AETAS
Administrateurs : Kaedes
 
 AETAS  Temple de l'Histoire  l'antiquité  les MycéniensNouveau sujet   Répondre
 
Bas de pagePages : 1  
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13317 messages postés
   Posté le 20-06-2006 à 21:29:22   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

Les Mycéniens


Des Achéens...
Les Achéens apparaissent sur le continent grec aux environs de 1900 av. J.-C. Originaires des régions plus septentrionales, arrivés par l'ouest, ces premiers Grecs s'arrêtent d'abord en Epire, puis passent en Thessalie et dans le Péloponnèse. Les Achéens qui s'installent en Attique, appartiennent au même groupe que celui qui forme la population ionienne d'Asie. Les similitudes linguistiques sont là pour le prouver.

Ils s'installèrent dans les grandes plaines du pays et imposèrent leur présence aux populations de Béotie, d'Attique et du Péloponnèse. On ne sait pas exactement ce qui causa la rapide montée en puissance des Mycéniens vers 1600. Attirés par la renommée de ses richesses, ils passèrent en Crète et ruinèrent l'empire minoen. Enfin, ils poussèrent jusqu'à Chypre.

...aux Mycéniens
On appela cette civilisation mycénienne car la plus importante des cités qu'ils bâtirent était Mycènes, mais leur véritable nom est inconnu. Jusqu'aux fouilles d'Evans à Cnossos, on ne distingua pas la civilisation mycénienne de la civilisation minoenne.

L'influence des Minoens sur les Mycéniens fut certaine et très importante. Ainsi, les Mycéniens ont bel et bien assimilé le linéaire B dès la fin du XVIIIè siècle avant notre ère. De même, les Mycéniens introduisirent en Grèce l'habitation à toit en double pente et le mégaron minoen. Par ailleurs, les tombes mycéniennes ont livré de nombreux objets d'inspiration minoenne. Cette faculté d'assimilation est d'ailleurs l'un des traits caractéristiques des Mycéniens.

Le monde mycénien était constitué d'une multitude de petites aristocraties guerrières comme l'indiquent la présence d'armes nombreuses dans les tombes et les thèmes favoris de l'iconographie. Elles affirment leur prestige par un goût immodéré pour les objets de luxe.

Disparition

Longtemps on a cru que les Doriens avaient été les responsables de la destruction des citadelles mycéniennes. Cette hypothèse est désormais écartée. Les fouilles récentes, en particulier à Thèbes et à Mycènes, nous apprennent que le monde mycénien a subi un premier choc aux alentours de 1280 avant notre ère. Les maisons bâties hors de la citadelle de Mycènes sont détruites ; le palais de Thèbes et certaines de ses salles d'archives sont saccagées par de mystérieux agresseurs ; en Crète le palais mycénien de La Canée, l'antique Kydonia, est rasé. Quelques décennies plus tard, Pylos, Mycènes, Tirynthe, Midéa, presque tous les grands palais seront détruits aux alentours de 1200 av. J.-C. , aussi bien en Grèce continentale qu'en Crète.

Ces événements sont peut-être à rapprocher de l'invasion des "Peuples de la mer" qui aurait ruiné le commerce avec les royaumes du Proche-Orient. Selon une autre hypothèse, le système politique et économique mycénien, très centralisé et extrêmement bureaucratique, était incapable de s'adapter aux crises et aux tensions internes. À la chute de l'empire hittite, quand les grandes villes d'Orient ont été mises à sac, le réseau commercial complexe sur lequel reposait depuis des siècles l'économie mycénienne se serait démantelé. Privés de leurs revenus, les palais mycéniens se seraient retrouvés sans moyens de se maintenir.

La période de troubles et de destructions est très longue et les causes sont vraisemblablement diverses. Quelle que soit l'origine de ce déclin, les palais mycéniens ne seront pas reconstruits et l'on voit, durant près d'un siècle probablement, une vague de colons émigrer vers Chypre.

--------------------
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 28-12-2007 à 17:42:35   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

(tiens j'avais pas vu ce sujet ! ca aide de faire les sommaires xD)

C'est ce que j'étudie cette année. Je mettrais quelques trucs.


Edit :

Sources utilisées pour les articles ci-dessous :
Mes cours de Licence 3 Semestre 5 Mme Renard
Google Image (cliquer sur les images pour les liens-sources)


Edité le 09-02-2008 à 16:12:48 par Tifet




--------------------

~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 02-01-2008 à 12:41:57   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

(ou comment réviser en même temps xD)


Géographie et chronologie



Voici le Bassin Egéen qui comprend les Cyclades (iles), la Crète et le continent (Grèce)

On a des traces de civilisations dans le bassin égéen dès le Paléolithique inférieur, et même sur les îles (rattachées au continent ?) au Supérieur. Le Néolithique est assez bien connu sur ce territoire.
Nous passons ensuite à l'Age du Bronze que l'on appelle Helladique pour la Grèce (et je ne sais plus comment pour la Crète... n'est-ce pas simplement Minoen ?...)
Helladique Ancien +/- 3000/2000
Helladique Moyen +/- 2000/1550
Helladique Récent +/- 1550/1050

La Civilisation Mycénienne voit ses origines à la fin du 17ème, début 16ème siècle avant en HM III / HR I (Helladique Moyen III, Helladique Récent I)
On a ensuite une période pré-palatiale au 15ème siècle (HR II A et B), la période des palais au 14ème, 13ème siècles (HR III A1, A2, B1 et B2), la période post palatiale au 12ème et début du 11ème (HR III C) et la civilisation disparait progressivement à partir d'environ 1000 av.


Découverte des Mycéniens

Comment connait-on cette civilisation ? Comme dit plus haut c'est Evans qui remarqua la différence entre cette civilisation qui prit le nom de mycénienne et celle qui se trouvait sur l'ile de Crète, la civilisation minoenne.
Les poèmes homériques décrivent des évènements qu'on a longtemps attribué à cette période de l'Age du Bronze en Grèce. On sait aujourd'hui que ces évènements ne sont qu'un "condencé" d'histoires transmises oralement pendant des siècles qui se sont mélangées. Il n'y a en rien de réalité historique dans ces histoires de la Guerre de Troie et de l'Odyssée d'Ulysse. Même si certains éléments cités dans ces récits fixés par Homère appartiennent bien à l'époque mycénienne, archéologiquement les correspondances situent l'histoire au début de l'Age du Fer, à la période Proto-géométrique. En effet, c'est à cette période qu'on trouve à la fois des crémations et des inhumations, des armes en bronze et les premières armes en fer... éléments que l'on retrouve dans L'Illiade et l'Odyssée.



Les historiens anciens comme Hérodote et Thucydide surtout ont commencé à raconter l'histoire de cette période en se basant sur des faits rapportés oralement ou recueillis par la recherche.
Hérodote "Enquête" (ou "Histoires" )
Thucydide "Histoire de la Guerre du Péloponnèse"



L'inventeur de la civilisation mycénienne est Schliemann (1822-1890)
Après avoir amassé une petite fortune dans les affaires, appris seul de nombreuses langues, Schliemann se lança dans son rêve d'enfant, retrouver la fameuse Troie de l'Illiade. Il a 45 ans.
Il fouille Troie de 1869 à 1873 et pense trouver le Trésor de Priam, roi de Troie à l'époque de la Guerre. Il s'attaque ensuite à Mycènes en 1874 et y découvre le Cercle A, cercle comprenant de nombreuses tombes qui contiennent des richesses, et le fameux Masque d'Aggamemnon. Un peu plus long, les tombes en forme de tholos qu'il appèle "Trésor d'Athée" et "Tombe de Clytemnestre"
A Tyrinthe en 1884/85, il trouve le premier palais mycénien connu et à Orchomène de nouveau des objets précieux du "Trésor de Minyas" (roi combattant à Troie)



Il a fondé toute l'archéologie protohistorique égéenne en se basant sur les textes d'Homère et sur des fouilles rapides. Il a fait des erreurs de datation parfois importantes : ainsi la Troie qu'il attribue à Priam est 10.000 ans plus anciennes, et les tombes du Cercle A ont 5 siècles d'erreur de datation.
Mais il faut lui reconnaitre qu'il est l'inventeur de la civilisation mycénienne et qu'il a motivé l'engouement des archéologues pour cette région et cette époque.

Dès 1914, les fouilles sont meilleures avec des moyens et des techniques de fouilles plus modernes. On ouvre la réflexion sur les rapports entre la Crète et la Grèce, sur les textes homériques, on établit une chronologie relative et par synchronisme (comparaison chronologique d'après des découvertes de produits mycéniens en Egypte et en Crète ou inversement)



http://www.histoire-fr.com/images/lineaire%20b.gif

Linéaire B

Il se lit de gauche à droite et est inscrit sur des tablettes pages ou feuilles (plus larges que hautes).
Historiquement, il est précédé par les hiéroglyphiques crétois A et B et par le linéaire A (Bronze Moyen) qui n'existe qu'en Crète. Aucun de ces "alphabets" n'est déchiffré à l'heure actuelle par manque de documentations.
Le Linéaire B est un système d'écriture qui transcrit une langue à l'aide d'idéogrammes, de syllabogrammes et de chiffres. On ne sait pas s'il a été créé en Crète ou en Grèce.

Les documents conservés couvrent une période de 170 ans (seulement) Les tablettes ont été sauvées par l'incendie des palais, alors que les documents en papyrus ont brulés. Les tablettes étaient destinées à être réutilisées.
Les sources écrites en linéaire B représentent environ 500 tablettes mais qui ne sont que des documents de comptabilité, des brouillons plus précisement qui se sont conservés uniquement par l'incendie des palais.

On observe une très grande homogénéité graphique à travers les différents sites qui ont livré des tablettes en Linéaire B. C'est la preuve d'une forte unité culturelle dans le monde mycénien.

Le déchiffrement a été le fruit de plusieurs étapes.
Evans le premier a compris le système des chiffres, a repéré les idéogrammes. Bennet a établi un tableau des signes syllabogrammes et idéogrammes et a édité les textes des tablettes (ce qui permet un meilleur travail dessus).
Kober a mis en évidence un système de déclinaisons, appelé "triplets de Kober".
Ventris a rangé les syllabogrammes dans une grille et a fini par déchffrer l'écriture en 1952 . Il a été aidé par Chadwich qui a découvert que la langue transcrite était du grec ancien.
La tablette de Pylos dite " des trépieds" a été importante pour la traduction car elle associe à chaque idéogramme les syllabogrammes du mot, elle donne des sons à des images.


Hiéroglyphique Crétois


Linéaire A


Edité le 09-02-2008 à 16:09:36 par Tifet




--------------------

~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
Nefredkheperoure
Qui boit l'eau du Nil... prend des risques !
Pierre de l'édifice
1209 messages postés
   Posté le 12-01-2008 à 08:20:57   Voir le profil de Nefredkheperoure (Offline)   Répondre à ce message   http://nefred.over-blog.com/   Envoyer un message privé à Nefredkheperoure   

Passionnant, les filles !

--------------------
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 14-01-2008 à 17:02:59   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

Merci ^_^
Voici la suite...


-------------------------------------------------------------------

Enchainons avec les Citadelles Mycéniennes.

Qu'est-ce qui définit une citadelle mycénienne ?
Une citadelle n'est pas une ville fortifiée, seul le palais et ses dépendances se retrouvent entourés par un rempart. Les habitations se trouvaient essentiellement en dehors de la citadelle mais nous en avons très peu de traces. La principal caractéristique des citadelles est leurs murs dits "cyclopéens" faits de très gros blocs de pierre que des cyclopes auraient transportés sur place comme le raconte la légende.


Murs cyclopéens à Mycènes


En cours nous avons étudié trois citadelles : Mycènes, Tirynthe et Gla.


I ) Mycènes

La citadelle est située au Nord-Est de la plaine d'Argos dans le Péloponnèse au sommet d'une colline rocheuse.


Mycènes


Cercle A depuis l'intérieur de la Citadelle près de la Porte aux Lionnes

On a des traces d'occupation dès le Néolithique Récent sur cet emplacement. A l'Helladique Récent I et II, furent construits les Cercles A et B dont nous parlions à propos de Schliemann.
La citadelle mycénienne commence à être batie à l'HR III A2 (vers 1375-1350 av. ) avec l'édification du premier mur d'enceinte. En pierres sèches grossièrement taillées avec un blocage de petites pierres, le mur, d'une épaisseur de 7 à 7,50 mètres, est construit directement sur le rocher calcaire dont il a suffi de gommer les irégularités. L'enceinte suit la pente naturelle et les courbes de niveaux de la colline.



Une cinquantaine d'années plus tard (v. 1300), durant la période la plus prospère du monde mycénien et notamment de Mycènes, on réaménage le rempart, on construit le palais et le nombre d'édifices à l'intérieur de l'enceinte augmente. Sans toucher au mur Nord et au mur Sud-Est, on détruit celui de l'Ouest pour le reconstruire en y intégrant les Cercles A et B.
L'entrée qui se fait par le Nord-Ouest est remaniée. Une rampe orientée NO-SE mène à la citadelle. Elle est bordée par le mur Nord-Ouest du premier état et par un bastion nouvellement construit de 15m sur 5,20 de large. C'est à ce moment-là qu'est construite la porte monumentale appellée Porte des Lions ou des Lionnes. Il manque en effet la tête des fauves pour en déterminer le sexe. 3,10 m de haut sans la sculpture, 2,95m large maximum (le bas est plus large que le haut). La porte était en bois et à double battant. On sait que l'ouverture ne pouvait se faire que depuis l'intérieur et que les battants étaient rabattus vers l'intérieur également. Il reste les marques de fixation (?) sur les montants de pierre. La sculpture est en réalité un triangle de décharge qui permet au poids des assises de reposer sur le linteau (au dessous du triangle) et non sur les montants (côtés)
Une deuxième porte est construite au Nord-NE. De dimensions plus réduites, elle se présente de la même façon et est également renforcée par un bastion de 5,50 sur 3,25 mètres.


Porte des Lionnes ; à droite de l'image c'est le bastion ; au fond le mur de soutènement de la rampe intérieure

Vers 1250, en pleine période de troubles, Mycènes renforce ses défenses. Un espace de 33 mètres sur 18 est ajouté à l'est entouré par le rempart d'une épaisseur variant entre 5,50 et 7,50. On remarque deux poternes (étroits passages) dans le mur. L'une servait à la surveillance de l'accès à la citerne souterraine et l'autre donnait au sud en plein sur le ravin naturel. Pour vous donner une idée des dimensions d'une poterne, celle au sud mesurait 7,10 mètres de long (largeur du mur) sur 1,10 de large et 2,45 de haut. Une citerne souterraine est aménagée pour fournir la citadelle en eau sans risques. Son accès se fait par une faille naturelle dans le rocher où ont été aménagés des escaliers descendant jusqu'18 mètres environ en contrebas du sommet de la colline où se trouvait la citadelle. Un puits tout au fond recueillait les eaux qu'amenaient des tuyaux d'argile depuis diverses sources.

L'aménagement intérieur de la citadelle se fait en terrasses. Une rampe de 20° monte jusqu'au palais, d'abord en allant vers le sud puis en bifurquant vers l'est. Elle est initialement aménagée en dalles de schist. Le complexe palatiale se trouve au sommet sur une terrasse. On y accède par le nord depuis un propylon à deux colonnes ou par le sud par un escalier monumental.
Le complexe palatial est associé à une vaste cour et à des annexes. Les trois éléments définisant un palais sont présents : un porche ici à deux colonnes, un vestibule peu profond et enfin une grande pièce carrée avec un foyer circulaire et quatre colonnes l'entourant qu'on nomme mégaron et qui donne son nom à l'ensemble. Une partie du mégaron s'est effondrée et a du être restitué par les archéologues.


Avec des couleurs pour mieux se repérer ^^


Edité le 09-02-2008 à 16:11:32 par Tifet




--------------------

~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 15-01-2008 à 14:27:57   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

II) Tirynthe
(j'ai pas trouvé de plan potable sur internet, donc je vous en mettrais un bon quand je l'aurais scanné...)
(très peu d'images désolée)



Mur cyclopéen

La construction de la citadelle de Tirynthe se déroule quasiment en même temps que celle de Mycènes. Les évolutions de leur enceinte, leur aggrandissement se fait en même temps. Cela a-t-il un rapport avec leur proximité ?
En effet, les deux citadelles sont proches géographiquement. Près de la mer, Tirynthe se trouve également dans la plaine d'Argos. Elle a été construite sur une butte isolée et basse ( 300 mètres de long sur 45 à 100 mètres de large)
A l'Helladique Ancien, nous avons les traces d'un batiment de forme circulaire au sommet de la butte. Est-ce un édifice de stockage ?

Dans l'état premier, la surface enclose par l'enceinte est peu étendue. L'entrée se fait à l'Est à travers la protection de deux bastions. Les murs font maximum 3 mètres de large et sont construits directement sur le rocher. Les blocs sont taillés en assises horizontales pseudo-isodomes (= en décalé d'une assise à l'autre)

Dans un second temps, on double la superficie enclose par des extentions au nord, à l'est et au sud. Au Nord, on trouve la citadelle dite "moyenne", celle du premier état étant appelé citadelle haute. Elle est installée sur une terrasse inférieure. Au Sud, des pièces de stockage sont mises en place (petites cellules reliées par un couloir). Et enfin à l'Est c'est une nouvelle entrée qui est aménagée pour correspondre à des critères de défenses accrues. Nous sommes alors vers 1250 dans la période de troubles qu'on a évoqué également pour Mycènes. L'entrée est précédée d'une rampe qui mène jusqu'à un passage entre deux murs. Ici se trouvent deux portes séparées par une cour. Le système est plus complexe, rend l'accès au site plus difficile mais plus facilement défendable.

A la fin du XIIIème siècle, on installe une citadelle basse en augmentant encore de la surface au Nord. Comme à Mycènes, on trouve un accès à une citerne souterraine ainsi qu'une poterne. On renforce les espaces de stockage au Sud et à l'Est (après l'entrée) et on met en place le palais (définitif ?) L'entrée Est est encore renforcée ; on construit un autre mur qui enclot totalement la rampe d'accès de l'état précédent avec une ouverture pour y accèder. Celle-ci permet d'aller à la fois à la nouvelle citadelle (par le nord) et à la haute (par le sud) où l'on installe une nouvelle cour après les deux portes. A l'Ouest également se produisent des modifications : on construit une tour tout en haut d'un immense escalier protégé par un bastion. Par cette tour, on a accès directement à la citadelle moyenne. Apparement le passage pouvait être obstrué pour en condamner l'accès.
Une succession de cours mène jusqu'au palais qui se trouve au centre de la citadelle haute. Il est évidemment composé d'un portique à deux colonnes, d'un vestibule et enfin du mégaron. On a trouvé dans cette pièce un socle de pierre qui pourrait être la plate-forme d'un trône. Sur les murs, on a des motifs marins (poulpes et dauphins) et floraux. Le nombre de pièces annexes est important et par elles, on accède, après un corridor passant au nord du mégaron, à ce qu'on a appelé le "mégaron de la reine". C'est un petit mégaron comprenant juste deux pièces (pas de foyer ou de colonnes) et une petite cour en avant.


Porte principale encadrée de murs.

Nous avons affaire ici à deux complexes palatiaux très proches.
P. Darque, archéologue spécialisé dans cette période, a émis l'hypothèse suivante à la vue des points communs qui relient les deux sites. Il pourrait s'agir d'un palais d'été et d'un palais d'hiver comme cela s'est déjà vu confirmé l'existence en Syrie avec les sites de Ras Shamra et Ras Ibn Hani (situés à 5 kilomètres l'un de l'autre) En savoir plus sur ces sites


Edité le 09-02-2008 à 16:13:40 par Tifet




--------------------

~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 15-01-2008 à 15:30:35   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

III ) Gla
(rien sur Internet ! Super ! >_< )

Cette citadelle se trouve en Véotie, sur une petite colline au Nord Est du bassin de Kopaïs. Cette zone était fréquemment inondée et a été drainée à l'époque mycénienne avant d'être abandonnée.
L'ensemble de la butte est entourée de remparts ce qui donne une superficie enclose de 23000 m2, soit le double (environ) de la citadelle de Tirynthe. Mais l'intérieur est très bien construit.
Le tout a été bâti en une seule fois vers 1300 (HR IIIB1). Le mur d'enceinte fait en tout 3 kilomètres sur une hauteur de 3 à 5 mètres et pour une épaisseur régulière de 5,40 à 5,80 mètres. Il suit les courbes du terrain. Tous les 9-10 mètres, on a un décrochement extérieur et intérieur qui donne à l'ensemble une impression de dents de scie. Les blocs de pierre sont grossièrement taillés et stabilisés par des plus petits.

On a quatre portes dans l'enceinte.
A l'Ouest la plus petite des quatre. Elle est encadrée de deux bastions, la porte est suivie d'une petite cour très surement couverte avec une pièce sur le côté. On pouvait accèder au sommet du mur par une rampe interne.
Au Sud, une rampe externe de 6 mètres de large donnait sur l'entrée flanquée d'un côté par un bastion et de l'aute par un pan du mur. Le bastion s'avance à l'intérieur et à l'extérieur de la citadelle. On a deux portes à double battants séparées par un espace comprenant deux pièces face à face. On ignore leur fonction, peut-être poste de garde...
Au Sud-Est, on a affaire à deux portes distinctes installées de part et d'autre d'une tour et d'un mur interne qui séparent la citadelle en deux parties sans qu'il n'y ait aucune communication entre elles. A l'Est, c'est une petite surface très peu fouillée et à l'Ouest ce qui représente 90% de la citadelle et qu'on connait mieux.
Enfin la porte Nord est composée d'une cour interieure encadrée de deux portes.
Une route faisait le tour de la citadelle à l'extérieur installée sur des digues.

L'intérieur de la citadelle diverge énormèment de ce qu'on a vu précédemment. Malgré la très grande superficie enclose, l'intérieur est peu occupé. Un grand enclos dans la partie Ouest (je n'ai pas les dimensions de l'ensemble) comprend la majorité des équipements découverts. Il est relié à la porte Sud par une route de 5,60 mètres de large. Cet enclos est divisé en deux secteurs : au nord l'espace dit du "palais" et au sud de grands bâtiments.
Installé sur une terrasse artificielle construite en même temps que l'enceinte, l'ensemble résidenciel que le premier fouilleur du site avait appelé "palais" est aménagé en deux ailes quasi perpendiculaires délimitant deux côtés d'une vaste cour. L'ensemble fait 1870 m2. Les deux ailes sont structurées en fonction de deux corridors de 2 mètres de large qui font la longueur de chacune d'entre elles et distribuent de plus petits corridors donnent accès à des groupes de 2-3 pièces. Chaque aile a son entrée réservée. L'aile Nord ouvre à l'ouest par une rampe extérieure avec son petit mur de soutainnement. Les premières pièces qui se présentent sont plus grandes que toutes celles qui suivront et font penser à un mégaron. Mais elles n'en sont pas puisqu'il n'y a pas de foyer ni de colonnes dans la pièce la plus grande, ni de portique puisque celui-ci implique un passage entre l'extérieur et l'intérieur. Dans l'aile Est (entrée au Sud), on aurait un "pseudo-mégaron" à deux pièces mais qui ne peut en être un pour les mêmes raisons que précédemment évoquées.
Les autres pièces avaient probablement un étage comme le prouvent la présence de cages d'escalier et l'épaisseur des murs. Les deux "pseudo-mégara" ne peuvent avoir d'étage car il aurait fallu des colonnes pour soutenir le plancher au dessus.

L'espace Sud comprend quatre constructions autour d'un espace vide de 70 sur 130 mètres.
Deux édifices rectangulaires et symétriques de chaque côté de la porte de l'enclos sont construits sur le même modèle : un corridor les traverse entièrement offrant une entrée de chaque côté et de part et d'autre de ce couloir, en tout quatre pièces de 17 sur 6 mètres. On a retrouvé des restes de canaux et des céréales. Malgré, ou plutôt à cause des murs soignés et colorés, on en a déduit que ces deux bâtiments étaient des écuries. En effet, la propriété de chevaux était symbole de prestige.
L'édifice étroit et tout en longueur à l'Est n'est pas fouillé, son plan est donc incomplet.
En revanche celui qui lui fait pendant à l'Ouest est parfaitement fouillé. On y compte plusieurs parties. Tout au Sud, trois halls étroits à piliers et deux petites salles. Le hall central plus petit que les deux autres ouvre sur l'extérieur par deux portes. Des rampes et la présence des écuries voisines font penser à un lieu de stockage pour des chars. Deux pièces accolant un couloir se trouvent au nord de ce premier ensemble. On en ignore la fonction. Ce couloir en dessert un autre plus long vers le nord : des pièces de taille variée courent sur le côté Ouest. Cet ensemble est fermé à l'ouest par un mur qui rejoint le mur de l'enclos formant un espace fermée qui ressemblerait à un jardin. Ce serait alors un espace résidentiel.
L'ensemble est soigné, les finitions élaborées mais moins cependant (hormis les "écuries" que la zone nord. Une très grande quantité de tuiles nous indiquent que les toits étaient en pentes.



Comme déjà évoqué plus haut, l'ensemble de la citadelle a été construit en une seule fois. Cela a été confirmée par les techniques de construction employés qui sont identiques d'un bout à l'autre du chantier. A l'étude de la céramique, on a défini trois phases chronologiques : la construction au début du XIIIème siècle, l'occupation durant environ deux générations et enfin l'abandon définitif du site vers 1240. La colline ne sera plus utilisée que sporadiquement par la suite avant sa (re)découverte au XIXème siècle et sa première exploration en 1893-1894.

On peut s'interroger sur la fonction de cette étrange citadelle qui n'a pas de palais. Gla (dont on ignore le nom antique) a beaucoup de caractéristiques différant des autres citadelles. Son espace résidenciel est à l'écart, mis en position dominante (sur une terrasse) par rapport au reste. On pourrait penser, puisqu'il ne s'agit pas d'un palais, que ces deux ailes accueillaient les appartements de deux personnages à rang équivalent. Les matériaux de construction ne sont pas les mêmes mais cela est du à son emplacement géographique. Malgré une surface enclose très importante, une petite partie est occupée par des installations d'habitats et de stockage.
Gla est proche du site de Thèbes (dont le palais est peu connu car il se trouve sous la ville moderne), et relié à la plaine par un réseau de digues et de routes. Les hypothèses quant à la fonction de la citadelle de Gla ont mené à la situation suivante : Gla serait liée aux travaux de drainage du bassin de Kopaïs. Elle servirait de poste de surveillance durant les travaux de drainage et de mise en culture puis de lieu de stockage pour les récoltes. Son abandon est alors inévitablement lié à la destruction du système de drainage. La citadelle n'a alors plus de raison d'exister.





Les relations entre les citadelles ne sont pas évidentes à établir. Les tablettes retrouvées ne nous indiquent rien là-dessus. De toute manière, la majorité des écrits en Linéaire B ont été trouvés à Pylos ; Mycènes, Tirynthe et encore moins Gla/Thèbes n'ont pas fourni beaucoup de documentation pour nous éclairer même partiellement sur les liens qu'elles entretenaient entre elles.


Edité le 15-01-2008 à 15:31:15 par Tifet




--------------------

~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
Kaedes
Gardienne Intemporelle
13317 messages postés
   Posté le 15-01-2008 à 18:41:37   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

je ne connaissais pas du tout Gla.
sympa ce sujet!! j'adorais deja quand j'étais a la fac, je ne m'en lasse pas

--------------------
Nefredkheperoure
Qui boit l'eau du Nil... prend des risques !
Pierre de l'édifice
1209 messages postés
   Posté le 16-01-2008 à 07:51:05   Voir le profil de Nefredkheperoure (Offline)   Répondre à ce message   http://nefred.over-blog.com/   Envoyer un message privé à Nefredkheperoure   

Magnifique ! Moi non plus je ne connaissais pas la dernière citadelle... Merci Tifet !

--------------------
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 16-01-2008 à 16:50:19   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

En même temps il n'y a rien du tout sur internet... je suis un peu déçue de pas pouvoir vous montrer à quoi ça ressemble... Et moi pour réviser c'est aussi bien quand j'ai le plan sous les yeux... ce qui n'est pas le cas puisque la prof ne nous a rien passé comme polycopiés... On est sencé pouvoir retrouver ses cours sur le net (téléchargés en PowerPoint) mais je ne peux pas lire les PowerPoint (en tout cas les siens...)

Sinon pas de quoi !! ^___^

Il reste encore quelques trucs que je pourrais mettre : "ce que nous apprennent les tablettes" (pas grand chose mais bon xD) "architecture et pratiques funéraires" (mais ce cours-là est pas encore fini ^^)

--------------------

~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
Nefredkheperoure
Qui boit l'eau du Nil... prend des risques !
Pierre de l'édifice
1209 messages postés
   Posté le 16-01-2008 à 18:29:46   Voir le profil de Nefredkheperoure (Offline)   Répondre à ce message   http://nefred.over-blog.com/   Envoyer un message privé à Nefredkheperoure   

Tifet, tu vas chercher jour et nuit s'il le faut, mais tu trouveras !

Ca n'est pas toujours évident de trouver de la doc iconographique sur le net, surtout que souvent le référencement n'est pas extraordinaire.

En tout cas, j'ai hâte de lire la suite....

--------------------
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 07-02-2008 à 19:01:12   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

Bon je vous terminerais ça bientôt (*a ses petites fiches bien en évidence sur son bureau pour ne pas oublier de vous parler des monuments funéraires*)

Mais je suis toute contente de vous annoncer que j'ai eu 15/20 à ma dissert sur les citadelles ^____^

--------------------

~ Tifet ~

Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
Nefredkheperoure
Qui boit l'eau du Nil... prend des risques !
Pierre de l'édifice
1209 messages postés
   Posté le 07-02-2008 à 21:13:36   Voir le profil de Nefredkheperoure (Offline)   Répondre à ce message   http://nefred.over-blog.com/   Envoyer un message privé à Nefredkheperoure   

Mabruk / félicitations, Tifet !

J'attends la suite avec impatience...

--------------------
Tifet
Laisser le temps au temps
Pilier de l'édifice
2082 messages postés
   Posté le 08-02-2008 à 16:30:09   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

L'architecture funéraire

On a deux types d'architecture funéraire à la période mycénienne : les tombes à chambre et les tombes en forme de tholos. Ces deux architectures sont assez proches et ont peut-être des origines communes...

Points communs : les différentes parties qui composent le monument.
  • Le dromos le couloir d'accès qui est bouché par de la terre après chaque inhumation.
  • Le stomion l'entrée (monumentale dans les tholoi) qui était elle aussi refermée après les inhumations, par des pierres entassées ou des dalles imposantes.
  • La chambre ronde d'une forme plus ou moins parfaite et parfois une petite annexe sur le côté.

    Tout cet ensemble est plus régulier dans les tombes à tholos pour la raison évidente qui différencie les deux constructions ; c'est que les tombes à tholos sont construites de toute part et ensuite recouvertes d'un tumulus alors que les tombes à chambre sont creusées dans des collines naturelles. Dans les tholos, la voute au dessus de la chambre est en coupole à encorbeillement et le dromos est réellement parallèle.
    On ne peut pas toujours tenir debout pour passer les stomions des tombes creusées ou même se tenir dans la chambre. On peut dire que la superficie moyenne de ces tombes à chambre est de 7 mètres carrés. La plus petite mesure 095 m sur 1m de haut. En effet les tailles sont très variables.


    Tombes à chambre creusées dans la montagne dans la nécropole de Arméni en Crète
    Nécropole entièrement fouillée. Pas une seule des tombes ne recoupe une autre, elles sont creusées plus ou moins profondement dans le sol.



    Plan en coupe d'une tombe à tholos


    Les origines ne sont pas certaines (comme toujours ^^) mais il serait possible que les tombes en forme de tholos soient inspirées des tumuli qu'on retrouve sur le continent à l'époque précédente mais aussi des chambres construites à l'air libre en Crète.
    Les tumili se trouvaient un peu partout en Grèce dès le Bronze Ancien II. C'est une construction funéraire circulaire de 10-20 mètres de diamètre maximum et qui signalait l'emplacement d'une sépulture ou d'un ensemble de sépultures. L'ensemble n'est pas très élevé. A cette époque il y avait aussi d'autres types de tombes dans une même nécropole qui comptait un ou des tumili.
    Des tombes de Crète il ne reste que les soubassements de pierres, le reste étant à l'air libre a été érodé et/ou pillé. Elles sont également circulaires et ont leur entrée majoritairement à l'est. On ignore en quoi était faite la couverture : voûte de pierre ? de briques crues ? C'étaient des tombes collectives comprenant des inhumations multiples et successives allant jusqu'à plusieurs centaines en raison de la longue pratique de ce type de monument funéraire.


    Les tombes à tholos

    On a 120 tholoi actuellement recensés sur le territoire grec. Les plus grandes se trouvent en Messalie et en Argolide
    On les classe en trois groupes en fonction de leur taille : inférieur à 6 mètres de diamètre ; entre 6 et 10 mètres ; au dessus de 10 mètres de diamètre. Il n'en existe pas de plus de 15 mètres. La hauteur de la coupole est toujours légèrement inférieure au diamètre de la chambre.
    Le tumulus est artificiel, tertre de pierres et terre dont de nombreuses couches d'argile. Il protège la coupole contre sa dislocation vers l'extérieur mais aussi contre son effondrement vers l'intérieur en repartissant les charges. Il dissimule la tombe mais signale son emplacement.


    Des exemples de tombes à tholos.


    Trésor d'Atrée à Mycènes


    Tombe de Clytemnestre à Mycènes également


    Intérieur d'une chambre




    Les pratiques funéraires

    L'inhumation est la pratique la plus courante, ce ne sera qu'à l'Age du Fer que la crémation deviendra le mode principal de sépulture.
    La règle est la tombe collective, ce qui sous entend la réouverture des tombes. Le nombre de cadavres varient en fonction de la durée d'utilisation de la tombe. En moyenne on a 3 à 5 corps, au maximum une quarantaine et une exception avec un seul corps. Les tombes peuvent être regroupées en nécropole, plus ou moins loin de la ville.
    Il n'y a pas d'orientation fixe pour le dépot du défunt. Mais il peut-être déposé à même le sol, après avoir poussé les restes osseux des corps précédemment déposés, ou installé dans une fosse aménagée dans la chambre (on a également des exemples de fosses dans le dromos). Il est plus ou moins allongé, soit sur le ventre soit sur le dos mais on n'a pas vraiment de position foetale.
    Le corps était généralement vêtu et paré, enduit d'onguent. Il semblerait que ce sont les femmes qui s'occupaient de la préparation du cadavre.

    Divers mobiliers accompagnaient les défunts : outils, armes (épées autant pour des hommes adultes que pour des enfants), des figurines, de la céramique (remplies ou non ) On observe des pratiques funéraires différentes selon les régions avec la présence ou l'absence de certains types de mobilier témoin d'une non uniformité des pratiques dans le monde mycénien à cette époque et sur tout le territoire. En général, là où se trouvent des tholoi il n'y a pas de tombes à chambre (les deux architectures sont contemporaines) pour ne citer qu'un exemple de cette différenciation.


    Interprétation socio-politique des pratiques funéraires

  • Soit elles sont le reflet du monde des vivants, de son organisation sociale et politique et dans ce cas la complexité des pratiques funéraires transcrirait la complexité du monde des vivants.
  • Soit elles ne reflètent absolument pas le monde des vivants mais seraient une société idéalisée où il y aurait les mêmes pratiques pour tous, sans hiérarchie dans la mort
    Sans les codes régissant ces sociétés, il est impossible de savoir laquel de ces deux interprétations, voire d'autres encore, serait la bonne.


    Edité le 09-02-2008 à 16:06:18 par Tifet




    --------------------

    ~ Tifet ~

    Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
  • Nefredkheperoure
    Qui boit l'eau du Nil... prend des risques !
    Pierre de l'édifice
    1209 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 05:38:47   Voir le profil de Nefredkheperoure (Offline)   Répondre à ce message   http://nefred.over-blog.com/   Envoyer un message privé à Nefredkheperoure   

    Merci, Tifet, pour ces infos. J'avoue que je connaissais les tholoi, mais pas les tombes à chambre creusées dans la roche...

    A-t-on une idée de ce qui a fait passer de l'inhumation à la crémation des corps ?


    Edité le 09-02-2008 à 05:44:54 par Nefredkheperoure




    --------------------
    Kaedes
    Gardienne Intemporelle
    13317 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 08:56:29   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

    tifet, pour le droit d'auteur, peux-tu mettre dans tes messages le lien ou tu as trouvé tes images ? merci

    --------------------
    Tifet
    Laisser le temps au temps
    Pilier de l'édifice
    2082 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 13:55:36   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

    Nefredkheperoure a écrit :


    A-t-on une idée de ce qui a fait passer de l'inhumation à la crémation des corps ?


    La place ?
    Non sérieusement aucune idée...

    Ok Kae ! Je les mettrais dans le premier post quand je les aurais retrouvé =-=

    --------------------

    ~ Tifet ~

    Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
    Nefredkheperoure
    Qui boit l'eau du Nil... prend des risques !
    Pierre de l'édifice
    1209 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 15:38:58   Voir le profil de Nefredkheperoure (Offline)   Répondre à ce message   http://nefred.over-blog.com/   Envoyer un message privé à Nefredkheperoure   

    eh ben, ça promet, l'archéologue !

    --------------------
    Tifet
    Laisser le temps au temps
    Pilier de l'édifice
    2082 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 15:46:28   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

    Ben elles viennent toutes de Google Images... et si tu tapes pas les bons mots-clés les pages sont pas les mêmes...

    --------------------

    ~ Tifet ~

    Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
    Nefredkheperoure
    Qui boit l'eau du Nil... prend des risques !
    Pierre de l'édifice
    1209 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 15:48:18   Voir le profil de Nefredkheperoure (Offline)   Répondre à ce message   http://nefred.over-blog.com/   Envoyer un message privé à Nefredkheperoure   

    Nan, je parlais de ta réponse à ma question : "la place..." Excellent !


    Edité le 09-02-2008 à 15:48:44 par Nefredkheperoure




    --------------------
    Tifet
    Laisser le temps au temps
    Pilier de l'édifice
    2082 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 15:52:45   Voir le profil de Tifet (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Tifet   

    Ah d'accord... =_="

    C'est surement une évolution des mondes de pensée qui a fait que les hommes sont passés de l'inhumation à la crémation... mais comme on est pas dans leur tête on peut pas bien savoir pourquoi...
    Je donne l'hypothèse de la "place" qui pouvait venir à manquer... parce que quand même les populations augmentent... Mais c'est tout à fait hasardeux... Je n'en ai aucune idée.
    j'aurais très bien pu dire "effet de mode" aussi... car on remarque que dans d'autres pays/régions, il y a eu des crémations succédants à des inhumations mais comme l'inverse est aussi possible... (puisqu'au Moyen Age le corps n'est plus brulé... de même sous les romains) ce n'est pas une simple copie des techniques des voisins...



    Edit : j'ai placé des liens sur les images pour leurs sources...


    Edité le 09-02-2008 à 16:14:34 par Tifet




    --------------------

    ~ Tifet ~

    Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain
    Kaedes
    Gardienne Intemporelle
    13317 messages postés
       Posté le 09-02-2008 à 18:00:13   Voir le profil de Kaedes (Offline)   Répondre à ce message   http://sblanc.emploiblog.com   Envoyer un message privé à Kaedes   

    merci tifet

    --------------------
    Haut de pagePages : 1  
     
     AETAS  Temple de l'Histoire  l'antiquité  les MycéniensNouveau sujet   Répondre
     
    Identification rapide :         
     
    Divers
    Imprimer ce sujet
    Aller à :   
     
     
    créer forum - annuaire forum
    © 2003 - 2008 AlloForum.com - Version 3.2 PLUS
       Hit-Parade