|
| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 25-07-2006 à 19:20:50
| le 24 juillet... 1125 Mort de la comtesse Mathilde, célèbre surtout par la donation qu'elle fit de tous ses biens à l'Eglise romaine, le 17 novembre 1102. Elle était fille de Boniface III, dus de Toscane ; Lucques, Modène, Reggio, Mantoue, Ferrare, et vraisemblablement Parme et Plaisance, lui étaient soumis. 1177 Signature à Venise, entre le Pape Alexandre III et l'Empereur Frédéric Barberousse, d'un Traité de Paix. Cette signature intervient après la Querelle des Investitures ayant éclaté entre le Pape et l'Empereur. 1534 Jacques Cartier découvre le golfe du Saint-Laurent et en prend officiellement possession de ce qu'il appelle la Nouvelle-France au nom du roi François Ier. 1557 Edits de Compiègne. Le roi Henri II, ennemi des protestants, renforce les pouvoirs de la juridiction laïque par ces édits stipulant que le jugement des hérétiques est réservé aux tribunaux du roi et prévoyant leur condamnation à mort. 1567 Abdication de la reine catholique Marie Stuart, en faveur de son fils Jacques VI, âgé de un an. 1712 Victoire du maréchal de Villars à Denain. Le chavalier Folard appelle cette victoire l'ornement de la couronne du maréchal de Villars ; elle fut en effet le salut de la France, réduite aux dernières extrémités par cette suite de revers et de désastres, qui signalèrent la guerre de la succession d'Espagne, et qui rendirent les dernières années de Louis XIV aussi tristes et aussi déplorables que les premières avaient été brillantes et glorieuses. Des détachements ennemis avaient fait des incursions jusque sur la route de Versailles, où ils avaient enlevé un écuyer du dauphin, qu'ils avaient pris pour le dauphin lui-même. L'alarme était dans la capitale comme dans tout le reste du royaume ; il fut agité dans Versailles, si le roi se retirerait à Chambord ; il dit au maréchal d'Harcourt, qu'en cas d'un nouveau malheur, il convoquerait toute la noblesse de son royaume, qu'il la conduirait à l'ennemi malgré son âge de soixante-quatorze ans, et qu'il périrait à la tête. Une faute que fit le prince Eugène, délivra le roi et la France de tant d'inquiétudes ; il faisait alors le siège de Landrecies. On prétend que ses lignes étaient trop étendues ; que le dépôt de ses magasins dans Marchiennes, était trop éloigné ; que le général Albemarle, posté à Denain, entre Marchiennes et le camp du prince, n'était pas à portée d'être secouru assez tôt, s'il était attaqué. On assure qu'une Italienne fort belle, entretenue par le prince Eugène, était dans Marchiennes, et qu'elle avait été à l'origine du choix du lieu servant d'entrepôt. Ceux qui se plaisent à attribuer les grands événements à des causes singulières, prétendent qu'un curé et un conseiller de Douai, se promenant ensemble vers ces quartiers, imaginèrent les premiers qu'on pouvait aisément attaquer Denain et Marchiennes. Le curé donna son avis à l'intendant de la province, celui-ci au maréchal de Montesquiou, qui commandait sous le maréchal de Villars ; le général l'approuva et l'exécuta heureusement, en donnant le change au prince Eugène. Un corps de dragons s'avança à la vue du camp ennemi, comme si l'on se préparait à l'attaquer ; et tandis que ces dragons se retirent ensuite vers Guise, le maréchal marche à Denain avec son armée, sur cinq colonnes. On force les retranchements du général Albemarle, défendus par dix-sept bataillons ; tout est tué ou pris. Le prince Eugène arrive à la hâte, mais à la fin de l'action, avec ce qu'il peut amener de troupes ; il veut attaquer un pont qui conduisait à Denain, et dont les Français étaient maîtres ; il y perd du monde, et retourne à son camp après avoir été témoin de cette défaite. Tous les postes vers Marchiennes, le long de la Scarpe, sont emportés l'un après l'autre avec la même rapidité : on presse le siège de Marchiennes avec tant de vivacité, qu'au bout de trois jours on se rend maître de toutes les munitions de guerre et de bouche, amassées par les ennemis pour la campagne. L'armée du prince Eugène se retire, diminuée de cinquante bataillons, dont quarante furent pris depuis le combat de Denain jusqu'à la fin de la campagne ; les nouveaux avantages que le maréchal de Villars remporta sur les ennemis, hâtèrent la paix d'Utrecht, conclue le 11 avril 1713. « On m'a assuré, dit le président Hénaut, que Malborough étant à Aix-la-Chapelle, où il reçut une lettre du prince Eugène, qui lui envoyait le plan de sa position, lui dépêcha sur-le-champ un courrier, pour lui mander le risque où il s'était mis par cette position : le courrier arriva trop tard. A quoi tiennent les grands événements ! » 1793 Loi instituant la protection des créations littéraires et artistiques, adoptée à l'initiative de Beaumarchais. 1806 Signature d'une convention anti-française entre la Prusse et la Russie. 1815 Une ordonnance promulguée par Fouché proscrit les partisans de l'Empire. 1967 : Le général de Gaulle, en visite au Québec, s'arrête à Montréal. Du haut du balcon de l'Hôtel de Ville il lance à la foule son historique « Vive le Québec libre ». L'envolée du général crée un froid diplomatique majeur entre la France et le Canada, qui accusera le président français de s'immiscer dans les affaires intérieures canadiennes.
--------------------
|
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 25-07-2006 à 19:21:31
| le 25 juillet... 325 Fin du Concile de Nicée. 1474 Signature d'un traité entre Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et Edouard IV d'Angleterre, qui promet de venir en aide aux Bourguignons en conflit avec Louis XI. 1554 Marie Tudor épouse Philippe II d'Espagne. Fille du roi Henri VIII, la reine d'Angleterre soutiendra l'Eglise catholique dans son pays. Son mariage s'avèrera impopulaire, entraînant le pays dans une que livre Philippe II contre la France. L'Angleterre perdra Calais, ville qu'elle occupait depuis deux siècles. 1593 Henri IV, roi de France et de Navarre, abjure le protestantisme dans la cathédrale de Saint-Denis, en présence du cardinal de Bourbon et de l'évêque de Bourges. 1704 Les Anglais s'emparent de Gibraltar. Cette prise s'effectua dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne où les Anglais accordaient leur aide à l'archiduc Charles d'Autriche, rival de Philippe V au trône d'Espagne. La flotte qui croisait en Méditerranée et qui était commandée par Sir George Rooke avait reçu comme mission de s'emparer de Cadix et de Barcelone. Et c'est tout simplement parce que l'amiral Rooke échoua devant ces deux villes et qu'il voulut éviter de revenir sans prise notoire à Londres, qu'il décida d'attaquer le rocher de Gibraltar, bien que la forteresse eût la réputation d'être imprenable. Les Anglais ne durent leur victoire qu'à un coup de main extrêmement audacieux : quelques hommes entreprirent l'escalade de rochers jugés inaccessibles et qui de ce fait n'étaient pas protégés. Ils atteignirent ainsi une petite chapelle où quelques femmes de la ville étaient venus prier. Ils les firent prisonnières et on affirme que c'est grâce à ces précieux otages qu'ils obtinrent la capitulation des Espagnols. 1794 Mort sur l'échafaud du poète André Chénier. 1829 Georges Stephenson procède aux essais de sa première locomotive, la Fusée. Stephenson, mécanicien et ingénieur anglais, était né à Wylan en 1781. Il construisit de nombreuses lignes de chemin de fer. 2000 : Pour la première fois de son existence, un Concorde s'écrase sur un hôtel peu après le décollage de Roissy, près de Paris, faisant 113 morts dont 4 au sol. Des débris d'un pneu, suite à son explosion, ont perforé un réservoir. L'essence de celui-ci s'est enflammée au contact du réacteur puis le feu s'est propagé à la majeure partie de l'aile gauche alors que l'appareil n'était qu'à quelques mètres du sol.
--------------------
|
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 27-07-2006 à 21:09:46
| le 26 juillet... 1417 Le pape Martin V, nouvellement élu, fait déposer Benoît XII, aboutissement du procès intenté contre lui après son arrestation ayant marqué la fin du Grand Schisme d'Occident. 1547 Sacre du roi Henri II, fils de François Ier marié à Catherine de Médicis depuis 1533. Durant ce sacre, le cardinal de Lorraine, frère de François de Guise, chef de la Ligue Catholique, engage Henri II à combattre l'hérésie. Cet engagement sera confirmé en octobre suivant par la création d'une Chambre ardente qui rendra plus de cinq cents arrêts contre l'hérésie en trois ans. 1793 Etablissement des lignes télégraphiques. Le 22 mars 1792, Chappe, l'inventeur du télégraphe, avait été présenté à la barre de la Convention nationale, et avait fait hommage de sa découverte, qui fut reçue avec enthousiasme. Le 1er avril 1793, la Convention rendit un décret qui accorda une somme de six mille francs pour en faire la première épreuve. Le 17 juillet 1793, la même assemblée, en attribuant une partie des victoires de la république aux heureux résultats obtenus par les télégraphes, décréta qu'il en serait établi dans l'enceinte même du Palais National. Chappe est mort le 26 janvier 1806. 1830 Charles X publie les « quatre ordonnances » qui seront à l'origine d'un soulèvement et le conduiront à abandonner le trône au profit de Louis-Philippe 1956 : Nasser nationalise le canal de Suez.
--------------------
|
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 27-07-2006 à 21:10:35
| le 27 juillet... 1214 Bataille de Bouvines. Jean Sans-Terre et le comte de Flandres avaient armé contre Philippe-Auguste, l'empereur d'Allemagne, Othon IV, le duc de Brabant, les comtes de Bar, de Boulogne, de Namur, et autres seigneurs dépendant de la couronne de France. Leurs forces réunies s'élevaient à 150 000 hommes. Philippe-Auguste se mit en campagne à la tête de 50 000 hommes seulement, et il rencontra les ennemis à Bouvines, entre Lille et Tournay. Au moment d'engager le combat, il déposa son diadème, et ne le reprit qu'après s'être assuré du suffrage de l'armée : il fit chanter le psaume Exurgat Deus, et dissipentur inimici ejus. De leur côté les Allemands chargèrent aux cris de Kirie eleison. Puissamment secondé par la valeur guerrière de Guérin, évêque de Genlis, et de l'évêque de Beauvais, Philippe-Auguste remporta une victoire complète, qui affaiblit beaucoup le système féodal. 1557 Henri II, sur la proposition du cardinal de Lorraine, autorise par un édit l'établissement de l'inquisition en France : le parlement refuse de vérifier l'édit. 1809 Bataille de Talavera remportée par Wellington sur Napoléon, dans le cadre de la guerre livrée par ce dernier à l'Espagne. L'intervention de Wellington sera décisive et les armées de Napoléon devront abandonner l'Espagne 1890 : Le peintre et dessinateur néerlandais Vincent Van Gogh, qui s'était déjà mutilé en se tranchant une oreille, se suicide en se tirant une balle de pistolet ; il n'avait que 37 ans. Après un séjour en Belgique, il s'est installé à Paris, puis en Provence. Il a cherché à obtenir le maximum d'intensité et de vibration chromatique dans ses natures mortes et ses bouquets, ses portraits, ses paysages ; il a ainsi été le grand précurseur des fauves et des impressionnistes.
--------------------
|
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 28-07-2006 à 09:03:38
| 28 juillet 1914 : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. La première guerre mondiale est déclenchée ; le conflit fera plus de 9 millions de morts jusqu'en 1918.
--------------------
|
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 29-07-2006 à 18:31:17
| le 29 juillet... 1602 Exécution du Maréchal de Biron, l'un des plus fidèles compagnons d'Henri IV. Il a été reconnu coupable de s'être laissé entraîner dans une conspiration contre le roi au profit de l'Espagne. Malgré ses protestations, le roi l'a fait arrêter, juger et condamner à mort. 1813 Mort du général Junot, duc d'Abrantès. Celui qui avait été l'un des premiers compagnons de l'Empereur, l'ancien aide de camp « la Tempête », eut l'honneur d'être nommé, par Napoléon, gouverneur de Paris. Mais sa prestance, sa bravoure, sa fidélité aussi à l'Empereur, dépassaient de beaucoup sa cervelle. Les abus achevèrent de le déranger. C'est en Bourgogne, à Montbard, où on l'avait reconduit chez ses parents, complètement malade, qu'il voulut un jour, s'élançant par une fenêtre, démontrer qu'il pouvait s'envoler comme un oiseau... Il mourut d'une septicémie, provoquée par les blessures de sa chute. 1818 Mort de Gaspard Monge, né à Beaune en 1747, l'un des fondateurs de l'Ecole polytechnique, ministre de la marine sous le gouvernement républicain, et sénateur sous le régime impérial. En 1816, sous la restauration, il fut rayé du nombre des membres de l'Institut, où l'avaient élevé ses travaux remarquables dans les mathématiques. 1981 : En présence de 2500 hôtes réunis à la cathédrale St. Paul de Londres, l'héritier du trône de Grande-Bretagne, le prince Charles épouse lady Diana Spencer, de 13 ans sa cadette. L'événement est télédiffusé dans le monde entier, et on estime à 750 millions le nombre de spectateurs qui peuvent ainsi assister à la cérémonie.
--------------------
|
| | rich-san | | Pilier de l'édifice |  |  | | 13353 messages postés |
| Posté le 30-07-2006 à 20:47:03
| sont chaud ses mois de juillet
-------------------- |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 01-08-2006 à 13:04:27
| le 30 juillet... 1712 Watteau entre à l'Académie. 1718 Mort de Guillaume Penn, né en 1644 à Londres. Fils d'un amiral, Penn commença, dès l'âge de quinze ans, à se montrer, malgré son père, l'un des apôtres les plus fervents du quakerisme, ou religion des amis. Il en prêcha les principes avec un grand succès dans les trois royaumes, en Hollande et en Allemagne. A la mort de son père, il hérita de quelques créances sur le gouvernement, qui, pour les acquitter, lui abandonna en propriété et en souveraineté le territoire contigu au New-Jersey et situé à l'ouest de la Delaware. Ce petit état prit le nom de Pensylvanie. Penn en fut le législateur : il rassembla sous un vieil orme les chefs des peuplades voisines, et leur lut un traité. Il paya ensuite le prix d'achat des terres cédées par celles-ci. Le 25 avril 1682, il donna aux colons une constitution en vingt-quatre articles, qui reçut les éloges des philosophes du temps : Voltaire en fit le panégyrique, et Montesquieu appela Penn le Lycurgue moderne 1998 : Un avion de tourisme de type Cessna et un Beechcraft 1900 de la compagnie aérienne régionale Proteus se percutent alors qu'ils survolaient le Norway, l'ex-France, qui se trouvait en baie de Quiberon, provoquant la mort de 15 personnes.
--------------------
|
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 01-08-2006 à 13:05:09
| le 31 juillet... 1358 Assassinat d'Etienne Marcel, le prévôt des marchands accusé de vouloir secrètement favoriser les desseins anglais. Le jour où effectivement on s'aperçut qu'il avait ouvert les portes de Paris à quelques soldats britanniques, les Parisiens se retournèrent violemment contre lui, le « huèrent et blâmèrent », disait un contemporain. 1457 Arrestation de Jacques Coeur, argentier, conseiller, ambassadeur et créancier du roi Charles VII depuis 1440. Ses biens sont saisis, et le roi prélève 100 000 écus destinés à financer la guerre de Guyenne. Jacques Coeur est accusé par une de ses débitrices, Jeanne Vendôme, d'avoir empoisonné la favorite du roi, Agnès Sorel. Cette accusation n'est pas fondée, mais sert les intérêt des détracteurs de Jacques Coeur, à commencer par la noblesse qu'il écrase de son luxe et de son influence. 1784 Alliance de l'Angleterre et des Pays-Bas contre la France. Louis XIV souhaitait voir respecter les droits de la reine Marie-Thérèse sur les Pays-Bas. Celle-ci y avait renoncé lors de son mariage avec le roi, mais les termes de cet accord prévoyaient le versement d'une dot de 500 000 écus d'or en contrepartie. Le non paiement de la dot faisant craindre aux Pays-Bas le courroux de Louis XIV, ceux-ci s'allient avec l'Angleterre. 1784 Mort de Denis Diderot, un des rédacteurs de l'Enclyclopédie. 1886 Décès de Franz Liszt. 1982 : L'accident de la route le plus meurtrier en France fait 53 morts, tous carbonisés, dont 44 enfants sur l'autoroute A6 à Beaune en Côte-d'Or.Lors d'un ralentissement, un car percute la voiture qui le précède et celle-ci pousse une autre voiture qui s'encastre dans un second car. Le contenu d'un des réservoirs se répand sous les véhicules et s'enflamme. L'un des cars est évacué mais la porte du second est bloquée par une voiture encastrée.À la suite de cet accident qui traumatisa profondément la France, la réglementation fut durcie : réduction du temps de conduite et de la vitesse maximale autorisée pour les cars, réduction de la vitesse par temps de pluie à 110 km/h sur autoroute et à 80 km/h sur route pour tous les véhicules, l'interdiction de transporter par route les enfants les jours de grands départs et l'obligation d'utiliser des matériaux incombustibles dans les transports en commun.
--------------------
|
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 25-09-2006 à 18:39:44
| Origine, histoire, dictons du MOIS DE JUILLET (D'après « La légende des mois », paru en 1881) Avant Jules César, l'année romaine commençait au 1er mars ; le mois dont nous racontons la légende occupait par conséquent le cinquième rang ; on l'appelait quintilis (cinquième) pour cette raison. L'année même de la mort de Jules César, 44 ans avant Jésus-Christ, Marc-Antoine, voulant honorer la mémoire du conquérant des Gaules, fit remplacer le nom de quintilis par celui de julius (Jules). De julius nous avons fait juillet. Le poète Ausone a personnifié ce mois sous les traits « d'un homme dont les membres sont brunis par le soleil et les cheveux liés de tiges et d'épis » . Juillet nous amène les grandes chaleurs ; le 19 de ce mois finit messidor dans le calendrier républicain et commence thermidor, nom dérivé d'un mot grec qui veut dire chaud, et dont la racine se retrouve dans les mots thermomètre, thermes, etc., qui signifient : mesure de la chaleur, eaux chaudes, etc. C'est en juillet, en effet, que se produisent dans notre hémisphère les températures les plus élevées. Il semblerait que la plus forte température de l'année dût arriver le 21 juin, au solstice d'été. Il n'en est rien ; elle se manifeste un certain nombre de jours après. La température n'est pas un effet instantané de la présence du soleil; elle est le résultat de l'accumulation de la chaleur à la surface de la terre. Elle augmente, même après le 21 juin, tant que la diminution de la hauteur du soleil et la durée des jours est peu sensible. C'est par la même raison que la plus haute température de la journée est à 2 heures, et non à midi; que le maximum annuel a lieu vers le 15 juillet, et non au solstice d'été ; que la plus basse température de l'année a lieu en janvier, et non au solstice d'hiver. En juillet, les jours diminuent de 58 minutes. C'est en juillet que commencent les jours caniculaires, pendant lesquels, disent les proverbes, il faut se méfier des ardeurs du soleil. A cette époque de l'année, la belle étoile qu'on nomme Sirius se lève et se couche en même temps que le soleil ; les croyances populaires attribuaient à la présence de cette étoile les chaleurs plus vives de juillet, et, comme Sirius fait partie de la constellation du Chien , en latin canis, dont le diminutif est canicula (petite chienne), l'époque des températures élevées fut appelée canicule. La canicule, qui tombe actuellement en juillet, est pour nous l'indice des grandes chaleurs de l'été. Mais le soleil ne se retrouve pas exactement au bout d'une année à la même place dans le ciel ; il est en retard, et ce retard augmentant tous les ans, le soleil se lèvera dans la constellation du Grand Chien successivement en août, en septembre, en octobre, et enfin en plein hiver. De telle sorte que, dans quelques milliers d'années, nos petits-neveux accuseront peut-être la canicule de ramener sur la terre les froids rigoureux de l'hiver ! En juillet, les Grecs célébraient une de leurs plus grandes fêtes : les Panathénées, en l'honneur de Minerve. Minerve, déesse de la sagesse, des arts, des sciences, naquit tout armée du cerveau de Jupiter ; les Grecs l'adoraient sous le nom d'Athéné . Ce fut Minerve qui donna son nom à la ville que Cécrops avait fondée dans l'Attique, Athènes, et qui dota ce pays de l'olivier. Un temple magnifique lui avait été élevé dans cette ville : le Parthénon, dont le nom, en grec, signifie vierge. Dans ce temple était une statue en or et en ivoire de la déesse, due au ciseau de Phidias. Minerve était représentée « debout, ayant une pique à la main, un bouclier à ses pieds, une tête de Méduse sur l'estomac, et tenant dans sa main droite une statue de la Victoire. » Méduse était une divinité de la mer, dont la tête fut coupée par Persée et qui changeait en statue de pierre tous ceux qui osaient la regarder. Mercure Cicéron prétend que le nom de Minerve a été donné à cette déesse quia minatur, parce qu'elle menace. D'autres auteurs supposent que ce nom est une contraction du mot Meminerva (du latin memini, je me souviens), parce qu'elle était la déesse de la mémoire. Suivant d'autres, ce nom a la même racine que le grec menos, le latin mens, le sanscrit mena, l'anglais mind, qui tous signifient intelligence. Les Etrusques désignaient cette déesse sous le nom de Menrfa. L es fêtes de Minerve, les Panathénées, se composaient de petites et de grandes cérémonies. Le nom de ces fêtes, formé de deux mots grecs, pan, tout, et Athéné, Minerve, indique qu'elles étaient célébrées par tous les adorateurs de la déesse. Les petites Panathénées avaient lieu tous les ans, à la fin d'avril et au commencement de mai. Elles duraient plusieurs jours et se composaient de combats d'athlètes, de courses à pied dans lesquelles chaque coureur tenait une torche allumée à la main, de concours de musique, de chant et de danses. Le vainqueur recevait une couronne d'olivier et un vase d'huile. Le Parthénon Les grandes Panathénées ne se célébraient que tous les cinq ans, au commencement de juillet. Elles prenaient les mêmes cérémonies que les Panathénées annuelles, et, de plus, le transport solennel du péplum de Minerve. Cette draperie, analogue au vêtement de même nom que portaient les femmes grecques, était blanche, parsemée de clous ou boutons d'or, ornée de broderies en or représentant le combat de Minerve contre les Titans et les exploits des grands hommes. Le péplum était porté en grande pompe et suivi d'une foule immense formant un long cortège... O n suspendait le péplum, comme une voile, au mât d'un vaisseau construit de manière à pouvoir se mouvoir sur le sol comme un chariot : c'était le vaisseau panathénaïque, spécialement consacré à Minerve... En tête du cortège marchaient des vieillards des deux sexes tenant à la main un rameau d'olivier ; voici des hommes armés ; puis les scaphéphores , étrangers établis dans l'Attique portant des vases qui contiennent le miel et les gâteaux destinés aux sacrifices ; voici les hydriophores, femmes portant des urnes pleines d'eau. S'avancent alors les éphèbes, vêtus de la chlamyde, chantant l'hymne de la déesse ; les canéphores, jeunes filles portant les corbeilles sacrées... On décernait aux vainqueurs un vase sculpté, le vase panathénaïque. On décernait encore une couronne d'or aux citoyens qu'on voulait honorer d'une manière exceptionnelle. Cette récompense avait été décernée au grand orateur Démosthène. Le poète Eschine voulut faire annuler le décret et Démosthène obtint qu'il fût maintenu en prononçant devant le peuple assemblé le Discours pour la couronne. Phidias a représenté toute la pompe des grandes Panathénées dans des sculptures admirables qui décorent la frise du Parthénon. Les Romains célébraient tous les ans, le 6 juillet, les Apollinaires, fêtes instituées en l'an 358 de Rome, pendant la seconde guerre punique, pour obtenir d'Apollon la victoire sur Annibal. Ces fêtes duraient huit jours ; elles étaient célébrées au cirque Maxime, monument colossal de 670 mètres de long et de 176 mètres de large, situé entre les monts Aventin et Capitolin, et qui contenait 16 000 spectateurs. Fête des Panathénées : les Scaphéphores, les Hydriophores, les Éphèbes, les Canéphores, le Péplum Le 3 juillet on fêtait à Rome le Poplifuge, en souvenir de la retraite du peuple sur le mont Aventin après la prise de Rome par les Gaulois. Le jour des nones de juillet s'appelait Nones caprotines et était consacré à Junon ; c'était la fête des Servantes. Le 14 commençaient les Mercuriales, qui duraient six jours ; on fêtait Mercure avec la plus grande simplicité. Le 18 avaient lieu les Lucariennes , en l'honneur du bois sacré, lucus, dans lequel les Romains battus par les Gaulois avaient trouvé un refuge. Le 25 avaient lieu simultanément les Furinales, en l'honneur de Furina, déesse des voleurs ; les Ambarvales, en l'honneur de Cérès. On faisait une procession autour des blés avant la moisson. En juillet le soleil entre dans la constellation de l'Écrevisse (Cancer). D'où vient ce nom : l'Écrevisse ? Les anciens disaient à tort, et on le répète parfois encore aujourd'hui, que l'écrevisse « marche à reculons et obliquement ». Le soleil, arrivé le 21 juin au plus haut point de sa course, commence, à partir de cette époque, à redescendre, à rétrograder, à marcher à reculons : de là le nom d'Écrevisse donné à la constellation dans laquelle le soleil entrait il y a deux mille ans, vers le 21 juin. En juillet comme en juin, les travailleurs des champs redoutent l'abondance des pluies et manifestent leurs craintes à peu près dans les mêmes termes que pour le mois précédent. Quand il pleut à la Saint-Calais, Il pleut quarante jours après. S'il pleut le jour de Saint-Benoît, Il pleuvra trente-sept jours plus trois. S'il pleut le jour de Saint-Victor, La récolte n'est pas d'or. Nous sommes, en effet, en pleine moisson des céréales et la pluie peut contrarier la rentrée des récoltes ; à partir du 15 juillet on coupe les seigles, les orges, les avoines d'hiver et les blés dans le midi de la France... Nous approchons de la moisson.
--------------------
|
|
|
|