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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Posté le 13-05-2007 à 16:42:34
| CHAPITRE I: l'enfant roi
L'HISTOIRE D'UN ENFANT ROI
d'après l'ouvrage A la recherche du trésor de Toutânkhamon, Editions Atlas
Sans la passion de l'archéologue Howard Carter, qui découvre son tombeau, Toutânkhamon, jeune roi pris dans les intrigues du crépuscule de la XVIIIe dynastie, serait sans doute resté inconnue. Récit des premières années d'un pharaon qui mourra à 20 ans. Lorsque, en novembre 1922, l'archéologue britannique Howard Carter découvre la sépulture de Toutânkhamon et ses incroyables richesses, il offre à un jeune souverain au règne bien effacé l'occasion unique d'entrer dans l'histoire. On ne sait pas si Toutânkhamon est le fils, né tardivement, d'Aménophis III, celui d'Aménophis IV Akhénaton ou celui d'Ay, grand prêtre d'Amon. MARIE A 9 ANS Alors qu'il est encore enfant, il est marié à la troisième fille d'Akhénaton et de Nefertiti. Vers l'âge de neuf ans, sa jeune femme et lui sont recueillis par Nefertiti, qui, brouillée avec son royal époux pour des raisons politiques et religieuses, s'est retirée dans son palais d'Het Iten, "le château d'Aton", à Akhet-Aton. Toutânkhamon est proclamé roi après Semenkaré, très bref successeur d'Akhénaton, qui l'avait marié à sa fille aînée Méritaton, puis nommé de son vivant corégent du royaume. AMENOPHIS IV L'APPELLE D'ABORD TOUTÂNKHATON Toutânkhamon monte sur le trône -sous le nom royal Neb-Khépérou-Rê, "maître des métamorphoses de Rê" - dans une Egypte en pleine crise religieuse et politique. Aménophis IV, qui serait rebaptisé Akhénaton, a voulu remplacer le culte des anciens dieux par celui d'un dieu unique, Aton, la divinité solaire. Le tout puissant clergé d'Amon, dépossédé de ses biens et de ses prérogatives, s'oppose à la réforme et fomente révoltes et soulèvements. Sous la houlette d'Ay, tuteur de Toutâkhamon et alors personnage le plus puissant de l'Etat, les prêtres mettent à profit la jeunesse et l'inexpérience du roi pour reprendre le pouvoir et rétablir l'ancienne religion. Intronisé sous le nom de Toutânkhaton, "parfait de vie est Aton" , le souverain est rebaptisé Toutânkhamon. Son épouse, Ankhsenpaaton, devient Ankhsenamon. "PARFAIT DE VIE EST ATON" Le jeune roi fait la paix avec le clergé, proclame la restauration des anciens dieux et le rétablissement des fêtes abolies. L'intolérance succédant à l'intolérance, les noms d'Aton et d'Akhénaton sont effacés de tous les monuments, et ceux d'Amon, qui avaient été supprimés, sont regravés. Sur ordre des prêtres, il est désormais interdit de prononcer le nom du souverain hérétique Akhénaton, devenue "le grand criminel" . Toutânkhamon rétablit la capitale à Thèbes, abandonnée au profit d'Akhet-Aton, fondée ex nihilo par Akhénatonen Moyenne-Egypte. Dépouillée de ses richesses, la ville éphémère retourne bientôt aux sables du désert. Toutânkhamon règne pendant une dizaine d'années (de 1347 à 1338 avant JC environ) et meurt vers l'âge de 20 ans, denrier souverain sans gloire de la brillante XVIIIè dynastie. Ay épouse sa veuve et lui succède pour quatre ans. Puis le général Horemheb est porté au pouvoir par le clergé. Premier pharaon à ne pas être de descendance royale, il inaugure une nouvelle lignée, la XIXè dynastie, celle des Ramessides. (; Horemheb fait partie des personnages clé de l'histoire) LE TRESOR DE TOUTÂNKHAMON Bien qu'ayant été "visitée" par des contemporains, la sépulture de Toutânkhamon, qui avait été recouverte lors de la construction du tombeau de Ramsès VI, est la seule tombe de la Vallée des Rois à être restée inviolée jusqu'au XXè siècle. Médusé et ébloui, Howard Carter y découvre des milliers d'objets. Il ui faudra 4 ans pour parvenir à la chambre funéraire et mettre au jour le sarcophage de Toutânkhamon, son troisième cercueil et son masque funéraire en or massif rehaussé de pierreries. Cette découverte a surtout permis à l'egyptologie de réaliser des progrès considérables.
TOUTÂNKHAMON, UN PHARAON TRES MEDIATIQUE
Lors de la mise au jour de la tombe de Toutânkhamon, pour la première fois au monde journalistes, photographes et badauds assistent aux travaux des archéologues. Au Caire, le musée national des Antiquités égyptiennes, qui abrite le trésor du jeune pharaon, est pris d'assaut par les touristes. Lors d'un tour du monde efffectué au début des années 70, l'Exposition Toutânkhamon suscita un extraordinaire engouement. A Paris (Petit-Palais) en 1969, elle accuillit 1 240 000 personnes et, à ce jour, elle reste l'exposition qui a attiré le plus grand nombre de visiteurs. A Londres, où, en 1972, près de 1.7 million d'amateurs se ruèrent au Brtish Museum, elle vient aussi en tête du hit parade des grandes expositions. LE COURONNEMENT DE TOUTÂNKHAMON L'hérésie amarnienne touche à sa fin. Akhénaton n'est plus et Nefertiti, qui lui survit, règne sur leur capitale Aket-Aton désertée. La mojorité des courtisans, sentant tourner le vent de l'histoire, ont regagné Thèbes, l'ancienne capitale, où les prêtres d'Amon, spoliés par Akhénaton, préparent leur revanche. Le "divin père Ay" , chef de la charrerie, fidèle au souverain hérétique tout au long de son règne, sent le moment venu de remettre l'Egypte dans le droit chemin. Le vieil atoniste repenti sait également que le clergé d'Amon n'est pas encore suffisamment fort pour imposer sa loi. Aussi, s'allie-t-il au fougueux général Horemheb, à qui sa carrière militaire vaut une grande réputation. Ay ne souhaite ni guerre de religion, ni chasse aux sorcières. La sagesse le pousse à proposer pour souverain Toutânkhamon, prince de lignée royale, que sa jeunesse et son innocence en matière politique placent au dessus de tout soupçon. Avec l'approbation du clergé d'Amon, il marie l'enfant avec une de ses cousines, fille du couple schismatique, Ankhsenaton, devenue Ankhsenamon. Ainsi paré de la virilité du "taureau de l'Egypte" , le jeune garçon peut accéder à l'intronisation suprême. D'un commun accord, le lieu de la cérémonie est fixé à Karnak et non à Memphis. Ce choix est d'une grande importance. D'une part, il redore le blason de Thèbes, qui retrouve son statut de capitale politique et de ville sainte de l'empire. D'autre part, et surtout, il conforte le clergé d'Amon dans son rôle officiel de guide spirituel du pays tout entier, coupant l'herbe sous le pied de toute revendication atonienne.
Temple de Karnak IL VA TÊTE ET PIEDS NUS Même s'il a reçu une éducation royale, Toutânkhamon est bien trop jeune pour gouverner le pays. Mais Ay, son tuteur, sait que la paix du royaume est à ceprix. Aussi veille-t-il à ce que son protégé suive exactement ses recommandations. Pendant les quelques jours qui précèdent l'intronisation du roi, une cohorte de serviteursont nettoyé comme ils le pouvaient le temple de Karnak malmené par les fanatiques atoniens. Le matin du grand jour, le jeune garçon subit le jeûne rituel et les purifications indispensables avant d'être revêtu d'un simple pagne. C'est tête et pieds nus qu'il se rend sur lers lieux de la cérémonie. Une longue procession se dirige vers le premier pylone. Là, seuls l'enfant et les hauts dignitaires sont invités à pénétrer dans l'enceinte sacrée où les prêtres, vêtus de leurs costumes d'appart, les attendent. L'un d'entre eux, la tête cachée par un masque d'Horus, prend la main du jeune Toutânkhamon et l'entraîne vers une chapelle aménagée devant la porte monumentale du deuxième pylone. Dans ce petit temple, le futur monarque reçoit le baptême purificateur. Debout dans une vasque, il se fait asperger d'eau de vie, contenue dans une aiguière d'or, par quatre prêtres se tenant aux quatre points cardinaux. LA MAISON DU ROI Une fois purifié, Toutânkhamon se dirige vers "la maison du Roi" , quartier situé entre le deuxième et le troisième pylone, dans une salle jubilaire ornée en son centre de deux obélisques. La salle, dont le plafond est soutenu par des colonnes papyriformes, est décorée de statues osiriaques à l'effigie de Thoutmosis III et de Thoutmosis IV, les aïeuls de l'enfant roi. De chaque côté ont été dressées deux chapelles représentant les temples primitifs du pays: la "maison de la flamme" pour le nord et la "grande maison" pour le sud. Lorsqu'il pénètre dans la chapelle du sud, une jeune prêtresse d'Amon, incarnant "la grande magie" , la déesse serpent, vient à sa rencontre et l'embrasse suivant le rite. En s'enroulant autour de sa tête, elle fait mine d'apparaître sur son front, tel l'uraeus d'or qui ceint le front de Pharaon. A ce moment précis, Toutânkhamon est reconnu comme l'héritier du trône. Le grand prêtre d'Amon s'avance vers lui, vêtu de la peau de léopard traditionelle et pose symboliquement sur la tête de l'enfant les couronnes du pouvoir. Mais c'est avec la couronne bleue khepresh que le roi sort enfin de la dernière chapelle. A sa ceinture pend maintenant la queue des chefs de clan primitifs. Il a chaussé les sandales dont les semelles sont illustrées des images des peuples hostiles à l'Egypte. En les chaussant, le roi accomplit le geste de les écraser de sa force divine.
le trône de Toutânkhamon LA TITULATURE D'un pas mal assuré, Toutânkhamon marche vers une nouvelle chapelle où il est béni par le souffle du dieu. Une longue cérémonie commence alors, durant laquelle il va recevoir les cinq éléments de sa titulature, préparés par les scribes de la maison de vie: pour Horus, il est le "taureau puissant aux belles renaissances" ; pour les deux Maîtresses (la cobra et le vautour) , "celui dont les lois sont parfaites et qui apaise le Double Pays" ; pour l'Horus d'or, image du bien et de la vie, "celui dont les apparitions refleurissent et qui satisfait les dieux" . Il est par ailleurs roi de Haute et Basse Egypte, " Rê qui est seigneur des devenirs" et, enfin, en tant que fils de Rê, son nom solaire de naissance est Toutânkhamon, prince d'Hermonthis. Investi de tous les pouvoirs, le nouveau pharaon se rend enfin au fond du sanctuaire afin d'y célébrer son premier culte. Tenant entre ses mains les sceptres d'Osiris, le crochet et le chasse-mouches, il regagne alors lentement l'axe du temple, passe par le sanctuaire de la barque sacrée avant de pénétrer enfin dans le saint des saints, pour "contempler la face de dieu" .
UNE JOURNEE D'ALLEGRESSE
Reste pour Ay, Horemheb et les hauts dignitaires du clergé d'Amon instigateurs du couronnements à présenter l'enfant roi à son peuple. Des serviteurs ont préparé le char rutilant, et les meilleurs chevaux du royaume piaffent d'impatience. Toutânkhamon, initié dès sa plus tendre enfance aux plaisirs de la charrerie, grimpe sur son char et sort du sanctuaire. En liesse, les Thébains suivent le périple accompli par leur jeune roi. Les habitants de la "ville aux cents portes" conviés à fêter l'évènement, ont fait le plein de bière et de victuailles. Ils chantent les louanges de l'enfant roi qui a promis -selon la décision d'Ay et Horemheb- de redonner à Thèbes son lustre d'antan et a décrété une amnistie générale.
Toutânkhamon sur son char QUAND AMON PROTEGE TOUTÂNKHAMON Sous le nouvel empire, le dieu Amon devient une divinité primordiale du panthéon égyptien. Le temple de Karnak, qui lui est entièrement voué, se transforme au fil des ans en complexe monumental et son clergé devient de plus en plus puissant. C'est pourquoi nombreux sont les rois qui se font représenter en sa compagnie, espérant ainsi bénéficier de sa protection. Avec l'hérésie atonienne, Amon est renié, mais son culte n'en continue pas moins de vivre discrètement dans l'attente d'une renaissance. Celle-ci ne se fait guère attendre et, avant même la fin du règne d'Aménophis IV- Akhénaton, Amon et son clergé reviennent sur le devant de la scène politique. Le pouvoir d'Amon se manifeste de nouveau par la mainmise de son clergé sur les richesses de l'Egypte et la gestion du pays. Amon tout-puissant, les rois recherchent de nouveau sa protection, et c'est ainsi que , comme certains de ses prédécesseurs, le jeune Toutânkhamon, qui règne à la fin de la XVIIIè dynastie, se fait représenter en compagnie du grand dieu. LE GROUPE DU LOUVRE L'une des statues, particulièrement belle, est aujourd'hui exposée au musée du Louvre. Elle fut découverte par le français Auguste Mariette en 1857-1858 sur le site de Karnak. En diorite noire veinée de filons de granit rose, cette oeuvre (2.20 m de hauteur sur 44 cm de largeur) a fait partie des collections du prince Napoléon jusqu'en 1868, avant d'être acquise par le Louvre en 1920. Dans ce groupe, le dieu Amon, représenté à taille humaine, se tient assis sur un trône cubique derrière le roi debout, aux dimensions nettement modestes. la majesté des deux personnages, leur maintien rigide et imposant ainsi que la qualité de la sculpture en font un des chefs-d'oeuvre de la statuaire égyptienne du Nouvel Empire et plus précisément de la XVIIIè dynastie. UNE OEUVRE MUTILEE A l'origine, Amon posait ses mains sur les épaules du roi en signe de protection, mais celles-ci ont été volontairement cassées de même que la tête des personnages. Seule celle d'Amon a miraculeusement été retrouvée et remise en place. Le nom de Toutânkhamon a également été effacé, à l'exception de son double cartouche, inscrit sur un pendentif ouvragé accroché à la ceinture du pagne. Ces mutilations sont généralement attribuées au roi Horemheb, qui monte sur le trône à la fin de la XVIII dynastie et entreprend de jeter dans l'oubli son prédecesseur. Amon, coiffé d'une couronne caractéristique formée d'un mortier et de 2 hautes plumes, est vêtu d'un pagne royal, la chendjyt, et d'une chemise à bretelles. Un large collier ousekh et des bracelets ornent son cou et ses bras. La couronne, la barbe postiche et le collier étaient sans doute recouverts à l'origine de feuilles de métal précieux. Le jeune roi est chaussé de sandales. Son vêtement sacerdotal se compose d'un pagne à devanteau et d'une peau de félin qui recouvre en partie son torse, tandis que la tête de l'animal repose sur son pagne. Le pelage du félin est symbolisé par des étoiles gravées dans des cercles. Le corps du roi révèle par ses formes adoucies une influence amarnienne évidente. Les épaules sont légèrement arrondies, la poitrine molle, le ventre tombant. Le visage du roi n'existe plus mais celui d'Amon nous offre une image idéalisée des traits juvéniles de Toutânkhamon. Le texte inscrit sur le pilier dorsal place le roi de haute et basse Egypte sous laprotection du dieu Amon-Rê. TOUTÂNKHAMON RESTAURE CERTAINS CULTES Après l'hérésie amarnienne et les dévastations de certains monuments et de leurs décors sous le règne d'Aménophis IV, Toutânkhamon entreprend un programme architectural dans différents complexes religieux, en particulier à Thèbes, programme qu'il ne pourra malheureusement pas mener à terme. Le jeune roi commande plusieurs statues le représentant en compagnie des divinités dont il souhaite rétablir le culte. Un groupe appartenant au musée du Caire le montre assis entre Mout et Amon. La majorité de ces statues seront usurpées par la suite, en particulier par le pharaon Horemheb qui fait mrteler le nom du jeune roi et inscrire le sien à sa place. LA MORT DE TOUTÂNKHAMON L'Egypte s'est arrêtée de vivre. Les hommes ne travaillent plus. Les femmes font entendre leurs lugubres lamentations. La vallée du Nil est en deuil. Toutânkhamon, pourtant tout jeune homme, vient de mourir. Nous sommes au mois de janvier de l'an 1343 avant l'ère chrétienne. Dans les familles, les bons repas sont désormais interdits. Les fêtes et célébrations sont annulées. Dans l'entourage de Pharaon, les hommes ne se rasent plus. Sous la tente de purification, la "Place pure" , où l'on procède à l'embaumement, prêtres et officiants, prévenus de la mort du roi, s'affairent en attendant l'arrivée de la dépouille royale. La mort a surpris Pharaon. Son tombeau était loin d'être prêt. Aussi convient-il de trouver un hypogée de remplacement. Celui qui est choisi est modeste. Peut-être était-il prévu pour le grand Ay, qui, mlagré son âge avancé, va succéder au jeune pharaon. Les ouvriers du village de la nécropole ont soixante-dix jours pour terminer le tombeau de Toutânkhamon.
Message édité le 10-06-2007 à 14:11:39 par Akhesa |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 14-05-2007 à 18:34:33
| Il n'a pas fini de faire couler de l'encre, ce cher Tout', et les parts de mystère à son sujet restent nombreuses. J'ai hâte de lire la suite...
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| | Posté le 14-05-2007 à 20:04:36
| c'est très gentil, d'ailleurs je vais ce ce pas mettre la suite ^^ |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 15-05-2007 à 00:56:49
| Ce qu'on ignore encore, c'est la parenté exacte de Toutankhamon. Les spécialistes sont divisés sur la question : est-il le fils d'Amenhotep III (Amenophis III), donc le jeune frère ou demi-frère d'Akhenaton ? Ou le fils d'Akhenaton lui-même ? Quant à la mère, même flottement... C'est très intéressant et concis. Continue ! Pour les références, C. Jacq est à prendre avec des pincettes : il ne faut pas oublier que c'est un roman, de la fiction, donc pas à prendre au pied de la lettre. Je sais, je suis tâtillon, et j'ai la dent dure avec C. Jacq...
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| | Posté le 15-05-2007 à 13:05:38
| Pour Christiant Jacq tu as tout à fait raison, en fait son défaut (qui peut être uyne qualité ^^ ) est d'avoir osé reprendre des faits historiques (pluq ou moins avérés) et d'avoir mis ça à une sauce "polard" . D'un côté ça permet de voyager dans sa tête, avec des images, et avoir l'impression d'être à cette époque et d'avoir une réelle liberté d'imagination sur les relations entre les grands personnages historiques. d'un autre côté ça peut être dangereux car des lecteurs qui n'y connaissent pas grand chose en égyptologie peuvent prendre ça pour les faits réels. sinon, Tiyi est "soupçonnée" d'être la mère de Toutankhamon, dans ce cas on suppose que le père est Amenhotep III; Mais pour les égyptologues, il faut se mettre dans la tête que c'est Amenhotep IV/Akhenaton |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 15-05-2007 à 18:41:33
| La question des parents de Toutankhamon continue de diviser les archéologues. Pour Christiane Desroches-Noblecourt, il est le fils d'Amenhotep III et de Tiyi, donc le frère d'Amenhotep IV-Akhenaton. Pour Marc Gabolde, spécialiste de la période amarnienne, il est le fils d'Akhenaton et de Nefertiti. Pour Nicholas Reeves, il est le fils d'Akhenaton et de Kiya, une épouse secondaire. Jean-Pierre Corteggiani, pour sa part, ne tranche pas, faute de preuve absolue... Il va falloir attendre qu'une éventuelle découverte donne un jour la clef de cette inconnue.
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| | Posté le 15-05-2007 à 19:28:24
| il est certain qu'il y a encore de nombreuses découvertes à faire avant de pouvoir arrêter une idée. il faudrait trouver des inscriptions jamais dévoilée à nos contemporains, ce qui voudrait dire mettre à jour une tombe inviolée ( ce qui est rare) et surtout une tombe de lignée royale........... arrrrrrr j'aimerai organiser une expédition, non pas pour m'approprier des trouvailles, mais pour découvrir des textes anciens, les traduire. Il faudrait ensuite protéger ces trouvailles, mais dans un musée c'est du commerce, et en plus un tombeau n'est jamais aussi bien protégé quand il reste enseveli et donc introuvable...même si le temps fait des ravages |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 15-05-2007 à 22:09:18
| C'est sûr que la priorité est la conservation, c'est d'ailleurs pour ça qu'on ne se lance pas inconsidérément dans des campagnes de fouilles, même si on sait que l'Egypte a encore beaucoup de merveilles ensevelies...
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| | Posté le 15-05-2007 à 22:10:49
| tout ce sable permet d'en dissuader certains ^^ |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 15-05-2007 à 22:22:06
| Oui, aussi ! Et puis la chaleur et les bestioles en tous genres !
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| | Posté le 16-05-2007 à 11:01:02
| la chaleurs écrasante... crois-tu que ça nous arrêterait ??? ^^ |
| | Tifet | | Laisser le temps au temps | | Pilier de l'édifice |  |  | | 2099 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 12:51:55
| Ce sont surtout les autorités égyptiennes qui décident des fouilles à autoriser. Et elles n'en autorisent pas beaucoup par an... Un de mes profs est Marc Gabolde. Et il cherche en Egypte des traces de Nefertiti... Ton exposé est très intéressant... et complet... D'autant qu'on sait très bien que le règne de Toutankhamon est un règen très court et peu important (malgré tout oui... même s'il a essayé de faire oublier son prédécesseur et remis les cultes aux dieux...) Il a été "zappé" dans les listes des rois établis sous Séthi Ier puis par Manéthon, comme successeur hérétique de Akhenaton (avec Méritaton et Aÿ)
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~ Tifet ~ Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain |
| | Posté le 16-05-2007 à 16:59:13
| ce qui intéresse chez ce personnage c'est son âge, le fait qu'il ait été un peu malmené car considéré comme une marionnette à influencer pour remettre certaines choses à l'ordre du jour. il n'avait rien demandé de tout ça, sa vie d'enfant s'en est trouvé gâchée, et sa vie a été mise en jeu pour les responsabilités qu'on voulait lui donner. |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 18:57:33
| Tifet a écrit :
Ce sont surtout les autorités égyptiennes qui décident des fouilles à autoriser. Et elles n'en autorisent pas beaucoup par an... Un de mes profs est Marc Gabolde. Et il cherche en Egypte des traces de Nefertiti... |
Ah, ce cher Zahi-ndiana ! Quelle veinarde d'être élève de Gabolde, tout de même ! J'espère qu'un de ces quatre tu nous parleras de ses travaux sur la période amarnienne. Il est certain que Toutankhamon est un tout petit roi qui n'aurait sans doute jamais autant retenu l'attention sans la découverte de l'extraordinaire mobilier de sa tombe, qui nous fait rêver sur ce que devaient contenir celles de rois bien plus importants. Akhesa, nous avons avec Tifet une future égyptologue, insha'a l-llah : elle nous emmènera gratouiller le sable !
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| | Tifet | | Laisser le temps au temps | | Pilier de l'édifice |  |  | | 2099 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 20:53:31
| Si tu me permets Akhesa de parler un peu du mobilier de sa tombe ? Je ne veux pas géner le déroulement de ton exposé ^^ Un jour p'être (quand ou SI je suis égyptologue), je vous ferais voir des trucs ^^ Mais surement pas que vous gratouillerez le sable ^^ Ce sont les égyptiens qui vont ça...
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~ Tifet ~ Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 21:56:06
| Tifet a écrit :
Mais surement pas que vous gratouillerez le sable ^^ Ce sont les égyptiens qui vont ça... |
Je mettrai ma gallabeyya et mon turban, et yalla !
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1253 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 02:36:23
| Au sujet de la découverte de la tombe de Toutankhamon, le récit par Howard Carter est disponible en livre de poche : Howard Carter, La fabuleuse découverte de la tombe de Toutankhamon , texte intégral, traduction de Martine Wiznitzer, éd. J'ai lu n°5096, Flammarion, Paris, 1999. C'est très intéressant à lire. C'est émouvant de passer près de l'ancienne maison de Carter quand on se rend dans la nécropole thébaine, même s'il a parfois eu des méthodes regrettables...
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