|
| Bastyniz | | Bastyniz, le juge fou, niark niark | | Pierre de l'édifice |  |  | | 533 messages postés |
| Posté le 28-01-2007 à 02:19:10
| L’histoire des ces femmes de l’ombre au pouvoir impressionnant qui se cache derrière nos plus prestigieux souverains. J'ai rajouté quelques rois n'appartenant pas à l'histoire moderne mais je ne voulais pas scinder ce post Agnès Sorel maîtresse de Charles VII :
Selon les divergences historiques Agnès Sorel serait née à Fromenteau en Touraine ou à Coudun en Picardie, d’où était originaires son père, Jean Soreau ou Jean Sorel, seigneur de Coudun, près de Compiègne, alors que sa mère, Catherine de Maignelais était châtelaine de Verneuil-en-Bourbonnais. Agnès Sorel n'était pas l'enfant unique de ce couple, elle avait quatre frères : Charles Sorel, André Sorel, Jean Sorel et Louis Sorel. C’est en Picardie qu’elle reçut une éducation soignée. On l’y prépara à occuper à la cour la charge enviée de demoiselle de compagnie d'Isabelle de Lorraine, reine de Sicile et femme du roi René. Cette charge n'était pas convoitée pour les avantages matériels qu’elle procurait : Agnès Sorel recevait dix livres par an. Cette charge lui était destinée dès son plus jeune âge du fait de sa naissance et des recommandations dont elle bénéficiait. Sa jeunesse et sa beauté vont très rapidement la faire remarquer par le roi de France, Charles VII, le petit roi de Bourges, ce dauphin sans beauté, sans grande intelligence et sans fortune, fils d'un roi fou et d'Isabeau de Bavière. Pierre de Brézé, qui a remarqué les regards de son suzerain pour cette nouvelle venue à la cour, présente à Charles VII celle qui sera regardée comme la plus jolie femme du royaume. Très rapidement, en 1444, Agnès Sorel passe du rang de demoiselle d’honneur d’Isabelle de Lorraine à celui de première dame officieuse du royaume de France. Officiellement, elle est demoiselle de la maison de la reine Marie d'Anjou. Elle a le statut de favorite officielle, ce qui est une nouveauté : les rois de France avaient jusque là des maîtresses mais elles devaient rester dans l'ombre. Charles VII a d'ailleurs eu d'autres maîtresses, mais elles n'ont pas eu l'importance d'Agnès Sorel. Son art de vivre et ses extravagances rejettent la reine dans l’ombre. Les voiles et autres guimpes sont abandonnés, et elle invente le décolleté épaules nues. De vertigineuses pyramides surmontent sa coiffure. Des traînes de huit mètres de long allongent ses robes bordées de fourrures précieuses : martre ou zibeline. En cette année 1444, le roi lui offre 20 600 écus de bijoux dont le premier diamant taillé connu à ce jour. Pour se procurer ces atours précieux, elle devient la meilleure cliente de Jacques Cœur, marchand international et grand argentier du roi, qui a amassé des trésors venus d’Orient dans son palais de Bourges. Elle consomme de grandes quantités d'étoffes précieuses, et bien sûr, toutes les femmes de la cour l’imitent. Mais Agnès n’est pas qu’une jeune femme frivole. Elle est aussi une intrigante habile. C’est ainsi qu’elle impose ses amis au roi, ou s'acquiert la faveur des conseillers de la Couronne, qui voient en elle le moyen de s’assurer la bienveillance royale. C’est grâce à ces manœuvres que le roi, en l'espace de quelques mois, lui octroie les fiefs de Beauté-sur-Marne (d’où son surnom de « Dame de Beauté »), Vernon, Issoudun, Roquesezière et lui offre le domaine de Loches. Le dauphin, futur Louis XI, ne supporte pas la relation d’Agnès avec son père le roi Charles VII. Il estime que sa mère est bafouée et a de plus en plus de mal à l'accepter. Un jour il laisse éclater sa rancœur et poursuit, l’épée à la main, l’infortunée Agnès dans les pièces de la maison royale. Pour lui échapper, elle se réfugie dans le lit du roi. Charles VII, courroucé par tant d’impertinence, chasse son fils de la Cour et l’envoie gouverner le Dauphiné. Elle donne à son royal amant trois filles, les « bâtardes de France », qu'il légitime : Marie de Valois qui épouse, en 1458, le sire de Coëtivy et de Taillebourg; Charlotte de Valois qui devient, en 1462, la femme de Jacques de Brézé et sera assassinée par lui quelques années plus tard d'un coup d'épée entre les épaules pour avoir été surprise dans les bras de son amant à quelques pas du lit conjugal; et Jeanne de France, née à Beauté-sur-Marne, que Louis XI mariera à Antoine de Bueil. Dès qu’elle est installée par Charles au manoir de la Vigne à Mesnil Sous Jumièges près de Rouen, elle est soudainement prise d'un « flux de ventre » et meurt en quelques heures, non sans recommander son âme à Dieu et à la Vierge Marie. Elle a le temps de léguer ses biens à la collégiale de Loches pour que des messes y soient dites pour le repos de son âme, à l'abbaye de Jumièges où est déposé son cœur, ainsi qu'aux membres de sa famille et au roi à qui elle lègue ses bijoux. Celle qui fut la première maîtresse officielle d’un roi de France, meurt à l’âge de 28 ans à Mesnil Sous Jumièges, le 11 février 1450. Sa mort est si rapide qu’on croit tout d’abord à un empoisonnement. On accuse même Jacques Cœur, qui fut sans doute plus qu’un ami et qu'elle avait désigné comme exécuteur testamentaire, de l’avoir fait assassiner, mais il fut lavé de ce chef d’inculpation. Les soupçons se portèrent alors jusqu'au XXIe siècle sur le dauphin, le futur Louis XI, ennemi du parti qu’elle soutenait. Une autopsie de son cadavre a révélé en 2004 que son tube digestif était infesté d'ascaris, et qu'elle avait absorbé du mercure, comme dernier recours pour s'en débarrasser. C'est l'ingestion de ce métal lourd qui a entraîné une mort très rapide. Cependant, les doses de mercure observées lors de l'autopsie sont telles, 100 000 fois la dose thérapeutique, qu'il est dur de croire à une erreur médicale. L'empoisonnement n'est donc pas à écarter. Parmi les coupables idéaux restent sa cousine germaine, Antoinette de Maignelais, qui 3 mois après la mort d'Agnes Sorel prenait sa place dans le lit du roi, et son médecin, Robert Poitevin, qui toucha une partie de l'héritage. Éploré, le roi commande deux magnifiques tombeaux de marbre, l’un se trouve à Jumièges en Seine-Maritime et contient son cœur, l’autre est à Loches et son corps y repose. En 2005, les restes des ossements d'Agnès Sorel ont fait l'objet d'une longue série d'analyses effectuées par 22 spécialistes de 18 laboratoires et institutions. Ce groupe était coordonné par le docteur Philippe Charlier (service d'anatomie et cytologie pathologiques, CHU de Lille, École pratique des hautes études). Ils ont révélé qu'Agnès Sorel a été victime d'une intoxication aiguë au mercure, sans que l'on puisse conclure quant au caractère criminel ou non de cette intoxication. « A cette époque, les sels de mercure servaient comme traitement vermifuge et étaient utilisés pour faciliter l'accouchement. Or on sait que la dame souffrait d'une infection parasitaire intestinale, d'après nos examens et était enceinte. Mais là, il y a vraiment une dose excessive donnée par accident ou volontairement. Nous ne pouvons l'affirmer » a déclaré le docteur Philippe Charlier. Diane de Poitiers maîtresse de Henri II :
Diane est née le 3 septembre 1499 et était la fille aînée de Jean de Poitiers, vicomte d'Estoile, seigneur de Saint-Vallier, et de Jeanne de Batarnay. Orpheline de mère à six ans, elle passa ses jeunes années auprès d’Anne de Beaujeu, austère femme de tête qui avait su tenir en respect la noblesse durant la régence qu’elle assura pour son frère Charles VIII. C’est sur son entremise que le 16 avril 1515, âgée d'à peine quinze ans, elle épouse à Paris en l' Hôtel de Bourbon Louis de Brézé, son aîné de près de 40 ans, petit-fils de Charles VII et d'Agnès Sorel, comte de Maulevrier, grand-sénéchal de Normandie et grand-veneur de France ; elle lui donnera deux filles. En 1524, son père est accusé de complicité dans la trahison du Connétable de Bourbon, gendre d’Anne de Beaujeu. Devenu le principal bouc émissaire de l’affaire, c’est in extremis sur l’échafaud qu’il apprend sa grâce, accordée par le roi en reconnaissance des bons et loyaux services de Louis de Brézé qui l’avait d’ailleurs alerté sur le complot. Jean de Poitiers finira ses jours enfermé (dans un certain confort) dans la forteresse de Loches. Elle est appointée dame d’honneur de Claude de France, puis de Louise de Savoie et enfin d’Éléonore de Habsbourg. A la suite de la défaite de Pavie (1525), le dauphin François et son cadet Henri, duc d'Orléans et futur Henri II, sont remis en otage à Charles Quint en échange de leur père. Du fait du retard dans le paiement de la rançon, les deux princes sont bientôt soumis à une détention sévère et passent presque quatre années (1526-1530) très isolés, dans l’incertitude quant à leur avenir. Henri se plonge dans la lecture d’Amadis de Gaule, roman de chevalerie. Cette expérience a pu contribuer à lui faire voir la "Dame par excellence" dans celle que son père charge de faire son éducation de cour lorsqu’il revient en France. Il a alors 11 ans et elle 31. C’est d’ailleurs Diane qui lui avait donné son baiser d’adieu lors de son départ pour l’Espagne, la reine Claude étant morte deux ans plus tôt. Lors du tournoi organisé en 1531 pour le couronnement d’Éléonore de Habsbourg, alors que le dauphin François salue comme il se doit sa nouvelle belle-mère, c’est devant Diane de Poitiers qu’Henri abaisse sa lance et ses couleurs. Louis de Brézé meurt le 23 juillet 1531 à Anet et Diane adopte définitivement pour sa tenue les couleurs d'une veuve, dont Henri II s’inspirera plus tard pour sa livrée ordinaire (noir et blanc rayée d’or). Son sens aigu des intérêts financiers se manifeste dès ce moment. Elle obtient de se faire verser les gages que son mari recevait au titre de gouverneur de Normandie et de grand-sénéchal, prenant elle-même le titre de "sénéchale de Normandie". Elle obtient d’administrer les biens de ses filles et d’en percevoir les revenus. "Férue en procédure et entourée d'hommes de loi", elle va jusqu’au procès pour tenter de conserver les terres que son mari détenait en apanage. François Ier l’aide à tergiverser grâce à des lettres patentes statuant qu’elle peut conserver les revenus et profits de ces terres jusqu'à ce que la propriété en soit établie. Diane saura toute sa vie faire prospérer sa fortune. Henri II épouse Catherine de Médicis en 1533. Louis de Brézé et Diane avaient appuyé le choix de l’arrière petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une « fille de marchands » par les opposants à l’union. Le grand père maternel de Catherine (fille de Madeleine de la Tour d'Auvergne) est le frère de la grand-mère paternelle de Diane ; elles sont donc parentes. C’est d’ailleurs autant en « belle-mère » mi-protectrice mi-abusive qu’en rivale que Diane agace Catherine. C’est en effet elle qui pousse Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s’élèvent devant la stérilité prolongée du couple. Elle se fait confier l’éducation de leurs enfants, qu’elle conserve jusqu’en 1551. Sa fille Françoise est aux commandes de la maison de Catherine de Médicis. On estime généralement d’après leur correspondance que c’est en 1538 que Diane devient la maîtresse d’Henri, promu dauphin deux ans auparavant par la mort de son frère. Intelligente, passionnée, de haute noblesse, consciente de son prestige et de son influence, elle est de vingt ans plus âgée que son amant. Leur relation amoureuse, parfois évoquée complaisamment par des écrivains comme Pierre de Brantôme, restera en fait d’une extrême discrétion. L’emprise que Diane exerce sur Henri est complexe : nettement plus âgée et plus cultivée que lui et l’ayant de surcroît en partie éduqué, elle est autant sa marraine, sa dame objet d’amour platonique et sa conseillère que sa maîtresse. Du temps de François Ier, la sénéchale de Normandie partage tout d'abord l'influence à la cour avec la duchesse d'Étampes, maîtresse royale : chacune d'elles a son parti, et leur rivalité occasionne plusieurs scènes scandaleuses. A la mort du roi en 1547, tenace dans ses haines, Diane fait exiler la duchesse et devient toute-puissante : Catherine de Médicis, dont la position s’est consolidée depuis qu’elle a mis au monde un héritier (1544), doit pourtant concéder son ascendant à la favorite, qui est faite en 1548 duchesse de Valentinois, titre habituellement décerné aux princes du sang ou étrangers, puis duchesse d'Étampes en 1553. Elle s'entoure d'une cour brillante mais néanmoins plus austère que celle de François Ier. Henri lui fait cadeau de bijoux de la couronne et de la propriété royale de Chenonceau sur laquelle elle charge Philibert Delorme, son architecte, de bâtir un des plus beaux ouvrages de l'époque. Lors du sacre de Catherine en 1549, elle préside la cérémonie vêtue de la livrée des princesses du sang. De nombreux commentaires ont été fait sur l’ambiguïté du monogramme du roi Henri II, un H majuscule entouré de deux demi-cercles qui peuvent aussi bien s’interpréter comme deux C ou deux D. On a fait remarquer que sur le monogramme du cabinet de Catherine de Médicis à Blois, le C est marqué sans ambiguïté. Jusqu’à la mort du roi, Diane exerce une grande influence sur lui qu'elle veille à préserver. Elle favorise tour à tour Anne de Montmorency et le parti des Guise. Catholique convaincue, elle pousse le roi à réprimer les protestants. Mécène comme tous les grands de son époque, Diane de Poitiers a inspiré plusieurs peintres et sculpteurs, comme le Primatice ou François Clouet. Ils l’ont parfois représentée sous les traits de la déesse chasseresse comme sur le tableau "Diane de Poitiers en Diane" (École de Fontainebleau - Musée de la vénerie de Senlis). Sa contributuion à l’architecture par le biais en particulier de Philibert de l'Orme qu’elle fit nommer surintendant des bâtiments royaux est bien connue. Elle protégea aussi différents hommes de lettres à tour de rôle, comme Ronsard. Lorsque le roi est mortellement blessé en 1559, Catherine de Medicis interdit toute visite de Diane à son chevet. A sa mort, elle n’est pas admise aux funérailles et la régente l’oblige à échanger le château de Chenonceau contre celui de Chaumont. Diane restitue également les bijoux de la couronne assortis d’un inventaire. Elle se retire à Anet où elle meurt à l'âge de 67 ans. Sa fille fit ériger un monument avec sa statue dans l'église, mais en 1795 lors de la Révolution, son tombeau fut profané et ses restes jetés dans une fosse commune, à l’exception de sa chevelure que les membres du comité révolutionnaire se partagèrent en souvenir. Son sarcophage fut converti en auge. Anne de Pisseleu maîtresse de François Ier :
Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes, fut une favorite de Francois Ier, née vers 1508, et décédée vers 1580. Elle était issue de la famille Pisseleu d'Heilly, famille pauvre mais de vieille et haute noblesse. Elle fut tout d'abord fille d'honneur de Louise de Savoie, mère de Francois Ier, avant de devenir la maîtresse de ce dernier. Elle avait dix-huit ans lorsque ce prince la connut. Pour asseoir sa position à la cour, on lui fit épouser un grand seigneur ruiné, Jean IV de Brosse, qui reçut le comté d'Étampes, que Francois Ier érigea en duché en 1536. Mlle d'Heilly devint de cette façon duchesse d'Étampes. Elle fut la favorite en titre de Francois Ier, et elle sut le rester jusqu'à la mort du roi, le 31 mars 1547. Elle tomba alors en disgrâce, et fut poursuivie impitoyablement par la jalousie de Diane de Poitiers, qui avait subi ses années de pouvoir. L'affaire de Jarnac fut une des conséquences de cette jalousie. Anne de Pisseleu dut restituer les bijoux que Francois Ier lui avait offerts et subir un procès en haute trahison pour ses relations avec Charles-Quint avant d'être bannie de la cour. Elle se retira sur ses terres et embrassa le Protestantisme, oubliée de tous, à un point tel qu'on ignore la date exacte de sa mort. Gabrielle d'Estrées maîtresse de Henri IV :
Gabrielle d'Estrées (Montlouis-sur-Loire, 1570 - Paris, 10 avril 1599) est devenue la maîtresse et favorite d’Henri IV en 1591. Elle était la fille d'Antoine d'Estrées, grand maître de l'artillerie, gouverneur de l'Île-de-France. Le hasard ayant conduit Henri IV, vers la fin de 1590, au château de Cœuvres qu'habitait Gabrielle (son père, Antoine d'Estrées, était marquis de Cœuvres), il conçut pour elle une vive passion. Il la maria pour la forme (à Damerval de Liancourt), puis la fit divorcer pour la rendre libre, l'appela à la cour, créa pour elle le duché de Beaufort et combla d'honneurs tous ses parents. Elle fut marquise de Monceaux, duchesse de Beaufort, duchesse de Verneuil et duchesse d'Étampes. Au Château de Montceaux, à Montceaux-lès-Meaux (Seine-et-Marne), elle construisit de nouveaux bâtiments, notamment les quatre pavillons d'angle. Après que le pape eut annulé le mariage de Henri de Navarre et de Marguerite de Valois (la reine Margot), le mariage d'Henri IV avec la belle Gabrielle est prévu pour le 10 avril 1599. Elle est alors enceinte de six mois du quatrième enfant du roi Henri mais dans la nuit du 9 au 10 avril, quelques heures avant le mariage qui allait faire d'elle la reine de France, elle fut prise de convulsions, après avoir bu une citronnade préparée par le financier Zamet. On soupçonna qu'elle fût empoisonnée. Mais l'hypothèse la plus probable est qu'elle fut victime d'Apoplexie foudroyante. À sa mort, Henri IV racheta le domaine à ses héritiers et l'offrit à Marie de Médicis à l'occasion de la naissance de Louis XIII. Elle avait eu quatre enfants de Henri IV et eut donc droit à des funérailles royales. Louise-Françoise de La Vallière maîtresse de Louis XIV :
Née en 1644 au Manoir de La Vallière, à Tours, la jeune Louise Françoise passe ensuite une enfance agréable au château de Blois, où son père est pris au service de Gaston d'Orléans. En 1661, elle entre en tant que demoiselle d'honneur dans la Maison d'Henriette d'Angleterre, dite Madame, première épouse de Monsieur, frère du roi. Louise-Françoise est une jeune et jolie femme aux yeux pleins de charme, mais elle boitillait légèrement à cause d'une chute de cheval. Le comte de Saint-Aignan précipite Louise-Françoise dans les bras du roi dès 1661, non par ambition personnelle mais par amour. Le rapprochement entre Louis XIV et elle se fait à travers la stratégie dite, à l'époque, du « paravent » : le roi devait feindre de la courtiser afin que l'attention de la Cour ne se porte plus sur l'idylle qui naissait entre le roi et Madame. Louise avait alors dix-sept ans et l'on dit qu'elle aimait le roi en cachette depuis son arrivée à la Cour. Rapidement, le roi est pris à son propre jeu et fait de Louise sa première favorite. La liaison, connue de tous, bien que discrètement entretenue, provoque les tollés des dévots de la Cour et de ses prédicateurs, comme Bossuet. Le roi, très croyant jusque là, se refuse à communier dès 1663. Nicolas Fouquet, voulant se faire une alliée proche du roi, lui propose une "gratification" de 20000 pistoles. Celle-ci la refuse mais le roi sera informée de cette proposition qui contribuera à augmenter le courroux du roi contre Fouquet. Elle aura quatre enfants du roi, les deux derniers atteindront l'âge adulte et seront légitimés. Après la mort d'Anne d'Autriche en 1666, Louis XIV affiche publiquement leur liaison, ce qui déplaît beaucoup à Louise qui, aux fastes d'une liaison publique avec le roi, préfère les démonstrations de tendresse en aparté. C'est à ce moment que la Cour voit le retour de la jeune beauté Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, devenue entre temps Marquise de Montespan. Le roi, subjugué par cette « beauté à montrer à tous les ambassadeurs », cherche à en faire sa maîtresse. Le début de leur liaison, que l'on situe habituellement lors de la campagne des Flandres de 1666, marque le commencement d'un déclin sans retour de la faveur royale à l'égard de Louise. La sublime Athénaïs devient favorite en titre. En mai 1667, le roi érige les terres de Vaujours en duché et les offre à son ancienne maîtresse. Aux yeux de tous, c'est le cadeau de la disgrâce. Commence alors une période de cohabitation entre les deux favorites, Louis XIV souhaitant garder Louise à ses côtés, bien qu'il ne passe plus chez elle qu'en coup de vent avant de se rendre chez la Marquise. Dans l'espoir de regagner le cœur du roi qu'elle n'a pas cessé d'aimer, Louise essuie toutes les humiliations que lui inflige la nouvelle favorite, connue pour sa dent mordante et son esprit caustique. En 1670, après une longue maladie qui lui fait entrevoir la mort, Louise se tourne vers la religion, rédigeant d'émouvantes Réflexions sur la miséricorde de Dieu. Sur les conseils de Bourdaloue et Bossuet, et après un premier départ raté, elle se retire de la Cour à l'issue d'une dernière entrevue avec le roi le 19 avril 1674 et choisit d'entrer en religion au couvent des Grandes-Carmélites du faubourg Saint-Jacques. Son départ fait grand bruit, notamment à cause des excuses publiques que Louise tient à adresser à la reine. Peu de temps après, elle prononce ses vœux perpétuels, prenant le nom de Louise de la Miséricorde. Au couvent, elle reçut plusieurs fois la visite de la reine, de Bossuet et de Madame de Montespan. Elle mourra en 1710 après 36 ans de vie religieuse et fut inhumée dans le cimetière de son couvent, loin de son duché-pairie, où rien n'atteste qu'elle soit venue un jour. Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan maîtresse de Louis XIV :
Fille du duc de Mortemart et de Diane de Grandseigne, Françoise, qui prit plus tard le nom d'Athénaïs sous l'influence de la préciosité, fut d'abord élevée dans un couvent à Saintes. Elle en sortit en 1658, sous le nom de Mademoiselle de Tonnay-Charente. Arrivée à la Cour de France peu après, grâce à l'intervention d'Anne d'Autriche, la jeune fille est attachée au service d'Henriette d'Angleterre, belle-sœur de Louis XIV. Elle épousa en février 1663 Louis Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan. Elle rencontra Louis XIV, à l'automne 1666. Il commençait déjà à délaisser sa favorite, Louise de La Vallière. Elle devint sa maîtresse en mai 1667. Lorsque son mari apprit la nouvelle, il fit un scandale à la cour et fut promptement enfermé au Fort-l'Évêque, puis exilé sur ses terres. Elle fut, de 1667 à 1679, la favorite en titre de Louis XIV dont elle eut sept enfants, dont le roi dit à la cour qu'ils pourraient monter sur le trône si la race des Bourbons disparaissait et parmi lesquels six furent légitimés et quatre atteignirent l'âge adulte. Favorite en titre, elle s'entoura de luxe et créa autour d'elle une cour brillante où dominait le bel esprit, l'esprit des Mortemart. Compromise (à tort ou à raison ?) dans l'affaire des poisons (1670-1680), elle fut délaissée par le roi et remplacée par la marquise de Maintenon, qu'elle avait choisie comme gouvernante de ses enfants. Depuis 1683, Mme de Montespan n'avait plus de titre mais elle demeura cependant à la Cour, ne pouvant se résoudre à s'éloigner du roi. Elle suivait le train de vie, donnant de grandes fêtes, vivant toujours sur un grand pied. En 1685, sa fille Melle de Nantes épousait le duc de Bourbon, Louis III de Bourbon-Condé. En 1692, son fils Maine se mariait avec une petite-fille du Grand Condé et sa fille Melle de Blois devenait l'épouse du duc de Chartres, neveu du roi. Elle était fière des brillants mariages de ses enfants, car, pour elle, seul importait le rang. En 1691, elle se retira à Paris où elle vécut dans la dévotion. Elle mourut en 1707, lors d'une cure à Bourbon, dans l'oubli le plus complet. Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon maîtresse de Louis XIV :
Elle est née le 27 novembre 1635 à la prison de Niort, geôle de son père Constant d'Aubigné, le fils du non moins célèbre poète Agrippa d’Aubigné. Née catholique, elle passa sa petite enfance chez Mme de Vilette sa tante huguenote à Mursay. Ensuite, elle alla avec ses parents à la Guadeloupe où son père est nommé gouverneur de Marie-Galante, séjour qui lui valut le surnom de « Belle Indienne ». Elle revint en France en 1645 après la disparition de son père Constant d'Aubigné. Elle fut prise en charge par Mme de Neuillant, sa marraine, qui la plaça immédiatement chez les Ursulines afin qu’elle fût de nouveau convertie au catholicisme, et abjurât la foi calviniste. En avril 1652, à l'âge de seize ans, elle épousa l'écrivain et poète paralytique Paul Scarron (1610–1660) de vingt cinq ans son aîné, protégé de Mme de Neuillant. Elle fut son épouse de 1652 à 1660. Il lui proposa le mariage ou de la doter pour entrer au couvent. La jeune Françoise alors âgée de seize ans aurait dit « J’aime mieux l'épouser qu’un couvent ». Devenue « Madame Scarron », elle fut l’animatrice, pendant ses années de mariage, du salon, rapidement fréquenté par les écrivains de l'époque, ouvert par son mari. Il lui apprit tout et elle se tissa, de son côté, un solide réseau de relations avec les beaux esprits du Marais parmi lesquels se trouvait Athénaïs de Montespan. À vingt-cinq ans, elle devint veuve et, si Scarron lui avait inculqué une grande culture, il la laissait sans le sou. De son mariage, Françoise avait gagné l’art de plaire et en avait conservé les relations, ainsi Anne d’Autriche sollicitée par des amis communs accorda à la veuve Scarron une petite pension. A la mort de la reine mère, sa pension fut rétablie par une Mme de Montespan non encore favorite ; les deux femmes s'étaient rencontrées chez le maréchal d'Albret, cousin par alliance de Mme de Montespan et proche de Scarron. Si Athénaïs de Montespan pensait à elle pour devenir la gouvernante des bâtards royaux, c'était que la veuve Scarron avait su la divertir et qu’elle était discrète mais aussi et surtout parce que Françoise savait bien que l’on gagnait toujours à servir le roi. En 1669, elle accepta la charge de gouvernante des enfants illégitimes du roi et de Madame de Montespan alors qu’elle venait de refuser d'être la dame de compagnie de la reine du Portugal. Elle s’installa à Vaugirard et y rencontra pour la première fois le roi qui s’y aventurait pour voir ses enfants. Elle réapparut à la cour en 1673 lors de la légitimation des bâtards royaux. Sa véritable relation avec le roi débuta en 1675, et sa faveur commença à se déclarer lorsque en 1675, le roi la nomme « marquise de Maintenon », balayant ainsi le vieux poète Scarron. Elle s’acquitta avec succès de sa tâche puisque le roi lui conféra en 1680, la charge de « dame d’atour » de la dauphine. C’est à l’occasion de cette charge qu’elle se rendit à Barèges pour soigner le duc de Maine, franchissant le col du Tourmalet en 1675. Par la suite tout s'accéléra, sa faveur grandit, elle forma avec le roi le vrai couple parental des bâtards dont le duc de Maine. La disgrâce progressive de Mme de Montespan (1680-1684), compromise dans l’affaire des poisons, et la mort en 1683 de la reine Marie-Thérèse d’Autriche lui permirent de prendre un ascendant grandissant sur le roi, jusqu'à le conduire à l'épouser secrètement, sans doute dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683. Ce mariage resta secret mais le doute plana dans la cour. Elle fit planer sur la cour une ère de dévotion et de rigueur. On lui a prêté une grande influence, faite de rigueur et d’austérité, sur le roi et sur la Cour, notamment concernant la décision ayant conduit à la révocation, en 1685, de l’édit de Nantes, qui, « interdisant » les protestants, provoqua l’exode massif de ceux-ci et de leurs capitaux, ce qui eut pour effet de ruiner la France ou l’incitation au déclenchement de la guerre de Succession d'Espagne en 1701. Trois jours avant la mort du roi en 1715, elle se retira jusqu'à sa propre disparition à Saint-Cyr, où elle avait fondé en 1686 la Maison royale de Saint-Louis, maison d'éducation pour jeunes filles nobles et désargentées, qui se maintint jusqu’en 1790, où elle fut transformée en école pour enfants d’officiers. En 1793, elle devint un hôpital militaire pour finalement accueillir, de 1808 à 1940, l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. A sa mort en 1719, Elle fut ensevellie à St Cyr. L'Etablissement occupé par les Allemands fut bombardé et détruit par les bombardements de 1944, et en faisant des travaux de reconstruction, on découvrit dans les caves de St Cyr, une caisse marquée "Ossements de Madame de Maintenon". Ces restes sont maintenant enterrés dans la Chapelle du Château de Versailles, alors que toutes les dépouilles des Rois de France ont été dispersées à la Révolution. Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour maîtresse de Louis XV :
Elle est née le née le 29 décembre 1721 à Paris. Son père officiel est forcé de quitter le pays en 1725 après un scandale et Jeanne est alors adoptée par son probable père biologique, le riche financier Charles François Paul Le Normant de Tournehem, qui devient son tuteur légal. Elle vit alors avec sa mère, sa sœur et son frère Abel-François Poisson de Vandières. Jeanne-Antoinette Poisson épouse en 1741 Charles-Guillaume Le Normant d'Étiolles, neveu de son tuteur. Les contemporains la considèrent comme assez belle avec sa petite bouche et une figure ovale animée par sa vivacité. Son jeune époux devient rapidement fou d'elle et elle participe aux cercles mondains de Paris. Le couple s'installe dans un château mis à sa disposition par Tournehem à Étiolles. Elle donne naissance à un fils en 1741, qui meurt en bas âge, puis une fille en 1744, prénommée Alexandrine. En février 1745, Jeanne-Antoinette est invitée à un bal masqué royal qui célèbre le mariage du fils du roi. Elle devient une visiteuse régulière et le roi l'installe au château de Versailles. En juillet, Louis la fait marquise et la sépare légalement de son mari. Le 14 septembre, elle est officiellement présentée à la cour. En 1748, la marquise acquiert le Château de la Celle, à quelques kilomètres de Versailles. Si elle garde Louis dans son lit seulement quelques années puisque ses rapports charnels avec le Roi cessent au cours de l'hiver 1751, elle demeura la favorite, « l'Amie nécessaire », la confidente jusqu'à la fin de sa vie. En 1753, Louis XV acheta l'hôtel d'Évreux (plus connu aujourd'hui sous le nom de Palais de l'Élysée) pour en faire la résidence parisienne de la marquise de Pompadour. Pour conserver son statut de maîtresse en titre, elle favorisera le penchant du Roi pour des filles de petite vertu, plutôt jeunes et jolies. Pendant son règne de vingt ans, elle maintient des relations cordiales avec la reine. Mme de Pompadour prépare également tous les dossiers du roi avec ses ministres, faisant venir ceux-ci dans ses appartements. Elle appuie la carrière du cardinal de Bernis et du duc de Choiseul et souhaite le basculement d'alliances entre la Prusse et l'Autriche qui favorise la guerre de Sept Ans, la défaite de Rossbach et la perte du Canada. La marquise de Pompadour favorise la poursuite de l'encyclopédie de Diderot qui connait un nombre important de détracteurs. Elle fait travailler de nombreux artisans et la manufacture de porcelaine de Sèvres. Elle apprend à danser, graver et à jouer de la guitare. Elle supervise la construction de monuments comme la place de la Concorde et le Petit Trianon. Elle participe également au projet de réalisation de l'école militaire aux côtés de son ami Pâris Duverney. Elle organise aussi un véritable mécénat auprès des artistes de l'époque. Elle commande des portraits aux peintres boucher et Van Loo car elle adore se voir représenter. Elle protège un grand nombre d'artistes comme le peintre Nattier, le graveur Cochin, l'ebeniste Oeben, le sculpteur Pigalle. À sa mort, le 15 avril 1764, on raconte qu'en apercevant le mauvais temps lorsque le cercueil de la marquise de Pompadour quittait Versailles pour Paris, Louis XV aurait dit la phrase suivante: " La marquise n'aura pas beau temps pour son voyage ". Jeanne Bécu, comtesse du Barry maîtresse de Louis XV :
Jeanne Bécu est née à Vaucouleurs dans la Meuse, en Lorraine. Elle est la fille d’Anne Bécu, couturière, et de frère Ange (Jean-Jacques ou Jean-Baptiste de Vaubernier), moine du couvent de Picpus à Paris. Elle bénéficie d’une excellente éducation chez les dames de Sainte-Maure à partir de 1753 grâce à Nicolas Rançon, un fournisseur aux vivres de l’armée que sa mère a épousé en 1749. Elle en sort en 1758 et devient élève perruquier à Paris, puis femme de chambre dans une famille de fermiers généraux, ce qui lui permet d’observer les personnalités des hautes sphères de la société. Elle est ensuite vendeuse dans une boutique de mode alors très en vue à Paris, La Toilette. Jean du Barry, proxénète de haut vol, la remarque alors qu’elle a 19 ans. Devenue sa maîtresse, elle est aussi une prostituée de luxe sous différents noms, notamment Mlle Langes. Lors d’un dîner, Jean du Barry fait l’éloge de la jeune femme à un valet du roi. Louis XV désire alors la rencontrer en 1768. Jean du Barry et Richelieu avaient sans doute le projet d’en faire la maîtresse du roi pour qu’elle l’incite à renvoyer Choiseul, leur vieil ennemi. C’est ainsi que le roi rencontre une ravissante jeune femme dont la personnalité a été affinée par des cours de philosophie, de littérature avec les meilleurs maîtres. Le vieux roi, Louis XV, frappé de sa beauté, tombe sous son charme à la première rencontre. Quand il apprend son véritable état, il insiste pour qu’elle ait un titre. Elle est alors mariée pour lui donner un rang à la cour, à Guillaume du Barry qui vit à Toulouse, et qui est le frère de Jean qui lui est déjà marié. Le 1er septembre 1768 elle devient officiellement Madame du Barry, titre qu’elle utilisait déjà en toute illégalité. Elle est présentée à la cour en avril 1769. Jeanne ne cherche pas à jouer de rôle politique ; elle égaie le roi en digne remplaçante de la Pompadour. Elle bénéficie d’une rente mirifique et reçoit des bijoux somptueux et des domaines (Louveciennes, non loin de Marly-le-Roi, et Saint-Vrain). Elle s’efforce alors d’être agréable à tous. Cependant Choiseul affiche franchement son hostilité vis-à-vis de la nouvelle favorite. Il laisse diffuser (il tient la Surintendance des postes) ou suscite à son sujet des chansons grivoises et même des libelles pornographiques (L’Apprentissage d’une fille de modes, ou L’Apothéose du roi Pétaud). Elle se rapproche alors du parti dévot. Mais Choiseul parait intouchable. C’est lui qui a conclu le mariage du nouveau dauphin Louis et de Marie-Antoinette. Cette dernière lui voue une haine profonde depuis qu’elle connaît la nature de sa relation avec le roi (1770). En 1771, au sommet de sa faveur, Jeanne obtient le renvoi de Choiseul et le fait remplacer par le duc d’Aiguillon, ce qui accroît le sentiment de haine de Marie-Antoinette à son égard. Elle reçoit aussi l’honneur d’organiser le mariage du comte de Provence avec la princesse de Savoie. Lorsque le roi comprend qu’il est atteint de la petite vérole, il envoie Jeanne à l’abbaye de Pont-aux-Dames ou elle vit dans une grande piété. Elle en sort deux ans plus tard, en octobre 1776 et s’installe définitivement à Louveciennes. Elle y mène une vie paisible, et presque conjugale puisqu'elle aura deux longues liaisons sincèrement amoureuses. En 1789, elle soigne indifféremment blessés républicains et royalistes lors des premiers troubles de la Révolution. A cette occasion, elle recevra une lettre de sa vieille ennemie Marie-Antoinette, la remerciant d'avoir soigné des partisans royalistes. Son passé la rend suspecte aux yeux des républicains mais elle approuve publiquement les changements politiques sans que l'on sache si elle est sincère et elle n'est guère inquiétée. Cependant, lors de son séjour à Londres, apprenant la mort de Louis XVI, elle portera le deuil, fait qui ne manque pas d'être relevé par les espions républicains. En 1791, on lui vole des bijoux d’une valeur d’à peu près 60 millions d’euros. Sans probablement se rendre compte du danger que cela lui fait courir, elle remue ciel et terre pour les retrouver, ordonnant l’ouverture d’une enquête, promettant des récompenses, et étalant ainsi imprudemment son immense fortune. On retrouve ses bijoux à Londres et elle fait plusieurs voyages dans cette ville réputée pour héberger des expatriés de la révolution. Sa fortune, ses liens supposés avec les émigrés, son ancienne condition de maîtresse royale en font une cible parfaite pour les révolutionnaires. Les bijoux seront retrouvés à Londres. Jeanne sera ensuite accusée de fournir de l'argent aux immigrés, d'avoir dérobé les bijoux du royaume et d'avoir entretenu des correspondances criminelles contre-révolutionnaires. Elle sera condamnée à mort le 8 décembre 1793. Elle devient vite suspecte, est déclarée ennemie de la révolution après un long procès prédéterminé, et guillotinée le 8 décembre 1793 après avoir, dans l’espoir d’obtenir sa grâce, révélé au bourreau où étaient cachés ses derniers bijoux. Ses derniers mots au bourreau furent « De grâce, monsieur le bourreau, encore un petit moment. ». Elle montra la plus grande faiblesse dans ses derniers moments, et dénonça pour se sauver plusieurs personnes dont elle causa ainsi la mort.
-------------------- "Où manque la force, le Droit disparaît ; où apparaît la force, le Droit commence de rayonner". |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 28-01-2007 à 09:44:23
| Belle galerie de concubines royales ! J'adore Françoise Athénaïs, un personnage fascinant du règne de Louis XIV et moins gnan-gnan que la Vallière, assurément moins bigotte que la Maintenon ; ceci dit, Françoise d'Aubigné est une femme au destin exceptionnel, qui a quand même été l'épouse du grand Scarron, ce n'est pas rien... Pour les autres, Diane la déniaiseuse d'Henri II est une damnée catin qui ne me déplaît pas, même si ma copine Catherine a su lui clouer le bec ; Gaby d'Estrées est délicieuse ; je hais la Poisson et ses intrigues, mais je plains la Du Barry, autre figure étonnante qui a bien mal fini... Partial, moi ? Non...
--------------------
|
| | lemoine | | le monde fonctionne toujours par 2 | | Pierre de l'édifice |  |  | | 651 messages postés |
| Posté le 30-01-2007 à 23:58:28
| les roi de la familles bourbons (louis XIV et louis XV )sont les plus tordu car plus d'une concubine c'est degeulasse
-------------------- a votre service lemoine lemoine sur http://ww.travian3.fr mon site web: http://verriere1bac.forums-actifs.net |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1279 messages postés |
| Posté le 31-01-2007 à 00:35:42
| NIKOS a écrit :
les roi de la familles bourbons (louis XIV et louis XV )sont les plus tordu car plus d'une concubine c'est degeulasse |
Meuh non, ça s'appelle un élevage ! En multipliant les maîtresses, on fait en sorte qu'elles se chamaillent entre elles, comme ça elles n'ont pas le temps de se mêler de politique... Et puis franchement, nos rois français sont des rigolos à côté des princes orientaux : regarde le sultan ottoman, par exemple, il en avait un harem tout entier de concubines... bon, c'est vrai, ça trucidait à tour de bras à Topkapi, mais quand même...
--------------------
|
| | lemoine | | le monde fonctionne toujours par 2 | | Pierre de l'édifice |  |  | | 651 messages postés |
| Posté le 02-02-2007 à 15:07:19
| c'est vrai que dex c'a parait ridicule mais pur desctholique c'est beaucoups et puis ils doivent montrer l'exemple les rois et non ce qu'il ne faut pas faire enfin ils sont mort et c'est tant mieux car je ne peut pas supporter les bourbons et les dettes q'ils ont laisser apres leur passages sur le trone
-------------------- a votre service lemoine lemoine sur http://ww.travian3.fr mon site web: http://verriere1bac.forums-actifs.net |
| | louis gaillard | | nouveau membre |  | | 3 messages postés |
| Posté le 19-09-2007 à 09:21:53
| Bonjour, Vous pourrez trouver de nombreux portraits des maîtresses royales sur mon site : http://souverainsdefrance.free.fr Bien cordialement |
|
|
|