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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 30-09-2006 à 11:13:52
| le 26 septembre... 1494 Mort d'Ange Politien, l'un des poètes qui ont fleuri au temps des Médicis. Ses ouvrages sont écrits en grec, en latin et en italien. 1736 Mort de Duguay-Trouin, pour qui Louis XIV avait une grande admiration et aimait entendre de sa bouche le récit de ses exploits. Un jour, Duguay-Trouin racontait au roi une expédition où, entre autres vaisseaux, il en avait un qui se nommait La Gloire. - J'ordonnais, dit-il, à la Gloire de me suivre... - Vous savez bien qu'elle vous est fidèle, lui dit Louis XIV. 1783 Première représentation du Mariage de Figaro. Louis XVI en personne se fit lire la pièce en présence de la reine. « C'est détestable, aurait-il dit, cela ne sera jamais joué, il faudrait prendre la Bastille ! » Quand on sut dans Paris que la pièce était interdite, le public se passionna aussitôt et voulut savoir pourquoi le roil'avait trouvée trop hardie. On disait même la pièce indécente et subversive, aussi la cour et la ville voulurent la connaître. On pressa Beaumarchais, de toutes parts, de venir faire la lecture de sa comédie dans les salons. Après s'être fait longtemps prié, il confessa, un peu hypocritement, mais très habilement, que la pièce était réellement injouable, qu'elle risquerait d'être mal interprétée par le grand public, mais qu'il ne voyait aucun inconvénient à la lire devant des gens d'esprit ! C'est ainsi qu'il fit des lectures du Mariage de Figaro chez la princesse de Lamballe, chez la maréchale de Richelieu, chez la duchesse de Villeroy... Beaumarchais arrivait dans ces salons, portant sous le bras son manuscrit entouré de faveurs et de rubans roses, et il le lisait lui-même. C'était, disait-on, un acteur-né et on admirait « sa belle figure ouverte, spirituelle, un peu hardie peut-être. » Les lectures privées créèrent autour de la pièce une atmosphère de sympathie ; et Beaumarchais demanda que la censure examinât de nouveau son ouvrage. Le Mariage demeura encore interdit ; toutefois on finit par en tolérer la représentation dans une fête offerte au comte d'Artois le 27 septembre. - La pièce tombera ! avait prédit quelqu'un à Sophie Arnould. - Oui, répondit-elle, elle tombera cinquante fois de suite ! Beaumarchais savait parfaitement que le meilleur moyen d'assurer le succès d'une oeuvre était qu'on en parlât longtemps avant même de la connaître. Il laissa donc passer encore une année. Toutefois, afin que l'on n'oubliât pas le Mariage, il fit connaî,tre dans tout Paris la romance chantée par Chérubin : J'avais une marraine, Que mon coeur, que mon coeur a de peine ! La chanson eut une vogue incroyable. Beaumarchais revint à l'attaque, demanda un nouvel examen de la censure, et le rapport du censeur fut cette fois positif. 1786 L'Angleterre signe avec la France un traité mécontentant les industriels français. Il prévoit le libre-échange en termes de commerce et de navigation. 1791 Naissance de Théodore Géricault. 1829 Mort de Pelletan, chirurgien français, auteur d'un ouvrage en trois volumes, sous le titre de Clinique chirurgicale.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13461 messages postés |
| Posté le 30-09-2006 à 11:14:46
| le 27 septembre... 1568 Catherine de Médicis annule le traité de Longjumeau signé le 23 mars, mettant ainsi en cause les libertés accordées aux huguenots. 1601 Naissance à Fontainebleau de Louis XIII, fils aîné de Henri IV et de Marie de Médicis, Louis XIII. Il ne sera âgé que de neuf ans lorsqu'il montera sur le trône après l'assassinat de son père. 1660 Mort de saint Vincent de Paul. Le dimanche 26 septembre, Monsieur Vincent se fit lever et habiller et « quoique déjà un peu assoupi » nous dit un témoin, se fit porter à l'église. Mais là il s'assoupit tout à fait et on le transporta dans sa chambre. Lorsqu'il sortit de sa torpeur, ce fut pour murmurer : « Le frère vient en attendant la soeur. » Le frère, c'était le sommeil ; la soeur, la mort. - Pardonnez-vous à tous, lui demanda son confesseur ? - Jamais personne ne m'a offensé... Son dernier mot, dans la nuit qui suivit, fut Jésus. « Il mourut dans sa chaise, tout habillé, près du feu. » Les restes de saint Vincent réussirent à échapper au pillage d'une troupe de bandits venus saccager Saint-Lazare. Mais, en 1792, on confisqua la châsse d'argent où se trouvait le corps et on confia les ossements à un notaire qui les garda dans un carton jusqu'en 1804. Durant plus d'un siècle, les restes du saint demeurèrent dans la maison de la Mission, rue de Sèvres. Mais en 1909, lors de la loi de séparation, on mit la nouvelle châsse en lieu sûr : en Belgique. Puis, en 1914, les Allemands approchant, les Pères lazaristes transportèrent les ossements en Angleterre. C'est seulement en 1919 que saint Vincent de Paul, saint national français, revint dans la chapelle de la Mission, rue de Sèvres. 1808 Mort de Vestris, danseur célèbre. Il était né à Florence, et s'appelait lui-même le Diou de la danse. Il disait aussi : « Il n'y a que trois grands hommes dans le siècle : moi, Voltaire et Frédéric. » 1849 Mort de Johan Strauss. Né en Autriche en 1804, dans le quartier populaire de Loepoldstadt où son père tenait un petit cabaret, et, dès sa petite enfance, « possédé par le génie du rythme » il cherchait à l'exprimer « en frappant deux bâtons l'un contre l'autre ». C'est ce rythme que remarqua le plus Hector Berlioz lorsqu'il vint à Vienne en 1837. Il admirait l'habileté témoignée par les musiciens de Strauss pour vaincre les difficultés du changement de rythme, il s'extasiait en entandant les mesures s'affoler et se précipiter sous leur propre élan. Wagner, lui aussi, fut ébloui en voyant et en entandant Strauss entraîner les danseurs lors de la fête de sainte Brigitte, à la Brigittenau que l'auteur de la Walkyrie appelle une fête de Peaux-Rouges : « Un vaste mouvement giratoire semblait entraîner le paysage entier. Le tourbillon ne se limitait pas aux planches, aux pistes de danse, aux tentes, aux baraques : il franchissait les vallons et les collines, entraînait dans sa danse folle les buissons et les arbres. » Lorsque Johan Strauss mourut, ce 27 septembre 1849, des milliers et des milliers de personnes bordaient les trottoirs jusqu'à la cathédrale Saint-Etienne. Derrière le cercueil porté par les musiciens de l'orchestre, le père Amon, vieux premier violon, avait placé sur un coussin noir l'instrument du maître dont on avait arraché les cordes. On l'enterra au petit cimetière de Doebling, dans une tombe creusée à côté de celle du tendre Lanner, venu dormir là quelques années auparavant. La musique de deux régiments jouait des marches funèbres... Mais, assurément, si l'on avait demandé à Johan Strauss son avis, il aurait exigé entendre éclater l'une de ses valses envoûtantes qui l'ont rendu immortel.
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| Posté le 30-09-2006 à 11:16:27
| le 28 septembre... 1066 Invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant. « Un nez court, gros et aquilin, un menton fort saillant, une figure massive, très romaine,un masque de César auquel il ne manque que la couronne de lauriers », tel est le portrait que brosse Jean de La Varende de Guillaume le Conquérant. Dès le mois de juin, Guillaume préparait dans ses moindres détails son expédition vers l'Angleterre, opération qui deviendra une véritable épopée. Durant son absence, la régence serait assumée par sa femme Mathilde, assistée du vieux Roger de Beaumont. On s'embarquerait à Dives-sur-Mer près du village de Saint-Sauveur, nommé ainsi en souvenir d'un ancien miracle. Vers la fin du mois de juillet, tous les préparatifs étaient terminés mais l'armée ne s'embarqua qu'aux tout premiers jours de septembre, attendant un vent favorable capable de pousser toute la flotte vers les côtes anglaises. Un tel rassemblement de guerriers tendus et énervés par une longue attente aurait pu provoquer des incidents dans la région. Il n'en fut rien. Pour calmer les esprits, Guillaume ne quitta plus le camp. Il vécut au milieu de ses chevaliers, leur parlant des richesses de l'Angleterre. Bientôt il décida de jeter l'ancre dans l'estuaire de la Somme, afin de diminuer la distance à parcourir pour atteindre la côte anglaise. L'admirable tapisserie de Bayeux nous montre l'embarquement du matériel qui se fit en trois phases : l'armement lours (heaumes, épées d'arçon, « broignes », puis l'armement léger, d'immenses provisions de vin, enfin on fit monter les chevaux à bord. Et l'on attendit. Les navires étaient si nombreux que l'on croyait voir une épaisse forêt. Guillaume décida que la traversée s'effectuerait dans la nuit du 27 au 28 septembre. Il connaissait la force des marées d'équinoxe et le danger qu'elles représentaient, mais il voulait tenter sa dernière chance avant l'hiver. Bientôt on fut en vue de la côte. Il n'y avait personne sur le rivage. L'armée massée par Harold au sud de l'Angleterre étant surtout composée de paysans, ceux-ci s'impatientèrent de ne pas rentrer chez eux pour les moissons. Aussi, Harold, ne croyant plus à la possibilité d'un débarquement à une saison si avancée les avait-il renvoyés chez eux. Guillaume débarqua, mais, sous le feu des regards, sous la tempête des acclamations, il trébucha et tomba sur le sable, les mains en avant. L'esprit superstitieux des Normands leur fit croire à un mauvais présage. Mais Guillaume lança immédiatement cette répartie : « Seigneurs, par la splendeur de Dieu, cette terre, je l'ai des deux mains saisie. Elle est tout à nous... » 1347 Sur les instances du pape Clément VI, une trêve est conclue entre la France et l'Angleterre, après la perte des villes de Calais et Crécy par les Français. Cette trêve prendra fin en 1355. 1582 Mort de George Buchanan, né en Ecosse, l'an 6 du XVIe siècle. Elevé à Paris, il fut successivement soldat, professeur, gouverneur du jeune comte de Cassils, et précepteur du comte de Murray, fils de Jacques V. On croit qu'il fut aussi le précepteur de Montaigne. Il demeura longtemps près de Marie Stuart. Les Etats le nommèrent précepteur de Jacques VI d'Ecosse. Pendant les dernières années de sa vie, il composa une Histoire d'Ecosse : il mourut pauvre. 1698 Naissance de Maupertuis. Aux environs de 1736, régnait une grande controverse scientifique sur la forme de la terre. Certains pensaient que notre sphère s'applatissait légèrement aux pôles. D'autres, au contraire, pensaient qu'elle s'allongeait et avait la forme d'une datte. Afin de trancher cette discussion, l'Académie des sciences de Paris envoya une mission au Pérou afin de mesurer le méridien équatorial. Maupertuis, de son côté, demanda à diriger une autre expédition qui se rendrait le plus près possible du pôle Nord. La proposition fut acceptée et il se mit immédiatement à préparer son voyage en Laponie. Ces préparatifs désolèrent Mme du Châtelet avec qui le savant était très lié. « Il est plus aisé de faire des calculs d'algèbre, soupira-t-elle, que d'être amoureux. » Le but de voyage fixé, Maupertuis décida de se rendre dans la région du golfe de Botnie. Arrivés sur les lieux de leurs travaux, les membres de l'expédition remarquèrent que le fleuve Torne suivait à peu près la même direction que le méridien. Ils firent donc leurs mesures en prenant des repères le long de ce fleuve. Ils travaillèrent tout l'été mais regagnèrent la ville de Tornéa pour l'hiver, le froid n'étant plus supportable. Dès le printemps, ils reprirent leurs calculs et, lorsqu'ils eurent la certitude que la terre était effectivement aplatie aux deux pôles, ils regagnèrent la France. Leur retour fut triomphal. Maupertuis fut félicité par le roi en personne. Tournières fit son portrait, le représentant auprès d'un globe terrestre qu'il applatit de la main. 1742 Mort de Massillon, prédicateur français. Le Carême qu'il prêcha devant Louis XV, et qui est resté sous le nom de Petit Carême, l'a surtout rendu célèbre. 1841 Naissance de Georges Clémenceau à Mouilleron-en-Pareds, en Vendée. Initialement médecin, il viendra à la politique par son hostilité à Napoléon III. Président du Conseil de 1906 à 1909, il sera ensuite rappelé à la tête du gouvernement en novembre 1917, et s'illustrera en galvanisant les troupes françaises, ce qui lui vaudra le surnom de père la victoire. 1895 A Saint-Cloud, mort de Pasteur, fondateur de la microbiologie. La France lui accorde des funérailles nationales à la cathédrale de Notre-Dame. Fils de tanneur, Louis Pasteur était né le 27 décembre 1822 à Dole, dans le Jura. En 1847, il obtient un Doctorat de physique-chimie à l'école normale supérieure, avant d'enseigner à Dijon, Strasbourg, puis à Lille en 1854 en tant que professeur de chimie et doyen de la faculté de sciences. Au cours de ses recherches sur les boissons alcoolisées, il met en évidence le rôle des levures dans la production d'alcool et celui des bactéries dans l'acidité du vin, de la bière et du lait aigre. Il propose ainsi de chauffer à hautes températures et sous pression les liquides avant leurs mises en bouteilles, procédé qui prendra le nom de Pasteurisation. En 1865, il sauve l'industrie de la soie en vainquant la maladie dénommée pébrine. En 1885, il administre avec succès à un jeune alsacien, Joseph Meister, mordu par un chien enragé, un traitement qu'il a mis au point. L'ère de la vaccination est née.
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| Posté le 30-09-2006 à 11:17:10
| le 29 septembre... 855 Mort de Lothaire à Prüm. 1364 Terrible combat entre les hommes de Du Guesclin et ceux du connétable Olivier de Clisson. Le roi d'Angleterre avait confié au connétable de Clisson le commandement des troupes qu'il envoyait pour occuper la Bretagne. Le 29 septembre 1364, il rencontrait la petite armée française commandée par Du Guesclin. Charles de Blois fut tué, Du Guesclin fait prisonnier, et Clisson reçut un coup de hache qui lui creva l'oeil, mais il était victorieux. A l'issue de la bataille, il se présenta devant Jean de Bretagne, mais celui-ci fit à peine attention à sa présence et continua à parler avec d'aurtes officiers. Devant cette flagrante injustice, Clisson fou de colère s'écria : « Si je suis Olivier sans terre, vous ne serez point duc sans guerre ! » C'est depuis ce jour qu'il se mit à lutter avec acharnement contre le duc de Bretagne. Il mettait tant de fureur à se battre que ses ennemis l'avaient surnommé « le boucher », et en avaient même fait une chanson : Olivier de Clisson par la bataille va, Et tenant un martel qu'à ses deux mains porta Tout ainsi qu'un boucher abattit et versa Ce qu'il atteint, du coup jamais ne s'en leva. Un jour qu'il s'était emparé d'un château dont la garnison ne comptait plus que quinze hommes survivants, il les fit tous enfermés dans une tour, puis ordonna de les faire sortir l'un après l'autre. Saisissant alors une hache « fort grande et fort pesante et qui taillait durement », il se posta à la porte et il trancha d'un seul coup la tête du premier qui parut. En quinze coups il abattit quinze têtes. Les Français eux-mêmes le raillèrent, lui disant qu'il aurait pu laisser cette besogne à des valets. 1399 Richard II d'Angleterre est contraint d'abdiquer, arrêté et emprisonné sur ordre de son cousin Henri de Lancastre, qui se fait couronné nouveau roi d'Angleterre sous le nom d'Henri IV. Henri ne pardonnait pas à Richard la signature du traité de paix avec la France, l'échec d'une campagne en Ecosse, ainsi que l'importance accordée aux favoris. 1758 Naissance de Horatio Nelson, qui entrera à 12 ans, dans la marine au service d'un capitaine. Il deviendra l'idole de l'Angleterre en remportant de nombreuses batailles navales qui lui coûteront un bras et un oeil. Devenu amiral, il trouvera la mort en 1805, pendant la bataille de Trafalgar. 1793 La Convention vote la loi dite du Maximum général, établissant le montant maximal auquel doivent être vendues les marchandises, ainsi que le montant des salaires. Cette loi vise à enrayer l'augmentation des prix, qui entraîne un mauvais approvisionnement des villes et l'éclatement de mouvements populaires partout en France. 1801 Signature du traité de Madrid, qui met fin au conflit armé opposant l'Espagne au Portugal dans la guerre des Oranges. Les Portugais acceptent de fermer leurs ports aux forces navales anglaises, ainsi que le souhaitent les Français. L'Espagne obtient la ville frontière d'Olivenza. L'Angleterre a pris possession de Madère et des comptoirs portugais aux Indes. 1809 Mort de Dupuis, auteur de Mémoires sur l'Origine du zodiaque et des constellations, sur les Douze travaux d'Hercule, et de l'Origine de tous les cultes. 1820 Marie-Caroline de Naples, duchesse de Berry, met au monde un fils, le futur comte de Chambord. Les abdications successives de son grand-père et de son oncle en feront l'héritier légitime du trône « usurpé » par Louis-Philippe. A la chute du Second Empire, le futur Henri V déclara, le 5 juillet 1871, qu'il ne renoncera jamais au drapeau blanc : il souhaitait en effet régner et gouverner sans être prisonnier d'un système parlementaire. Déçus, les monarchistes se résigneront à élire Thiers président de la République.
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| Posté le 30-09-2006 à 11:17:44
| le 30 septembre... 420 Mort de saint Jérôme. Né de parents riches et chrétiens, c'est à Rome qu'il étudia les belles lettres et qu'il reçut le baptême. Il voyagea en Italie, en Grèce, à Constantinople, en Palestine, en Egypte, et vécut longtemps dans les déserts de Syrie. Ses lettres, qui sont conservées, révèlent une science et une éloquence remarquables. 1174 Paix de Montlouis, signée entre Louis VII, roi de France, et Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre. Elle fixe le partage des domaines des Plantagenêts entre le roi Henri et ses fils rebelles soutenu par Aliénor d'Aquitaine. Quant à la fille de Louis VII, Adélaïde, elle doit épouser le fils d'Henri II Plantagenêt, Richard Coeur de Lion. 1681 Capitulation de Strasbourg, suite à l'occupation de la ville par les troupes de Louis XIV, composées de 30 000 hommes commandés par Louvois. A l'exception de Mulhouse, toute l'Alsace est maintenant française, l'annexion de Strasbourg s'inscrivant dans la ligne fixée par les traités de Wesphalie et de Nimègue. 1684 Mort de Corneille. Dès la sortie du Cid, la pièce eut un succès extraordinaire. Tout le monde répétait alors : « Tout Paris, pour Chimène, a les yeux de Rodrigue ! » Cette réussite attira bien sûr à l'auteur de très nombreux ennemis, mais Corneille se défendait avec beaucoup de vigueur : Je sais ce que je veux et crois ce qu'on m'en dit. Et mes vers en tous lieux sont les seuls partisans : Par leur seule beauté ma plume est estimée. « Ventre d'un âne, Monsieur Corneille ! disait Maret, qu'il est dangereux d'être mal avec vous ! Si l'on veut vous passer la main dans le dos, vous égratignez comme un chat sauvage... » Corneille était d'apparence extérieure très simple, presque commune. Vigneul-Marville dit même que, la première fois qu'il le vit, il le prit pour un marchand. D'autre part, sa conversation manquait très nettement d'agrément, mais il était le premier à le reconnaître : J'ai la plume féconde et la bouche stérile, Et l'on peut rarement m'écouter sans ennui Que quand je me produis par la bouche d'autrui ! Puis vint le déclin. On lui opposa un rival, qui se trouvait, lui, dans la force de l'âge : Racine. Et Corneille sera vaincu dans un tournoi poétique, dont le sujet choisi fut : Titus et Bérénice. Les deux pièces furent jouées la même année, celle de Racine à l'Hôtel de Bourgogne, celle de Corneille au Palais-Royal. Puis Corneille fut de plus en plus oublié, et lorsqu'il mourut, Dangeau écrivit simplement dans son journal : « Aujourd'hui est mort le bonhomme Corneille. » 1791 Acceptation de la constitution de 1791, et clôture de l'Assemblée constituante en France. 1800 Signature du traité franco-américain de Mortefontaine, mettant fin à un conflit entre les deux nations, déclenché par la saisie de navires américains lors de la guerre contre le commerce maritime avec l'Angleterre. 1891 Mort du général Boulanger. Depuis le 16 juillet, date de la mort de Marguerite de Bonnemains, le général n'a plus été qu'en proie à une idée fixe : rejoindre sa bien-aimée. La veille, il a écrit son testament et, ce 30 septembre, un bouquet de roses à la main, il se fait conduire au cimetière d'Ixelles et dépose les fleurs sur la tombe de Marguerite. Puis il sort de sa poche son revolver d'ordonnance et, assis, le dos appuyé à la tombe, il se tire une balle dans la tête... Il avait demandé que, sur leur tombe, fussent gravés ces mots : « Marguerite - Georges. Ai-je bien pu vivre deux mois et demi sans toi ? » Clemenceau proposa plutôt : « Ci-gît le général Boulanger qui mourut comme il vécut : en sous-lieutenant. » 1895 A Madagascar, prise de Tananarive par les Français. Les troupes françaises, sous le commandement du général Duchesne, entrent dans Antananarivo qu'elles rebaptisent Tananarive, sans la moindre résistance.
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