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| AETAS |
| Administrateurs : Kaedes |
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| Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 15-06-2006 à 21:57:13
| Sumériens et Akkadiens Sumer et Akkad Le djebel Hamrîm sépare la Mésopotamie en deux régions distinctes. Le nom de Sumer (Sinéar dans la Bible, Shumeru en akkadien) désignant la partie méridionale est souvent opposé à celui d'Akkad, ou Agadé désignant la partie centrale. Les Sumériens ne constituaient pas une population autochtone : probablement venu de l'Est (Iran), ils s'imposent à une population sémitique locale dans laquelle, ils se fondent progressivement. Vers 3000, une vague sémite venue du nord repousse les Sumériens vers le sud : Sumériens au sud, sémites Akkadiens au nord. Après la conquête de Sumer par Sargon l'Ancien, le nom même de Sumer ne se conservera que dans les protocoles ; celui d'Akkad s'étendra à toute la région. A cette époque, les inscriptions reprennent les signes cunéiformes sumériens mais l'akkadien comme le sumérien seront encore distinctement parlés jusqu'au dernier quart du IIIe millénaire.
Une brillante civilisation Ce sont notamment les fouilles de Tello (l'ancienne Girsou), d'Our et d'Ourouk qui permirent de découvrir cette brillante civilisation pratiquement oubliée à laquelle la Mésopotamie doit l'invention de l'écriture, de l'administration, de l'enseignement, des lois et de la justice. En outre, les habitants de Sumer se préoccupaient déjà de questions philosophiques concernant la morale, la création de l'homme et de l'univers, la souffrance et la mort. Dans le domaine artistique, ce qui caractérise les Sumériens, c'est leur extraordinaire faculté a avoir atteint un niveau de perfection technique, sans vraiment d'apprentissage.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 18-06-2006 à 11:11:37
| Epoque archaïque (3500 - 2800 av. J.-C.) Vers 3500 av. J.-C., des populations humaines s'installent sur les rives du Tigre et de l'Euphrate. Ils fondent leurs premières cités. Ils développent l'irrigation, les cultures céréalières et élèvent des moutons. Les céréales leur servent aussi d'unité monétaire. Progressivement, Sumer regroupe de petits Etats urbains indépendants constitués chacun autour d'une ville capitale dirigée par un souverain qui porte le titre de roi (lugal) ou de prince (ensi). C'est le cas de Lagash, entouré de Girsu et Nina. La ville, entourée de remparts et fortifiée, est centrée sur le palais et sur le temple. Au centre émerge la ziggourat qui unit le monde divin à celui des hommes.
Plusieurs cités-Etats se développent ainsi en parallèle : Eridu, Ur, Uruk, Lagash, Nippur, Kish, Larsa, Oumma, Shourouppak... Kish contrôle les voies commerciales entre Sumer et Akkad ; Nippur est une importante cité religieuse où demeurait le dieu Enlil. Les premiers conflits de territoire apparaissent. Vers 2875, les Akkadiens s'emparent momentanément du pays de Sumer. Vers 2850, Uruk domine Kish. A la fin de cette période, le pays tout entier est groupé autour de son centre religieux, Uruk.
Epoque des anciennes dynasties (2800 - 2450 av. J.-C.) C'est l'époque où commence la véritable histoire de Sumer. C'est le temps où s'épanouit vraiment la civilisation sumérienne inaugurée quelques siècles auparavant. Cette période est assez bien connue d'après la Liste Royale Sumérienne, récit écrit au XVIIIe siècle av. J.-C. sur dix-huit tablettes retrouvées près de Nippur. Cette liste retrace la lignée royale depuis l'origine des temps. Elle mélange des récits légendaires et d'authentiques événements sans qu'il soit toujours possible de distinguer les uns des autres, comme par exemple dans l'épopée de Gilgamesh. A partir de 2500, on retrouve des inscriptions attestant des dynasties royales d'Ur. Durant cette période, plusieurs rois s'illustrent dans leurs cités respectives : Our-Engour et Doungi à Ur, Eanatoum à Lagash. Cette période dynastique s'achève par les conquêtes de Lugal-Zaggisi qui conquiert Girsu, Lagash et Ur, créant ainsi le premier empire sumérien. Durant la période archaïque et celle des premières dynasties, l'état de guerre est quasi-permanent.
Epoque de l'empire d'Akkad (2450 - 2200 av. J.-C.) Sous le règne de Sargon et celui de ses successeurs immédiats, les cités-Etats se fondent dans un empire centralisé (Voir carte) avec pour capitale Akkad, dont le site, probablement au bord de l'Euphrate, n'a toujours pas été retrouvé. Cette époque se caractérise par le pouvoir absolu du vainqueur sur le vaincu : le conquérant installe des garnisons et sa propre administration dans les cités conquises où les fortifications sont détruites. La conquête militaire et politique se double d'une conquête religieuse : Akkad impose aussi son clergé. Akkad devint la cité la plus puissante et la plus prospère de la région. Elle recevait des dons et des tribus de tous les pays environnants conquis, comme Mari et Ebla. Akkad devient la plaque tournante d'un commerce international, où se croisent de multiple richesses : lapis-lazuli provenant du Pamir, pierres précieuses d'Afrique orientale, bois de cèdre du Liban, argent du Taurus. Akkad se développe et s'embellit de monuments cultuels dont celui d'Innana, déesse tutélaire de la cité, à laquelle les peuples soumis envoient de nombreux et riches présents. Cette domination s'illustre encore sous les règnes de ses successeurs, Our-Roumoush, Manishtusu, Naram-Sîn et Shar-Kalli-Sharri. Ce dernier, dès son accession au trône en 2217, doit faire face à une invasion des Amorites. L'empire akkadien sombre dans l'anarchie. En 2193, les Gutis, des montagnards descendus du Zagros, peuple oppresseur et ignorant le culte des Dieux, s'emparent à leur tour pour 91 ans du pays qu'ils saccagent. Restauration sumérienne (2200 - 1800 av. J.-C.) La chute de l'empire d'Akkad permet aux différents cités de s'émanciper. Peu avant 2000, la civilisation sumérienne connaît une véritable renaissance, notamment autour des cités-Etats d'Isin, de Larsa, de Lagash, dirigée par le prince Gudéa, et d'Ur où s'illustre la dynastie d'Our-Nammou. Mais ces royaumes méridionaux finiront eux-mêmes par tomber sous la coupe d'Hammourabi vers 1750. av. J.-C.
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| | Kaedes | | Gardienne Intemporelle |  |  | | 13317 messages postés |
| Posté le 20-06-2006 à 21:22:52
| Ur (Our) Brève Histoire Aujourd'hui Tell Muqayyar en Irak à 200 kilomètres au nord-ouest de Bassorah. Cité antique de Sumer sur le bas Euphrate fondée au VIe millénaire. Sous la Ière dynastie (XXVe siècle), Ur domine une partie de Sumer avant de passer sous la domination d'Akkad (XXIIIe siècle), de Lagash et d'Uruk (XXIIe siècle). En l'an 2113, une nouvelle dynastie - dite Troisième dynastie d'Our ou Our III - fut fondée par Our-Nammou.
Durant la centaine d'années qui suivirent, Our fut la capitale d'un empire qui maintint sa cohésion grâce à sa prospérité économique et à sa puissance militaire. Elle devint très peuplée et d'une richesse fabuleuse comme l'atteste le contenu des tombes royales. Saccagée en 2003 par les Elamites , Ur reste encore pendant un siècle le port de commerce avec le Dilmun mais son rôle politique est terminé. Dominée successivement par Isin, Larsa et Babylone, elle n'est plus qu'une ville sainte dont les maîtres de la Mésopotamie restaurent les sanctuaires pendant près de 2 000 ans. La ville est abandonnée vers le IIè siècle avant J.-C. mais son souvenir demeurera grâce à certains textes bibliques qui y voyaient la patrie d'Abraham. Urbanisme Alors qu'au troisième millénaire Our se situait sur la rive même de l'Euphrate le fleuve aujourd'hui en est assez éloigné (150 Km plus au sud). Les navires descendant l'Euphrate pouvaient jeter l'ancre dans deux ports, au nord et à l'ouest de la ville.La ville y puisait son eau ; de nombreux canaux en partaient pour irriguer les cultures maraîchères alentour : orge, lentilles, oignons. Traversée par le grand canal, quadrillée par des boulevards, des rues et des ruelles étroites, elle était divisée en quartiers. La ville était encombrée de bâtiments publics, religieux et profanes elle avait aussi ses quartiers résidentiels qui n'ont pas encore été fouillés. Sous le règne d'Our-Nammou, la cité fortifiée couvre 63 hectares et sa population atteint probablement 30 000 personnes. Les Fortifications Murs et remparts étaient en briques crues. Ils présentent une paroi extérieure inclinée s'élevant à 8 mètres du sol ; ils étaient larges au sommet de 25 à 35 mètres. Le mur n'entourait pas complètement la ville car, par endroits, des temples ou d'autres bâtiments publics étaient construits directement sur les remparts et incorporés dans le système de défense. L'Euphrate coulait au pied des remparts, à l'ouest, renforçant la protection de ce côté ; à l'est, on avait creusé des douves ou un canal artificiel ; seul le côté sud demeurait vulnérable. Mises à part quelques briques, il ne reste cependant aucune trace de l'enceinte d'Our-Nammou, qui sera détruite par les envahisseurs Elamites.
Les Temples La ville était consacrée au dieu Nanna . Les vestiges de son énorme ziggourat sont toujours visibles. Outre les temples du téménos sacré, on avait érigé partout dans la ville des temples et des chapelles. Les vestiges de certains ont été mis au jour : le temple de Nimin-tab-ba, sur les hauteurs de l'ancienne cité, ceux d'Enki et de Ningirsa, jouxtant les murs d'enceinte. Le temple de Ningirsa s'élevait dans la partie sud-ouest de la cité, juste à l'intérieur des murs. Ce temple est identifié par les inscriptions des rois de Larsa qui l'ont appelé é-nig-gi-na, c'est à dire "Maison de Vérité". Les lamentations sur la destruction d'Our par les Elamites mentionnent la perte d'autres temples encore qui n'ont pas été retrouvé. La Troisième dynastie avait également essayé de rassembler à Our des divinités d'autres villes. Les textes contiennent des allusions au temple de Utu, le dieu solaire d'Our (dont la demeure était à Larsa) et de Ninsun d'Our (qui résidait à Ourouk). Le Palais Le siège des rois de la dynastie, l'É-hur-sag "Maison de la Montagne", a été identifié parmi les ruines. Les vestiges partiels de ce bâtiment, nous donnent le plan d'un ensemble de salles publiques ou officielles et de deux séries incomplètes d'autres pièces ; ce plan est typique d'un palais. On peut conjecturer que l'édifice eut une double fonction : palais pour Our-Nammou et sa famille, sanctuaire pour les rois déifiés. La déification du roi, pendant le règne de Shulgi, fit que le palais du roi mortel devint simultanément le temple du roi divin.
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