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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 27-07-2005 à 18:15:37   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

en espérant ne pas mettre tromper d'époque ^^

L A PYRAMIDE DE KHEOPS

La Pyramide de Kheops est la seule Merveille qui ne nécessite pas de supposition quant à sa forme et son apparence. C'est la plus ancienne des Merveilles, mais c'est également la seule à avoir vaincue le temps puisqu'on peut encore l'admirer de nos jours.


Localisation :

Elle se situe à Gizeh, une nécropole de l'ancienne cité de Memphis, à 8 km du Caire, là où se dressent les trois pyramides les plus célèbres du monde, celles des rois Kheops, Khephren et Mykérinos.




Histoire :



Contrairement aux croyances communes, seule la Grande Pyramide de Khéops fait partie des Sept Merveilles du Monde, et non pas les trois. Le monument a été construit vers l'an 2560 av. J.C. par le roi Khéops de la IVe dynastie, pour servir de tombe à sa mort étant donné que la pyramide représentait le lieu de sépulture qui abritait les sarcophages de la famille royale.



La construction de pyramides dans l'Égypte antique a commencé suite à la sophistication du "mastaba" habituel (un tombeau en forme de pyramide tronquée). C'est d'ailleurs à Saqqarah que l'on peut visiter la première pyramide authentique, telle qu'on la connaît aujourd'hui; la pyramide à degrés de Djoser, souverain égyptien, fondateur de la IIIe dynastie.



On pense que la construction de la Grande Pyramide a duré plus de 20 ans, mais on ne sait toujours pas comment les égyptiens ont fait pour la construire, malgré l'existence de nombreuses hypothèses.





Description :



La pyramide est un monument à 4 faces triangulaires, chacune d'elles ayant leur sommet se rejoignant au centre d'une forme quadrangulaire qui formait la base. Lors de son édification, la pyramide avait une hauteur de 146 mètres, mais aujourd'hui elle mesure environ 10 mètres de moins qu'à l'origine. Cette perte ayant été causée par l'érosion dû au vent et au sable.



Sa structure comporte plus de 2 millions de blocs de pierre, chacun pesant plusieurs tonnes. On dit qu'il y a suffisamment de pierres dans les Trois Pyramides pour construire un mur épais tout autour de la France.



L'entrée se situe sur la face nord de la pyramide. De nombreux corridors et galeries mènent à la chambre funéraire du roi Khéops, celle-ci se trouvant au cœur de la pyramide.



De nouvelles théories concernant l'origine et l'utilité des Trois Pyramides de Gizeh ont été proposées: des observatoires astronomiques, lieux de culte et même des théories en relation avec une éventuelle vie extraterrestre. Néanmoins les preuves historiques et scientifiques soutiennent la conclusion que les Trois Pyramides (Khéops, Khephren et Mykérinos), de même que les pyramides plus petites de la région, ont été construites pour permettre aux rois d'entamer leur voyage vers une nouvelle vie après leur mort.





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Avant-propos



Après la construction de la pyramide de Snéfrou, son fils Khéops (ou Khoufou) édifia à Gizeh pour sa tombe la célèbre Grande Pyramide, considérée par les Grecs comme l’une des sept merveilles du monde. Cette pyramide, qui mesurait à la base 440 coudées de côté, soit environ 230 mètres, couvrait à elle seule plus de 5 hectares. Sa hauteur, encore actuellement de 138 mètres, devait être à l’origine à peu près de 146,60 m. Cette hauteur ne put être atteinte par aucun autre édifice durant une période de quatre mille ans, et ce n’est que vers la fin du Moyen Âge que les flèches de certaines cathédrales la dépassèrent de peu. Le volume de cette pyramide (2 600 000 m3) nécessita un nombre fabuleux de pierres, près de six millions de tonnes, qu’il fallut extraire des carrières, transporter à pied d’œuvre, équarrir, hisser sur la pyramide et assembler par assises, avant de pouvoir procéder au ravalement parfait de l’énorme superficie des quatre faces.


Au point de vue qualitatif, l’œuvre n’est pas moins remarquable ; l’appareillage des faces de parement, tant à l’intérieur des chambres et des couloirs qu’à l’extérieur de l’édifice, composé de blocs pesant souvent de deux à trois tonnes, reliés par des joints n’excédant pas un demi-millimètre, constitue un véritable tour de force technique.


La disposition des galeries et des trois salles principales de la pyramide, qui semble étrange à première vue, doit s’expliquer par des modifications apportées au plan initial au cours même de la construction, comme on le constate dans plusieurs autres pyramides de cette période. Trois plans auraient été adoptés successivement , l’une des salles principales ayant correspondu dans chacun d’eux au lieu réservé à la sépulture du roi. Quant à la « grande galerie », avec sa voûte en encorbellement parallèle à sa pente, prévue dès le second plan pour entreposer les tampons de granit destinés à bloquer le couloir ascendant, elle n’aurait plus été, dans le plan définitif, où la salle sépulcrale fut transférée au-delà de son aboutissement supérieur, que le lieu de passage obligatoire pour accéder à celle-ci.


Cependant, pour toutes ces raisons, la Grande Pyramide n’a cessé d’intriguer profondément les visiteurs qui donnèrent souvent libre cours à leur imagination pour tenter d’expliquer la raison d’un pareil effort. Dès le IVe siècle de notre ère, Julius Honorius et Rufin se faisaient les échos d’une légende, qui trouvera plus tard place dans la décoration d’une coupole de Saint-Marc de Venise et se perpétuera jusqu’au XVIe siècle, selon laquelle les Grandes Pyramides auraient été les greniers à blé édifiés par Joseph en prévision des sept années de disette ; elles seront ainsi fréquemment appelées au Moyen Âge « greniers de Joseph » ou « greniers pharaon ». Plusieurs auteurs arabes, d’autre part, attribuèrent à un songe annonçant des cataclysmes et un déluge, songe qu’aurait fait Khéops (appelé par eux Sourid), la cause de la construction des deux grandes pyramides de Guizeh ; celles-ci devaient non seulement abriter les corps des rois et leurs trésors, mais encore préserver toutes les connaissances et la science de l’époque, qui y auraient été enregistrées. Cette idée fut reprise dès le début du XIXe siècle par E. F. Jomard, qui estima dans la Description de l’Égypte que la Grande Pyramide n’aurait pas été simplement un tombeau de roi, mais surtout un monument de la science égyptienne, où celle-ci aurait « déposé, peut-être même voulu cacher des résultats importants que la méditation découvre aujourd’hui » ; et se fondant sur une évaluation erronée qu’il fit de la valeur de la coudée royale, il assura que la Pyramide était un monument métrique destiné à conserver l’unité des mesures nationales, fraction elle-même de l’unité d’arc géodésique.


C’est à la suite des mesures effectuées à la Grande Pyramide par le professeur Piazzi Smyth, astronome royal d’Écosse, et des commentaires qu’il publia en 1864 et 1867, que les théories fantaisistes plus ou moins extravagantes se multiplièrent. Ce dernier, qui avait tenté de fonder sur des données scientifiques les dates et correspondances prophétiques qu’un théoricien bibliste, John Taylor, prétendait trouver indiquées par les particularités et les mesures des chambres et couloirs de la Pyramide, fit en effet école. Parallèlement à ces théories biblico-mathématiques et divinatoires, d’autres, à caractère ésotérique ou théosophique, tendirent à démontrer que cette pyramide aurait été destinée à des initiations. Divers auteurs, enfin, ont voulu y voir, comme Jomard, un monument métrique et géodésique, voire astronomique, certains allant même jusqu’à l’interpréter comme étant un observatoire. De ce fatras de théories accumulées par cette pseudo-science, qui se pare du nom de « pyramidologie », il n’y a rien à retenir sinon l’orientation extraordinairement précise des pyramides de la IVe dynastie et certaines qualités numériques ou géométriques intéressantes qui y ont été relevées. Il faut, d’autre part, rappeler, à l’encontre de ces théories, que non seulement la pyramide de Khéops contient encore son sarcophage de granit sensiblement en place, mais surtout qu’elle fit très clairement partie, comme les autres, d’un complexe monumental dont l’enceinte, le temple de culte (où des fragments de bas-reliefs au nom du roi ont été recueillis) et la chaussée présentent des traces ou des vestiges indiscutables. En outre, deux grandes barques, probablement destinées aux voyages du roi défunt dans l’au-delà, ont été retrouvées encore enfouies dans leurs caveaux au sud de la pyramide, tandis que, à l’est, de vastes cavités en avaient manifestement contenu trois autres. Enfin, immédiatement au sud-est de l’emplacement du temple, trois petites pyramides s’alignent parallèlement à la grande, chacune possédant sa chapelle de culte adossée à sa face orientale. La plus méridionale fut celle de la reine Henoutsen, la mère de Khéphren, les deux autres ayant été, sans doute, celles des mères respectives du fils aîné Kawab, mort peu avant son père et de Djedef-rê (ou Didoufri) qui prit le pouvoir avant Khéphren. La présence, en ce point, de ces pyramides des reines au pied de celle de Khéops est une preuve de plus qu’elle fut son tombeau.

Plan de la Pyramide



Sur le plateau de Gizeh, à quelques kilomètres du Caire, s'élève la plus grande et la plus parfaite des 110 pyramides construites par les Egyptiens au cours des 3000 ans de la civilisation pharaonique . Appelée " La Lumière " par les Egyptiens lorsqu'elle était encore revêtue de son revêtement de fin calcaire blanc, elle atteignait alors 147 m de hauteur pour un poids évalué à 5 millions de tonnes. Edifiée à l'aube de cette civilisation, vers 2530 avant Jésus-Christ, la pyramide de Kheops était comptée par les Anciens au nombre des Sept merveilles du Monde et elle est aujourd'hui la seule de ces merveilles à avoir résisté au temps et à être parvenue jusqu'à nous.



L'histoire de l'exploration de la Grande Pyramide



Vers 30 apr.J.C., Le géographe Strabon écrit dans sa 'Géographie' : La Grande pyramide "possède à quelque hauteur sur une de ses faces une pierre qui peut être retirée et qui, une fois soulevée, donne accès à une galerie en pente jusqu'aux fondations". Cette galerie existe effectivement. Elle fut longtemps masquée; très étroite, son entrée se trouve à 15 m environ au-dessus du sol et c'est l'entrée originelle de la pyramide.

En 820 apr. J.C., une entrée plus large et plus près du sol est percée par le calife Ma'moun :

"Lorsque le calife Al-Ma'moun vint en Egypte, il donna l'ordre d'ouvrir la Grande Pyramide ; après des peines inouïes et une fatigue considérable, on arriva dans l'intérieur de la pyramide que l'on trouva tout semé de puits et de rampes ardues ; le passage était périlleux ; enfin, au bout, se trouvait une chambre cubique d'environ 8 coudées de côté. Au milieu de la chambre était une cuve de marbre fermée d'un couvercle qui fut enlevé ; et l'on ne trouva dans la cuve qu'un cadavre corrompu par suite de la longueur des siècles. Al' Ma'moun prescrivit alors de ne plus ouvrir d'autre pyramide, la dépense faite pour l'ouverture de cette brèche ayant été, à ce que l'on assure, extraordinairement considérable."

1765 : Un voyageur anglais nommé Davison découvre une petite chambre au-dessus de la chambre du Roi, en creusant un rameau à partir du plafond de la grande galerie. Il s'agit de l'une des chambres de décharge.

1835 : Un colonel anglais, Vyse, utilisant de la poudre à canon, dégage un passage vers le haut, à partir du rameau de Davison, et découvre les 4 autres chambres de décharge. Enfin, Vyse débouche les 2 conduits 'd'aération' partant de la chambre du Roi et se poursuivant jusqu'à l'extérieur, rétablissant ainsi la circulation d'air.

En 1872, W. Dixon découvre dans la chambre de la Reine le point de départ de 2 conduits internes à la pyramide, dont une première exploration ne sera faite qu'à partir de 1993 par R. Gantenbrink.



Les entrées de la pyramide



L'entrée normale de la pyramide s'ouvre à environ 15 m de hauteur sur la partie nord de la pyramide mais une autre entrée a été creusée près du sol par le calife Al-Ma'moun au 9° siècle, persuadé d'y trouver un trésor. Celle-ci contourne les gros bouchons de granit situé à l'extrémité inférieure du corridor ascendant menant à la grande galerie puis débouche dans ce corridor.



La grande galerie



Oeuvre d'art extraordinaire, c'est la dernière grande voûte en encorbellement jamais construite. Il s'agit d'une galerie assez étroite à la base (2,09m) mais très haute (8,53m) et s'étirant sur 46 m. La difficulté de réalisation de l'ouvrage vient de la pente très prononcée (50%).



Actuellement, on ignore encore la raison pour laquelle la grande galerie a été réalisée (raison esthétique, religieuse, utilitaire,...?).

La chambre du Roi



Entièrement construite en granit rose d'Assouan poli, elle mesure 10,30 m x 5,15 m x 5m80 (hauteur). Tout comme dans la grande galerie, les blocs sont si bien ajustés que l'on distingue à peine les joints entre deux pierres.



Le sarcophage en granit qui a sans doute contenu la momie du pharaon est encore en place.

Un peu de pyramidologie...



Pendant tout le Moyen-Âge, il exista une légende selon laquelle les grandes pyramides auraient été les greniers à blé édifiés par le pharaon à la suite des prévisions de Joseph concernant les 7 années de disette qui allait s'abattre sur l'Egypte (en effet, Joseph, le fils de Jacob dans l' Ancien testament, avait la faculté d'interpréter les rêves, ce qui lui permit de comprendre le songe dans lequel Pharaon avait vu 7 vaches grasses puis 7 vaches maigres sortir du Nil : Il fallait comprendre que l'Egypte allait tour à tour connaître 7 années de fertilité suivies de 7 années d'une terrible stérilité); Les pyramides seront ainsi fréquemment appelées au Moyen-Âge 'greniers de Joseph' ou 'greniers du pharaon'.


Les géographes et les écrivains arabes du Moyen-Âge s'intéressent aussi aux pyramides; Dans leurs récits, souvent fantaisistes, il est question d'amulettes et de talismans, de trésors cachés et de statues en pierres précieuses. Ainsi en est-il d'Ibrahim Ibn Wasif Shah, qui vit au XII° siècle: "dans la pyramide occidentale (i.e. de Khephren) furent aménagés 30 magasins en granit regorgeant de toutes sortes de richesses..." alors que l'historien Al-Massoudi mêle étroitement imaginaire et réalité, rappelant que le calife Al-Ma'moun, vers 820 apr. J.C., fait ouvrir une grande brèche dans la pyramide de Kheops et y trouve un modeste trésor dont la valeur correspond exactement à la somme investie pour le récupérer.


Plusieurs auteurs arabes attribuèrent à un songe annonçant des cataclysmes et un déluge, songe qu'aurait fait Kheops, la cause de la construction des 2 grandes pyramides ; Celles-ci devaient non seulement abriter les corps des rois et leurs trésors, mais encore préserver toutes les connaissances et la science de l'époque, qui y aurait été enregistrées.


Le plus célèbre des pyramidologues fut sans conteste l'astronome Piazzi Smyth. Professeur à Edimbourg dès l'âge de 26 ans, il voit dans la construction de Kheops la main de Dieu qui, inspirant les Egyptiens, leur a ordonné de construire la pyramide en pouces, le pouce étant une unité de mesure bien supérieure au centimètre ( 1 pouce=2,54 cm). Durant l'hiver 1864-1865, en Egypte, il mesure en pouces le tour de la base de la pyramide, divise le résultat par 365,242, nombre de jours de l'année, et puis par 100 : Il obtient le chiffre 1, preuve selon lui de l'intervention divine. En 1855, au cours d'une réunion parlementaire britannique, pourtant très favorable à l'adoption du système métrique, il combattra cette proposition et aura gain de cause : La pyramide de Kheops n'est donc pas étrangère au retard apporté par les anglais à l'adoption du système métrique! Mais, dans l'emportement de son argumentation, Piazzi Smyth s'était trompé en mesurant le contour de base de la pyramide, ainsi que le constata par la suite un de ses compatriotes. Pris par sa passion, le grand astronome modifiait inconsciemment le résultat des mesures qui ne cadraient pas exactement avec ses désirs et se livrait alors à des déductions sans fin porteuse de messages. Et il eut bien des émules...


Georges Barbarin le cède à peine à Piazzi Smyth; les dimensions de la pyramide lui permettent de donner non seulement les dates de la naissance et de la mort du Christ, mais aussi les éléments d'un calendrier prophétique qui nous prépare, dit-il, à " la seconde venue du Christ".


L'imagination n'a pas de limite avec Maurice Chatelain, en 1975, dans Nos ancêtres venus du Cosmos. Selon lui, le tombeau souterrain de Kheops sous la pyramide (dont parle Hérodote) "contiendrait, sans doute d'origine céleste, un générateur de froid et un émetteur de radiations qui seraient alimentées en énergie par une pile atomique ou tout simplement par les variations de pression causés par les crues annuelles du Nil que l'on croyait dues à l'appel de Sirius".


ps: suelna si tu veux copier coller ce texte pour le remettre dans la partie égyptienne, pas de pb.



ps2: suite: les jardins suspendus


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Membre désinscrit
   Posté le 28-07-2005 à 12:45:12   

Magnifique..
suis épatée là... non seulement tu nous a trouvé l'historique complet, jusqu'aux ch'tites anecdotes, mais en plus y'a les fotos et les plans....
Suis pressée de voir ce que tu vas me sortir sur le colosse de Rhodes ou la statue de Zeus....
Mes respects Kaé...
Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 28-07-2005 à 13:36:11   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

biensur copier coller, mais pas pour tout ce que je mets, car j'ai pas mal de textes sur papier chez moi, et donc je suis bien obligé de taper ^^
donc on a dit ensuite les jardins suspendus.


L ES JARDINS SUSPENDUS DE BABYLONE


Des fruits et des fleurs, des cascades, des animaux sauvages, des terrasses, c'est ainsi que les historiens antiques et les poètes grecs décrivaient les Jardins Suspendus de Babylone. Or peut-être, ces jardins n'ont jamais existé, sauf dans leur imagination.



Localisation :



Sur la rive est de l'Euphrate, à environ 50 km au sud de la ville actuelle de Bagdad, en Irak.





Histoire :



La royauté babylonienne fleurissait sous le règne du célèbre roi Hammurabi (1792-1750 av. J.-C.) Mais ce n'était que sous le règne du roi Naboplashar (625-605 av. J.-C.) que cette civilisation mésopotamienne atteint toute sa gloire. C'est au fils de celui-ci, Nebuchadnezzar II (604-562 av. J.-C.) qu'on attribue tout crédit d'avoir construit les Jardins Suspendus légendaires. On dit qu'il les a fait construire pour faire plaisir à sa femme ou concubine.



En dépit du fait qu'un grand nombre de descriptions des Jardins proviennent d'historiens grecs, les annales babyloniennes restent muettes à ce propos. Les tablettes du temps de Nebuchadnezzar ne font aucune référence aux Jardins Suspendus, malgré les descriptions trouvées de son palais et de la ville.



Cependant, au XXe siècle on a retrouvé quelques fondations mystérieuses qui pourraient appartenir aux Jardins. Mais les archéologues essaient de trouver d'avantage de preuves avant de tirer des conclusions quant à la localisation précise des Jardins Suspendus, son système d'irrigation et son apparence réelle.





Description :



Les descriptions détaillées proviennent de sources grecques, comme celles des écrits de Strabon ou encore de Philon de Byzance que l'on peut lire ci-dessous :



Les Jardins étaient construits en forme de pyramide, chaque escalier formant ainsi une terrasse. Les fleurs et arbres qui y poussaient, cachaient les fondements du site ce qui fait qu'on aurait dit que les Jardins flottaient dans l'air sans support quelconque, d'où son nom de Jardins Suspendus."


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Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 29-07-2005 à 16:53:42   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

L A STATUE DE ZEUS

C'est la statue du dieu en honneur duquel on tenait les Jeux Olympiques. Elle se trouvait dans la ville qui a donné son nom aux Jeux, Olympie. A l'heure des Jeux, on arrêtait de se battre, et les athlètes venaient des quatre coins de la Grèce et même d'Asie Mineure, de Syrie, d'Egypte et de Sicile afin de célébrer les Jeux Olympiques et pour rendre hommage au dieu des dieux, Zeus.



Localisation :



Dans la ville ancienne d'Olympie, sur la côtes ouest de la Grèce actuelle, à environ 150 kilomètres à l'ouest d'Athènes.





Histoire :



Le calendrier grec commence en l'an 776 av. J.-C., l'année durant laquelle ont probablement débuté les premiers Jeux Olympiques. Un temple magnifique fut construit aux alentours des années 450 av. J.-C. par l'architecte Libon afin d'honorer Zeus. Par la suite, le célèbre sculpteur Phidias, édifia la statue de celui-ci pour la placé au coeur du temple. Dans les années qui suivirent, le temple a attiré de nombreux visiteurs provenant du monde entier. Au travers des années on l'a restaurée, on a tenté de la déplacer ailleurs, il y a eu des incendies, des inondations, des tremblements de terre, mais finalement la Statue fut transportée dans un palais de Constantinople où elle fut détruite en 462 ap. J.-C. Aujourd'hui il ne lui reste plus que des débris, ses fondements et quelques colonnes.





Description :



Phidias a commencé les travaux vers 440 av. J.-C. Il était spécialisé dans l'édification de grands monuments. Lorsque la statue fut terminée, elle rentrait à peine dans le temple. Les visiteurs contemplaient surtout les pieds de Zeus et son trône, mais c'est justement la grandeur du monument qui donnait une impression extraordinaire.



La statue mesurait 13 m. de haut. La robe de Zeus était faite en or, sa peau en ivoire, son trône comportait des pierres précieuses et il était décoré avec des inscriptions. Dans sa main droite, Zeus tenait la figurine de Victoire (Athéna Nikè, déesse de la victoire) et dans sa main gauche un sceptre surplombé d'un aigle. Ses sandales étaient également faites en or.



La légende raconte que Zeus lui-même a envoyé du ciel des coups de tonnerre pour montrer son approbation.



Beaucoup de reproductions de la statue ont été faites, mais aucune d'entre elles n'a survécu. Alors aujourd'hui nous pouvons seulement nous imaginer l'apparence de cette statue, l'oeuvre la plus célèbre dans le monde de la sculpture.


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Olaf
Guide d'Aetas
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   Posté le 29-07-2005 à 18:32:53   Voir le profil de Olaf (En vacances)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Olaf   

trop belles tes images!
Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 29-07-2005 à 18:34:55   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

je mettrais le lien du site une fois les 7 merveilles citées ^^ comme une cerise sur le gateau ^^


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Olaf
Guide d'Aetas
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   Posté le 29-07-2005 à 18:39:11   Voir le profil de Olaf (En vacances)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Olaf   

en tout cas je pensais qu'ils avaient vraiment existé les jardins, c'est rigolo que l'imaginaire collectif entre dans les merveilles du monde
Kaedes
Gardienne Intemporelle
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   Posté le 30-07-2005 à 09:50:52   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

LE TEMPLE D' ARTEMIS

Les gens de l'époque étaient-ils fous ? Pourquoi construire un tel monument en l'honneur d'une Déesse ? Peu importe ce que pensait ces mélomanes, leur mentalité a fait que le Temple d'Artémis fut inscrite sur la plus prestigieuse des listes du monde et cela afin d'honorer la protectrice de leur cité, qui leur apportait prestige et renommée.



Localisation :



Il se situait en Asie Mineure, la Turquie actuelle, dans la cité antique d'Ephèse. Mais maintenant, Ephèse n'est plus que ruine, une ville s'est construite près de l'antique cité, Selcuk, située à 50 km environ au sud d'Izmir.





Histoire :



Au VIIe siècle av. Jésus-Christ, les Ioniens fondent Ephèse. Cybèle s'hellénise: elle s'appelle Diane, puis Artémis. Vers 550 avant Jésus-Christ, le temple d'Artémis est construit : c'est un chef-d'œuvre de l'art ionien.



Dans la nuit du 21 juillet 356 av. J.-C., un certain Herostratus a incendié le temple pour que son nom soit immortalisé (ce qui a été fait, puisqu'on le connaît plus de 2000 ans après). Détruit, incendié sept fois en dix siècles, le temple d'Ephèse est, sous l'empire d'Alexandre le Grand, l'une des Sept Merveilles du monde.





Description :



La magnificence du temple de Diane suscite une véritable admiration. L'Asie entière a mis 220 ans à le bâtir... Il est entouré de 127 colonnes... données par autant de rois. Les vicissitudes de l'histoire ne doivent pas faire oublier le rayonnement spirituel de la ville à ses différents stades. Les marchands grecs et romains avaient l'habitude d'offrir une partie de leurs gains à Artémis. Ephèse était célèbre dans l'Antiquité pour son culte rendu à Artémis dans un temple que sa somptuosité faisait classer parmi les Sept Merveilles du monde.


Le culte de Cybèle-Artémis et l' organisation sociale du temple



Au cours des fouilles archéologiques effectuées en Turquie, on a retrouvé un très grand nombre de statues de Cybèle et d'Artémis. Les plus anciennes proviennent de Catalhöyük (7000 av. J.-C.) et de Hacilar (6000 av. J.-C.). Ce sont des statuettes en terre cuite de petites dimensions, dont les fesses, les seins et le sexe on été exagérés afin de symboliser de manière évidente la fécondité. Si au début on les a qualifiées de Vénus, on a acquis plus tard la certitude qu'il s'agissait en fait de représentations de la Déesse Mère. Avec le temps et en changeant d'aspect, la Déesse Mère s'est répandue dans tout le Monde Antique. Bien qu'au cours de cette expansion elle ait acquis des particularités locales, sa nature profonde, elle, n'a pas changé.




Nous ne savons pas comment les hommes de Catalhöyük et d'Hacilar nommaient la déesse; mais elle était appelée Isis en Egypte, Lat en Arabie et Kübaba, Cybèle, Hepa et Artémis en Anatolie. Cybèle était le plus répandu de ces noms et celui qui faisait le plus souvent l'objet d'un culte en Anatolie. Son sanctuaire le plus célèbre se trouvait dans la ville antique de Pessinûs, aujourd'hui le village de Ballihisar près de Sivrihisar dans la région d'Ankara. A Pessinûs, qui était un centre important de Phrygie, la Déesse Mère connut un tournant essentiel de son évolution proto historique en prenant la forme d'une statue qualifiée en grec de "diopedes", c'est à dire de "tombée du ciel". Pendant de nombreuses années, on a adoré à Pessinûs un météorite qui tenait lieu de statue de Cybèle. Dans de nombreux endroits de Phrygie, et notamment sur des parois rocheuses, on trouve des représentations de la Déesse Mère taillées de manière grossière et sans détail afin de ressembler à cette fameuse statue "diopedes". A l'époque d'Attale Ier, roi de Pergame, le célèbre météorite fut emmené à Rome et dressé sur la colline du Palatin afin que la déesse favorise la victoire de Rome dans les guerres puniques.



La Grande Déesse pouvait également se présenter sous l'aspect d'un "xoanon", c'est à dire d'une statue taillée dans un tronc d'arbre. Et on suppose justement que la plus ancienne des statues d'Artémis se trouvant à Ephèse était un "xoanon" grossièrement taillé. La Déesse Mère, amenée de Pessinûs à Rome, y jouissait d'un grand respect, comme en témoigne le fait que l'empereur Héliogabale, suivant les exigences du culte de Cybèle, se mutila au cours d'une cérémonie pour lui offrir ses organes virils !



A toutes les époques le caractère oriental de Cybèle-Artémis semble avoir été dominant. On peut s'en rendre compte clairement en regardant les statues qui se trouvent au Musée d'Ephèse. Les jambes sont comme soudées l'une à l'autre, immobiles. Sur la poitrine, les reliefs ovoïdes, que l'on croyait représenter des seins, se sont révélés plus tard être les testicules des taureaux sacrifiés à la déesse. Comme les taureaux, les lions et les sphinx qui s'alignent sur sa jupe indiquent qu'elle est la protectrice des animaux. Les lions qui se trouvent chaque côté sur les reliefs de Cybèle, sont représentés sur ces sculptures dans les bras de la Déesse.



La hiérarchie des prêtres du temple d'Artémis était différente de celles que l'on pouvait trouver en Occident. Même le vocabulaire religieux différait de celui employé par les Grecs (rappelons qu'à l'époque romaine, l'usage de la langue grecque était fort répandu). la direction du temple était confiée à un petit nombre de prêtres. Ceux-ci, tout comme leur Grand Prêtre appelé Mégabysos, s'étaient faits castrer. D'après Strabon, lorsqu'on les choisissaient, on faisait attention à ce qu'ils soient originaires d'Anatolie Centrale ou Orientale. Etre Mégabysos était une fonction très honorifique. Leurs aides étaient de jeunes filles vierges qui devaient ressembler aux vestales romaines.



Certains prétendent que le culte d'Artémis, son temple et sa hiérarchie religieuse ont été créés en s'inspirant de l'organisation des abeilles. On sait que l'abeille symbolisait Ephèse et qu'elle figure très fréquemment sur les monnaies et les statues de cette ville.



Il y avait encore une autre catégorie de prêtres qui étaient au service d'Artémis; ce sont les "Courètes". D'après la mythologie c'étaient à l'origine des demi-dieux faisant partie de l'entourage de Zeus. Quant Dionysos naquit de la cuisse de Zeus, les Courètes se tenaient à ses côtés en faisant du vacarme afin qu'Héra ne se doute de rien; ils firent de même lorsque Lêto donna naissance à Artémis. Ce dernier événement était célébré chaque année à Ephèse au cours d'un festival qui avait lieu à Ortygia, endroit où l'on pensait qu'était née Artémis.



Il y avait aussi une autre catégorie de prêtres, comptant une vingtaine de membres que nous pourrions appeler les "acrobates" ou bien "ceux qui marchent sur la pointe des pieds" et qui intervenaient probablement au cours des danses qui avaient lieu aux cours des cérémonies.



Le culte de Cybèle et d'Artémis a été le premier facteur du développement et de la croissance d'Ephèse. les prêtres, les prêtresses et les gardes qui assuraient le service du Temple se comptaient par centaines.



Une autre des particularités intéressantes du temple d'Artémis d'phèse était qu'il faisait aussi fonction de banque. En effet le Mégabysos (Grand Prêtre) était chargé d'accepter les objets de valeur offerts au Temple ou confiés à sa garde et d'ouvrir des crédits sur le budget du temple.



Le temple d'Artémis possédait un certain nombre de privilèges. Le plus important d'entre eux était le droit d'asile reconnu à toute personne qui se réfugiait dans le temple, ceci aussi longtemps qu'elle y restait. C'est pour cette raison que de nombreuses personnes venaient se réfugier sur le territoire sacré qui entourait le temple. A l'époque d'Alexandre, l'espace sacré fut agrandi et les limites de la zone où pouvait s'exercer le droit d'asile furent repoussées; le roi Mithridate agrandit encore cette zone en fixant les limites à une portée de flèche tirée du fronton du temple. L'empereur Marc-Antoine, s'inspirant de ce qu'avait fait Jules César à Didyme, doubla cet espace, ce qui eut pour effet d'inclure une partie de la ville dans la zone privilégiée.



Ceci fit qu'un nombre considérable de coupables se trouvèrent rassemblés dans le temple ce qui finit par susciter des protestations, comme cela s'état déjà passé dans d'autres endroits de l'empire. Et l'on voulut à plusieurs reprises supprimer ce droit d'asile; par exemple en l'an 22 de notre ère quand l'empereur Tibère convoqua les représentant du célèbre temple pour discuter de la question; mais finalement cette suppression ne fut pas décidée.

==>La Grande Artémis. Marbre du Ier siècle ap. J.-C

Le temple archaïque



Strabon rapporte que le célèbre temple d'Artémis fut détruit puis reconstruit à sept reprises et qu'à chaque fois il était toujours considéré comme l'une des sept merveilles du Monde. Le temple, qui dans l'antiquité était situé en bordure de mer, se trouve aujourd'hui à 5 km à l'intérieur des terres, à droite de la route qui va de Selçuk à Kusadasi. Sur la fouille on ne voit que quatre colonnes des états successifs du temple.



Les trouvailles les plus anciennes remontent au VIIe siècle avant J.-C.; ce sont des tessons de poterie décorées de style géométrique et une ensemble d'ornements en or et d'objets en ivoire. Le temple qui était contemporain de ces objets a très probablement été détruit par les Cimmériens.



Peu avant 570 av. J.-C., deux architectes nommés Rhoikos et Théodoros construisirent à Samos un nouveau temple d'Héra qui acquit une grande célébrité; la fierté de la ville rivale, Ephèse, en fut piquée au vif et ses habitants décidèrent la construction d'un nouvel Artémision qui surpasserait en beauté à la fois son prédécesseur et l'Héraion de Samos. Un architecte de Cnossos, Chersiphron, et son fils Mètagénès furent chargés de mener à bien cette tâche. Théodoros fut également invité, car comme pour l'Héraion de Samos, le terrain choisi pour édifier l'Artémision était de nature marécageuse; il se peut aussi qu'on ait voulu que le nouveau temple ressemblât à celui de Samos.



Sous les fondations, l'architecte invité plaça une couche de charbon de bois qu'il fit recouvrir de peaux. Et il sortit de terre un temple de 55,1 m sur 115,14 m beau sous tous les angles. Il était évident que les architectes crétois possédaient une bonne connaissance des architectures égyptienne, hittite et assyrienne et qu'ils surent en tirer profit. Ce temple fut le plus grand bâtiment construit entièrement en marbre de son époque. Il présentait un plan diptère avec, de chaque côté, deux rangées de colonnes de 19 mètres de haut et de 1,21 mètre de diamètre. L'utilisation de deux rangées de colonnes au lieu d'une seule avait permis d'élargir le bâtiment ce qui faisait que sa longueur ne paraissait plus exagérée. Pline nous apprend qu'il y avait 127 colonnes au total; cette forêt de colonnes créait une ambiance qui était sensée plaire à la déesse. On a longtemps discuté pour savoir si les façades avant et arrière du temple présentaient le même nombre de rangées de colonnes mais les dernières recherches ont prouvé de manière certaine qu'il y avait une double rangée de colonnes à la fois sur le devant et sur le derrière. Pline nous apprend aussi que les 36 colonnes de la façade avant étaient sculptées. Mais comme il vivait au Ier siècle de notre ère, il ne fait aucun doute qu'il parle du temple hellénistique; mais, comme d'une part ce temple était construit sur l'emplacement du précédent et que d'autre part Pline a pu s'appuyer sur des sources plus anciennes, il nous est permis de considérer ce qu'il a écrit comme valable. Les sculptures des 36 colonnes appelées "columnae caelatae" se trouvaient juste en dessous des chapiteaux et les bases des colonnes étaient également décorées de reliefs.



Ces "columnae caelate" avaient été offertes par Crésus, le roi de Lydie. Sur l'une d'elles, actuellement exposée au British Museum, on peut encore lire l'inscription "Crésus l'a offert" et on trouve chez Hérodote la confirmation de l'authenticité de cette dédicace. On a estimé à 24 tonnes la masse des architraves qui reposaient sur ces colonnes, ce qui laisse rêveur sur les techniques antiques capables de hisser de telles masses à 20 mètres de hauteur puis de les positionner avec une grande précision. A l'époque où le temple était en service, une légende prétendait que c'était Artémis elle même qui était venu placer les architraves sur les colonnes. Pour ce qui est de la forme du toit de l'Artémision archaïque et de la manière dont il était couvert, nous ne possédons aucun indice qui puisse suggérer une reconstitution.



Après les invasions cimériennes, l'autel primitif qui se trouvait devant le temple, fut reconstruit sur un podium à degrés. Les fouilles effectuées aux alentours permirent de récupérer un grand nombre d'objets votifs fabriqués en or, en ivoire, en électrum, en argent ou en terre cuite ainsi que des monnaies d'électrum qui passent pour être les premières pièces de monnaie jamais fabriquées au monde. Phytagoras, le tyran d'Ephèse, fit agrandir l'autel après avoir consulté l'oracle de Delphes au sujet de sa fille muette.





Le temple hellénistique



Hérostrate, un fou qui voulait immortaliser son nom, mit le feu au temple en 356 avant notre ère, la nuit où naquit Alexandre le Grand. Mais à la suite de cet événement, les Ephésiens se mirent à reconstruire un temple encore plus beau que le précédent. Lorsqu'Alexandre vint à Ephèse, le nouveau temple n'était pas encore achevé et il proposa aux Ephésiens de prendre à sa charge tous les frais de reconstruction, aussi bien passés que futurs; mais les habitants de la ville éludèrent son offre.



Le temple hellénistique construit sur une "krépis" (c'est à dire un soubassement) à 13 degrés, mesurait 105 mètres de long sur 55 mètres de large et ses colonnes faisaient 17,65 mètres de haut. Par rapport au précédent, il n'y eut aucune modification de plan ou d'aspect et les colonnes de la façade avant furent sculptées tout comme dans le temple archaïque. Pline et Vitruve signalent que l'une d'entre elles est l'oeuvre du célèbre sculpteur Scopas. On pense que le sculpteur Praxitèle a également travaillé à la décoration de l'autel. Situé devant le temple, cet autel avait un plan en U avec deux rangées de colonnes ioniques grêles et allongées. Aux angles de la partie arrière on avait placé des sculptures de quadriges. Sur l'une des colonnes sculptées qui se trouve au British Museum on voit Alceste (qui avait accepté de donner sa vie pour sauver celle de son mari) sur le point de se sacrifier; devant Hermès, représenté nu, se trouve Alceste et un personnage ailé qui est Thanatos (la Mort). Au Ve siècle avant notre ère, un concours fut organisé entre les sculpteurs les plus célèbres de l'époque pour la réalisation d'une statue d'Amazone qui devait être placée dans le temple d'Artémis. D'après Pline, tous les grands noms de la sculpture antique, tels Phidias, Polyclète, Crésilas et Pharadmon, prirent part à la compétition. Une fois les statues achevées, il fut décidé que les sculptures choisiraient eux-même l'oeuvre qui mériterait de remporter le premier prix. Chacun des artistes attribua le premier prix à sa propre oeuvre et le second à celle de Polyclète; le premier prix lui fut donc décerné et la statue qu'il avait réalisée obtint le droit d'être placée à l'intérieur du temple. Comme les musées mondiaux n'en possèdent plus que des copies d'époque romaine, on ne sait pas très bien laquelle attribuer à Polyclète.



Le temple d'Artémis fut détruit pour la dernière fois lors de l'invasion des Goths en 265 de notre ère. En dépit de l'extension partielle du Christianisme, on entreprit sa reconstruction, mais sa vie ne fut pas de longue durée. Plus tard, la plupart des matériaux récupérés dans les ruines du célèbre monument furent remployés dans l'église Saint Jean et, sur l'ordre de l'empereur Justinien, dans la construction de Sainte Sophie de Constantinople. Aujourd'hui, il ne reste pas grand chose qui puisse rappeler l'ancienne splendeur du temple d'Artémis. Mais l'archéologie a gagné une dimension nouvelle grâce aux précieuses trouvailles faites aux cours des fouilles menées actuellement par le Dr. Brammer de l'Institut Archéologique d'Autriche.



==> le temple d'artémis aujourd'hui


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   Posté le 01-08-2005 à 12:44:07   

Kaé c'est quoi le site que tu nous a trouvé?! Il est affolant de détails !! J'en ai jamais trouvé un aussi plein.. ou alors tu as plusieurs sources...
En tout cas, travail splendide...
Kaedes
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   Posté le 01-08-2005 à 17:58:46   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

héhé, je donnerais le site a la fin. ca sera cadeau ^^


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   Posté le 01-08-2005 à 19:38:03   

Je crois que je sais sur quel site tu as emprinté toutes cette documentation ... mais bon je ne le dirais pas en public, je te laisse leur annoncer
Je t'envois un MP pour confirmation
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   Posté le 01-08-2005 à 20:31:22   

Petit détail concernant la pyramide de Kheops. Si à l'heure actuelle, le beige domine, et l(on a l'impression d'une pyramide, un peu usée par le temps, ce qui parait tout de même justifié... la pyramide de Kephren nous donne une idée encore juste de ce à quoi pouvait ressembler l'exterieur des trois pyramides. Un p
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   Posté le 01-08-2005 à 20:34:56   

Désolé, je reprends... Un pan sur le haut de la face nord (il me semble) est encore intact. On peut voir à quel point le pavement extérieur était lisse et lumineux. Le soleil devait refléter d'une manière extraordianire sur les parois de la pyramide et être ainsi visible à des dizaines de kilomètres.
Encore aujourd'hui quant on arrive d'Alexandrie, et quand il n'y a pas trop de pollution, on peut discerner le sommet de celles-ci à une bonne quarantaine de kilomètres du site... vision irréelle d'un passé fascinant...
Kaedes
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   Posté le 02-08-2005 à 18:25:58   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

LE MAUSOLEE D' HALICARNASSE (dont je n'avais jamais entendu parler ^^

Il s'agit d'un monument funéraire appartenant à un ancien roi, mais loin de ressembler aux pyramides d'Egypte. Le Mausolée a longtemps fasciné ses visiteurs par sa beauté plutôt que par sa grandeur, et c'est pourquoi il a reçu une place parmi les Sept Merveilles du Monde.



Localisation :



Dans la ville de Bodrum (antérieurement appelée Halicarnasse), qui donne sur la mer Égée au sud-ouest de Turquie.





Histoire :



La royauté de Carie, qui se trouvait dans la partie ouest de l'Asie Mineur, faisait partie de l'ancien empire perse. Elle se situait tellement loin de la capitale persane, que le royaume était pratiquement autonome. De 377 à 353 av. J.-C. le roi Mausole régnait sur Carie, et il siégeait à Halicarnasse. De sa vie, il n'y pas grand chose à dire à l'exception de la construction de sa tombe.



Le projet a été conçu par son épouse et sa sœur Artémis II. Les constructions ont probablement commencé lorsque le roi était encore en vie. Le mausolée était terminé en l'an 350, 3 ans après la mort de Mausole.



Durant environ 16 siècles, le Mausolée est resté en bon état, jusqu'à ce qu'un tremblement de terre eut causé quelques dégâts.



Au début du XVe siècle, des chevaliers de Saint-Jean de Malte ont envahi la région et ont construit un château avec les pierres du Mausolée. Aujourd'hui le Mausolée a disparu, sauf ses fondements, mais le château est toujours là et on peut distinguer les pierres en marbres qui jadis ont appartenu au monument funéraire.



Heureusement quelques statues ont été sauvées que l'on peut voir de nos jours au British Museum de Londres.





Description :



De forme rectangulaire, le Mausolée avait une hauteur de 45 mètres. On peut diviser le monument en plusieurs niveaux; un podium en escaliers sur lequel se trouvait la chambre funéraire et le sarcophage, entouré de colonnes. Au dessus il y avait une colonnade qui supportait un toit en forme de pyramide. Au sommet de la du toit pyramidal se trouvait un magnifique quadrige de marbre (char de course tiré par quatre chevaux).



Cependant la beauté du Mausolée ne résidait pas dans sa forme, mais plutôt dans sa structure, ses décorations et ses statues qui ornaient l'extérieur du monument.



Depuis le XIXe siècle, des excavations archéologiques ont été entreprises sur le cite. Elles ont permis, ensemble avec les descriptions détaillées historiques, de se faire une idée relativement objective de la forme et de l'apparence du Mausolée.


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Kaedes
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   Posté le 03-08-2005 à 17:02:52   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

LE COLOSSE DE RHODES

De son édification jusqu'à sa destruction il y a un intervalle de seulement 50 ans. Malgré ceci le Colosse a mérité une place parmi les 7 Merveilles du Monde, car non seulement le Colosse de Rhodes était une statue gigantesque, mais elle représentait avant tout un symbole d'unité pour le peuple habitant l'île méditerranéenne de Rhodes.



Localisation :



Près du port principal de l'île de Rhodes, en Grèce.





Histoire :



Durant le IVe siècle av. J.-C., Rhodes, capitale de l'île de Rhodes, connaissait un essor économique important et elle s'était fait un allié: le roi Ptolémée Soter Ier d'Egypte. Mais en l'an 305 av. J.-C., les Antogonides de Macédoine, qui furent des rivaux aux Ptolémiens, ont tenté d'attaquer Rhodes dans le but de briser l'alliance rhodo-égyptienne. Mais en vain, ils n'ont jamais réussi à s'emparer de la ville. Alors après avoir signé un accord de paix les soldats macédoniens sont partis en laissant derrière eux une quantité importante d'équipement militaire. Pour célébrer l'union, les habitants de Rhodes ont vendu l'équipement et avec l'argent ils ont décidé d'édifier une statue énorme en l'honneur au dieu du soleil, Hélios.



La construction du Colosse a duré 12 ans, il était terminé en 282 av. J.-C.. Pendant des années la statue occupait une place à l'entrée du port, jusqu'à ce qu'un tremblement de terre ravage la ville, en touchant la statue dans son point le plus faible; le genou. Par la suite la statue n'a pas été réédifiée. Durant presque un millénaire le Colosse est ainsi resté en ruines. Lors de l'invasion des Arabes en 654 ap. J.-C., ils ont dissocié la statue en milles morceaux et les ont vendu. On dit que le transport des fragments a nécessité plus de 900 chameaux!





Description :



Une fois terminée, la statue mesurait environ 33 mètres de hauteur. Elle était entièrement faite de bronze. Le socle sur lequel était fixé ses pieds était fait en marbre.



Pendant longtemps les historiens pensaient que la statue se trouvait à l'entrée du port de l'île. Mais vue la hauteur de la statue, la largeur de l'entrée du port, cette idée semble impossible. D'autant plus que lorsque le Colosse s'est effondré, il aurait dû bloquer l'entrée au port pour les bateaux. Les recherches récentes suggèrent que le monument se trouvait plus dans l'arrière pays.



Même si aujourd'hui on ignore sa vraie forme et apparence, des reconstructions modernes ont permis d'avoir une certaine idée sur le Colosse. Et disparu aujourd'hui, il aurait quand même inspiré un certain nombre d'artistes comme le sculpteur français Auguste Bartholdi, connu pour sa célèbre œuvre d'art, la Statue de la Liberté.


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Kaedes
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   Posté le 03-08-2005 à 17:12:26   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

et enfin pour finir (le premier qui chante du claude francois je le tape ^^):

LE PHARE D' ALEXANDRIE


Parmi les Sept Merveilles du Monde seulement une, hormis son élégance architecturale, possédait une utilisation pratique, le Phare d'Alexandrie. Pour les marins il représentait un retour sain et sauf au port. Pour les architectes, il représentait l'immeuble le plus haut de la terre. Et quant aux scientifiques, c'était le miroir qui les intriguait car celui-ci reflétait le foyer lumineux à plus de 50 kilomètres de distance.



Localisation :



Sur l'ancienne île de Pharos qui aujourd'hui est un promontoire d'Alexandrie, en Égypte.





Histoire :



Après la mort d'Alexandre le Grand, c'était son général macédonien Ptolémée Soter qui a assuré le règne de l'Égypte. Celui-ci a établi son siège à Alexandrie. Proche de la ville se trouvait l'île de Pharos, laquelle était liée au continent par une digue, l'heptastade (digue d'une longueur égale à sept stades), ce qui donnait à la ville d'Alexandrie un double port. Comme les conditions de navigation étaient souvent dangereuses et que le littoral était plat, la construction d'un phare s'imposait pour guider les bateaux.



Le projet a été conçu et initié par Ptolémée Soter (364-282 av. J.-C.). Le monument lui était dédié également. Durant des siècles le phare a servi à la ville. Ce n'est qu'en l'an 1323 ap. J.-C. que le monument est mis en ruines pour ne jamais resurgir.





Description :



Le Phare d'Alexandrie était la dernière Merveille à disparaître. C'est la raison pour laquelle nous disposons aujourd'hui de connaissances précises quant à sa localisation et son apparence.



Le monument était composé de 3 niveaux: la base était formé de quatre côtés, par dessus il y avait un niveau intermédiaire de forme octogonale, et au sommet il y avait le dernier niveau, le plus petit, de forme cylindrique. La hauteur totale de l'immeuble mesurait environ 117 m. Au niveau supérieur se trouvait le miroir, qui reflétait les rayons du soleil la journée et le feu la nuit.



En dépit du fait que le Phare d'Alexandrie n'existe plus actuellement, il a laissé des traces derrière lui: d'un point de vu architectural, le monument a été utilisé comme modèle à de nombreux prototypes qu'on peut retrouver tout le long du littoral méditerranéen. Et d'un point de vue linguistique on a utilisé le nom de l'île sur lequel se trouvait le phare pour désigner tous les phares du monde.


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C'est un texte tardif, la Souda, lexique du Xe siècle apr. J.-C., qui évoque la construction du Phare et fixe le début des travaux en 297 av. J.-C. Selon une autre source, ils se seraient déroulés durant une quinzaine d'années, s'achevant au tout début du règne de Ptolémée II, en 283. Si ces dates, difficiles à vérifier dans leur précision, sont exactes, elles témoignent d'une efficacité remarquable, comparable à la construction du Parthénon qui n'a duré que seize ans, alors que certains temples de Haute-Egypte ont nécessité plusieurs siècles de travaux, faute de moyens pécuniaires dans la plupart des cas.



Pourtant la construction du Phare ne fut pas une mince affaire financière, et le prix du monument, exceptionnel, à la mesure de sa taille, est rappelé quatre siècles plus tard par Pline l'Ancien (Ier siècle apr. J.-C.) : le Phare a coûté à Ptolémée 800 talents. L'abondance d'argent et l'efficacité des ingénieurs ont permis de mener à bien le chantier dans un délai remarquable, mais il ne put être fini à temps pour être inauguré par son initiateur : là encore, il s'agit d'un monument commencé par Ptolémée Ier, et terminé par son fils.

Une œuvre de propagande



Le prestige a certainement joué un rôle primordial dans la construction de la tour. Il s'agissait de réaliser une oeuvre monumentale qui frappe les imaginations, à l'image des autres bâtiments de la ville et à l'échelle même de la cité. La réussite dépassa toutes les espérances, puisque la tour allait être considérée comme le phare des phares et donner son nom à tous les phares du monde: le toponyme de l'île de Pharos est devenu Pharus en latin, puis a été adopté comme un nom commun dans toutes les langues latines.



Certes, d'autres bâtiments de la ville sont célèbres, tels la Grande Bibliothèque ou le tombeau d'Alexandre, mais c'est le Phare qui deviendra immédiatement le symbole de la cité et qui restera son emblème jusqu'à nos jours : il figure toujours sur les armes de la ville moderne d'Alexandrie.

Un phare protecteur pour une côte dangereuse



La construction du Phare répondait aussi à un besoin vital. La côte était dangereuse car, nous dit Strabon, "elle est remplie d'écueils, les uns affleurant au­dessus de l'eau, les autres invisibles", et si l'on voulait développer le commerce maritime de la ville il fallait guider en sécurité les marins vers le goulet d'entrée du port : la côte basse n'offrait aucun amer, aucun repère aux navigateurs qui découvraient la terre alors qu'ils en étaient fort près, parfois trop tardivement.



Les dangers encourus par les navigateurs sont illustrés par la découverte récente d'épaves de bateaux grecs et romains au large du Phare et du port est. Les capitaines parvenaient au terme de leur voyage en vue de la tour et d'Alexandrie, dont les monuments se profilaient à l'horizon, mais il arrivait que des tempêtes particulièrement violentes dans cette région de mer ouverte, en été comme en hiver, fassent heurter leurs navires contre une des barres rocheuses qui s'étendent parallèlement à la côte.



Un grand nombre de bateaux ont coulé alors que le Phare était en activité. Ces épaves datant du IVe siècle av. J.-C. jusqu'au VIIe siècle apr. J.-C. procurent aux archéologues une documentation de première main sur un millénaire de commerce alexandrin avec le reste de la Méditerranée.



Ci-contre, une amphore qui faisait partie de la cargaison d'un bateau en provenance de l'île de Rhodes. Elle a été découverte reposant à une dizaine de kilomètres de profondeur au large du fort Qaitbay.



Les prédécesseurs du Phare : phares anciens dans le monde grec



Certes, le Phare n'était pas le prototype du genre et les Grecs avaient depuis longtemps l'habitude de construire des tours avec des feux alimentés pendant la nuit, pour signaler aux capitaines les dangers des côtes. Ainsi, au Pirée, a-t-on retrouvé les restes de plusieurs phares qui se dressaient à l'entrée des ports d'Athènes, dès le Ve siècle av. J.-C., au temps de Périclès. Dans l'île de Thasos, située au nord de la mer Egée, on a pu identifier un phare du VIe siècle av. J.-C., grâce à une inscription indiquant sans aucun doute qu'il s'agissait d'une tour surmontée d'un feu pour guider les marins.


Dans l'île de Thasos subsistent les vestiges d'un phare plus ancien que le Phare d'Alexandrie : le phare de Phanari, qui date du VIe siècle av. J.-C., est une tour cylindrique de 3,50 m de diamètre et d'une hauteur estimée à 2,54 m.



Il était couronné d'une assise en débord dans laquelle était encastrées les dalles de grès sur lesquelles le feu était entretenu, comme le montre la maquette si contre.



Construit sans liant, le monument semble avoir été détruit par un tremblement de terre.



L'auteur du Phare : Sôstratos de Cnide?


"Sôstratos fils de Dexiphanès de Cnide a dédié ce monument aux dieux sauveurs pour le salut des navigateurs." Telle est l'inscription dédicatoire du Phare, reconstituée par J. Letronne à partir des sources anciennes, Strabon et surtout Lucien, alors que la pierre qui portait l'inscription en grandes lettres de plomb était considérée juqu'ici comme perdue. La formule semble claire, mais elle a pourtant fait couler beaucoup d'encre dans le cercle des spécialistes depuis plus d'un siècle et demie.



Ce Sôstratos, originaire de l'opulente cité de Cnide, dont les ruines imposantes sont situées sur la côte turque en face de Rhodes, est connu par ailleurs. Son nom figure sur des inscriptions lapidaires des sanctuaire d'Appollon à Delphes et à Délos. Il ne s'agit pas d'un simple architecte, contrairement à ce qu'écrit Pline l'Ancien, mais d'un personnage important, d'un "Amis des rois", d'un familier de Ptolémée Ier et de son fils.



On s'est longuement interrogé sur les raisons qui avaient poussées Ptolémé II à autoriser un particulier à dédier en son nom le monument emblématique de la ville. Pourquoi cette absence inhabituelle du nom des souverains ? Faut-il les reconnaître dans les "Dieux Sauveurs", en se rappelant que c'est là le surnom de Ptolémé Ier et de son épouse ? En fait, la solution est donné par un papyrus conservé au musée du Louvre : il porte un poème en vers, une épigramme de Posidippos de Pella, poète célèbre au début du IIIème siècle av. J.-C., notamment à Alexandrie.



"Cette sauvegarde des Grecs, ce veilleur de Pharos, ô Seigneur Protée, Sôstratos l'a érigé, fils de Déxiphanès de Cnide, car en Égypte tu n'as pas pour guettes des hauteurs sur des îles; au ras de l'eau s'étend la baie où mouillent les bateaux. Voilà pourquoi dressée toute droite, découpe le ciel une tour visible à d'innombrables stades durant le jour. La nuit, bien vite, au milieu des vagues, le marin apercevra le grand feu qui, au sommet, brûle, et pourra courir droit sur la corne du Tauros, et qui navigue dans ces parages ne saurait manquer, ô Protée, d'atteindre Zeus Sauveur.



Le texte indique clairement que Sôstratos a offert la statue, et non le Phare lui-même.

L'endroit choisi pour la construction du Phare

"Pharos est une île oblongue, très rapprochée du rivage, et constitue avec lui un port à deux ouverture [...]. La pointe même de l'île est un rocher battu de tous côtés et portant une tour faites en pierre blanche, admirablement construite, à plusieurs étages, du même nom que l'île."



Strabon [Le site d'Alexandrie vu du nord-ouest, depuis la mer vers le lac. Au premier plan, l'île de Pharos, reliée au continent par l'Heptastade.]



Sur l'endroit où s'élevait le Phare, toutes les sources antiques semblent s'accorder: il a été bâti à la pointe orientale de l'île de Pharos à laquelle il était relié par une jetée. Un emplacement sur lequel, à la fin du XVe siècle, le sultan mamelouk Qaitbay a construit un fort en utilisant les matériaux du Phare en ruine. L'hypothèse selon laquelle le rocher du Diamant, que l'on aperçoit au ras des flots par temps calme et qui semble menaçant dès qu'une tempête s'élève et que le creux de la houle le dénude sur plus d'un mètre de hauteur, ait pu être le socle du Phare est à écarter, en raison de l'étroitesse du lieu.



Si le site est certain, on a plus de mal en revanche à se représenter l'aspect de cette plate-forme qu'est l'îlot de Pharos, car Alexandrie a subi les effets de plusieurs phénomènes de subsidence et le sol de la ville s'est enfoncé de plusieurs mètres depuis l'Antiquité. Des géophysiciens procèdent actuellement à des mesures pour en déterminer l'amplitude (de 5 à 6 mètres, peut-être plus) et la chronologie. A partir de leurs études on espère pouvoir reconstituer un paysage fiable : suivant les hypothèses des contextes archéologiques, il semblerait en effet que la presqu'île formée par le fort Qaitbay ait été plus importante dans l'Antiquité et que le site fût relié par des chaussées à d'autres rochers plus à l'est. La fouille sous-marine de cette zone a permis de constater que les parois de ces îlots étaient recouverts de blocs taillés qui montrent qu'ils étaient aménagés.

La science à Alexandrie



L'Alexandrie des Ptolémées, trois siècles durant, connut dans le domaine de la littérature et de la science un développement extraordinaire : Eratosthène (v.284-v.192) calcule la circonférence du globe terrestre avec une erreur minime, Euclide (IIIe siècle av. J.-C.) invente la géométrie, Aristarque (310-230) déclare que nous vivons dans un système héliocentrique, sans parler des découvertes en médecine, avec Hérophile qui étudie le système nerveux et découvre le fonctionnement des artères.



Ces savants ne dédaignaient pas les sciences appliquées, bien au contraire. Archimède (287-212) mit au point la vis sans fin qui sert encore de nos jours aux fellahs égyptiens à puiser l'eau du Nil pour arroser leurs champs. Héron d'Alexandrie au début du Ier siècle apr. J.-C. reconnaît n'être que le successeur des ingénieurs qui ont vécu durant les siècles précédents, auxquels il doit son savoir : la liste des machines qu'il décrit laisse rêver sur l'imagination de ces savants et sur le degré étonnant de leur technique.


Un chantier digne des Pyramides



La construction du Phare est apparue comme un tour de force aux yeux des contemporains. Grâce aux collections systématiques de livres de toute provenance dans la Grande Bibliothèque, et notamment les ouvrages en langue égyptienne et leur traduction en grec, grâce aussi à leurs contacts avec les détenteurs du savoir égyptien, prêtres et artisans, grâce enfin à l'examen des chantiers de tradition pharaonique en cours (une série de temples en Haute-Egypte ont été bâtis sous les Ptolémées: Dendera, Edfou, Esna, Kôm Ombo, Philae entre autres), les ingénieurs grecs d'Alexandrie ont eu accès à la tradition trimillénaire des Egyptiens. Un certain nombre de détails montrent qu'ils ont dû employer pour la construction du Phare des artisans égyptiens.

Une pierre blanche



Strabon indique que le Phare était construit "en pierres blanches", ce que les différents traducteurs ont abusivement interprété comme du marbre. En fait, il est probable que la tour ait été bâtie en blocs de calcaire local, cette belle pierre blanche de la côte nord qui a servi à édifier la ville antique, tout comme le fort Qaitbay et la ville moderne.



L'aspect extrêmement blanc de ce calcaire, après un lissage approprié, a dû donner un éclat particulier au Phare. Les découvertes sous-marines portent à croire que les parties les plus critiques de l'ouvrage, celles qui demandaient des blocs d'une certaine taille difficilement réalisables en calcaire, furent exécutées en granite d'Assouan. Ce devait être notamment le cas des encadrements des portes et des fenêtres et en règle générale des points faibles du bâtiment. Une alternance de matériaux que l'on retrouve dans le fort mamelouk de Qaitbay.

A quoi ressemblait le Phare?

Sur la mosaïque de Sepphoris, le Phare identifié par le nom de la ville écrit en grec, est représenté comme une tour cylindrique.




En mettant en oeuvre les différentes sources écrites et les représentations du Phare, en les comparant de façon critique, on arrive à se faire une idée du bâtiment. Les 135 mètres de la tour lumineuse (les tours de la cathédrale de Strasbourg s'élèvent à 142 m) se répartissaient en trois étages, carré, puis octogonal et cylindrique au sommet. C'est ce que montrent clairement plusieurs émissions monétaires et surtout le phare hellénistique de Taposiris Magna.



Comme on peut le voir sur plusieurs monnaies et comme l'indique un auteur du début du XIIe siècle apr. J.-C., Abu al-Haggag Yusuf Ibn Muhammad al-Balawi al-Andalusî, une rampe permettait d'accéder à la porte du premier étage. Cette rampe reposait sur seize arches dont la dernière était assez haute pour permettre le passage d'un lier. La porte du Ier étage était donc en hauteur, ce que confirmera au XIVe siècle le voyageur Ibn Battuta.



Le premier étage, qui reposait sur une plate-forme d'une dizaine de mètres de hauteur, était de section quadrangulaire et légèrement pyramidal. Selon al-Andalusî, il mesurait 71 mètres de haut sur une trentaine de côté, et une rampe intérieure menait au deuxième étage. Celle-ci, assez large pour que deux cavaliers puissent s'y croiser, était empruntée par les bêtes de somme qui apportaient le combustible nécessaire à l'alimentation du feu au sommet de la tour. Cinquante pièces étaient aménagées à l'intérieur de cet étage, servant au personnel d'entretien et au stockage du combustible. Des fenêtres, reconnaissables sur les monnaies comme sur une intaille de Montpellier, éclairaient ces pièces: elles étaient décalées et non pas alignées comme sur les reconstitutions. La tour n'était donc pas un bâtiment massif, au contraire des Pyramides, mais aménagé comme les pylônes de certains temples égyptiens. Non loin d'Alexandrie, l'enceinte du temple d'Osiris bâti par Ptolémée II et donc contemporain du Phare a conservé ses pylônes d'apparence massive mais en fait creux, pourvus de plusieurs pièces de service auxquelles on accédait par un escalier intérieur. Elles peuvent donner un exemple du mode de construction du premier étage du Phare.



La rampe aboutissait à une terrasse. Les monnaies montrent parfois la rambarde (de 2,30 m de haut) avec, aux angle, des Tritons soufflant dans des cornes. Ce système devait être utilisé en temps de brume: les Alexandrins modernes craignent ces brumes de printemps, lorsque souffle le vent du sud. Elles peuvent être fort épaisses et entraîner bien des désagréments, voire de réels dangers, tant sur terre qu'en mer.



Le deuxième étage était de section octogonale et, aux dires de l'Andalou, il mesurait 34 mètres de hauteur. Un escalier intérieur de trente-deux marches menait à l'étage supérieur.



Le dernier étage était le moins haut : 9 mètres, toujours selon al-Andalusî. Il était cylindrique, avec un escalier intérieur de dix-huit marches.



Les descriptions arabes nous donnent des aménagements supérieurs une image de leur temps : à la fin du Xe siècle, après un séisme qui avait détruit le troisième étage antique, le sultan Ahmed Ibn Touloun avait construit un oratoire qui faisait du Phare la mosquée la plus haute du monde. Voilà ce qui explique sans doute que certains minarets, dont celui de la mosquée que ce même sultan a bâtie au Caire, suivent le modèle architectural du Phare, avec la succession des trois étages.

La statue qui coiffait le Phare



Grâce au poème de Posidippos, on sait que la statue qui coiffait le Phare était celle de Zeus, du moins pendant la première moitié du IIIe siècle av. J.-C.



Une intaille en verre récemment publiée montre le Phare surmonté de la statue d'un homme nu, tenant une lance dans la main gauche et un objet - peut-être une phiale, coupe plate - dans celle de droite. De part et d'autre de l'édifice figurent Isis Pharla et Poséidon, deux divinités qui possédaient des temples sur l'île de Pharos, non loin de la tour. Le fait que cette intaille date du Ier siècle apr. J.-C. semble indiquer que la statue de Zeus serait restée en place au moins pendant toute la période ptolémaïque. Mais la question est loin d'être tranchée.



Un gobelet de verre faisant partie d'un trésor trouvé à Begram, au nord de Kaboul, sans doute un souvenir qu'un touriste grec avait acheté lors d'une visite à Alexandrie, évoque une autre interprétation. En effet, la figure qui surmonte le Phare porte une rame de bateau, ce qui tendrait à l'identifier à Poséidon, et ce vase à boire date du IIe siècle av. J.-C. C'est également de Poséidon que parle un texte du Ve siècle apr. J.-C., qui mentionne une réparation apportée à la tour par un certain Ammonios. En revanche, une mosaïque découverte à Qasr el-Libya et datée de 539 apr. J.-C. montre Hélios au sommet du Phare.



Faut-il donc envisager ces témoignages dans leur diachronie et supposer une succession de statues ? La première, celle de la construction de la tour, le Zeus Sauveur offert par Sôstratos, aurait veillé sur les marins jusqu'au début de l'époque romaine. Le roi des dieux était vénéré comme l'ancêtre des Ptolémées et il apparaissait sur les monnaies, sous la forme de Zeus-Ammon, le dieu cornu de l'oasis de Siwa, ou sous l'aspect d'un aigle agrippant de ses serres le foudre du maître de l'Olympe. Ce Zeus Sauveur, symbole trop patent de la dynastie des Ptolémées, aurait-il été remplacé par le pouvoir romain, qui fait de l'Égypte une province de l'Empire en 30 av. J.-C., au profit d'une statue de Poséidon comme celle du verre de Begram ? Le maître des flots aurait-il lui-même cédé la place à la divinité envahissante de la fin de l'Antiquité, le Soleil ?



Cette logique se heurte à un fait historique primordial : l'édit de la suppression de tous les cultes païens promulgué par Théodose en 391. On sait qu'à Alexandrie cette décision fut sévèrement appliquée, parfois violemment, comme dans le cas de la destruction du sanctuaire de Sarapis par les troupes de Byzance. Il est donc difficilement concevable qu'une statue d'une divinité païenne, Poséidon ou Hélios, soit restée en haut du monument symbolique de la ville. On imaginerait volontiers son remplacement par une statue du Christ ou de saint Marc, le patron de la ville, avant qu'au IXe siècle Ahmed Ibn Touloun n'y installe une mosquée.


Le Phare vu par les voyageurs



Alexandrie, ville chrétienne depuis 391, fait partie de l'Empire byzantin, avant d'être conquise en 640 par le général Amr, au service du calife Omar. C'est encore un centre intellectuel: l'école d'Alexandrie survivra jusqu'au VIe siècle. C'est aussi une place commerciale importante, qui fournit Byzance en blé. La prospérité de la ville durera jusqu'au XIVe siècle. Nombre de voyageur la visite ou y séjournent, laissant des témoignages du Phare, son principal monument.



Procope de Gaza raconte que l'empereur Anastase Ier fit réparer les substructions ébranlées par les eaux et donne même le nom, Ammonios, de l'auteur des travaux.



L'évêque français Aroulfe qui se trouve à Alexandrie en 670 mentionne la tour Pharus et son rôle : "Des hommes sont donc employés [sur la tour Pharus] à mettre le feu à des torches et à des piles de bois qui ont été rassemblées [là, et qui] servent de point de repère pour [s'approcher de ce] pays. Elles indiquent l'étroite entrée du passage, la direction des vagues et les détours de l'entrée [...]. Car l'approche du port est étroite sur le côté droit, mais le port est large sur le côté gauche. Autour de l'île aussi, on a placé régulièrement des poutres de dimensions énormes pour empêcher les fondations de l'île de céder aux chocs continuels de la mer agitée, et d'être détruites; si bien que le chenal central, parmi les rochers irréguliers et les masses de terre effondrées, est indiscutablement toujours [en état] d'agitation, et il est dangereux pour les navires d'entrer par ce passage [toujours] agité.



Autre témoignage en Occident et dernière représentation crédible du phare, celle donnée par la mosaïque de la chapelle de San Zeno, dans la basilique Saint-Marc à Venise. Réalisée vers 1200, elle montre le phare et un bateau sur lequel se trouve l'évangéliste venu à Alexandrie pour y fonder l'Église chrétienne.

Les manuscrits arabes, sources multiples de documentation



Yacoubi, originaire de Bagdad, fut vers 870 fonctionnaire en Egypte. Il ne manque pas de parler du Phare : "Alexandrie, grande et splendide cité, dont on ne peut décrire l'étendue et la beauté, [est] très riche en monuments antiques. Parmi ses prodigieux édifices, on compte le phare, situé au bord de la mer, à l'entrée du grand port, c'est une tour solide et bien construite, haute de 175 coudées, au sommet de laquelle se trouve un foyer où l'on allume des feux lorsque les vigies aperçoivent des navires loin au large."



Edrisi, descendant des princes d'Afrique de la famille d'Edris, naquit à Ceuta vers 1099; après avoir visité tous les pays méditerranéens il se fixa à la cour du roi de Sicile Roger II. Il vint à Alexandrie en 1154 et décrit très précisément le Phare, de l'extérieur comme à l'intérieur. "On y remarque le phare fameux qui n'a pas son pareil au monde sous le rapport de la structure et sous celui de la solidité; car, indépendamment de ce qu'il est fait en excellentes pierres de l'espèce dite caddzân, les assises de ces pierres sont scellées les unes contre les autres avec du plomb fondu, et les jointures sont tellement adhérentes que le tout est indissoluble, bien que les flots de la mer, du côté du nord, frappent continuellement cet édifice. On y monte par un escalier large, construit dans l'intérieur, comme le sont ordinairement ceux qu'on pratique dans les tours des mosquées. Le premier escalier se termine vers le milieu du phare, et là l'édifice devient, par ses quatre côtés, plus étroit. Dans l'intérieur et sous l'escalier, on a construit des chambres. A partir de la galerie du milieu, le phare s'élève jusqu'à son sommet, en se rétrécissant de plus en plus, pas au-delà cependant qu'un homme n'en puisse toujours faire le tour en montant. De cette même galerie on monte de nouveau, pour atteindre le sommet, par un escalier de dimensions plus étroites que celles de l'escalier inférieur. Le phare est percé, dans toutes ses parties, de fenêtres destinées à procurer du jour aux personnes qui montent, et afin qu'elles puissent placer convenablement leurs pieds en montant. Cet édifice est singulièrement remarquable, tant à cause de sa hauteur qu'à cause de sa solidité; il est très utile en ce qu'on y allume nuit et jour du feu pour servir de signal aux navigateurs; les gens des navires reconnaissent ce feu et se dirigent en conséquence, car il est visible d'une journée maritime [100 milles] de distance. Durant la nuit, il apparaît comme une étoile brillante; durant le jour on en distingue la fumée."

L'Andalou, un témoin précieux



Parmi les témoignages les plus utiles, figure celui d'al-Andalusî, qui se rendit à Alexandrie lors d'un voyage en 1117. Il eut soin de visiter le Phare et de se livrer à une description cotée de la tour, la plus précise que l'on connaisse. Elle en donne une image qui s'accorde avec les représentations des monnaies.



Ainsi le présente-t-il : "L'entrée du Phare est placée très haut. On y accède par une longue rampe de 183 mètres. Celle-ci repose sur une série d'arches [...]. Une fois arrivés en haut du premier étage, nous avons mesuré sa hauteur au-dessus du sol avec un bout de corde à laquelle nous avons attaché une pierre. Nous trouvâmes 57,73 mètres [...]. Au centre de la terrasse de ce premier étage, l'édifice se prolongeait, mais avec une forme octogonale [...]. Ce second étage était plus haut que le premier. En entrant nous vîmes un escalier qui comptait dix-huit marches et nous débouchâmes au centre de la seconde terrasse [...]. L'édifice se prolongeait encore sous une forme cylindrique [...]. Nous entrâmes et montâmes trente et une marches pour arriver au troisième étage dont nous mesurâmes la hauteur avec notre corde: 7,32 mètres. Sur la terrasse de ce troisième étage, il y avait une mosquée avec quatre portes et une coupole."

Le phare et les tremblements de terre



L'historien-géographe arabe Ali al-Mas'udi, né à Bagdad et mort au Caire vers 956, raconte la détérioration progressive du Phare et de la ville d'Alexandrie par des séismes et des affaissements de terrain. Il en dresse la liste, et fait le compte des dégâts, des frayeurs de la population et des conséquences sur toute la ville.



Le "coup de grâce" semble avoir été donné par un tremblement de terre doublé d'un raz de marée en 1303. Un cartulaire de Montpellier, écrit en occitan, le confirme en donnant la date de la destruction : "En l'an 1303, le 8 août il y eut un grand tremblement de terre en Alexandrie qui fit tomber le phare et bien le tiers de la ville." Il ne semble pas pourtant qu'il se soit effondré tout d'un coup. En effet, en avril 1349, Ibn Battuta écrit : "Etant allé au Phare à mon retour du Maghrib, en l'an 750 H, je constatai que son état de délabrement était tel qu'il n'était plus possible d'y entrer, ni d'arriver à la porte y donnant accès." Le phare resta en ruine plus d'un siècle et demi, jusqu'à ce que le sultan Qaitbay utilise ses fondations pour y construire un fortin.


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Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 03-08-2005 à 17:17:22   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

une petite carte récapitulative :




et le lien de ce merveilleux site magnifiquement fournis:

http://7merveilles.free.fr/

n'hésitez pas a y aller vous ressourcer ^^


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Cleopatre
carpe diem
Pierre de l'édifice
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   Posté le 08-08-2005 à 23:53:19   Voir le profil de Cleopatre (Offline)   Répondre à ce message   http://5126.alloforum.com   Envoyer un message privé à Cleopatre   

Et bien quelles informations!! Wouaw, j'ai étudier un peu les merveilles du monde au cours de latin mais là j'ai beaucoup plus d'info, bravo


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le comble de la connaissance est de croire qu'on sait deja...

je viens d'un royaume d'autre part dont le temps est jadis et dont le lieu est au loin
Membre désinscrit
   Posté le 20-08-2005 à 16:13:18   

les pyramides!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! lol je comprends qu'elles fassent partie intégrante des 7 merveilles. Le reste aussi je vous rassure ^^ , mais les pyramides c'est une architecture vraiment étrange et les égyptiens étaient super doués pour faire ça.
Bon j'arrête avec mon Egypte moi dsl les ami(e)s ^^
Bastyniz
Bastyniz, le juge fou, niark niark
Pierre de l'édifice
533 messages postés
   Posté le 27-09-2005 à 13:15:45   Voir le profil de Bastyniz (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Bastyniz   

Je remets ce sujet à jour en disant que j'avé vu une émission sur fr 5, qui remettait en question les 7 merveilles du monde. Je c plus si elle en supprimait ou accroissait leur nombre (qui en ferait 14), ms il y avait dedans le colisée, la muraille de chine, stonehenge, les moai, les temples d'Angkor, le grand temple aztèque de technotiklan (lol un truc dans le genre) et St-Sophie. Enfin pour dire que l'on appelle merveille un chef d'oeuvre architectural.
Sinon kae, pas mal le topo ^^


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"Où manque la force, le Droit disparaît ; où apparaît la force, le Droit commence de rayonner".
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 27-09-2005 à 18:35:08   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

qui ne vient pas de moi soi dit e passant. par contre, faire un topo sur ses nouveaux batiments peut etre pas mal... a suivre


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rachidus20
Bysantina
Pierre de l'édifice
33 messages postés
   Posté le 21-12-2005 à 15:05:32   Voir le profil de rachidus20 (Offline)   Répondre à ce message   http://platon20.skyblog.com/   Envoyer un message privé à rachidus20   

Pour ce qui est des merveilles, je ne suis pas sur qu'elles aient toutes existées , surtout les jardins de Babylone
Membre désinscrit
   Posté le 12-02-2006 à 10:25:01   

je me souviens être allé visiter le site d'Ephèse lors de vacances en Turquie, j'en ai gardé un souvenir ébloui. bravo pour le site Kaé c'est génial
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13461 messages postés
   Posté le 12-02-2006 à 10:31:39   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

c'est pas le mien, mais je remercie le petit génie qui l'a fait ^^


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Paic Citron
Le silence ne trahit jamais.
Pierre de l'édifice
4698 messages postés
   Posté le 24-05-2006 à 18:44:22   Voir le profil de Paic Citron (Offline)   Répondre à ce message   http://www.jeuxvideo.com/forums/0-34-0-0-0-0-0-0.htm   Envoyer un message privé à Paic Citron   

Il n'y a pas eu également des discussions sur le fait que la tour de Babel pourrait être une des merveilles du monde et donc il y pourrait y avoir 8 merveilles ^^


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http://pustule.miniville.fr/
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