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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 28-06-2007 à 20:51:54
| Nath a écrit :
Pour la période moderne, je conseille vraiment l'Introduction à la France moderne (1500-1640) de Robert Mandrou, très bien écrit et qui aborde des thèmes un peu plus enthousiasmants que l'événementiel, il faut dire qu'il l'a sous-titré: Essai de psychologie historique... |
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 28-06-2007 à 20:53:00
| Nath a écrit :
Toujours pour la période moderne, je conseillerai dans la collection Belin sup, Le premier 17ème siècle de Descimon et Jouhaut et Le 18ème siècle de Chaline. |
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 07-07-2007 à 13:19:15
| Filles des Lumières. Femmes et sociétés d’esprit à Paris au XVIIIe siècle Jean de Viguerie, éditions Dominique Martin Morin, 2007 Auteur d’un Dictionnaire du Siècle des Lumières qui est devenu un classique, Jean de Viguerie se penche sur les sociétés d’esprit animées par des dames de la haute société qui fleurirent à Paris au XVIIIe siècle. Héritières, dans une certaine mesure, des « précieuses » du siècle précédent, les « filles des Lumières », Madame Geoffrin, Madame du Deffand, la marquise d’Epinay ou Julie de Lespinasse ont joué, sans le savoir, un rôle important dans la préparation du séisme révolutionnaire. Contemporaine d’une époque qui fut porteuse des espoirs de progrès et de bonheur en même temps que la matrice des pires utopies, elles étaient près d’une cinquantaine à accueillir, voire à entretenir, les idéologues à la mode du « parti philosophique », de Fontenelle à Voltaire et de Marmontel à La Harpe, sans oublier d’Alembert et bien d’autres. L’auteur pointe les limites de cette sociabilité ; les cercles ainsi constitués avaient en effet, pour ceux qui bénéficiaient des largesses de leurs protectrices, une fonction « alimentaire » qui était de nourrir les « gens de lettres » et de leur assurer d’agréables séjours à la campagne. Ils permettaient également à quelques auteurs besogneux ou d’extraction modeste d’accéder à une « visibilité » sociale flatteuse, en un temps où prévalait encore le prestige dû à la naissance et au rang. Jean de Viguerie, qui connaît parfaitement l’envers du décor, n’a guère de difficultés à cerner les personnalités des « hôtesses » de l’intelligentsia du temps. Il met ainsi en lumière la médiocrité de leur propre production littéraire et l’échec fréquent de leur vie sentimentale ou familiale, la « philosophie » ne suffisant pas à les consoler des mécomptes de leur existence privée. Il ose un rapprochement audacieux mais heureux quand il compare les salons du temps aux émissions dites « littéraires » de la radio ou de la télévision qui exercent aujourd’hui une fonction analogue à celle assumée en leur temps par les « sociétés d’esprit ». Il prend ainsi à témoin Madame du Deffand qui, dans un éclair de lucidité, nous rapporte « l’admiration » que lui inspiraient certains de ses invités : « …Hommes et femmes me paraissaient être des machines à ressort qui allaient, venaient, parlaient, riaient sans penser, sans réfléchir, sans sentir, chacun jouant son rôle par habitude… »
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 20-07-2007 à 20:48:58
| Kaedes a écrit :
Casanova, Les dessus et les dessous de l'Europe des Lumières Guy Chaussinand-Nogaret, Fayard, 2006 On ne présente plus Guy Chaussinand-Nogaret, qui s’est imposé depuis longtemps comme un éminent spécialiste du XVIIIe siècle, abordé en de vastes synthèses telles que celles consacrées aux noblesses européennes ou à la formation des élites ou à travers des biographies devenues des références, parmi lesquelles on retiendra tout particulièrement celles du cardinal Dubois, de Choiseul et de Mirabeau. Raconter la vie de Giacomo Casanova demeure un exercice risqué dans la mesure où la facilité pourrait conduire à s’attacher en priorité aux frasques du personnage, souvent présenté comme un résumé des vices attribués à son temps. L’auteur évite le piège qui eût consisté à narrer par le menu les exploits de celui qu’il appelle le « fornicateur olympique ». Fin connaisseur de la Venise que visita le président de Brosses et qu’immortalisèrent Guardi et Canaletto, il replace le futur chevalier de Seingalt dans son milieu d’origine et il lui suffit de quelques pages pour nous renvoyer à l‘admirable chef d’oeuvre que Luigi Comencini consacra, il y a déjà un quart de siècle, à « l’enfance et l’adolescence » du héros. Le magnifique écrivain de l’Histoire de ma vie, nous apparaît, au-delà de ses aventures d’allure picaresque, comme un parfait représentant des hommes de la génération des Lumières, passionnément attachés à l’émancipation de l’individu et à la satisfaction de tous leurs désirs mais confrontés, l’âge venant, aux vanités abyssales de cette quête frénétique des plaisirs. Prompt à abandonner la sacristie pour l’alcôve, l’enfant fragile que sa mère conduisait chez les sorcières et qui avait initialement trouvé dans l’entrée au séminaire la possibilité d’une improbable ascension sociale sera ensuite un témoin et un acteur de son temps dont l’auteur de ce maître livre nous révèle, avec le talent d’écriture qu’on lui connaît, les grandeurs et les contradictions. |
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 27-01-2008 à 07:48:44
| Henry LAURENS, L'expédition d'Egypte 1798-1801 , coll. Points Histoire n° 244, éd. du Seuil, Paris, 1997 . Ce livre, en format poche, est une véritable merveille que je ne peux que vous recommander. Comme tout ouvrage bien conçu, il comporte des notes précises, une bibliographie intéressante, un index et un table des matières détaillée. Quelques cartes permettent de situer les lieux. L'auteur s'attache non seulement à raconter le déroulement de l'expédition, mais également à comprendre l'impact qu'elle a eu tant en France qu'au Proche-Orient. Une attention particulière est également accordée au contexte, en particulier à la compréhension de la société égyptienne de cette époque, à laquelle tout un chapitre est consacré. Henry Laurens est agrégé d'Histoire, spécialiste de l'histoire du Proche-Orient moderne et contemporain ; il enseigne à l'INALCO (Institut national des Langues et Civilisations orientales).
Edité le 27-01-2008 à 07:49:27 par Nefredkheperoure
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| | rich-san | | Pilier de l'édifice |  |  | | 13497 messages postés |
| Posté le 28-01-2008 à 19:20:02
| je vais peut etre me l' acheté
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 28-01-2008 à 23:46:48
| Tu verras, c'est passionnant.
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