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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 08-09-2005 à 18:39:42
| bon j'ai trouvé ca sur un autre forum (j'aime pas copier, mais j'aime pas cette période ^^ ) La Révolution Française : 1789 – 1799. La première révolution que connaît la France commence symboliquement, dans les livres d’histoire par la prise de la bastille le 14 juillet 1789. L’instabilité politique qui va s’en suivre durera pendant dix ans, provoquera le renversement de la monarchie (1792), tentera d’instaurer une république pour aboutir en 1799 au consulat, anti-chambre de l’Empire (1802). Son retentissement sera tel qu’elle constituera un événement majeur de l’histoire de toute l’Europe. Les prémices de la Révolution En 1788, sous la pression de l’opinion, Louis XVI se résout à convoquer les États généraux qui se réunissent à Versailles le 5 mai 1789. Très rapidement se pose la question du mode de scrutin. Les privilégiés réclament un vote par ordre, leur assurant d’imposer leur point de vue, tandis que le tiers état exige un vote par «tête», lui garantissant la majorité. L’impasse de procédure, et l’épreuve de force, dure six semaines. Le 17 juin, le tiers état se proclame Assemblée nationale. Il est rejoint le 19 par la majorité des représentants du clergé et par un groupe de nobles libéraux. Méfiante à l’égard du gouvernement royal, l’Assemblée nationale se déclare seule habilitée à lever les impôts. En guise de représailles, Louis XVI lui supprime sa salle de réunion, la salle des Menus-Plaisirs. L’Assemblée nationale réplique, le 20 juin, en se réunissant dans une salle de jeu de paume, à Paris, où elle jure solennellement de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France. Tentative d’instauration d’une monarchie constitutionnelle : 1789 – 1792. La rébellion ouverte Le 27 juin 1789 ; la défiance des députés envers les décrets royaux et les mouvements de mutinerie dans l’armée conduisent le roi à inviter la noblesse et le clergé à rejoindre l’Assemblée nationale, qui s’érige en Assemblée nationale constituante le 9 juillet. Mais cédant aux pressions de la reine et de son frère le comte d’Artois, Louis XVI appelle plusieurs régiments étrangers loyalistes, qui viennent stationner à Paris et à Versailles. Le 11 juillet, il renvoie le très populaire Necker. Le peuple de Paris réagit à ce qu’il prend pour une provocation par des émeutes, qui commencent le 12 juillet. Le 14 juillet, la prison royale de la Bastille est prise d’assaut. Le roi rappelle Necker le 16 juillet et, le 17, il se fait présenter par Bailly, à l’Hôtel de Ville, la cocarde tricolore (bleu, blanc, rouge), nouveau symbole de la nation. Inquiets de la tournure des événements, le comte d’Artois et d’autres grands du royaume, les premiers émigrés de la Révolution, quittent le pays ce même jour. De son coté, la bourgeoisie parisienne, craignant d’être débordée par la «populace», établi le 13 juillet un pouvoir municipal provisoire et organise une milice populaire, prenant le nom de Garde nationale. L’exemple de Paris est bientôt imité partout en France, et la Garde nationale est placée sous le commandement du marquis de LaFayette. Incapable de refouler la marée montante de la révolte, Louis XVI retire ses troupes. L’Assemblée nationale constituante Les événements de Paris amplifient le sentiment d’insécurité dans les campagnes et sont à l’origine de la Grande Peur, qui se répand dans presque tout le pays à partir du 20 juillet 1789. Les paysans prennent les armes pour se défendre contre la menace supposée. La crainte passée, ils se tournent contre la noblesse pour détruire les traces écrites des droits féodaux, allant parfois jusqu’à incendier les châteaux. Inquiète de voir le mouvement lui échapper, la bourgeoisie possédante décide de reprendre ces revendications à son compte. Dans la nuit du 3 au 4 août 1789, le clergé, la noblesse et la bourgeoisie du parti patriote votent l’abolition des privilèges et le rachat des autres droits seigneuriaux. Dans les jours suivants, l’assemblée proclame l’égalité des peines, la libre admission à tous les emplois, l’abolition des dîmes levées par l’Église, de la vénalité des charges et de tous les droits féodaux. Dans la foulée, elle décide de placer en préambule de la future constitution une Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (texte est voté le 26 août). Les idéaux révolutionnaires sont résumés sous la formule «Liberté, Égalité, Fraternité». Tandis que l’Assemblée constituante délibère, la population de Paris, affamée et alarmée par des rumeurs de conspiration royaliste s’agite. Les 5 et 6 octobre, la foule marche sur Versailles et fait le siège du palais royal. La famille royale est secourue par LaFayette mais sous la pression des émeutiers, elle s’installe au palais des Tuileries. Après cet épisode, les membres les plus conservateurs de l’Assemblée constituante, remettent leur démission. Dans la capitale, la pression des citoyens s’accentue tant sur la cour que sur l’Assemblée. La tendance la plus radicale domine de plus en plus à l’Assemblée, mais l’objectif premier, une monarchie constitutionnelle, est maintenu. La première rédaction de la Constitution reçoit l’approbation du souverain le 14 juillet 1790, au cours des cérémonies de la fête de la Fédération. Le 12 juillet 1790, est votée la Constitution civile du clergé qui est approuvée par le roi. Le 27 novembre 1790, lasse d’attendre la consécration de la Constitution civile du clergé par le pape, l’Assemblée exige des ecclésiastiques un serment de fidélité à la nation. Cette décision provoque un schisme au sein de l’église entre les prêtres «constitutionnels» et les prêtes «réfractaires» (fidèle au Pape). Ces derniers prennent alors le parti de la contre-révolution. L’échec du compromis Les quinze mois séparant l’acceptation par Louis XVI du premier projet de constitution à l’achèvement de la version définitive enregistrent l’échec de la tentative de compromis entre le roi et la Révolution. De plus, les rumeurs faisant état de contacts réguliers entre Marie-Antoinette et son frère Léopold II attisent la tendance radicale. Comme la plupart des autres monarques d’Europe, Léopold a recueilli les émigrés et ne fait pas mystère de son aversion envers la Révolution. La véritable rupture entre le peuple et la famille royale a lieu lorsque celle-ci tente de fuir à l’étranger ; elle est arrêtée à Varennes, le 21 juin 1791. Louis XVI est ramené à Paris le 25 juin. Il est suspendu provisoirement de sa fonction royale. Au sein du camp révolutionnaire, la modification du rapport de force provient avant tout de la méfiance et du mécontentement des couches populaires qui réclament le droit de vote et des mesures pour mettre fin à la misère. Les classes populaires se radicalisent et exerce une pression constante sur les délibérations. Le 17 juillet 1791, les sans-culottes se rassemblent sur le Champ-de-Mars pour soutenir la pétition des jacobins et des cordeliers réclamant la déposition du roi. Sous les ordres de LaFayette, proche des monarchistes modérés, la Garde nationale ouvre le feu sur les manifestants. Ce bain de sang provoque une fracture définitive entre les classes populaires, favorables à l’instauration de la république, et la bourgeoisie. Les modérés, qui souhaitent une monarchie constitutionnelle, quittent le Club des jacobins et fondent le Club des feuillants. Après avoir démis Louis XVI, la majorité modérée de l’Assemblée constituante, redoutant le désordre croissant, décide de réinstaller le roi sur le trône dans l’espoir de freiner la radicalisation de la Révolution et d’empêcher une intervention étrangère. Très différente du projet initial, la Constitution est finalement adoptée le 3 septembre 1791, elle instaure une monarchie constitutionnelle. Elle est acceptée par Louis XVI, qui prête serment le 14 septembre. Il est immédiatement rétabli dans ses fonctions de «roi des Français». Le roi conserve l’autorité exécutive, mais ses moyens d’action sont strictement limités. Son pouvoir de veto est simplement suspensif. L’Assemblée dispose d’un pouvoir prédominant et à un droit de regard sur la conduite des affaires étrangères. L’Assemblée constituante se sépare le 30 septembre. La radicalisation de la Révolution L’Assemblée législative qui se réunit pour la première fois le 1 octobre 1791 est divisée en factions fortement opposées. Les plus modérés sont les feuillants, qui soutiennent la monarchie constitutionnelle. Au centre, le groupe majoritaire est dépourvu d’opinion arrêtée et par conséquent ne dispose pas de l’initiative. La gauche comprend les Girondins qui demandent la transformation de la monarchie constitutionnelle en une république fédérale, et les Montagnards, jacobins et cordeliers, favorables à l’établissement d’une république indivisible et fortement centralisée. Unis provisoirement par leur conviction républicaine, Girondins et Montagnards font voter plusieurs textes importants, notamment l’obligation aux émigrés de rentrer avant le 1 janvier 1792 et la condamnation à des peines de prison ou de déportation pour le clergé réfractaire. Le veto émis par Louis XVI contre ces textes suscite une crise qui permet aux Girondins d’accéder au pouvoir, en mars 1792. Malgré l’opposition des Montagnards, en particulier de Robespierre, le cabinet girondin, dominé par Roland de La Platière, adopte une attitude hostile à l’égard de Frédéric-Guillaume II de Prusse et de François II (successeur de Léopold II), empereur germanique. Dans le camp favorable à la guerre, on trouve aussi bien des monarchistes, qui espèrent la défaite du gouvernement révolutionnaire et la restauration de l’Ancien Régime, que des Girondins voulant triompher définitivement des contre-révolutionnaires à l’intérieur et étendre la Révolution à l’Europe. Le 20 avril 1792, sur proposition de Louis XVI, l’Assemblée législative déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie entamant la longue période des guerres révolutionnaires. La patrie en danger Profitant des erreurs et des trahisons du haut commandement français, en majorité monarchiste, les armées autrichiennes remportent plusieurs victoires et pénètrent sur le sol français. Le 11 juin 1792, le roi émet un veto au nouveau décret sur les réfractaires et à la création d’un camp de 20 000 fédérés aux portes de Paris. Deux jours plus tard, il renvoie le gouvernement girondin dirigé par Roland (13 juin), qui est remplacé par un cabinet feuillant. Une semaine après la chute de Roland, la foule en colère envahit le jardin des Tuileries, résidence de la famille royale, mais Louis XVI maintient son veto. Le 11 juillet, après que la Sardaigne et la Prusse ont rejoint le camp de la guerre contre la France, l’Assemblée législative décrète la patrie en danger. Des renforts sont envoyés au front, et des volontaires de tout le pays arrivent à Paris. Le 25 juillet, le commandant en chef allié, Charles William Ferdinand, duc de Brunswick, menace Paris d’une «subversion totale» si la famille royale est maltraitée. Ce manifeste ne fait qu’accroître la ferveur patriotique et le mécontentement populaire à l’égard de la monarchie. Le 10 août 1792, sous l’impulsion des Montagnards, des sans-culottes parisiens et des volontaires nationaux ravagent les Tuileries et massacrent la garde suisse du roi. Louis XVI et sa famille se réfugient dans l’enceinte de l’Assemblée législative, qui décide de suspendre immédiatement la monarchie et place le roi en détention dans la prison du Temple. Le même jour, les insurgés déposent le conseil de Paris, qu’ils remplacent par une Commune insurrectionnelle. Les Montagnards, sous la direction de Danton, dominent désormais la Commune et accroissent leur influence au sein de l’Assemblée législative. Celle-ci décide la tenue d’élections au suffrage universel masculin, destinées à réunir une nouvelle convention constitutionnelle et un tribunal criminel extraordinaire est créé. Entre le 2 et le 6 septembre, pris de panique devant l’avance des armées ennemies et les rumeurs de complot contre-révolutionnaire, le peuple en armes massacre plus d’un millier de royalistes, prêtres réfractaires et détenus de droit commun dans les prisons de Paris et de certaines villes de province. Les chefs montagnards, comme Danton ou Marat, encouragent ou laissent faire la tuerie, qui marque la première dérive de la Révolution vers la Terreur. Instauration d’une république – Proclamation du 21 septembre 1792. Le 20 septembre 1792, une armée de sans-culottes commandée par le général Dumouriez stoppe à Valmy l’avance prussienne. La Convention nationale fraîchement élue, qui se réunit le jour même de cette victoire, proclame la République le 21 septembre. Le 19 novembre, les Girondins font voter un texte promettant «fraternité et secours à tous les peuples qui voudront recouvrer leur liberté». Mais la lutte entre les principales factions, les Girondins et les Montagnards s’intensifie à la Convention. Le premier bras de fer important est le procès de Louis XVI, que les Girondins veulent retarder. La majorité approuve la proposition des Montagnards de le juger pour trahison. Le 15 janvier 1793, par un vote quasi unanime, la Convention déclare le souverain coupable, mais se divise le lendemain sur la nature de la peine. Condamné à mort par une très faible majorité (387 voix contre 334), Louis XVI est guillotiné le 21 janvier. L’influence des Girondins à la Convention nationale diminue après l’exécution du roi. De plus ils subissent les contrecoups des revers militaires essuyés par les armées françaises contre la coalition (Angleterre, Provinces-Unies, l’Espagne et États italiens). Le 24 février 1793, la Convention vote la conscription de 300 000 hommes. Les émissaires dépêchés dans les départements afin d’organiser la levée sont choisis parmi les Montagnards, creusant le fossé entre Girondins et masses populaires. En Vendée, des royalistes et des prêtres réfractaires savent exploiter le traumatisme causé par l’exécution du roi et l’hostilité des paysans à la conscription pour mener une révolte armée qui s’étend rapidement aux départements voisins. Le 18 mars, Dumouriez est battu par les Autrichiens à Neerwinden et passe à l’ennemi. Les Girondins tentent en vain de s’opposer aux propositions jacobines destinées à renforcer le pouvoir du gouvernement. Un Tribunal révolutionnaire est institué le 10 mars pour juger les suspects et, le 6 avril, la Convention crée le Comité de salut public, organe exécutif de la République, et réorganise le Comité de sûreté générale. La défection du chef de l’armée, l’extension de la guerre civile et l’avance des forces ennemies, qui envahissent à nouveau le territoire national, provoquent une crise à la Convention. La rivalité entre Girondins et Montagnards se fait de plus en plus acharnée. Les Girondins tentent une contre-attaque maladroite en mettant en accusation Marat, l’un des chefs montagnards les plus populaires et les plus radicaux. Il est acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire le 24 avril. La Terreur Du 31 mai au 2 juin 1793, une insurrection menée par le journaliste Hébert et d’autres radicaux, somme la Convention d’arrêter vingt-sept députés girondins ainsi que les ministres Lebrun-Tondu et Clavière (le premier est exécuté et le second se suicide). Les sans-culottes réclament une meilleure répartition des richesses et la poursuite de la déchristianisation. Ils constituent le principal soutien des Jacobins, qui prennent le contrôle du Comité de salut public le 10 juin, et en font le principal instrument de la dictature révolutionnaire après l’avoir totalement réorganisé. Trois jours plus tard, Marat est assassiné par Charlotte Corday, une Girondine. L’indignation suscitée par ce crime élargit considérablement l’influence des Jacobins. Le 24 juin 1793, la Convention promulgue une nouvelle Constitution faisant une large place à la démocratie directe, ainsi qu’une Déclaration des droits de l’Homme, d’inspiration plus sociale que la première. Le 10 juillet, Danton est éliminé du Comité de salut public et, le 27, Robespierre y fait son entrée. En collaboration avec Louis Saint-Just, Lazare Carnot et Georges Couthon, il prend des mesures radicales pour sauver la Révolution et anéantir ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. D’avril 1793 à juillet 1794, la Convention nationale renouvelle chaque mois les pouvoirs du Comité, qui met en place un régime de Terreur. A l’extérieur, la situation militaire de la République est critique. Les monarchies européennes coalisées ont repris l’offensive sur tous les fronts. Les contre-révolutionnaires royalistes et catholiques contrôlent la majeure partie de la Vendée et de la Bretagne. L’insurrection s’étend, et plusieurs villes importantes, sont aux mains des Girondins. En outre, le Comité doit faire face à une opposition interne croissante. La loi des suspects, votée le 17 septembre 1793, permet d’étendre la Terreur. Le 16 octobre, la reine Marie-Antoinette est exécutée, et vingt et un dirigeants girondins subissent le même sort le 31 octobre. La répression s’abat sur tous les royalistes, prêtres, Girondins et autres suspects d’activités ou de sympathies contre-révolutionnaires. Tous les courants politiques et toutes les couches de la société sont touchés. Sous l’impulsion de Robespierre, le Comité de salut public tente de réformer la France pour établir une «République de la Vertu», le Comité encourage le culte de la Révolution et prend des mesures contre la corruption et les accapareurs. Le 21 novembre, Robespierre prend position contre la déchristianisation, mais deux jours plus tard, la Commune de Paris décide de fermer toutes les églises et d’encourager activement le culte de la Raison, véritable religion révolutionnaire. Ce mouvement spontané de déchristianisation active s’étend rapidement à toute la France. Grâce à la levée en masse, la guerre contre la coalition tourne à l’avantage de la France. Le général Jean-Baptiste Jourdan bat les Autrichiens à Wattignies le 16 octobre 1793 et, avant la fin de l’année, les envahisseurs sont repoussés au-delà du Rhin. À l’intérieur, le Comité de salut public est parvenu à mater les insurrections des royalistes et des Girondins L’apogée de la Révolution Avec l’aide des dantonistes, Robespierre parvient à se débarrasser d’Hébert, qui est exécuté le 24 mars 1794 avec ses principaux partisans. Le 5 avril, c’est au tour de Danton et des indulgents, qui réclament la fin de la Terreur. Mais à cause de ces purges et des représailles massives contre les tenants des deux camps, Robespierre perd le soutien de nombreux chefs jacobins, qui se sentent eux-mêmes menacés. Hostile à la déchristianisation et au culte de la Raison des hébertistes, il cherche à mettre en place un culte de l’Être suprême (décret du 7 mai 1794), inspiré de la philosophie des Lumières. Cette tentative pour réveiller le civisme et la morale républicaine se solde par un échec. Une série de succès militaires, notamment à Fleurus (Belgique), le 26 juin, ouvre la voie à une deuxième conquête des Pays-Bas autrichiens. L’espoir d’une victoire renaît dans l’opinion, et la politique quasi paranoïaque, maintenue par Robespierre, perd sa justification. La Terreur atteint son paroxysme à Paris durant l’été 1794, et le bain de sang finit par provoquer l’écœurement de nombreux révolutionnaires. La tension croissante entre le Comité de salut public, où siège Robespierre et le Comité de sûreté générale tourne au profit de ce dernier. Ses membres impliqués dans la Terreur (Barras, Tallien, Billaud-Varenne) s’allient aux députés modérés de la Plaine. Le 27 juillet 1794 (9 Thermidor), Robespierre, son frère, Saint-Just, Lebas et Couthon échouent dans leur tentative d’insurrection de la Commune de Paris. Arrêtés au cours de la nuit, ils sont exécutés le 28 juillet au soir. Dans les jours qui suivent, plus d’une centaine de leurs partisans subissent le même sort. Le 9 Thermidor an II marque un tournant décisif de la Révolution. La fin de la «République de la Vertu», rêvée par Robespierre, entraîne celle de la radicalisation du mouvement révolutionnaire. La réaction thermidorienne Jusqu’à la fin de 1794, la Convention nationale est dominée par les députés thermidoriens du centre (le Marais) qui ont renversé Robespierre et mis un terme à la Terreur. Les clubs jacobins sont fermés, les tribunaux révolutionnaires supprimés et plusieurs décrets révolutionnaires sont abolis. Après le rappel à la Convention des Girondins et d’autres élus de droite, le conservatisme thermidorien fait place à la réaction. Le 1 avril (Germinal) et le 20 mai (Prairial an III) 1795, des émeutes de la faim et des manifestations de protestation éclatent à Paris et dans d’autres régions de France. Ces émeutes sont sévèrement réprimées, et les derniers Montagnards sont exécutés. Durant l’hiver 1794-1795, les forces françaises commandées par le général Pichegru s’emparent des Provinces-Unies et chassent les armées ennemies au-delà du Rhin. La coalition antifrançaise ne survit pas à cette succession de défaites. Le 5 avril 1795, la Prusse et de nombreux États allemands signent, à Bâle, un traité de paix avec la France. Après le retrait de l’Espagne, le 22 juillet, seules l’Angleterre, la Sardaigne et l’Autriche sont encore en guerre avec la République. Les fronts restent stables jusqu’aux campagnes italiennes de Bonaparte, l’année suivante. La paix est revenue aux frontières et, en juillet, la tentative de débarquement d’une armée d’émigrés est stoppée en Bretagne. Le décret du 21 février 1795 confirme la séparation de l’Église et de l’État. La Convention nationale rédige également une nouvelle Constitution, approuvée le 22 août 1795; elle confère le pouvoir exécutif à un Directoire composé de cinq membres, qui nomme les ministres et généraux en chef. Le pouvoir législatif est confié à deux chambres, le Conseil des Anciens (250 membres) et le Conseil des Cinq-Cents. La nouvelle Constitution veut éviter un retour à la dictature parlementaire. Les rivalités de pouvoir au sein du gouvernement deviennent chroniques, de même que les blocages institutionnels entre les pouvoirs législatif et exécutif. Cette crise politique permanente entraîne un manque de continuité dans la gestion des affaires de la nation, et favorise plusieurs tentatives de coup d’État. La Convention nationale, toujours anticléricale et antiroyaliste en dépit de son opposition au jacobinisme, crée des garde-fous contre la restauration de la monarchie. En réaction, les royalistes parisiens organisent, le 5 octobre 1795, une insurrection contre la Convention. L’émeute est rapidement maîtrisée par les troupes du général Napoléon Bonaparte, encore peu connu. La Convention nationale se sépare le 26 octobre, et un nouveau gouvernement est mis en place. Le Directoire Le Directoire se consacre à stabiliser les bouleversements des années précédentes. Il est confronté à une grave crise économique et sociale. Il hérite également d’une crise financière aiguë et malgré la mort, la fuite ou la disparition de la plupart des dirigeants jacobins, l’esprit du jacobinisme reste très ancré dans les classes populaires. De leur côté, les royalistes mènent une campagne intense pour la restauration. La période est marquée par de fréquents changements de cap politique, le gouvernement réprimant ou cherchant tour à tour à se rapprocher de la gauche jacobine et de la droite. La bourgeoisie, déterminée à préserver un statut durement acquis, comprend les avantages matériels et politiques qu’elle peut espérer d’une continuation de la guerre, qui lui permettrait de canaliser l’énergie libérée par la Révolution. Le patriotisme révolutionnaire est progressivement remplacé par une guerre de conquête inspirée par le nationalisme. La France a encore quelques contentieux à régler avec le Saint Empire romain germanique, et l’absolutisme de la majeure partie des monarchies européennes est vécu comme une menace pour le pays. L’ascension de Bonaparte Quelques mois après son entrée en fonction, le Directoire confie à Bonaparte le commandement de la campagne d’Italie (de mars 1796 à octobre 1797), qui permet au jeune général Bonaparte d’acquérir sa popularité. Les trois coups d’État du 4 septembre 1797 (18 Fructidor), du 11 mai 1798 (22 Floréal) et du 18 juin 1799 (30 Prairial) reflètent simplement les luttes de factions au sein de la bourgeoisie. Le réveil de la gauche jacobine se manifeste par le complot du radical François Noël, dit Gracchus Babeuf, qui préconise une distribution égale de la terre et des revenus. La «conspiration des Égaux» échoue, et Babeuf, trahi par un complice, est exécuté le 28 mai 1797 (8 Prairial). Les revers militaires de l’été 1799, les difficultés économiques et l’agitation sociale mettent en danger la suprématie politique de la bourgeoisie. Dans l’esprit de la plupart des dirigeants de l’époque, comme Lucien Bonaparte (président du Conseil des Cinq-Cents), Fouché (ministre de la Police), Sieyès (membre du Directoire) et Talleyrand-Périgord, la crise ne peut être résolue que par une action énergique. Les 9 et 10 novembre 1799 (18-19 Brumaire), le Directoire est renversé par un coup d’État du général Bonaparte. Le 24 décembre 1799, une nouvelle Constitution instaure le Consulat, au sein duquel Napoléon Bonaparte occupe d’emblée une place prédominante. Investi du pouvoir dictatorial en qualité de Premier consul, il détourne rapidement le zèle et l’idéalisme révolutionnaires à son profit. Alors qu’en France les principes révolutionnaires connaissent un net reflux, ils se répandent en Europe à la faveur des guerres napoléoniennes. mais bon c'est quand meme important
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| | Cyril | | Pierre de l'édifice |  | | 22 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 17:05:43
| Je complète avec un petit (ou long, ce sera suivant mon inspiration ) exposé sur les origines de la Révolution Française. Je le ferai en plusieurs posts (manque de temps). Expédions tout d'abord les théories d'extrême-droite sur l'origine maçonnique de la Révolution Française : initiée par l'abbé Barruel dès 1798 dans ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, la thèse du complot maçonnique (éventuellement judéo-maçonnique chez certains auteurs) a connu un grand succès à l'extrême-droite mais, comme la plupart des théories du complot, elle ne repose à peu près sur rien. Les loges maçonniques étaient différentes les unes des autres et ne pouvaient pas fomenter en commun un complot d'une telle échelle ; qui plus est comment imaginer que quelqu'un aurait pu planifier les événements incroyables qui se sont produits durant la Révolution ? Enfin, des francs-maçons ont été aussi bien acteurs que victimes de la Révolution. La franc-maçonnerie a effectivement pu jouer un rôle indirect dans la Révolution française en tant que lieu de discussion, peut-être plus libre qu'ailleurs. Les loges étaient des lieux de sociabilité, comme les salons ou les académies. J'expédie aussi rapidement les thèses de Bonald et de Maistre selon lesquelles la Révolution serait l'oeuvre de la Providence divine qui aurait voulu châtier la France pour ses péchés. Elles n'ont pas grand chose à voir avec l'Histoire (mais sont intéressantes à étudier pour comprendre la droite contre-révolutionnaire). Je passerai aux thèses "sérieuses" la prochaine fois. |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1209 messages postés |
| Posté le 16-05-2007 à 18:47:18
| D'autant qu'un certain nombre de princes et de grands de la cour appartenaient à des loges maçonniques, dont le propre frère du roi...
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| | MariGil | | Pierre de l'édifice |  | | 24 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 10:03:36
| Il est bien évident que dès qu'on veut résumer la Révolution française en une ou deux pages, on s'expose à des raccourcis pouvant devenir des caricatures. Le résumé proposé occulte totalement à mon avis les causes profondes de la Révolution, la situation de la France avant la convocation des Etats généraux, l'énorme dette publique du régime, les échecs des réformes, la prétention des grands nobles à vouloir contrôler le pouvoir royal, et l'attente de réformes de tout un peuple révélé par les cahiers de doléances. Il est aussi bien difficile de la comprendre sans évoquer la composition de la société française avant 1789 pour s'apercevoir que l'Ancien régime ne s'appuie que sur une faible minorité de la population, et que même la composition sociale des députés aux Etats généraux est loin de correspondre à une représentation équitable de toutes les couches de population française. Ce message est pour autant digne du plus grand intérêt et mérite bien d'autres commentaires, et un échange fructueux. Merci de cette contribution. MariGil |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1209 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 10:16:20
| Effectivement, je suis d'accord sur le fait qu'un événement ne peut s'expliquer qu'à partir de son contexte et de ce qui l'a précédé. C'est que propose d'ailleurs de présenter Cyril dans un prochain post. Les origines et les causes de la révolution sont très complexes, parfois contradictoires. C'est pour cette raison, en effet, qu'il est très difficile de résumer. Content de lire cette première intervention.
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| | MariGil | | Pierre de l'édifice |  | | 24 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 11:48:22
| Merci d'abord pour l'accueil amical sur ce site. Je suis heureux d'apprendre qu'un post sur les causes de la Révolution de 1789 est prévue et je le lirai bien sûr avec intérêt. La révolution c'est à dire le passage d'un régime à un autre est toujours un événement important dans l'histoire d'un pays. La Révolution française de 1789 l'est d'autant plus qu'elle marque l'abandon d'un régime établi par des siècles d'histoire. En éclairer les causes objectives et subjectives est bien sûr fondamental même si cela n'est pas facile. Avec mes remerciements renouvelés. MariGil |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1209 messages postés |
| Posté le 17-05-2007 à 19:08:16
| C'est même loin d'être facile, en effet, l'histoire se mêlant souvent à une sorte de "mythologie".
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| | MariGil | | Pierre de l'édifice |  | | 24 messages postés |
| Posté le 18-05-2007 à 19:03:01
| Je suis tout à fait d'accord qu'il est bien difficile de faire la part de la légende et de l'histoire. Il suffirait d'étudier les livres d'histoire qui ont été utilisés dans les écoles de notre pays depuis la création de l'école publique pour s'apercevoir combien cet enseignement est parfois teinté de légendes et a pu changer d'une période de l'autre. Si vous en êtes d'accord, je vous propose pour cela une expérience : prendre un exemple, demander à chacun une courte contribution, et ensuite en tirer quelques conclusions sur ce que chacun a retenu. Je propose donc à ceux qui sont intéressés : Dites en une ou deux phrases maximum ce qu'est la Révolution de 1789. |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 18-05-2007 à 19:05:01
| bon bah je me lance.... d'après mes souvenirs lointain d'école, pour moi la révolution est la période ou la France a changé de régime... heu.... désolée ca se limite a ca >.<
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| | Tifet | | Laisser le temps au temps | | Pilier de l'édifice |  |  | | 2082 messages postés |
| Posté le 18-05-2007 à 19:12:12
| Ce que c'est en 2 phrases ? Un grand bouleversement de régime politique mené par les classes jusque là "méprisées"...
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~ Tifet ~ Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1209 messages postés |
| Posté le 19-05-2007 à 02:31:15
| Le défi est très difficile, cher MariGil : mais un germaniste habitué à faire de longues phrases doit pouvoir ruser. Et c'est vrai que l'étude de l'évolution des manuels scolaires doit être très intéressante et révélatrice. Si tu as des éléments sur ce sujet, ce serait intéressant. J'essaie le défi : La révolution, qui doit autant à des racines lointaines qu'aux circonstances du moment, est l'accouchement difficile d'une démocratie moderne qui va bouleverser l'histoire de l'Europe. Elle entérine les bouleversements de la société à l'aube d'une nouvelle ère, élabore dans ses grandes lignes ce qui sera l'esprit des républiques contemporaines et fait naître des espoirs qui seront parfois longs à concrétiser, mais irréversibles. Mordious, c'est vraiment difficile !
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| | Cyril | | Pierre de l'édifice |  | | 22 messages postés |
| Posté le 21-05-2007 à 09:43:49
| Allons-y. Premières causes : les causes culturelles ou philosophiques . "C'est la faute à Voltaire, c'est la faute à Rousseau" disait Gavroche, reflétant ainsi une opinion couramment admise au dix-neuvième siècle. L'influence des philosophes du 18ème siècle (et de certains de leurs prédécesseurs anglais comme Locke) est évidente ; elle doit cependant être nuancée sur plusieurs points. Tout d'abord, aucun des "grands philosophes" français n'avaient prévu la Révolution, ni souhaité la totalité des changements qu'elle apporta ; d'ailleurs, hormis Condorcet, aucun n'a vécu la Révolution. Ensuite, les philosophes n'étaient pas des adeptes de la république, hormis Rousseau qui ne l'appliquait qu'à des territoires plus restreints comme la Corse et la jugeait impossible en France. Montesquieu était partisan d'une monarchie limitée par des contre-pouvoirs, telle la monarchie anglaise modifiée par la Glorieuse Révolution de 1688-1689. Voltaire approuvait le système anglais avant d'évoluer vers un soutien à certaines formes de despotisme éclairé (la Prusse de Frédéric II) qu'appréciait aussi Diderot (la Russie de Catherine II). Ensuite, ces philosophes appartenaient eux-mêmes à des classes aisées (sauf Rousseau) et touchaient donc surtout celles-ci car elles étaient davantage capables de faire évoluer la société. L'Esprit des lois n'était certainement pas lisible par tous, de même que le Contrat social. Cependant, indirectement, le peuple était touché par ces discussions philosophiques, grâce aux "Rousseau du ruisseau", écrvains ratés qui s'estimaient plus que ce qu'ils valaient et, dans des pamphlets ou des journeaux mèlant arguments philosophiques et accusations pornographiques contre la Cour, vulgarisaient certains arguments des"grands philosphes". Si toute la population ne savait pas lire, néanmoins, ces journaux circulaient dans les cabarets et donnaient lieu à d'intenses discussions. Surtout, l'influence des philosophes dans les élites jouait un rôle majeur : elle favorisait la discussion et la circulation des idées nouvelles (tolérance religieuse, nécessité d'une réforme de l'Etat). Et ce sont ces élites (comme l'abbé Grégoire ou Robespierre) qui joueront un rôle politique majeur durant la Révolution. Ensuite, les causes économiques et sociales : elles ont principalement été développées par des auteurs socialistes, comme Marx, Jaurès ou Labrousse. La première vision était celle d'une montée en puissance de la bourgeoisie, contrariée par les pesanteurs sociales et juridiques de l'Ancien Régime (AR). En effet, les dernières années de l'AR sont marquées par une réaction des nobles pour conserver leurs privilèges et notamment leurs droits d'accès à certains postes (armée...) : en voulant réserver l'accès à ces postes aux personnes qui possèdent sufisamment d'ancètres nobles, ils bloquent l'accès aux bourgeois qui ont été annoblis récemment, notamment via l'achat d'offices. Cette réaction seigneuriale concerne également les paysans puisque des seigneurs ressortent de leurs cartons des droits anciens et parfois oubliés depuis des décennies et qui risquaient de tomber en déshérence. Ces droits n'avaient pas forcément une valeur très élevée mais leur poids symbolique était important. Autre aspect important : la crise économique. Pour Marx, les difficultés économiques, le prix du pain auraient justifié la révolte des couches populaires. Ernest Labrousse a développé une analyse plus complexe : le 18ème siècle est en fait un siècle de forte croissance économique en Angleterre bien sûr mais aussi en France, qui commence sa révolution agricole. Comme toutes les révolutions économiques, elle produit des laissés pour compte. De plus, manque de chance pour Louis XVI, son règne coincide avec un cycle plus court de crise économique. A court terme, le traité de libre échange signé avec l'Angleterre en 1786 n'eut pas le temps de produire des effets bénéfiques pour les industries françaises (notamment le textile) et, au contraire, avec l'importation de produits anglais, nusit à ces industries. Enfin, élément conjoncturel, les mauvaises récoltes de l'hiver 1788-1789 augmentèrent le prix du pain et favorisèrent les émeutes dans les villes Puis les causes politiques : même si la faiblesse de Louis XVI a eu une importance fondamentale, on peut rechercher les causes politiques de la Révolution française dès le règne de Louis XIV, qui a commis 2 erreurs majeures. La première concerne le jansénisme, doctrine catholique qui affirmait l'importance de la prédéstination et prônait des moeurs très stricts. Condamnée par la papauté vers le milieu du XVIIème siècle, l'affaire s'était plus ou moins tassée. Mais Louis XIV veut faire condamner clairement cette doctrine et, en 1713, il obtient du pape la bulle unigenitus qui condamne à nouveau clairement le jansénisme. Le problème (et toutes les conséquences politiques qui en découlent) vient du Parlement de Paris: souvent liés au jansénisme (par leurs convictions ou leurs réseaux), les Parlementaires s'opposent à la promulgation de la bulle pontificale qu'ils considèrent comme une ingérence de la papauté dans les affaires de l'Eglise gallicane. Dès lors, le jansénisme va se confondre avec le gallicanisme (très populaire en France à l'époque) et provoquer une opposition des Parlements aux rois partisans de la bulle. Deuxième erreur de Louis XIV, également liée au Parlement. A sa mort, Louis XV n'a que 4 ans, et ne peut donc régner. Une Régence est nécessaire et est confiée au duc d'Orléans, neveu de Louis XIV. Mais ce dernier s'en méfiait et, dans son Testament, avait organisé sa succession de manière à ce que les pouvoirs du Régent soient limités. Problème : une fois le roi mort, son testament n'a plus guère de valeur et le Régent a intérêt à le faire casser. Marie de Médicis et Anne d'Autriche avaient procédé ainsi. Mais qui pouvait casser ces décisions ? Les Parlements (en particulier celui de Paris) affirmaient posséder ce pouvoir en tant qu'instance politique, jouant un rôle de conseiller des princes. Et c'est donc à eux que s'adressaient les régents. Ici, une petite parenthèse est nécessaire pour expliquer ce que sont les Parlements. Il y en avait en effet plusieurs en France : pas seulement à Paris mais aussi à Aix, Grenoble, Toulouse... Il ne faut surtout pas confondre les Parlements français avec les Parlements actuels ou même le Parlement anglais de l'époque (même si les parlementaires français jouaient sur la confusion) : les Parlementaires n'étaient en aucun cas élus mais devaient leur fonction à des offices, dont ils héritaient ou qu'ils achetaient. Contrairement à ce qu'ils affirmaient, leur rôle était avant tout juridique, les Parlementaires jugeant les affaires en dernier ressort (sauf évocation par le roi lui-même). Mais, profitant notamment des périodes de faiblesse que sont les régences, les Parlementaires s'étaient arrogés le droit de critiquer le pouvoir royal et de tenter de s'opposer aux décisions du roi. Le droit de remontrance leur permettait thériquement de critiquer une décision du roi mais celui-ci pouvait passer par dessus ces remontrances en venant sur place effectuer un lit de justice. Ce droit était peu exercé face à des rois majeurs et peu disposés à se laisser marcher sur les pieds, comme Henri IV, Louis XIII ou Louis XIV. Mais, face à des Régents ou à des rois plus faibles et moins sûrs d'eux, les Parlements pouvaient s'imposer. Et ce fut le cas sous Louis XV et Louis XVI. Leur jansénisme et leur gallicanisme, liés à leur opposition aux jésuites, apportaient aux Parlementaires une forte popularité, notamment dans les milieux populaires parisiens. De plus, alors qu'ils étaient annobllis par les offices, ils se posaient en défenseurs du peuple, s'opposant aux nouveaux impôts mais en fait non parce qu'ils nuisaient au peuple mais parce qu'ils auraient touché toutes les catégories sociales. Cette popularité leur permit de s'opposer à Louis XV, en opposant des remontrances à plusieurs de ses décisions ; même les lits de justice ne servaient à rien puisque le Parlement de Paris, une fois ceux-ci passés, refaisait des remontrances. Finalement, Louis XV prit les choses en main et exila les parlementaires avec l'aide de son nouveau chancelier, Maupéou. Mais il ne s'y résolut qu'en 1770 et, 4 ans plus tard, il mourrait. Louis XVI, par faiblesse, ne trouva rien de mieux à faire que de rappeler les Parlementaires et, à partir de 1774, les Parlementaires s'opposèrent à tous ses projets de réforme fiscale, alors même que la situation financière de la France devenait de plus en plus catastrophique. Les pressions subies par Louis XVI et son manque de fermeté faisaient qu'à chaque fois que son ministre (Turgot, Necker, Loménie de Brienne...) proposait une réforme fiscale pour réduire le gouffre financier, il le lâchait. Ses pressions venaient notamment des Parlmeents et de la Cour. Les Parlements affirmaient que le roi seul ne pouvait créer de nouveaux impôts et demandèrent la convocation des Etats Généraux. En août 1788, le roi décide la convocation. Mais se pose alors le problème du système par vote : les députés voteront-ils par ordre, ce qui assurerait une majorité aux 2 ordres privilégiés, la noblesse t le clergé ? Ou bien y aura-t-il un vote par tête, ce qui permettra à un Tiers-Etat qui a déjà obtenu plus de députés et qui représente l'immense majorité des Français de jouer un rôle majeur ? En se prononçant pour la première solution, le Parlement montre à tous qu'il n'est nullement du côté du peuple et perd instantanément tout l'appui populaire. Enfin, causes immédiates de la Révolution française, bien que leur origine remonte déjà à longtemps : les difficultés financières . Pendant l'époque moderne, rares sont les périodes où la monarchie dispose d'un budget équilibré. On peut citer le règne de Henri IV ou le début du règne personnel de Louis XIV mais il s'agit d'exceptions. La plupart du temps, les excédents sont gaspillés pour "acheter" des soutiens (régence de Marie de Médicis) et, surtout, pour la guerre. Cela a notamment été le cas sous Louis XIV, dont les guerres ont ruiné le pays. Sous la Régence, le système de Law, en favorisant l'inflation, a eu le mérite de réduire la dette mais insuffisamment pour régler le problème. Et les dépenses liées à la guerre d'indépendance des Etats-Unis ont aggravé les choses, rendant le système ingérable. Ces dépenses excessives n'étaient pas financées par des recettes équivalentes. En effet, le système fiscal souffrait de graves défauts : tout d'abord, il ne concernait qu'une partie de la population : les privilégiés (pas seulement ni même forcément les nobles et le clergé mais tout ceux qui bénéficiaient de droits particuliers : habitants de certaines villes, propriétaires de certaines terres...) échappaient à l'impôt. Les tentatives menées sous Louis XIV et Louis XV pour soumettre tout le monde à des impôts nouveaux (capitation, dixième, vingtième) avaient échoué car les contribuables soumis à ces impôts avaient préféré faire un gros paiement en une fois pour y échapper. Et l'Etat, soumis à de fortes difficultés financières, avait cédé. Ensuite, les impôts n'étaient pas perçus directement par l'Etat mais par des fermiers généraux qui prélevaient l'impôt chez les contribuables et en redistribuaient une partie (gardant le reste comme récompense de leur travail) à l'Etat. La rentabilité de l'impôt était donc plus faible que ce qu'elle aurait dû être. Tout cela explique les difficultés financières permanentes de la monarchie et c'est pour y échapper que Louis XVI a convoqué les Etats Généraux, événement fondateur de la Révolution. Voilà, c'est fini. Critiques, commentaires, ajouts... sont les bienvenus.
Message édité le 24-05-2007 à 15:41:18 par Cyril |
| | Carine | | Je préfère rire de peur d'être | | nouveau membre |  | | 4 messages postés |
| Posté le 27-04-2008 à 14:23:10
| Bonjour chèrs internautes, J'aimerais bien avoir plus d'informations sur le rôle des classes populaires pendant la révolution française (de 1789 à 1799) et puis une définition net et précise de classes populaires, parce que j'en entend de toutes sortes. D'avance, merci.
-------------------- Carine la gentille. |
| | Tifet | | Laisser le temps au temps | | Pilier de l'édifice |  |  | | 2082 messages postés |
| Posté le 27-04-2008 à 15:13:36
| Bonjour Carine Je suis incapable de te répondre, ce n'est pas ma période de prédilection mais d'autres viendront t'apporter leurs lumières ^^ Il faut juste être un peu patient... En attendant, je te propose de venir te présenter aux autres membres. Ce serait sympa de te connaitre un peu ^__^ Lien direct vers le sujet des présentations
Edité le 27-04-2008 à 15:13:49 par Tifet
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~ Tifet ~ Laissons faire le reste et on verra bien si nos coeurs y restent demain |
| | Carine | | Je préfère rire de peur d'être | | nouveau membre |  | | 4 messages postés |
| Posté le 27-04-2008 à 15:20:01
| Et me voilà présentée !
-------------------- Carine la gentille. |
| | Pierma | | Il n'y a pas 2 vérités historiques | | Lauriers d'Or |  |  | | 49 messages postés |
| Posté le 02-05-2008 à 23:06:44
| Kaedes a écrit :
Malgré l’opposition des Montagnards, en particulier de Robespierre, le cabinet girondin, dominé par Roland de La Platière, adopte une attitude hostile à l’égard de Frédéric-Guillaume II de Prusse et de François II (successeur de Léopold II), empereur germanique. Dans le camp favorable à la guerre, on trouve aussi bien des monarchistes, qui espèrent la défaite du gouvernement révolutionnaire et la restauration de l’Ancien Régime, que des Girondins voulant triompher définitivement des contre-révolutionnaires à l’intérieur et étendre la Révolution à l’Europe. Le 20 avril 1792, sur proposition de Louis XVI, l’Assemblée législative déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie entamant la longue période des guerres révolutionnaires. |
Le culot infernal des Girondins, qui déclarent tranquillement la guerre à la Prusse et à l'Autriche réunies, s'expliquent par leur conviction que les monarchies vont s'effondrer sous la poussée du peuple. Le plus sage est ... Robespierre : "Personne n'aime les missionnaires armés" dit-il.
-------------------- "Si nous ignorons comment la terre s'est formée, nous sommes pourtant certains qu'elle s'est formée d'une certaine façon." |
| | xixa | | souviens toi du vase à Soissons | | Pierre de l'édifice |  |  | | 220 messages postés |
| Posté le 12-05-2008 à 01:22:08
| si mes souvenirs sont bons, la révolution résulte d'une grave disette survenue en 1788 où certains sociologue dont duby ont recensé des cas d'ergotisme. ensuite vient le role de l'impot dont la gabelle qui était particulièrement rude en ces temps là. carine: pour répondre à ta question il n'y a pas de classe populaire avant la révolution industrielle. c'est une notion de socialisme qui est anachronique pour la révolution française. à cette époque on parle de noble de clergé et de peuple. le bourgeois est l'habitant des bourgs et le vilain celui des villes.
-------------------- Love is a temple, Love is a higher law Love is temple, Love a higher law |
| | Carine | | Je préfère rire de peur d'être | | nouveau membre |  | | 4 messages postés |
| Posté le 13-05-2008 à 17:57:19
| Bon beeen merci, c'est pas forcément très clair pour moi mais je vais me débrouiller
-------------------- Carine la gentille. |
| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1209 messages postés |
| Posté le 13-05-2008 à 18:19:29
| Effectivement, je suis d'accord avec Xixa. Sous l'Ancien Régime, la notion de "classe" telle qu'elle sera définie plus tard n'existe pas. La société est composée de la noblesse, du clergé et du peuple, mais on ne peut pas parler de "classes". Et encore au XVIIIe s. les différentes composantes de la société sont très imbriquées et beaucoup moins hermétiques qu'on l'imagine souvent. La vénalité des charges, par exemple, a permis à de nombreux bourgeois d'accéder à la noblesse - même si existe officiellement la différence entre noblesse de robe et noblesse d'épée. Le peuple, c'est en principe l'ensemble de ceux qui ne sont pas nobles. Mais cela recouvre des réalités très variées. Ce qui fait qu'il est difficile de dire de façon générale quel fut le rôle du peuple dans la Révolution. On peut dire pour faire court et sans faire un crime de lèse-république que la nouvelle "classe dominante", la bourgeoisie, est la tête pensante et celle qui s'empare véritablement du pouvoir ; le reste du peuple n'est en quelque sorte que le bras armé. Mais Cyril a très bien résumé les causes et origines de la révolution, je crois. J'y ajouterai simplement que le fait qu'elle ait éclaté à ce moment-là est en grande partie un concours de circonstances.
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| | Pierma | | Il n'y a pas 2 vérités historiques | | Lauriers d'Or |  |  | | 49 messages postés |
| Posté le 23-05-2008 à 11:55:36
| A propos des "classes" agissant sous la Révolution, il faut noter que l'extrémisme et la terreur sont fortement soutenus par le petit peuple parisien, organisé en sections, qui fait la loi dans les rues de Paris. La chute de Robespierre - et donc la disparition des classes les plus populaires de la scène politique - a été soigneusement étudiée par les Bolcheviks, qui se demandaient comment éviter cette "réaction bourgeoise" pour mener la révolution jusqu'au bout, c.à.d. jusqu'à la dictature du prolétariat.
Edité le 23-05-2008 à 11:56:58 par Pierma
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| | Pierma | | Il n'y a pas 2 vérités historiques | | Lauriers d'Or |  |  | | 49 messages postés |
| Posté le 23-05-2008 à 12:37:03
| Cyril a écrit :
Enfin, causes immédiates de la Révolution française, bien que leur origine remonte déjà à longtemps : les difficultés financières . |
Terrifiantes ! Un joli mot du contrôleur général Terray - ministre des finances - de Louis XV : En 1770, pour le mariage du Dauphin, futur Louis XVI, avec Marie-Antoinette, le roi organise à Versailles trois jours de fêtes somptueuses. - Alors Terray, comment trouvez-vous ces fêtes ? demande Louis XV - Sire, je les trouve impayables. De fait des fournisseurs éxcédés présentaient encore des factures impayées, à la veille de la Révolution. J'aurais tendance à ajouter quelques causes, anecdotiques mais significatives, à ce qui a été dit plus généralement. Trois en particulier : - Versailles : pour Louis XIV, installer le roi et son gouvernement à Versailles les met à l'abri d'une insurrection parisienne. Mais dès l'époque de Louis XV, elle déconnecte le roi de la réalité politique et de l'état réel de l'opinion publique. Avant et pendant la Révolution, Louis VXI prendra des décisions désastreuses, dues au fait qu'il vit dans un monde à part. - le prix du pain : ce "détail" illustre un problème plus général, l'organisation administrative désastreuse de l'Ancien Régime. La monarchie ne réussira jamais à mettre en place un système organisé permettant de faire circuler le blé entre les provinces, et de le stocker en prévision des mauvaises années. Turgot ne réussira pas à mettre en place au niveau national ce qu'il avait réussi régionalement (dans le Sud-Ouest, je crois) et on voit certaines années des provinces manquer de pain alors que les provinces voisines ont du blé en excédent. Il faudra attendre Napoléon pour que se mette en place un office du blé. Pendant tout son règne, Napoléon aura toujours un oeil sur le prix du pain à Paris. Versailles déconnecté de ces problèmes, ça donne ce mot qu'on attribue à Marie-Antoinette : " S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !" Le mot est peut-être apocryphe, mais peu importe : à l'époque il circule partout, parce qu'il est vraisemblable. - Les débuts de la Révolution disposent de l'appui d'une fraction importante de la noblesse et du clergé. Personne n'a mis le couteau sous la gorge de ses députés lorsqu'ils votent l'abolition des privilèges, le 4 août 1789. Il s'agit réellement d'un acte fraternel. Avec le vote de la Constitution de 1791, on peut croire que la Révolution est terminée. Il faudra la guerre, l'ébullition du chaudron parisien et la fuite du roi pour relancer un mouvement qui aurait pu s'arréter là.
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| | Nefredkheperoure | | Qui boit l'eau du Nil... prend des risques ! | | Pierre de l'édifice |  |  | | 1209 messages postés |
| Posté le 24-05-2008 à 03:53:34
| Tout à fait d'accord avec toi, Pierma. La machine s'emballe très tôt, et l'aristocratie vit depuis très longtemps largement au-dessus de ses moyens. Le système financier de l'époque ne facilite pas les choses. Le pouvoir financier a échappé à la noblesse depuis déjà longtemps, mais elle n'a pas réalisé ce que cela impliquait. De plus, il me semble qu'il n'y avait plus le frein que pouvaient représenter auparavant les réglementations sur les dépenses somptuaires. Louis XIV a créé la cour la plus brillante d'Europe, admirée et imitée, mais elle a été financièrement un désastre au final. Versailles a été pour Louis XIV à la fois une réaction au traumatisme de la Fronde et un moyen d'avoir la noblesse sous contrôle. Mais ça a été une erreur fatale à la monarchie, en l'éloignant de Paris. Le prix du pain, ajouté aux catastrophes climatiques entraînant des difficultés d'approvisionnement, a été déterminant également ; un moyen pour les élites révolutionnaires de soulever le peuple. On est surpris, quand on se plonge dans les archives du XVIIIe s. , de voir à quel point les boulangers étaient des gens aisés ; bien avant la révolution, ils étaient souvent haïs, et on leur reprochait de spéculer sur le prix du pain. Tu fais bien aussi de rappeler que l'esprit de ce que nous Français appelons les Lumières avait fait son chemin dans une bonne partie de la société, ajouté au modèle de l'aristocratie anglaise vivant de façon bourgeoise ; on peut dire qu'on est passé de l'idéal du bourgeois vivant noblement à celui du noble vivant de façon bourgeoise. La haute aristocratie elle-même aspire à se libérer du poids des convenances très lourdes. N'oublions pas non plus que beaucoup de membres de l'aristocratie, y compris des princes de haut rang, fréquentent les loges maçonniques où l'égalité est déjà de règle. Je pense effectivement que la révolution aurait pu se limiter à l'établissement d'une monarchie constitutionnelle, comme ce fut le cas dans un premier temps. Les erreurs d'appréciation du roi, les intrigues et les luttes d'influence ont entraîné la chute totale de la monarchie. Pour ce qui est du petit peuple, il a été un bras armé, souvent incontôlable une fois lancé d'ailleurs. Mais contrairement aux idées reçues, toutes les têtes pensantes et tous les meneurs étaient issus de la bourgeoisie. On peut dire que c'est la bourgeoisie, soutenue par une partie de la noblesse, qui a organisé la révolution. C'est en général vrai, d'ailleurs, pour toutes les révolutions, si on regarde bien.
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| | lemoine | | le monde fonctionne toujours par 2 | | Pierre de l'édifice |  |  | | 610 messages postés |
| Posté le 18-07-2008 à 15:41:21
| la revolution etait l'idee de quelque personne et ce n'est pas tout le peuple qui a suivi sinon il n'y aurait pas eu de revolte en france c'est parti de normandie et tres vite ca a gagne la france entiere donc la revolution etait pas totalement legitime
-------------------- a votre service lemoine lemoine sur http://ww.travian3.fr mon site web: http://verriere1bac.forums-actifs.net |
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