de Art (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Art   

c dingue je savais pas que presque un siecle aprés la prise de la Bastille ont est décidé que ce serait le jour de la fete nationale, il devait pas etre nombreux les rescapés de ce jour de révolte ^^


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Kaedes
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   Posté le 16-07-2006 à 21:00:49   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

tu m'étonnes.... ils vivaient pas vieux a cette époque en plus


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Kaedes
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   Posté le 16-07-2006 à 21:10:20   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

le 15 juillet...

1099

Prise de Jérusalem par les premiers Croisés. Cette première croisade fut l'ouvrage d'un ermite, nommé pierre, gentilhomme d'Amiens qui, de retour d'un pèlerinage en Terre Sainte, et touché du malheur des chrétiens d'Orient, échauffa tous les esprits et les porta à cette entreprise incroyable.
Pierre alla d'abord trouver le pape Urbain II, auquel il remit une lettre de Siméon, patriarche de Jérusalem et des autres fidèles, par laquelle ils imploraient le secours des princes chrétiens contre les Musulmans qui les opprimaient. Urbain, touché de la lettre du patriarche, et du récit pathétique de l'ermite, publia dans le concile de Clermont, en 1095, une indulgence plénière en faveur de ceux qui se dévoueraient à la délivrance de la Terre Sainte ; cette entreprise fut nommée croisade, parce qu'on cousait une croix d'étoffe rouge sur l'épaule gauche de tous ceux qui voulaient y prendre part.
Pierre, après avoir pris congé du pape, parcourut l'Italie, la France et l'Allemagne, pour engager les princes et les peuples à porter la guerre en Palestine ; ses exhortations, munies de l'autorité pontificale, firent un merveilleux effet. Près d'un million de personnes de tout état, de tout âge et de l'un et de l'autre sexe, prirent la croix. L'éblouissante idée d'ararcher les lieux saints aux infidèles, et les chrétiens d'Asie à l'oppression ; les exhortations de ce Pierre, homme éloquent et sensible, qui peignait vivement les maux de ses frères, dont il avait été énergiquement frappé ; l'attrait de la nouveauté, l'ardeur de la chevalerie, l'empressement de beaucoup de brigands dévôts d'aller chercher hors de l'Europe la fortune, l'absolution et l'impunité, produisirent cette fermentation universelle, qui enleva tant de prélats à leurs sièges, tant de souverains à leurs Etats, tant de citoyens à leur patrie. Pierre se chargea de conduire la première division ; car il fallut partager cette multitude en différents corps, et les faire partir succesivement. L'ermite guerrier marchait à la tête de sa division, vêtu d'une longue tunique de grosse laine, sans ceinture, les pieds nus, avec un grand froc et un petit manteau d'ermite.
Après avoir essuyé sur la route divers accidents funestes et bien mérités, les croisés arrivèrent le 3 juin 1099 devant Jérusalem, réduits à 21 000 hommes de pied et quinze cents chevaux ; ils formèrent aussitôt le siège de la place. La ville se trouvant défendue par de formidables remparts, ils durent entreprendre la construction de machines de guerre, d'échelles géantes et de tours de bois mobiles. L'attaque, lancée le 14 juillet, fut extrêmement dure, car les assiégés déversaient sur les assaillants un terrible feu grégeois. Les Croisés entrèrent enfin dans la ville le lendemain, un vendredi 15 juillet, à trois heures de l'après-midi, ce qui fut remarqué comme étant le jour et l'heure de la mort de Jésus-Christ ; mais les croisés souillèrent leur triomphe, en passant au fil de l'épée la garnison et tous les habitants sans distinction ; puis rassasiés de carnage, ils déposèrent leurs armes ruisselantes de sang, et devinrent d'autres hommes. On les vit nus pieds, la tête baissée, en chantant des hymnes, s'avancer vers le Saint-Sépulcre, et les yeux baignés de larmes, se prosterner à la vue de ce monument sacré, l'objet de leur pénible et périlleuse expédition.
Godefroi de Bouillon, qui avait commandé la croisade, fut élu roi de Jérusalem dans une assemblée des principaux seigneurs de l'armée ; la couronne passa dans la suite, faute de mâles descendants de Godefroi, dans la maison d'Anjou, et depuis à Guy de Lusignan, qui la perdit, à la funeste journe de Tibériade (3 juillet 1187).
Ce fut à l'occasion de ces guerres que prirent naissances es ordres des frères hospitaliers et des teutoniques ; les fondateurs de ces derniers ordres auraient eu peine, dans la suite, à reconnaître leurs successeurs. Il n'y a eu que les hospitaliers qui, conservant l'esprit de leur première institution, ont toujours continué depuis à défendre la religion contre les entreprises des Turcs : ce sont les chevaliers de Malte.

1614

Mort de Pierre de Bourdeilles, seigneur de Brantôme. C'est à la suite d'un accident de cheval qui l'immobilisa longtemps que Brantôme commença de rédiger ses Souvenirs. Grâce à lui, nous connaissons force détails sur la vie quotidienne au XVIe siècle.

1765

Mort de Carle Vanloo, peintre français, auteur de saint Charles Borromée communiant les pestiférés, et de la Prédication de saint Augustin.

1796

Mort de Robert Burns, poète écossais. Pendant une grande partie de sa vie, il travailla aux champs ; par désespoir d'amour, il s'engagea sur un vaisseau faisant voile pour la Jamaïque. Dans la suite, il accepta une place de collecteur d'assises. Il n'avait que trente-huit ans, lorsqu'il mourut à Dumfries.

1828

Mort de Jean-Antoine Houdon. Le sculpteur avait évidemment toutes ses entrés à la Comédie Française. Un soir, au moment où il passait le contrôle en homme qui sait où il va, un huissier, nouvellement arrivé, l'arrêta et lui demanda son nom.
- Mon nom ? répondit Houdon.
Puis, montrant la statue de Voltaire, il précisa :
- Tenez, je suis le père de celui-là !
Alors l'huissier d'annoncer :
- Monsieur de Voltaire père !...


1997 :

Le couturier des stars, l'Italien Gianni Versace, est tué de deux balles dans la nuque devant sa luxueuse villa, à Miami. Il avait présenté sa première collection en 1978, avant d'ouvrir une centaine de magasins exclusifs. Âgé de 50 ans, il a signé des vêtements pour un grand nombres de stars, notamment les vedettes de la chanson Madonna, Sting, John Travolta, Paul McCartney, Mick Jagger, Elton John et George Michael.


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Kaedes
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   Posté le 16-07-2006 à 21:11:08   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

le 16 juillet...

622

Début de l'Hégire, le moint zéro de la chronologie musulmane. Elle correspond au départ de Mahomet de La Mecque pour Médine, d'où Hégire - Hidjra - qui veut en effet dire émigration. Pour trouver la concordance entre une année chrétienne et une année musulmane, le calcul est le suivant : diviser le chiffre de l'année musulmane par 33, soustraire le quotient du dividende et enfin ajouter 622.

1212

Victoire mémorable remportée sur les Maures, par Alphonse IX, roi de Castille, Pierre, roi d'Aragon, et Sanche, roi de Navarre, sur les confins de l'Andalousie et de la province de Tolède. On prétend qu'il resta plus de deux cent mille infidèles sur la place.

1349

Dans une assemblée tenue à Lyon en présence du duc de Normandie, fils aîné de Philippe de Valois, roi de France, Humbert, dauphin du Viennois, fit une abdication solennelle de tous ses états, en faveur du fils aîné du duc de Normandie, qu'il investit sur-le-champ, en lui donnant l'ancienne épée du Dauphiné, et la bannière de Saint-George, avec un sceptre et un anneau.
Le même jour, le nouveau dauphin, par un acte particulier, fit entre les mains de l'évêque de Grenoble le serment de conserver les libertés, coutumes et privilèges du Dauphiné. malgré la réunion de cette province à la couronne, elle avait toujours conservé un sceau particulier, dont le chancelier avait la garde, à la différence des autres provinces qui perdirent leur chancellerie à chaque réunion.
Le lendemain de son abdication, Humbert entra dans l'ordre de Saint-Dominique, où il mourut en 1355.

1465

Bataille de Montlhéry. Il se fit en 1464 une ligue entre Charles, duc de Berry, frère unique de Louis XI, le comte de Charolais, le duc de Bretagne, le duc de Bourbon, le comte de Dunois, et plusieurs seigneurs mécontents de ce que le roi les avait dépouillés de leurs charges au commencement de son règne. La guerre qui suivit cette ligue eut pour prétexte le soulagement des peuples, e prit de là le nom du bien public. Le comte de Charolais s'approcha de Paris, et le roi marcha contre lui, dans le dessein d'empêcher sa réunion avec le duc de Bretagne. Les deux armées se rencontrèrent près de Montlhéry le 16 juillet. Les troupes royales étaient composées de soldats aguerris, et d'une gendarmerie bien montée et bien disciplinée. Ainsi il avait à cet égard la supériorité sur le compte de Charolais, quoique l'armée de ce prince fût d'un tiers plus nombreuse que la sienne. Il était une heure de l'après-midi lorsque les Bourguignons s'ébranlèrent. Le comte de Saint-Paul, et le seigneur de Ravestan, à la tête de l'aile gauche, fondiret sur les royalistes ; Brézé, qui commandait en cet endroit, fut tué dans le premier choc : ce malheur n'abattit pas le courage des Français, qui tinrent ferme. Le roi accourut à cette division, et les Bourguignons repoussés prirent la fuite jusqu'aux chariots qui couvraient leur camp. De son côté, le comte de Charolais avait enfoncé le centre, mais il pensa être prisonnier, en revenant de poursuivre les fuyards : il fut même blessé à la gorge. Louis eut aussi son cheval tué sous lui. Il rallia ses troupes jusqu'à trois fois, et vraisemblablement eût remporté la victoire, sans la retraite du comte du Maine et de l'amiral de Montauban, qui, durant le combat, avaient pris la fuite entraînant avec eux un tiers de l'armée. La nuit seule fit cesser le combat. Le roi se retira dans Montlhéry, et le comte de Charolais dans son camp.
De part et d'autre on se crut vaincu, et le lendemain chacun s'attribua l'honneur du triomphe. La perte des deux côtés n'excéda pas le nombre de trois mille six cents hommes ; ce qui cessera d'étonner, si l'on fait réflexion qu'un tiers de l'armée du roi l'avait abandonné sans combattre, et qu'une partie des Bourguignons avait également pris la fuite. Les Parisiens firent une sortie sur ces derniers, qui furent presque tous massacrés ou faits prisonniers. Le butin qu'on leur enleva fut estimé 200 000 écus d'or.

1536

Découverte du tabac. Jacques Cartier, en rentrant de son deuxième voyage, écrit la première description du tabac : « Les Indiens, déclare-t-il, possèdent une certaine herbe dont ils font provision chaque été, après l'avoir séchée au soleil. Les hommes seuls en font usage : ils en portent une certaine quantité dans un petit sac pendu à leur cou et dans lequel ils ont aussi un morceau de pierre ou de bois creux assez semblable à un sifflet. Pour se servir de cette herbe, ils la broient en poudre, la mettent à une extrémité du tuyau, puis, plaçant sur elle un petit charbon allumé, ils aspirent la fumée et en remplissent leur corps jusqu'à ce qu'elle s'échappe de leur bouche et de leurs narines, comme elle le ferait par une cheminée de maison. Ils allèguent que cette pratique est excellente pour la santé : nous essayâmes de faire comme eux, mais la fumée, en arrivant dans notre bouche, nous brûlait comme du poivre ! »

1647

Mort de Thomas Aniello, dit Mazaniello. Il n'avait que vingt-quatre ans lorsque, le 7 juillet 1647, soulevant le peuple de Naples, il enleva l'autorité au vice-roi espagnol qui opprimait la ville. Il gouverna pendant neuf jours. Le délire le saisit, et son orgueil lui aliéna les coeurs des insurgés. Des assassins, à la solde du vice-roi, le tuèrent, et jetèrent son corps dans les fossés de Naples. Le peuple vit d'abord sans émotion traîner dans les rues son cadavre, mais le lendemain ses membres épars furent recueillis, et promenés en triomphe, couverts d'un manteau royal.

1787

Le parlement de Paris arrête qu'il demandera au roi les États Généraux. Le parlement ayant fait des remontrances au roi, sur la déclaration du timbre, dont il refusait l'enregistrement, le roi avait fait à ses remontrances une réponse, qui finissait ainsi : « Ma volonté est qu'il procède sans délai à l'enregistrement de ma déclaration du timbre. »
Le parlement ayant délibéré sur cette réponse, prit l'arrêté que voici : Arrête « qu'il sera fait de très humbles et très respectueuses remontrances, à l'effet de supplier ledit seigneur roi de retirer sa déclaration du timbre ; qu'à cet effet, des commissaires s'assembleront pour les rédiger, lesquels prendront pour base des différentes réflexions proposées dans le cours des opinions, et notamment celle de manifester le voeu de voir la nation assemblée par le roi, préalablement à tout impôt nouveau. »

1870

La France déclare la guerre à la Prusse.

1942 : Le régime du maréchal Pétain, qui avait édicté dès octobre 1940 une législation écartant les Juifs de certains emplois, venait d'imposer en juin 1942 le port de l'étoile jaune aux Juifs de zone occupée et le gouvernement de Vichy avait passé un accord pour la livraison de Juifs aux Allemands.Le 16 juillet à l'aube, entre 4.000 et 7.000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour arrêter 12.884 Juifs à Paris et les conduire au Vélodrome d'hiver avant d'être déportés vers les camps de concentration nazis. La rafle du "Vél' d'hiv", organisée par la préfecture de police de Paris sans le concours de la police allemande, est devenue le symbole de la collaboration du régime de Vichy avec le IIIe Reich.


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Kaedes
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