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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 06-05-2006 à 18:29:14
| Freud fête cette année ses 150 ans. Celui qui se définissait comme un individu " pas ou peu névrosé ", mais qui redoutait par-dessus tout les biographes, est né le 6 mai 1856 à Freiberg, en Moravie. Quelle est donc cette famille dont il aimait si peu parler ? “ Mon Sigi en or ” Sigmund Freud se prénomme en réalité Sigismund, affectueusement raccourci en Sigi par sa mère. Il est le fils d’une jeune femme de vingt ans, Amalia Nathanson, et d’un homme de quarante et un ans, Jacob Freud, déjà marié deux fois, veuf et père de deux grands fils de vingt-trois et vingt ans, nés du premier mariage. Le fils aîné, Emmanuel, était aussi marié et père d’un petit John… d’un an plus âgé que son oncle Sigmund Freud. Quant à l’autre demi-frère, Philipp, il avait exactement l’âge de la mère de Freud. Un beau méli-mélo généalogique ! Lorsque Freud était enfant, il avait parfois du mal à comprendre pourquoi il était le fils de celui qui semblait être le grand-père… Le père, Jacob Freud Le père de Sigmund, né en 1815, fait commerce de tissus. Aimé de son fils, il est protégé dans les récits que Freud laisse de lui : “ Comme j’avais environ trois ans, une catastrophe survint dans la branche industrielle où travaillait mon père. Il perdit ses biens et nous fûmes contraints de quitter ce lieu [pour Vienne]. Vinrent de longues et difficiles années ”. En réalité, dans la ville d’origine, bien des familles juives du même secteur d’activité ont continué à prospérer et à monter parfois de véritables petites usines. Mais le père est connu pour son insouciance et sa légèreté. À Vienne, la misère reste donc là, une misère constante qui obsède Freud et l’oriente toujours vers ce qui lui permet de mieux gagner sa vie. La mère, Amalia Nathanson Née en 1835, Amalia épouse à vingt ans, en juillet 1855, Jacob Freud. Un homme qui a deux fois son âge et qu’elle connaît depuis peu. Un homme plutôt moins fortuné qu’elle-même (ses parents donneront de l’argent à Jacob et aideront la famille après sa ruine et son retour à Vienne). Certains biographes indiquent aussi que la date réelle de naissance de Freud est le 6 mars et non le 6 mai. De là à dire qu’Amalia s’est mariée parce qu’elle avait été l’amante d’un homme qui ne pouvait l’épouser (marié ou d’une classe sociale bien supérieure), que son mariage avec Jacob Freud était un arrangement monté et financé par les parents pour éviter tout déshonneur et toute naissance éventuelle hors mariage, il n’y a qu’un pas, que franchissent d’autres biographes, comme la psychanalyste Gabrielle Rubin. Est-ce à cause de ce genre de soupçon que Freud passe ensuite sa mère sous silence (chaque fois que Lou Andreas Salomé demande poliment des nouvelles de sa mère, il lui en donne de ses enfants…) et qu’il est régulièrement malade le dimanche matin lorsqu’il doit lui rendre visite… Amalia ne meut qu’à quatre-vingt-quinze ans, conservant jusqu’à la fin sa bonne humeur et son sens de l’humour. À quatre-vingts ans, elle critique une photo d’elle parue dans un journal, parce que le cliché la vieillit : “ J’ai l’air d’une centenaire ! ” Les soeurs et les frères Après Sigmund, elle met au monde encore sept enfants : Julius en 1857 (qui meurt à huit mois) puis Anna, Rosa, Marie, Adolphine, Paula puis Alexander. Des naissances qui ne rendent que plus précaire le quotidien. Freud écrit en 1884 que, invité à dîner par la famille d’un étudiant, il appréciait difficilement les bons plats parce qu’il savait ses sœurs si maigres, avec si peu à manger pendant ce même temps … Une revanche à prendre Freud aura une revanche à prendre sur la pauvreté et sur l’hostilité des autres. Il rappelle souvent cette histoire vécue et racontée par son père : “ Un jour de ma jeunesse, je me promenais dans la rue ; c’était un samedi et j’étais bien habillé, un bonnet de fourrure tout neuf sur la tête. Je croise un chrétien ; il me bouscule et jette mon bonnet dans la boue en me criant : “Eh, toi, le juif ! descends donc du trottoir“ — Et qu’est-ce que tu as fait ? — Je suis descendu du trottoir et j’ai ramassé mon bonnet. ” Hannibal sera ainsi le héros favori de Freud adolescent, Hannibal symbolisant la ténacité juive contre Rome ainsi que la persévérance d’un fils qui veut venger son père. 150 ans après, on peut sans conteste affirmer que la revanche a bien été prise !
Edité le 29-12-2007 à 14:41:53 par Tifet
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| | Paic Citron | | Le silence ne trahit jamais. | | Pierre de l'édifice |  |  | | 4698 messages postés |
| Posté le 20-06-2006 à 20:50:54
| Ha la la, sacré sigmund, je l'ai étudier (enfin pas lui, son oeuvre) en STAPS, en psycho .... Interessant, c'etait sympas mais à petite dose quand même... Tres interessant cette petit bio familiale...
-------------------- http://pustule.miniville.fr/ |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 20-06-2006 à 20:58:44
| oui ca change de ce qu'on connait deja de lui....
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| | Paic Citron | | Le silence ne trahit jamais. | | Pierre de l'édifice |  |  | | 4698 messages postés |
| | | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3721 messages postés |
| Posté le 23-06-2006 à 19:08:10
| mais si freud avait de bonnes idées, il a un problème avec le sexe quand même
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 23-06-2006 à 19:18:59
| c'est pas donné à tout le monde
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| | Olaf | | Guide d'Aetas |  |  | | 3721 messages postés |
| Posté le 23-06-2006 à 19:54:05
| ^^
-------------------- La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule - Brassens |
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