| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 14-07-2006 à 16:25:22
| Encore un architecte que j'adore et dont j'ai également eu l'occaz de visiter ses batiments (à Bale en tout cas)
Renzo Piano, architecte explorateur Renzo Piano, l'architecte italien du Centre Pompidou à Paris, signe régulièrement des bâtiments aux quatre coins de la planète. Portrait d'un grand de l'architecture contemporaine. L'architecte italien Renzo Piano occupe le devant de la scène internationale. 29 avril 2006 : réouverture au public de la bibliothèque Morgan à New-York, l'un des plus importants musées de livres rares et de manuscrits au monde. Premier juin : inauguration à Lyon de "L'Amphithéâtre" de la Cité internationale. Une réalisation qui donne à la ville une dimension européenne par l'importance de cet hémicycle de 3 200 places, mais également par la signature même de l'architecte. Car Renzo Piano a reçu les plus hautes distinctions, dont le Pritzker Architecture Prize en 1998 et la médaille d'or de l'Union internationale des architectes à Berlin, en 2002. Les centres culturels, stades sportifs, auditoriums, quartiers d'affaires, ponts ou musées de Renzo Piano se remarquent aux quatre coins de la planète. A Paris, l'architecte a laissé une empreinte colorée à deux pas de Notre-Dame et de l'Hôtel de ville : le Centre Georges Pompidou. Un bâtiment qui lui ressemble, audacieux et provocateur, mais qui ne suffit pas pour définir son style. Car Renzo Piano n'a jamais cherché à se forger une signature immédiatement reconnaissable. Son œuvre, appréciée dans son ensemble, parle plutôt d'une exploration architecturale dans laquelle matériaux, formes et volumes rencontrent l'histoire du lieu, son ambiance et sa géographie. Le résultat en est à chaque fois surprenant et nouveau. Au Japon, l'aéroport tout en longueur d'Osaka rappelle, par ses formes courbes et sa structure en acier, la mer qui l'entoure. En Nouvelle-Calédonie, les pavillons du centre culturel Jean-Marie Tjibaou, en bois iroko d'Afrique, s'inspirent directement des huttes de la culture kanak à laquelle le centre est dédié. Paradoxalement, c'est donc une préoccupation constante, celle de l'intégration parfaite du bâtiment à son environnement, qui fait la diversité de l'oeuvre de Renzo Piano. Né à Gênes en 1937, Renzo Piano a découvert l'architecture en accompagnant son père, architecte lui aussi, sur ses chantiers. Il fait ses études à l'Ecole polytechnique d'architecture de Milan. C'est là qu'il rencontre Fabrice Albini, son professeur, grand nom de l'architecture néo-rationaliste italienne, un courant qui, par ses matériaux sobres, et son design élégant et minimaliste, exerce sur le jeune architecte une forte influence. Tout comme "l'empirisme artisanal" de Jean Prouvé (qui a notamment collaboré à la construction du Palais omnisports de Bercy ou encore du CNIT, Centre des nouvelles industries et technologies de La Défense), alliance subtile de nouvelles technologies de construction et d'esthétisme, d'industrialisation rentable de l'habitat et de recherche créative. Un courant qui se caractérise également par son indépendance et sa volonté de vulgariser l'art. En 1971, Renzo Piano fonde un premier atelier, "Piano & Rogers" (auquel est notamment confiée la construction du Centre Georges Pompidou), avant d'en créer un deuxième, "Piano & Rice", avec l'ingénieur Peter Rice. C'est en 1993 que naît l'agence "Renzo Piano building workshop", qui compte aujourd'hui deux sièges : un à Gênes et l'autre à Paris. Plus de cent architectes, ingénieurs et spécialistes y collaborent.
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