AETAS
Administrateurs : Kaedes
 
 AETAS  Temple de l'Histoire  Ephéméride et biographie  JuinNouveau sujet   Répondre
 
Bas de pagePages : 1 - 2Page précédente 
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 01-07-2006 à 13:45:13   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Le 26 juin ...

1657

Cromwell refuse la couronne. Ce refus est considéré généralement comme un acte de haute politique.

1682

La fameuse machine de Marly est terminée. Elle fait monter en masse les eaux du fleuve, ces eaux qui vont retomber en jaillissements féériques dans les bassins de Versailles et de Marly. La machine est considérée comme l'une des « merveilles du monde. » Ainsi que l'écrira Emile Magne, elle forme « un diabolique enchevêtrement de charpentes montant à plus de vingt mètres en l'air, au milieu desquelles quatorze roues monstrueuses » tournent lentement « en des coursières, avec d'effroyables grincements. »

1683

Bombardement d'Alger par les Français sous le commandement de Duquesne. C'est à un jeune homme nommé Reneau, qui avait imaginé la construction des galiotes à bombes, que l'on dut surtout le succès.

1788

Mort de Vogel, compositeur allemand. Il vint à Paris en 1776, et fut élève de Gluck. Ses titres sont les partitions de la Toison d'or et de Démophon.


--------------------
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 01-07-2006 à 13:46:21   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

le 27 juin...

776 av. JC

Premiers Jeux Olympiques. Au XVe siècle avant notre ère, un jeune homme avait, dit-on, battu à la course le roi de la région d'Olympie dans le but de pouvoir épouser sa fille. Il avait gagné et la course et la fille, aussi organisa-t-il tous les quatre ans des jeux pour célébrer sa double victoire. Cependant, les premiers Jeux Olympiques que les historiens connaissent avec précision datent seulement de 776 av. J.-C. Ils se déroulaient encore très modestement puisqu'ils ne comportaient qu'une seule course de 200 mètres. On possède même le nom du vainqueur de ces premiers jeux : il se nommait Corébos.

1550

C'est au château de Saint-Germain-en-Laye que vient au monde le futur roi Charles IX, fils de Henri II et de Catherine de Médicis.

1594

Henri IV est sacré roi de France et de Navarre à Chartres.

1789

Malgré lui, Louis XVI invite les députés de la noblesse et du clergé à se joindre au Tiers-Etat. La foule manifeste son contentement en envahissant la cour du château de Versailles. La reine lui présente le Dauphin qui est acclamé.

1794

Exécution de Linguet, avocat et littérateur. Ses principaux ouvrages sont l'Histoire du siècle d'Alexandre, l'Histoire des révolutions de l'empire romin, et la Théorie des lois civiles. Linguet semblait voué au paradoxe : c'est peut-être par suite de cette habitude qu'il fit, en plusieurs occasions, l'éloge du despotisme, ce qui attira sur lui une condamnation à mort pendant la terreur.

1880

A Tuscumba (Alabama) vient au monde la future femme de lettres américaine Helen Keller, sourde, muette et aveugle.


--------------------
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 01-07-2006 à 13:47:02   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

le 28 juin...

Célébration, dans l'ancienne Grèce, des Panathénées, fêtes qu'on prétend avoir été instituées par Thésée en mémoire de la réunion de tous les peuples de l'Attique. Pour la dernière épreuve de la fête donnée ainsi chaque année à Athènes en l'honneur de Minerve, des jeunes gens étaient échelonnés tout le long d'un immense parcours qui traversait la ville : à un signal donnnnné, le premier allumait un flambeau et le passait au suivant et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il s'éteigne de lui-même, et le vainqueur était le dernier entre les mains duquel le flambeau se trouvait encore allumé.

573

Alboin, roi des Lombards, est assassiné par ordre de son épouse Rosemonde, qu'il avait voulu forcer à boire dans une coupe faite avec le crâne du père de cette reine. Le soldat assassin, nommé Périnée, eut les yeux crevés, et Rosemonde fut empoisonnée.

1629

Paix d'Alès confirmant l'édit de Nantes. Si les libertés de conscience et de culte sont maintenues, les places protestantes sont en revanche démantelées et les assemblées politiques prohibées.

1669

Etablissement de l'Opéra en France. Le poète Perrin obtint des lettres-patentes pour l'institution d'une Académie de musique ou d'un théâtre chantant.

1808

Naissance de la princesse Christine Belgiojoso, une beauté assez étrange. Elle avait des yeux très noirs et très flamboyants et elle tenait beaucoup à ce qu'ils contrastent avec un teint pâle et une peau très blanche. Mais elle cultivait à un tel point sa blancheur que les gens qui ne l'aimaient pas disaient qu'elle avait tout du spectre. La décoration de l'Hôtel de la rue d'Anjou reflétait la personnalité de son propriétaire : les pièces étaient tendues de blanc ou de couleurs très sombres et presque macabres, tout cela toujours pour faire ressortir l'éclat de sa peau. Musset fut un jour présenté à la princesse, et en tomba amoureux. Celle-ci feignant de ne pas comprendre, Musset dessina une épouvantable caricature d'elle. Il avait remarqué qu'elle avait des yeux un peu gros, il lui dessina donc un oeil unique et énorme. Tout un été passa ainsi en déclarations brûlantes, en réconciliations. La princesse n'acceptait pas d'aller plus loin. Musset l'a raconté : « J'ai tenu sa main, je l'ai baisée pendant une heure et elle me laissait faire », mais ce fut sans doute le maximum qu'il obtint d'elle. Il finit par se lasser au moment, peut-être, où elle envisageait de se laisser conquérir. Plus tard, dans son poème Sur une morte, Musset évoquera la princesse. Tout le monde reconnut le modèle, aussi Musset se souvint qu'il avait aimé Christine Belgiojoso et supprima ces strophes de son recueil de Poésie. C'est son frère Paul de Musset qui les y replacera en 1860.

1919 :
Le Traité de Versailles, entrе lа Frаnсе, sеs аlliés еt l'Аllеmаgne, met fin à la Première guerre mondiale.


--------------------
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 01-07-2006 à 13:47:51   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

le 29 juin...

1525

L'avocat de François Ier fait ce jour-là une brillante plaidoirie pour défendre les rats contre une sentence d'excommunication que venait de lancer contre eux l'évêque d'Autun. Il démontra aux juges que le temps imparti à ses « clients » pour comparaître était trop court « d'autant plus, disait-il, qu'il y a pour eux du danger à se mettre en chemin, tous les chats des villages voisins s'étant mis en embuscade pour les saisir ! » Déjà, le 29 juin 1516, les chenilles et les mulots de la région de Troyes avaient été excommuniés, cependant, parmi les animaux nuisibles, les rats ont toujours été ceux contre lesquels la répulsion était la plus grande. Ils étaient considérés comme des ennemis redoutables, et l'on pensait que les puces qu'ils transportaient contenaient les germes de la peste.

1694

Anoblissement du célèbre corsaire Jean Bart, né en 1650 et mort en 1702.

1779

Mort de Raphaël Mengs, peintre allemand, né à Aussig, en Bohême. Ses peintures les plus célèbres sont : une Ascension, un plafond de la villa Albani, représentant Apollon au milieu des Muses ; des scènes de la Passion pour la chambre à coucher de Charles III, roi d'Espagne ; des peintures à fresque pour Madrid figurant la cour de l'Olympe, les saisons, la naissance de l'Aurore, l'Apothéose de Trajan, le Temps, qui enlève le Plaisir ; les peintures du cabinet des papyrus au Vatica, ; le Christ allant au Calvaire, etc. Raphaël Mengs n'est pas seulement illustre comme peintre, il a composé sur l'art des écrits remarquables, traduits en français, en 1787.

1992 :
Assassinat du président algérien Mohamed Boudiaf, atteint dans le dos par une rafale tirée par un membre de sa garde alors qu'il prononce un discours lors de l'inauguration d'une maison dе lа сulturе à Аnnаbа, dаns l'еst du раys. Un dеs 9 сhеfs histοriquеs dе lа Révοlutiοn аlgériеnnе, lе рrésidеnt âgé dе 7З аns а véсu 28 аns еn еxil аvаnt dе rеntrеr еn Аlgériе аu début dе l'аnnéе, où il prend la tête du HCE, le Haut comité d'État qui dirige le pays depuis le coup d'État de janvier. Il avait déclaré hors la loi le FIS, le Front Islamique du Salut, principal groupe intégriste.


--------------------
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 01-07-2006 à 13:49:03   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

le 30 juin...

1278

Exécution de Pierre de Labrosse, barbier-chirurgien de saint-Louis, qui était devenu chambellan sous Philippe-le-Hardi. On l'accusa d'avoir voulu empoisonner l'héritier de la couronne. La justice de cette accusation, intentée par tous les barons, est douteuse. Voici ce que porte à ce sujet la chronique de Saint-Magloire :
L'an mil deux cent septante et huit
S'accordèrent li barons tuit
A Pierre de Labrosse pendre ;
Contre la volonté le roy
Fu il pendu, si, com je croy
Mien encient, qu'il fut desfet
Plus par envie que par fet.


1643

Dix comédiens et comédiennes, parmi lesquels Jean-Baptiste Poquelin, se réunirent ce jour-là, rue de la Perle, chez les Béjart, et signèrent devant notaire un acte d'association. Il y était fait mention d'un accord entre Clérin, Poquelin et Joseph Béjart qui pourront alternativement choisir les rôles dits de « héros ». Quant à Madeleine Béjart, elle aura le droit de choisir le rôle qui lui plaira.

1673

Prise de Maastricht par Vauban, en présence de Louis XIV. Les Hollandais avaient annexé cette ville en 1632.

1827

La girafe offerte au roi de France Charles X par le Pacha d'Egypte est installée au Jardin des Plantes, après avoir traversé la France entière depuis Marseille.

1908 :

Une gigantesque explosion, entendue à des centaines de kilomètres à la ronde, a ravagé la région isolée de Tunguska, en Sibérie sur une surface de 2200 km carrés, abattant plus de 60 millions d'arbres. D'après l'examen des photos prises en 1927 (date de la premièrе еxрéditiοn sсiеntifiquе еt biеn qu'οn n'аit раs trοuvé dе сrаtèrе ni dе frаgmеnts dе météοritе, l'hyрοthèsе d'unе сοmètе οu d'unе météοritе а été rеtеnuе. L'еxрlοsiοn а еu unе рuissаnсе équivаlеntе à 20 mégаtοnnеs, sοit 1000 fοis lа bοmbе d'Hirοshimа еt sе sеrаit рrοduitе à 6 km au-dessus du sol. En 1991, six petits fragments sans doute issus de la désintégration de la météorite ont été retrouvés dans des troncs d'arbres ayant survécu à la catastrophe. Assez pour confirmer l'hypothèse de la météorite, mais pas assez pour déterminer sa nature.


--------------------
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 25-09-2006 à 18:39:12   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Origine, histoire, dictons du MOIS DE JUIN
(D'après « La légende des mois », paru en 1881)

Juin est représenté « sous la forme d'un homme nu, montrant du doigt une horloge solaire, pour signifier que le soleil commence à descendre ; il porte une torche ardente, symbole des chaleurs de la saison ; derrière lui est une faucille, parce que le temps de la moisson approche. »

Le mot juin vient-il de juniores, jeunes gens, ou de Juno, Junonis, Junon ? Quelques auteurs, en adoptant la première étymologie, supposent que dans ce mois on célébrait la fête de la Jeunesse ; ce sont les mêmes auteurs qui font dériver le mot mai du terme latin majores, qui veut dire hommes âgés . Cependant la seconde étymologie paraît assez probable, quand on se souvient que précisément, chez les Romains, le mois de, juin était consacré à la déesse Junon, femme de Jupiter et mère de Vulcain, d'Hébé et de Mars.

Au Japon, on célébra en juin la fête des Bannières, en l'honneur des jeunes gens :


Fête des Bannières, au Japon

Humbert rapporte que « la ville de Yédo est toute pavoisée dès le matin de tiges de bambou de la plus haute taille, surmontées de plumets ou de houppes de crin ou de papier doré, et supportant, les unes, une touffe de longues banderoles de papier de couleur flottant au gré du vent ; les autres, des poissons en paille tressée ou en papier laqué; le plus grand nombre enfin, de hautes bannières tendues sur un cadre de roseaux et ornées d'armoiries, de noms de famille, de sentences patriotiques ou de figures héroïques...

D es troupes de jeunes garçons, en habits de cérémonie, circulent sur la voie publique, les uns ayant à la ceinture deux petits sabres, d'autres portant sur leurs épaules un énorme sabre de bois ou de petites bannières... »

C eci étant dit pour justifier les étymologistes qui font du mois de juin le mois de la jeunesse, revenons à la déesse Junon. Fille de Saturne et de Rhée, épouse de Jupiter, Junon mit souvent le trouble dans l'Olympe par son caractère jaloux et vindicatif. Ses cruautés sont bien connues : la pauvre nymphe Chélonée, coupable de retard le jour du mariage de Junon, fut métamorphosée en tortue ; la reine des Pygmées, Pigas, coupable d'avoir osé se comparer à l'épouse de Jupiter, fut changée en grue ; les filles de Proctus, qui s'étaient proclamées plus belles que Junon, furent changées en génisses ; la nymphe Callisto fut changée en ourse... Junon, qui avait, comme on le voit, le génie des transformations, persécuta en outre Latone et Apollon, le berger Pâris, la nymphe Écho.

Junon est représentée « assise sur un trône, un diadème sur la tête, un sceptre d'or à la main. Quelquefois elle traverse les airs sur un char traîné par des paons. » Homère la représente « habitant une chambre que son fils Vulcain lui a construite, et dont les portes sont munies d'une serrure cachée qu'aucune autre divinité qu'elle ne peut ouvrir. Elle a pour parure une robe tissue et brodée par Minerve, une ceinture ornée de mille franges, des boucles d'oreilles garnies de trois pierres qui brillent comme des yeux, un beau voile et de magnifiques chaussures. »

En Grèce, on adorait Junon sous le nom d'Héré ; elle personnifiait le mariage. Son culte était célébré avec le plus grand éclat à Sparte, à Mycènes, à Argos. L'un de ses temples, appelé heroeum, situé dans la vallée du mont Eubée, entre Argos et Mycènes, passait pour un des chefs-d'oeuvre de l'art grec. Tous les cinq ans, on célébrait en son honneur des jeux appelés Hérées, où le vainqueur recevait un bouclier et une couronne de myrte.


A Rome on célébrait le 1er juin la fête de Junon Monela, ainsi nommée à cause d'un de ses temples dans lequel on fabriquait la monnaie. Ce même jour on célébrait la fête des Tempêtes et l'on offrait des sacrifices à Carna, déesse qui présidait au coeur, au foie et aux entrailles du corps humain. Carna était aussi la déesse des gonds de portes (!). On offrait à la déesse de la bouillie faite avec du lard et de la farine de fèves ; la fête s'appelait Fabaria (fève). Le 8 juin, on fêtait Mens, déesse de l'intelligence ; le 20 juin était consacré à Summanus, dieu des éclairs et du tonnerre ; le 24 juin, jour du solstice d'été, était réservé à la Fortune , fille de Jupiter, qui avait à Rome plus de temples à elle seule que toutes les autres divinités réunies.
Junon

Jupiter est le souverain des dieux. Nous avons dit déjà comment il s'empara du trône céleste en dépossédant son père Saturne. Les Grecs l'adoraient sous le nom de Zeus, et les Romains, conservant ce nom et le faisant suivre du mot pater qui veut dire père, ont fait Zeus pater , Jupiter. Père des dieux et des hommes, fondateur des empires, protecteur de l'ordre et de la liberté, Jupiter habite l'Olympe, montagne divine qui s' élève jusqu'aux cieux. On le représente assis sur un trône d'or ou d'ivoire, tenant d'une main la foudre, signe de la puissance qui frappe, et de l'autre un sceptre, emblème de la force qui gouverne. L'aigle, le chêne et les cèdres des montagnes lui étaient consacrés. Ses temples étaient nombreux ; on admirait surtout ceux d'Olympie et de Dodone. Parmi les fêtes données en son honneur, il faut placer en première ligne la fête des Olympies, à propos de laquelle nous venons d'esquisser rapidement un portrait de Jupiter.


Les jeux Olympiques duraient cinq jours. Des hérauts proclamaient par toute la Grèce la trêve sacrée, qui arrêtait pour un mois les opérations militaires. Cinq exercices étaient offerts aux lutteurs : le saut, la course, le disque, le javelot et la lutte; les poètes, les écrivains, les artistes, venaient faire connaître leurs oeuvres. Les rois les plus puissants venaient y disputer les prix. L'historien Suétone raconte que l'empereur Néron conduisit lui-même un char de dix chevaux et que, bien qu'il fût tombé et mis dans l'impossibilité de continuer la lutte, il fut néanmoins proclamé vainqueur... Les triomphateurs recevaient une couronne d'ache, d'olivier ou de laurier; leurs noms étaient inscrits dans les registres publics. Les villes dont ils étaient originaires leur élevaient des statues de marbre ou de bronze. Ils rentraient dans leur patrie avec tout l'appareil du triomphe, au milieu d'un nombreux cortège, vêtus de pourpre, quelquefois sur un char auquel on ouvrait un passage à travers les murs de la ville.
Jupiter olympien

Du 1er au 21 juin, les jours continuent à augmenter. Du 17 au 25 juin, la durée du jour est sensiblement la même : sol stat, le soleil s'arrête. Nous sommes au solstice d'été. Des fêtes annuelles avaient lieu chez les différents peuples à cette époque de l'année. Aujourd'hui encore, on célèbre par des feux de joie le jour de la Saint-Jean, qui arrive à l'époque du solstice d'été.

Dans plusieurs villes de France, on fabriquait des mannequins que l'on brûlait au milieu du feu de joie ; cette coutume subsiste encore dans quelques endroits, et vous avez entendu parler sans doute de la promenade annuelle, dans la ville de Douai, de Gayant et de sa famille. Un mannequin, haut de 20 à 30 pieds, couvert d'une armure du Moyen Age, parcourt les rues, la lance au poing. Sa femme haute de 20 pieds et ses trois enfants Jacot, Fillion et Binbin l'accompagnent.

Les deux fêtes principales que célèbre la religion catholique en ce mois sont la Trinité et la Fête-Dieu. La fête de la Trinité ne paraît avoir été reçue par toute la France que depuis le commencement du XVe siècle. L'office qu'on récite en ce jour fut dressé en 920, par Etienne, évêque de Liège ; mais plusieurs papes refusèrent de reconnaître cette cérémonie ; au XIIIe siècle on la combattit encore dans un grand nombre de localités, et elle ne fut introduite que successivement.

On croit que ce fut le pape Jean XXII qui la fit adopter dans l'église de Rome, au XIVe siècle. Suivant les auteurs ecclésiastiques, les obstacles qui s'opposèrent à l'établissement de la fête de la Trinité tenaient à ce que plusieurs évêques et moines craignaient qu'on ne se méprît sur le sens de cette cérémonie, et qu'on n'oubliât que tout le culte chrétien était fondé sur l'adoration d'un seul Dieu en trois personnes.

Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement. Baillet, l'auteur du Livre des Saints, de l'Histoire des fêtes mobiles de l'Eglise, de la Topographie des saints, etc., raconte qu'en 1208, une fille de seize ans, nommée Julienne, religieuse hospitalière aux portes de la ville de Liège, vit en songe la lune en son plein, qui avait une brèche ; elle fut deux ans sans pouvoir expliquer cette vision ; enfin, elle crut comprendre que la lune était l'Eglise, et que la brèche pouvait marquer le défaut de la fête du Saint-Sacrement, qui, en effet, jusqu'à cette époque, n'avait point la manifestation extérieure qu'elle a eue depuis. Julienne devenue prieure de la maison du Mont-Cornillon, communiqua à des théologiens et à des pasteurs sa pensée, qui fut peu à peu élaborée. En 1246, l'évêque de Liège, Robert, établit la fête dans son diocèse, et le pape Urbain IV, dans sa suite, l'institua dans toute l'Eglise. La procession où le Saint-Sacrement était porté dans les rues avec une pompe magnifique, et d'intervalle à intervalle adoré sur les autels des reposoirs ornés de fleurs et de feuillages, fut instituée, suivant l'opinion la plus probable, au XIVe siècle.

Les agriculteurs redoutent l'échéance du 8 juin, jour de la Saint-Médard :
Quand il pleut à la Saint-Médard,
Il pleut quarante jours plus tard.

Il est bien probable que ce dicton remonte beaucoup plus haut que l'établissement du calendrier grégorien : or, quand on a introduit ce calendrier dans l'usage officiel, on a supprimé, pour une fois seulement, les fêtes de douze saints, ce qui a avancé de douze jours celles de tous les autres saints. La fête de la Saint-Médard tombait donc autrefois vers le 20 juin, jour voisin du solstice d'été. Or, à cette époque de l'année, le soleil occupe pendant quelques jours la même position par rapport à la terre ; la chaleur envoyée par le soleil reste la même durant cette période et, les conditions météorologiques variant peu, on doit supposer que le temps ne changera pas pendant quelques jours. Si donc il pleut à cette époque, la pluie a quelque chance de durée.

Si nos agriculteurs se sont inquiétés aussi vivement de l'influence de saint Médard, c'est, il faut le dire, parce qu'ils redoutent en juin l'abondance des pluies, ainsi que l'attestent certains proverbes agricoles :
Juin pluvieux vide celliers
Et greniers.

Quand il pleut pour Saint-Médard
La récolte diminue d'un quart.

Eau de Saint-Jean ôte le vin
Et ne donne pas de pain.
Nous pourrions multiplier ces dictons populaires, qui se résument en ceci : les agriculteurs désirent un mois de juin moins pluvieux et plus chaud que le mois de mai.

C'est en juin que se termine le mois républicain de prairial et que commence, le 21, messidor, mois des moissons. En juin, vers la Saint-Jean, commencent la fauchaison et la fenaison, c'est-à-dire les opérations qui consistent à couper le foin, à le faire sécher sur les prairies et à le rassembler en meules, en bottes, pour le rentrer, dans cette partie des bâtiments de l'exploitation qu'on appelle le fenil. Dans ce mois a lieu la tonte des moutons, dont la laine servir& à nous couvrir durant la saison froide; le potager fournit en abondance les pois, les fraises, les artichauts... ; le verger prodigue ses fruits rouges : cerises, groseilles et framboises... la terre récompense avec usure les laborieux efforts de celui qui la cultive.


--------------------
Haut de pagePages : 1 - 2Page précédente 
 
 AETAS  Temple de l'Histoire  Ephéméride et biographie  JuinNouveau sujet   Répondre
 
Identification rapide :         
 
Divers
Imprimer ce sujet
Aller à :   
 
 
créer forum - annuaire forum
© 2003 - 2008 AlloForum.com - Version 3.2 PLUS
   Hit-Parade